Son
analyse de la révolution arabe, nous a valu, en vrac, le Baby-boom arabe
corollaire du chômage, la visibilité des femmes, le naufrage du système
éducatif arabe, l’émergence de l’individu comme acteur et la prégnance de
l’Etat-Nation. Après son soporifique état des lieux, dans une diction à la
limite du supportable et loin de se décourager, face au silence réprobateur de
la salle, il a tenté d’ expliquer à une assistance médusée, les raisons qui
l’auraient, lui, le réformateur, poussé à s’investir dans le printemps
marocain dont pour un peu, notre homme en revendiquerait la paternité !
Selon
lui, ce sont les particularités du Maroc qui l’auraient séduit:
-
Une monarchie vieille de plus de quatorze siècles, installée sur des frontières
inchangées et qui a échappé à l’occupation ottomane,
-
Une diversité et un pluralisme ethno-culturels, malgré un Etat central
fort.
-
Une réforme du pouvoir, entamée bien avant le printemps arabe.
-
L’adoption du code de la famille en 2004.
- La constitution de l’instance équité et réconciliation, destinée à éviter la
répétition des violations des droits de l’homme.
- La mise en place de l’Instance de lutte contre la corruption
-
Le conseil de la concurrence.
-
Le mouvement du 20 février accélérateur essentiel du processus de réforme
-
La mise en place de la nouvelle constitution.
En
paraphrasant de la sorte, le discours officiel, Driss El Yazami a-t-il seulement
conscience qu’il en devient de facto, le thuriféraire, perdant du même coup,
toute légitimité du réformateur, qu’il prétend être ? Sait-il seulement qu’en
épousant, jusqu’à l’absurde, les thèses du régime, autant que l’argumentaire
de ses campagnes de marketing, il passe de la posture du défenseur des droits
de l’homme, à celle du suppôt inconditionnel d’une monarchie, qui n’a de
positif, à son bilan, que le portefeuille que la famille royale et ses
complices se sont constitués, en un demi-siècle de prédation, de confiscation et
de crimes en tous genres. Comme le serpent qui vient de gober l’œuf et se trouve
emprunté, au moment où il doit en restituer la coquille, il sait, sans doute,
qu’un retour en arrière, lui est désormais interdit et que la seule attitude
qu’il lui reste à adopter, est la fuite en avant. Collaborer avec les ennemis de
la démocratie, n’a, en effet, jamais mené leurs auteurs, ailleurs, que sur les
chemins de la compromission et de la perdition ?
Quand
Zineb prend la parole, elle trépigne et ronge son frein, déjà depuis plusieurs
minutes. Sa réplique est cinglante. Elle fulmine et culmine sa colère. Elle
livre une toute autre version du Maroc. Celle que le régime tait à la communauté
internationale. En se présentant, elle évoque le chômage où l’a plongée la
fermeture ourdie de son journal, raconte la condamnation ubuesque de
Ali Amar, pour le vol d’un ordinateur lui appartenant
et sa propre inculpation pour prostitution. On l’aura compris, un règlement de
comptes du régime envers le premier, pour publication de son livre sur le roi du
Maroc et envers la seconde, pour sa nuque de révolutionnaire, un peu trop raide,
au goût des partisans de l’absolutisme. Elle détaille tout et n’épargne rien des
crimes de la monarchie, jusqu’aux plus sordides, quand elle évoque
Mohamed Binyam, ce britannique d’origine musulmane,
dont le pénis a été tailladé par ses bourreaux, dans le bagne secret de la
Direction de la Surveillance du Territoire
(DST) à Témara, dont le
régime persiste à nier jusqu’à l’existence.
Driss
El yazami est détruit. Il se tasse un peu plus sur sa chaise, s’arrondit
littéralement, s’effondre et se répand sur la table, sans laquelle il chuterait
de son siège. Au bord de l’asphyxie, Il cherche un bol d’oxygène qui pourrait
venir de ses compagnons d’estrade, les questionne du regard, y quémande des
réponses qui ne viennent pas, cherche du secours auprès du public, mais celui-ci
gronde de réprobation.
La
sincérité de Zineb est sans faille. Elle est perceptible dans cette colère du
juste devant l’injustice. Tout son être n’est plus qu’indignation. Telle
Marianne sur la barricade, elle sait qu’elle parle pour l’histoire. Elle
poursuit sa charge ulcérée de voir, dit-elle, s’exprimer, dans une tribune
consacrée au printemps arabe, un conseiller du roi qui a escamoté le véritable
débat par des généralités. On le serait à moins ! La salle applaudit à tout
rompre !
El
yazami est au bord du malaise. On l’entendrait presque gémir et en appeler à sa
mère, à son dieu, ou à ses saints. Il murmure, se lamente, soliloque, regrette
d’être venu se jeter dans cette gueule de loup béante qui le mastique, le
déchiquette et le déchire. Il se prend le visage d’une main, boit une gorgée
d’eau, triture le micro, se cure le nez du pouce et de l’index et envoie
valdinguer ses boulettes de crotte sur l’estrade, sans se rendre compte que tous
les regards de la salle, sont braqués sur lui. Il jette un regard à sa voisine,
ricane péniblement et tente pitoyablement de la rassurer, en lui promettant de
répondre à cette interpellation. Son teint bileux, son visage exsangue et sa
bouche sèche, reflètent son profond désarroi.
Zineb
poursuit de plus belle et pointe son aide-mémoire en guise d’index accusateur,
en évoquant les treize immolations par le feu, les tabassages des manifestants
pacifiques et la mort de Kamal Ammari. Sur la
« Moudawana » qui continue de nier aux femmes leurs
droits les plus élémentaires, elle a cette formule qui fait chavirer
l’assistance de bonheur :
-
« j’hérite la moitié de ce que vous héritez, vous, en tant qu’homme
alors que je paie mon café au même prix !»
Sur
l’Instance Equité et Réconciliation
(IER), elle parle des recommandations
jamais suivies d’effet. Sur l’Instance de Lutte contre la
Corruption, elle rappelle qu’elle n’aura épargné ni à
Transparency, l’interdiction de remettre son prix au
Maroc, ni à Chakib El Khyari une condamnation de trois
ans d’emprisonnement, pour avoir précisément dénoncé la corruption. A chaque
salve de la militante, répond un tonnerre d’applaudissements et
d’encouragements, pouces ou poings levés !
Le
roi, septième tête couronnée la plus riche du monde et soixante pour cent de la
capitalisation marocaine, n’échappe pas à sa vindicte lorsqu’elle raconte l’
implication de ce dernier dans toutes les niches économiques : téléphonie,
agro-alimentaire, assurances, immobilier, hôtellerie…….. Quelle différence entre
Mohamed VI et Ben Ali ?
A-t-on reçu un conseiller de Ben Ali pour parler de révolution ?
Sermonne-t-elle ?
Elle
rappelle enfin, ce simulacre de constitution, qui consacre l’Islam, religion
d’Etat et qui a été concocté dans les arcanes du palais, en trois mois, par dix
huit personnes, dénuées de toute légitimité, et non par une constituante, comme
le demandait le peuple marocain qui n’a eu que dix jours pour se prononcer sur
cette constitution votée à 99%, score digne de la Corée du Nord
El
yazami est sonné par un tel déluge. Il sait qu’il a perdu et la partie et la
face. Pour lui adoucir un tant soit peu, la défaite, sa voisine lui accorde un
droit de réponse, mais le cœur n’y est plus, même quand il proteste mollement,
et tente lamentablement d’infantiliser ses semblables révoltés: « Lisez cette
constitution ». Plus tard il s’essaiera à la formule avec son « vous n’avez pas
la prétention de parler au nom de tous les marocains ! ». Piètre argument.
Ce
n’est pas cette nuit-là qu’il dormira du sommeil du juste, ni qu’il savourera
son passage, dans cette salle, où le baratin n’aura pas suffi.
Ce
débat appartient, désormais, à l’histoire et rien ne vaut ces moments superbes
que celle-ci nous offre, lorsque se croisent deux destins. Celui du démocrate,
vent debout, en route vers la liberté, et celui des imposteurs, lorsque le
ressac les emporte, vers les abysses insondables de l’infamie.
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Zineb El Rhazaoui lynche Driss El Yazami
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samedi 22 novembre 2014
Il y a 3 ans : Réglement de comptes à Clermont-Ferrand
Libellés :
Ali Amar,
Chakib El Khyari,
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DST,
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Maroc,
Mohammed VI,
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Témara,
TORTURE,
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Zineb El Rhazoui
dimanche 6 mars 2011
Au Maroc, le makhzen tue en silence
Par Zineb El Rhazoui, 5/3/2011
D’autres villes ont connu des morts non élucidées, comme les cinq cadavres calcinés trouvés dans une agence bancaire saccagée à Al Hoceima, les arrestations se comptent par centaines, et des siècles de prison ont été prononcés contre les manifestants. Les récits de torture et d’arrestations arbitraires sont légion, l’armée a été déployée dans certaines villes, comme Dakhla où ceux que l’on appelle les “Marocains de l’intérieur” ont commis des agressions contre les populations sahraouies sous le regard complice des forces de l’ordre, comme ce qui s’était passé il y a quelques mois à Lâayoun suite au démantèlement du camp de Gdeim Izik.
Tout ceci se déroule pendant que l’Etat marocain continue à afficher son discours de démocratie et à faire l’éloge de ses “avancées”. Mohammed VI n’a jusqu’ici donné aucun signe en faveur des revendications du Mouvement du 20 février. Seules quelques rumeurs de remaniement ministériel filtrent à travers les murs opaques du palais royal. Des rumeurs auxquelles les jeunes ont d’ores et déjà répondu lors des manifestations tenues dimanche dernier dans plusieurs villes du Maroc: “nous ne voulons pas que le roi nomme des ministres plus compétents, nous voulons qu’il cesse de nommer des ministres”, ont-ils insisté.
Ces revendications légitimes, l’Etat y répond pour le moment par la barbouzerie : menaces et insultes téléphoniques en pleine nuit, intimidations, etc, semblent être la voie choisie par l’Etat pour contrecarrer le changement que veut lui imposer une large partie de la population. Là aussi, les exemples ne manquent pas, entre le local de la section de Rabat de l’AMDH où les jeunes du 20 février se réunissent qui a été cambriolé dans la nuit du dimanche 27 févier, le caricaturiste Khalid Gueddar qui a échappé de justesse à une agression au couteau près de son domicile à Rabat la veille, etc.
Le makhzen fait régner la terreur en utilisant des méthodes d’un autre âge, tout en continuant à vendre son image d’Etat moderne et plus “ouvert” que les autres pays de la région. Las du mépris de ses dirigeants et de la complaisance européenne, le peuple marocain est bien parti pour continuer la lutte et arracher ses droits.
guinguinbali.com
samedi 19 février 2011
Maroc : vivement dimanche ! Panique de la monarchie, menaces du makhzen...
Par ZINEB EL RHAZOUI Rabat, Saharadoc, 18/2/2011
Les appels des internautes à manifester dimanche prochain font boule de neige. Malgré une contre-campagne déchaînée de l’Etat, la mobilisation ne cesse de s’accroître parmi les mécontents du système.
L’Etat d’alerte est donné au Maroc. Les arrestations ont même commencé dans les rangs des jeunes du Mouvement du 20 février. Yasser Charaq, 19 ans, Sanaa Zrikem, 24 ans, et Badr Arich, 22 ans, ont été interpelés le jeudi 17 février dans un carrefour de Marrakech, molestés et forcés à monter dans un véhicule de police, avant d’être relâchés le lendemain. Plus tôt dans l’après-midi, deux adolescents; Oussama Bsioussa, 15 ans, et Walid Hesbou, 17 ans, ont été arrêtés à Kénitra avant d’être relâchés peu de temps après. Un autre partisan du Mouvement, Saïd Sakhi, a été tabassé par la Police en plein centre-ville de Casablanca avant d’être emmené au commissariat puis relâché.
Le message du makhzen est clair: il ne permettra pas au peuple marocain d’exprimer son mécontentement dimanche prochain.
A l’approche du 20 février, de plus en plus de personnalités indépendantes et d’ONG annoncent leur adhésion au Mouvement de protestation. 20 organisations de la société civile ont fait part dans un communiqué conjoint de leur détermination à participer aux manifestations populaires dans toutes les villes du Maroc. « Cela ne signifie pas que les organisations signataires du texte sont les seules à adhérer au Mouvement. De nombreuses associations et représentations de la société civile, qu’elles soient nationales ou régionales, ont également exprimé leur soutien inconditionnel », a déclaré Khadija Riyadi, présidente de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH), lors de lors d’une très attendue conférence de presse tenue le jeudi 17 au bureau central de l’association à Rabat.De nombreux journalistes indépendants présents à la conférence ont également signé un communiqué où ils annoncent leur soutien et leur mobilisation pour l’événement et exhortent les autorités marocaines à ne pas entraver leur travail et à cesser la campagne de propagande pro-régime dans les médias officiels. Oussama El Khlifi et Tahani Madmad, deux jeunes facebookers du Mouvement du 20 février, également présents à la conférence, ont exposé à une salle comble leurs revendications. « Une constitution démocratique », insiste Tahani. Elle dénonce aussi les intimidations des polices de l’ombre dont sont victimes les partisans de la fronde. Oussama, lui, affirme avoir fait l’objet d’une campagne de diffamation en règle dans les médias proches du pouvoir. « Le préfet de police de Rabat a même convoqué mon père pour lui dire que s’il ne me dissuadait pas de faire campagne pour le 20, eux (ndl : la police) utiliseraient d’autres méthodes avec moi », raconte-t-il.
Des revendications légitimes
Pour mobiliser les citoyens, les jeunes du Mouvement ont réalisé une vidéo qui circule sur les forums. On y voit des jeunes et des moins jeunes expliquant pourquoi ils ont choisi de descendre dans la rue. Santé, éducation, liberté, égalité, sont autant de revendications légitimes que le pouvoir ne se montre pourtant pas enclin à satisfaire. Menaces téléphoniques, insultes, cyber piratage, rien n’a été épargné à ceux qui se sont exprimés dans la vidéo et aux internautes qui font campagne pour le 20. Toutefois, malgré l’atmosphère chargée dans la petite salle bondée du bureau central de l’AMDH, une bonne partie du « noyau dur » des démocrates marocains affichent le sourire.
L’enthousiasme est palpable. L’engouement pour la sortie du dimanche est tel qu’ils savent que même si « ça fait pshiitt », il y aura résolument un avant et un après 20 février. La barre des revendications est placée bien plus haut que ce que le makhzen n’a jamais consenti à « accorder » aux Marocains. Une monarchie qui règne mais qui ne gouverne pas, à l’image des couronnes espagnoles ou anglaises, libertés publiques et individuelles, indépendance de la justice, égalité, fin de l’impunité… Autant de réformes que la société civile compte exiger le 20. « Nous sommes fatigués d’attendre, des générations ont attendu avant nous. Nous ne mettrons fin à la protestation que lorsque nous obtiendrons ces droits », insistent les jeunes du Mouvement.
Discrédit des partis
Décidément, les mesures officielles du gouvernement marocain pour éviter la crise ne semblent pas convaincre. Ni l’annonce du maintien des prix des produits subventionnés, ni les promesses de réforme et de création de postes d’emploi ne parviennent à stopper le mouvement de ralliement à l’appel du 20 février. Du côté des syndicats, plusieurs sections de la Confédérations Démocratique du Travail (CDT) et de l’Union Marocaine du Travail (UMT) ont également appelé leurs membres à sortir dans les rues. Le champ partisan, quant à lui, s’est montré plus frileux, L’ensemble des formations politiques représentées à la chambre des députés ont annoncé leur boycott des manifestations. Seuls les partis de le Gauche radicale: Annahj (la Voie Démocratique), le Parti de l’Avant-garde Démocratique Socialiste (PADS), le Parti Socialiste Unifié (PSU), ont annoncé leur participation.
Convoqués lundi par Taïeb Charkaoui, ministre de l’Intérieur, au siège du Parlement, les leaders des formations politiques traditionnelles ont reçu l’ordre de prendre position contre la fronde des jeunes. Cela n’a pas empêché des adhérents de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) de rallier la cause des jeunes. De l’avis de nombreux membres des comités d’organisation des protestations du 20 février, les partis politiques ont raté là une occasion historique de jouer leur rôle de contre-pouvoir à la monarchie et de redorer leur blason auprès des citoyens. Le « parti du Palais », quant à lui, affiche une position pour le moins « fantaisiste », de l’avis des internautes du Mouvement. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) de Fouad Ali El Himma, proche ami de Mohammed VI, a déclaré que les « revendications du peuple sont légitimes ». Les activistes du 20 y voient une tentative désespérée de récupérer la mobilisation populaire à son compte.
Mobilisation sans précédent
Du côté des islamistes, la position des politiques du Parti Justice et Développement (PJD) tranche également avec celle d’Al Adl Wal Ihsane de Cheikh Yassine. Les premiers se sont rangés derrière le ministère de l’Intérieur en annonçant leur boycott des manifestations, contrairement aux seconds qui comptent y participer. Les détenus salafistes, l’un des dossiers les plus lourds en matière de Droits de l’Homme au Maroc, ont également déclaré depuis leurs cellules qu’ils entreraient dans une grève de la faim le dimanche 20 pour protester contre la torture et les parodies de procès dont ils ont fait l’objet. A l’opposé de l’idéologie de ces derniers, les étudiants du groupe Voie Démocratique Basiste (communistes) incarcérés à la prison Boulmharez à Marrakech se joignent également aux grévistes de la faim. Jamais le Maroc n’a connu une telle mobilisation d’acteurs politiques, associatifs, intellectuels, islamistes, laïques, amazighes, etc. Des manifestations de soutien à la révolte de la jeunesse marocaine sont également prévues dimanche à Madrid, Barcelone, Paris, et plusieurs autres villes européennes.
Régime: l’heure de vérité
Le glas du makhzen aurait-il sonné? La férocité avec laquelle les réactionnaires du système s’en prennent aux partisans du changement sur les forums sociaux trahit une panique aux plus hauts sommets de l’Etat. Un groupe facebook « L’armée de défense du territoire national » appelle ses membres à signaler en masse les profils des défenseurs du Mouvement auprès de l’administration facebook pour que leurs comptes soient fermés. Des profils anonymes y appellent les citoyens à se munir de bâtons et de casques pour « aider » les forces de l’ordre à « corriger » les manifestants. De l’avis de nombreux observateurs, l’Etat marocain joue à un jeu dangereux en multipliant les incitations à la haine et les appels à la violence. Selon Ali Amar, journaliste marocain et auteur du livre censuré « Mohammed VI, le grand Malentendu, Calmann Lévy), affirme sur SlateAfrique que « le national-monarchisme » véhiculé par le discours officiel s’est « forgé dans l’esprit de toute une génération, refusant tout débat critique autour du pouvoir royal ».
Le jeu dangereux du makhzen
Avant d’entamer la vague d’arrestations, le régime a tenté de livrer les meneurs du 20 février à la vindicte populaire par tous les moyens possibles: en les accusant d’homosexualité, d’apostasie, d’accointances avec l’Algérie, le Polisario et l’Espagne, les éternels bouc-émissaires du makhzen. Les officines du pouvoir s’emploient depuis des semaines à minimiser l’impact de la mobilisation. Totalement sous l’emprise du régime, les télévisions publiques évitent soigneusement d’aborder la révolte qui gronde. Les journaux proches du pouvoir, eux, s’emploient à faire circuler les thèses les plus haineuses contre « les traitres et les ennemis de la stabilité » et à promettre le chaos à la population au cas où elle se joindrait aux protestations. Des citoyens lambda ont même reçu des sms appelant à rester chez eux le 20 « en gage d’amour à Sa Majesté le Roi que Dieu l’assiste ». Sur facebook, une publicité payante « anti 20 février » portant la photo de Mohammed VI s’affiche sur les profils des internautes marocains.
Un ras-le-bol généralisé
Décidément, à l’approche du jour J, le makhzen s’affole et ne lésine pas sur les moyens pour faire durer une situation qui devient de plus en plus intenable pour le peuple marocain. Dans les salons casablancais ou r’batis, une certaine élite économique affiche également son mécontentement. L’affairisme et la prédation économique du roi et de ses proches ont fini par exaspérer même au sein des classes supérieures. « Il faut que le roi sorte des affaires, il ne peut pas combiner le pouvoir politique, spirituel et économique. Il doit assumer ses responsabilités », déclare Ahmed Ben Seddik, ingénieur des Ponts et ancien Coordinateur du projet –avorté par le cabinet royal- de célébration des 1200 ans de la ville de Fès.
Celui qui s’est auto-baptisé « roi des pauvres » est en effet le 7e monarque le plus riche de la planète, juste après les pétromonarchies et loin devant la reine d’Angleterre. Les frais de gestion de ses nombreux palais, de son parc automobile, et les listes civiles de la nombreuse famille royale atteignent des chiffres qui donnent le tournis aux Marocains. Jamais la gloutonnerie économique du palais n’a été aussi ouvertement fustigée parmi la population. Si un magazine comme le Journal Hebdo a payé cher ses couvertures sur la fortune royale et ses enquêtes sur le business de Mohammed VI, Internet est devenu un espace où la liberté de parole n’a plus de limites. Un dessin animé caricaturant le roi remporte un succès fou sur la toile : » Cela fait 3 siècles que ma famille hérite du Maroc. Tout est à moi, même vous! Les Marocains doivent travailler, payer les impôts et fermer leur G… Je suis le seul à pouvoir faire des Affaires », y dit Mohammed VI sur un ton menaçant.
En attendant la date fatidique, des dizaines de milliers de tracts appelant la population à se joindre au Mouvement seront distribués dans les grandes villes, notamment à Casablanca. Même s’il est encore prématuré de spéculer sur le succès des manifestations, un cap a été franchi pour la jeunesse marocaine, une nouvelle liberté de ton a vu le jour, une opposition alternative se forme, et pour la première fois, les revendications démocratiques d’une large partie de la société civile ont clairement été exprimées. Vivement dimanche!
GuinGuinBalihttp://saharadoc.wordpress.com/2011/02/19/maroc-vivement-dimanche///saharadoc.wordpress.com/2011/02/19/maroc-vivement-dimanche/
jeudi 20 janvier 2011
Le régime marocain, orphelin de Ben Ali
Par Zineb El Rhazoui, 20/1/2011
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Au royaume chérifien, il règne un calme précaire depuis le 14 janvier. Dans la soirée de ce vendredi, de nombreux marocains ont fêté la chute du despote de Carthage dans les bars de Casablanca ou Rabat, mais les démonstrations de joie, pourtant sincères, s’arrêtent là. C’est que le makhzen guette. La veille, des dizaines d’activistes avaient organisé un sit-in de solidarité populaire devant l’ambassade de Tunisie, ils ont été chassés à coups de matraques par la police de Mohammed VI. Dès l’annonce de la fuite de Ben Ali, ces mêmes irréductibles sont revenus, victorieux, devant l’ambassade, reçus cette fois-ci par des policiers d’apparence affable. Manifestement, la révolution tunisienne dérange au Maroc.
Aucune déclaration officielle du gouvernement, aucun parti politique n’a osé se prononcer, et à de rares exceptions près, ce qui reste encore de la presse marocaine a préféré regarder ailleurs. Les trois chaînes nationales, quant à elles, ont imperturbablement ouvert leurs journaux télévisés sur les activités royales, comme cela se fait depuis que la télévision a vu le jour sous Hassan II.
Est-ce le calme avant la tempête? La panique dissimulée des officiels marocains pourrait le laisser croire, car au royaume chérifien, le régime de Ben Ali était érigé en modèle. A son avènement en juillet 1999, Mohammed VI, jeune monarque en manque d’assurance, soucieux de donner des gages de changement, avait parlé de “nouveau concept d’autorité” pour rompre avec les pratiques policières du régime de son père. Mais les attentats islamistes du 16 mai 2003 à Casablanca sont venus marquer un tournant dans la politique marocaine. Le roi avait alors annoncé dans un célèbre discours “la fin de l’ère du laxisme”. Depuis, le régime marocain n’a cessé de prendre une tournure résolument “Benalienne”.
Comme en Tunisie, le modèle marocain a parié sur un développement économique expéditif pour escamoter son tour de vis sécuritaire. Des journaux et des associations ferment, mais peu importe, puisque des grandes surfaces et des enseignes internationales ouvrent leurs portes. Comme en Tunisie, le roi et son entourage se taillent la part du lion dans cet essor économique de façade, davantage mû par la voracité d’une caste aux commandes que par un climat sain propice aux affaires. D’ailleurs, la gêne du régime marocain face à l’effondrement de l’allié tunisien s’explique aussi par leurs liens économiques interlopes. La banque marocaine Attijariwafabank, contrôlée par la holding royale ONA/SNI, avait même racheté la Banque du Sud, banque privée tunisienne présidée par Sakhr El Materi, gendre controversé de Ben Ali. Ainsi, non seulement celui-ci se retrouve associé à Mohammed VI en personne, mais il y a quelques mois à peine, il été reçu en grande pompe au Maroc où sa société de vente de voitures sera la première société étrangère à entrer en bourse de Casablanca, lui permettant de lever des capitaux au royaume chérifien. Si la France a annoncé le gel de toute transaction sur les comptes bancaires des Ben Ali, le Maroc n’en a pourtant rien fait.
Comme en Tunisie, il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Mohammed VI. Bien avant Mohamed Bouazizi, des diplômés chômeurs marocains se sont immolés par le feu, mais dans l’indifférence générale. Depuis qu’il est monté sur le trône, des émeutes ont éclatés à Sefrou, Sidi Ifni, Al Hoceima, et plus récemment à Lâayoune, elles ont toujours été réprimées dans la violence. Pourquoi cela n’a-t-il jamais abouti à une révolution? Parce que Mohammed VI n’a négocié sa transition que grâce à la création de soupapes de liberté. Celles-ci, loin d’avoir mis le Maroc sur les rails de la démocratie, rétrécissent au fur et à mesure que le monarque prend de l’assurance. Aujourd’hui, il a laminé la presse, l’opposition, la société civile et les libertés individuelles. Réduites à leur portion congrue, ces soupapes risquent bien de faire exploser le couvercle du régime, comme en Tunisie.
Article paru dans le Jeudi du Luxembourg
http://voxmaroc.blog.lemonde.fr/2011/01/20/le-regime-marocain-orphelin-de-ben-ali/
dimanche 6 juin 2010
Violation de domicile et arrestation illégale de Zineb El Rhazoui et Ali Amar
Communiqué de Zineb El Rhazoui et Ali Amar

Vendredi 4 juin 2010 à 5h45 du matin, le chef de la Police Judiciaire , ainsi que le chef de la brigade préfectorale de Casablanca, accompagnés d’environ 15 officiers et agents de la Police Judiciaire marocaine, ont défoncé la porte de l’appartement casablancais de Zineb El Rhazoui, journaliste indépendante et co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (Mali) qui s’y trouvait en compagnie d’Ali Amar, journaliste indépendant, fondateur et ancien directeur du Journal hebdomadaire (interdit par le pouvoir marocain en janvier 2010), et auteur du livre « Mohammed VI, le grand malentendu » (Calmann-Levy 2009), ouvrage censuré au Maroc. Les dits agents d’autorité ont refusé de décliner leur identité ou de présenter leur carte professionnelle. Ils n’étaient pas non plus munis d’un mandat de perquisition ou d’amener. Zineb El Rhazoui et Ali Amar n’avaient pas reçu de convocation préalable. Dès qu’ils ont franchi le pas de la porte, les policiers ont commencé à photographier les deux journalistes et les recoins de l’appartement et les ont interrogés sur la nature de leur relation, question à laquelle ils ont refusé de répondre. Les deux journalistes qui se trouvaient dans le salon, ont reçu l’ordre de se soumettre à une mise en scène en s’asseyant sur le lit de la chambre à coucher de Zineb El Rhazoui pour y être photographiés ensemble, alors qu’ils étaient en tenue de ville.
Devant le refus de ces derniers de s’exécuter, trois agents se sont rués sur Ali Amar et l’ont menotté. Les deux journalistes ont alors été immobilisés par deux agents, alors que d’autres s’affairaient à fouiller de fond en comble l’appartement, sans pour autant donner la moindre explication de ce qui justifie un tel assaut. Les agents ont continué à prendre de multiples photos, notamment du reste d’un dîner dont deux bouteilles de vin rouge vides. Ils ont ensuite démantelé les ordinateurs et les périphériques informatiques des deux journalistes qui venaient de terminer une séance de travail consistant à la rédaction d’articles pour la presse internationale. Les agents ont compulsé leur documentation de travail, ont fouillé leurs sacs, papiers et effets personnels. L’un des officiers a ordonné à un agent d’examiner la vidéothèque de Zineb El Rhazoui pour vérifier s’il s’agit de films pornographiques. L’un des photographes (qui s’est révélé plus tard être un technicien de la police scientifique) s’est rendu dans la salle de bain pour prendre des photos en plan serré d’une pastille de bain effervescente de marque Sephora qu’il a faussement identifiée comme étant un préservatif.
Ce n’est qu’après les protestations répétées des deux journalistes que l’un des officiers a finalement donné quelques bribes d’explications. Il a justifié cette violation de domicile par la recherche d’un ordinateur supposément volé et le dépôt d’une plainte à ce sujet contre Ali Amar pour vol et Zineb El Rhazoui pour complicité. Lorsque Ali Amar a fourni la facture d’achat de ce matériel informatique qui attestait de sa propriété, la police a ignoré le document et saisi l’ordinateur. Les agents ont également essayé de saisir l’ordinateur portable de Zineb El Rhazoui et son disque dur avant d’y renoncer face à ses protestations. Ils ont tout de même saisi la carte mémoire de son appareil photo numérique, ainsi que les deux bouteilles de vin vides qui seront considérées comme des pièces à conviction.
Avant d’embarquer les deux journalistes à la préfecture de Police de Casablanca pour les soumettre à un interrogatoire qui a duré 12 heures et demie (de 7h à 19h30), Zineb El Rhazoui a demandé à se rendre aux toilettes, les policiers lui ont répondu qu’elle pouvait le faire uniquement si elle laissait la porte grande ouverte.
Bien qu’il n’y ait pas eu de violence physique ou verbale dans les locaux de la police judiciaire, de nombreuses questions ont été posées aux deux journalistes sur les aspects relatifs aux mœurs. Le Procès-verbal de Zineb El Rhazoui fait mention de la consommation de vin et indique la présence d’un préservatif chez elle. Dans celui d’Ali Amar, la police a refusé de faire mention de la facture prouvant l’origine légale de l’ordinateur.
Zineb El Rhazoui et Ali Amar ont été relâchés vers 19h30. Ali Amar a été verbalement convoqué à se représenter ce jour (samedi 5 juin 2010) à 10h30 à la Préfecture de police de Casablanca.
Zineb El Rhazoui et Ali Amar
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Zineb El Rhazoui
lundi 28 septembre 2009
Abdellah Zaazaa s'exprime sur l'acte du MALI
«Le droit de jeûner ou pas, publiquement ou non, n’est pas à marchander» Abdellah Zaazaa
Par Hicham Houdaïfa le journal hebdo 25/9/2009
Par Hicham Houdaïfa le journal hebdo 25/9/2009
Que pensez-vous de l’acte de l’association Mali ? (1)
Je pense que l’initiative de Mali est légitime et pertinente. Je sais qu’elle ne donnera pas de résultats immédiats, mais sa valeur, c’est de poser le débat. Je ne pense pas qu’au débat entre lecteurs de journaux ou acteurs politiques mais aussi au sein de la population. En dehors des cas d’incitation
à l’intolérance qu’ils peuvent susciter, je crois que les tenants du respect de la société seront surpris de voir que même les pratiquants vont dans le sens de la démocratie, celle du développement pour et par les citoyens, pas celle du maintien d’un ordre politique basé sur le carcan des interdits. A propos de la rupture publique du jeûne en dehors des heures rituelles, je voudrais d’abord dire, pour ne pas avoir l’air de quelqu’un de neutre - qui n’est pas concerné autrement que par un souci intellectuel ou de curiosité – que personnellement, je ne jeûne pas durant le mois du ramadan et cela depuis près de quarante années. Il ne m’est pas venu à l’esprit que l’heure de revendiquer la rupture publique du jeûne (et d’agir en conséquence) était arrivée et devrait être dépénalisé. Je n’y est pas pensé parce qu’en fait ce n’est (n’était ?) pas une priorité parmi les miennes, pour moi qui fonctionne par rapport à des priorités qui me semblent plus accessibles. J’avais peut-être tort. En tout cas Il faut dater cette initiative du groupe Mali et ne pas la laisser tomber.
à l’intolérance qu’ils peuvent susciter, je crois que les tenants du respect de la société seront surpris de voir que même les pratiquants vont dans le sens de la démocratie, celle du développement pour et par les citoyens, pas celle du maintien d’un ordre politique basé sur le carcan des interdits. A propos de la rupture publique du jeûne en dehors des heures rituelles, je voudrais d’abord dire, pour ne pas avoir l’air de quelqu’un de neutre - qui n’est pas concerné autrement que par un souci intellectuel ou de curiosité – que personnellement, je ne jeûne pas durant le mois du ramadan et cela depuis près de quarante années. Il ne m’est pas venu à l’esprit que l’heure de revendiquer la rupture publique du jeûne (et d’agir en conséquence) était arrivée et devrait être dépénalisé. Je n’y est pas pensé parce qu’en fait ce n’est (n’était ?) pas une priorité parmi les miennes, pour moi qui fonctionne par rapport à des priorités qui me semblent plus accessibles. J’avais peut-être tort. En tout cas Il faut dater cette initiative du groupe Mali et ne pas la laisser tomber. Quel est votre avis sur l’article 222 qui incrimine la rupture du jeûne en public ?
Je pense que cet article doit être abrogé. Cette revendication ne se limite pas seulement à ceux qui ne «ramdanent» pas, mais à beaucoup de personnes pieuses qui font le ramadan mais qui en ont marre que la politique de l’Etat soit basée sur des interdits de ce genre. Ce n’est pas parce que les gens rompent le ramadan publiquement que les convictions des croyants seraient ébranlées. Et disons même que si tel était le cas cela voudrait tout simplement dire que ces gens ne sont croyants que par peur de cet article 222.
Comment évaluez-vous la réaction de l’Etat à travers ses structures religieuses et politiques ?a réaction de l’Etat et ces appendices démontrent tout simplement, qu’aucune page de notre histoire n’est tournée. L’éternelle histoire de l’intervention étrangère. Nous faire croire que nous sommes une nation assiégée. Tous les acquis d’aujourd’hui ont été, un moment donné, qualifiés de valeurs antinationales, anti-islamiques. ça a commencé avec Hassan II et ça continue avec Mohammed VI. Comment voulez-vous croire à un changement de l’intérieur du régime ?
Mais la majorité des Marocains ne partage pas votre avis…
Comment voulez-vous que sous un régime despotique les gens expriment ouvertement ce qu’ils pensent quand toute revendication est qualifiée d’être suscité par des forces étrangères ? Si aujourd’hui il y a des acquis, et il y en a, il a bien fallu qu’au départ, des minorités (en apparence) lancent des revendications et les assument non seulement en parole mais aussi en les mettant autant que possible en pratique. Et chaque acquis, alors qu’i l n’était qu’une revendication, a toujours était désigné (qualifié) de valeur importée par les ennemis de la nation. Le droit de jeûner ou pas, publiquement ou non, d’être homosexuel ou non, d’avoir des points de vue différents sur le Sahara ne sont pas des droits à marchander, mais des droits, disons, naturels.
(1) Mouvement alternatif pour les libertés individuelles.

BIO d'Abdellah Zaazaa
1954. Naissance à Casablanca. 1975. Arrestation à Casablanca. 1989. Libéré par grâce royale. 1998. Co-fondateur de l’association du quartier El Miter-Bouchentouf.
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Zineb El Rhazoui
mercredi 23 septembre 2009
Zineb Elghazoui se présente au tribunal
Par Ali Fkir, 23/9/2009
Zineb Elghazoui, jeune journaliste, accusée par la police d'être l'instigatrice du "Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles" (MALI), vient de se présenter au procureur du roi qui l'a livrée à la police.
Zineb Elghazoui, jeune journaliste, accusée par la police d'être l'instigatrice du "Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles" (MALI), vient de se présenter au procureur du roi qui l'a livrée à la police.
Zineb s'est présentée (à 15h20 du mercredi 23 septembre 2009) au tribunal de 1ère instance de Mohammedia accompagnée des représentant de l'AMDH, section de Mohammedia dont son président Abdellah Mesdad, de ses amis dont Abdellah Zaazaa, et d'un certain nombre de journalistes. Elle a été "entendue" par la suite par le procureur du roi avant d'être conduite au commissariat central de Mohammedia vers 16h10.
Photo prise au sein du tribunal le 23

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