Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est PADS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PADS. Afficher tous les articles

mardi 15 janvier 2013

Au secours, Oufkir est de retour !

Par Saïd Salmi, demainonline, 15/1/2013

 Ouhti avec Abderrahman Benameur (Photo DR)

Mounaim Ouhti avec Abderrahman Benameur (Photo DR)
Après la maison du secrétaire général d’Al Adl Wal Ihsane, c’est au tour de la maison Mimoun El Khalki, un activiste du Mouvement du 20 février de Casablanca, d’être encerclée par des dizaines d’agents d’autorité, toutes catégories confondues.
C’était hier dimanche  après-midi dans le quartier de Sbata de Casablanca.
« On dirait qu’Oufkir s’est réveillé », dixit Mounaim Ouhti, membre du Conseil national du Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste (PADS) et l’un des activistes les plus connus du M20F, lors d’un entretien téléphonique avec Demain.
« Il y avait un appel à manifester du M20F-Casa aujourd’hui au boulevard « chjer » de Sbata. J’ai appris que les forces de l’ordre avaient pris possession autour de la maison de Mimoun El khalki, un activiste connu du M20F de Casablanca, et où se trouvaient réunis d’autres activistes qui préparaient la logistique pour aller à la manifestation », explique Mounaim Ouhti.
Les activistes qui avaient accouru au domicile d’El Khalki pour soutenir leurs camarades, dont le vieux dirigeant du PADS, Abderrahman Benameur, ont eux-mêmes été contrôlés, fouillés et intimidés.
Finalement, en dépit d’un exceptionnel déploiement de forces de l’ordre, la manifestation s’est très bien passée. Même si certains, comme Mounaim Ouhti, ne croient pas beaucoup à la « révolution virtuelle ».
Le Mouvement du 20 février a appelé toutes ses coordinations à un grand meeting-débat régional à Rabat le 19 et 20 janvier prochains.

mardi 17 avril 2012

PADS à Casablanca & la campagne des détentions parmi les rangs du parti et du mouvement 20 Fév.

par Pads Casablanca Secretariat,17/4/2012

Ce qui arrive dernièrement dans les commissariats de police à Casablanca nous rappelle assurément le règne ténébreux des graves exactions à l’encontre des droits de l’homme en visant les militants de notre Jeunesse-PADS et activistes du mouvement 20 février, avec le retour en force des scénarios des années de plomb, suite à des détentions pour délit d’opinion, torture sauvage, interrogatoires musclés et dégradants, menaces et terreur, malgré les slogans tonitruants et le prêche de la coalition régnante au sujet de l’accès du Maroc à l’ère des libertés et des «vertus de la nouvelle constitution». 
La réalité est, toutefois, têtue: la mentalité makhzen archaïque reste immuable et recourt aux mêmes méthodes oppressives des années de plomb contre toute voix opposante et désirant édifier un Maroc libre et démocratique. 
Preuve à l’appui, le soir du vendredi 06.04.2012 à Casablanca lors d’une manifestation pacifique pour protester contre la détention à caractère politique que subissent les activistes du mouvement dans la ville et pour réclamer, à l’échelon local, la libération des artistes du mouvement Mou’ad BELGHOUAT (alias EL-HAQED, rappeur) et Younes BELAKHDIM (poète, qui a subi au commissariat Eddar El-hamra/ Wilaya de Hay El-hassani mainte sorte de tortures physique et morale, situation de détention grave et dégradante suite à laquelle il devait normalement être hospitalisé d’urgence, les jeunes activistes du mouvement ont été pris d’assaut par les forces de sécurité, puis des traques dans les rues de Sbata (localité de Casablanca) lors desquelles ont été arrêtés des militants de la Jeunesse-PADS et activistes du Mouvement 20 février, nos camarades : Sara SOJAR — membre du comité dirigeant du 7ème congrès national du PADS et du secrétariat provincial du parti à Casablanca —, Ali JAWAT, secrétaire provincial de la Jeunesse-PADS à Casablanca, Amine MOUSSA’ID, Wadi’ AZMANOU et Abdelghani ZA’MOUN et menés au commissariat de la 4ème circonscription/ Sbata, où ils ont subi mainte espèce de tortures sauvages physique et morale qui ont été poussée jusqu’à la menace de viol. 

Quelle démocratie prône-t-on là alors que des jeunes dans la fleur de l’âge en sortent le corps plein de bleus et de traumatismes? Ou est-ce là l’essence despotique de la nouvelle constitution ?!!!!!!!!!!!!!!!!! Devant ces régressions périlleuses qui apportent atteinte aux acquis du mouvement populaire marocain et du panorama politique et droit-de-l’hommiste au Maroc, nous déclarons à l’opinion publique nationale et internationale ce qui suit: 
-  1. Notre réclamation de l’ouverture d’une instruction judiciaire urgente et indépendante et conformément à la loi au sujet de ces exactions pour sanctionner les tortionnaires du nouveau règne, responsabilités des graves exactions contre les droits de l’homme. 

-  2. Notre continuation à militer sur la même voix pour abolir tout retour aux scénarios des années de plomb sous la désignation illusoire de nouveau règne.

-   3. Notre certitude que la nouvelle génération est capable de reprendre la légende des martyrs du peuple marocain de Mehdi BENBARKA à Omar BENJELLOUN, Fatima OUHERFOU et Sa’ida EL-MNEBHI, pour instaurer un vrai pouvoir populaire comme c’est indiqué dans les résolutions du 7ème congrès national du PADS. 

-  4. Notre appel à la formation d’un front local pour défendre les libertés, les droits et les acquis de la lutte du peuple marocain. 

Vive le PADS, notre parti invétéré et militant! Gloire aux martyrs du peuple marocain! Casablanca, le 07.04.2012 https://www.facebook.com/notes/pads-casablanca-secretariat/communiqu%C3%A9-du-comit%C3%A9-dirigeant-du-congr%C3%A8s-national-du-pads-%C3%A0-propos-de-la-campag/294790497262216 

 Suite à la détention qu’ont subie les militants de la Jeunesse-PADS et activistes du Mouvement 20 février, nos camarades : Sara SOJAR — membre du comité dirigeant du 7ème congrès national du PADS et du secrétariat provincial du parti à Casablanca —, Ali JAWAT, secrétaire provincial de la Jeunesse-PADS à Casablanca, Amine MOUSSA’ID, Wadi’ AZMANOU et Abdelghani ZA’MOUN le soir du vendredi 06.04.2012 à Casablanca lors d’une manifestation pacifique de solidarité avec les détenus du mouvement dans la ville, le comité dirigeant du congrès a tenu réunion d’urgence où il a observé les intentions qui ont présidé à cette menée oppressive dans une ère où l’état prêche les droits de l’homme et se porte chantre de l’état de droit, et après collecte de données et recoupement d’informations il s’est assuré que cette détention et tout ce qui s’ensuivit [tortures physique et morale qui ont été poussée jusqu’à la menace de viol] n’est autre qu’une atteinte voulue au parti et à sa jeunesse, une réaction du makhzen illico à la réussite du congrès de notrecongrès national. 

Pour ce, le comité dirigeant du congrès déclare: 

 1. Sa dénonciation de la détention de notre camarade Sara SOJAR et du reste de nos militants et de la torture qu’ils ont subie avant leur élargissement; son indignation vis-à-vis de cette menée makhzen oppressive en toute contradiction avec les sermons avancés de la constitution octroyée à propos du respect des droits de l’homme et de la ratification par l’état marocain de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. 

 2. Sa réclamation de l’ouverture d’une instruction judiciaire indépendante et conformément à la loi au sujet de ces exactions pour définir les responsabilités, avec ce qui s’ensuivra pour mettre fin à la politique inique de l’impunité. 

 3. La continuation du PADS dans son appui au mouvement du 20 février et à toutes les luttes du peuple marocain en face de la corruption et du despotisme, en toute solidarité avec tous les détenus politiques et toutes les victimes de l’oppression makhzen. Comité dirigeant du congrès PADS, le 08.04.2012

samedi 19 novembre 2011

URGENT ! 18 novembre, la répression bat son plein au Maroc !

Par Ali Fkir, 18/11/2011

- Khouribga: Arrestation de 5 militants et sympathisants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI Le camarade Jabbar, le secrétaire local, est parmi les victimes de l'arbitraire.
- Khémisset: Arrestation de militants à Khémisset (ils viennent d'être relâchés)
Le camarade Lahcen Moumouche, le secrétaire local d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, est parmi les victimes
- Mohammedia: le jeudi 17 novembre 2011, les militants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, ont distribué sans problème aucun l'APPEL national d'ANNAHJ au boycott de la mascarade du 25 novembre 2011.
L'APPEL a été distribué dans les quartiers des déshérités. Les autorité ont constaté avec colère l'accueil chaleureux réservé par les habitant-es aux militant-es d'ANNAHJ.
Aujourd'hui, le 18 novembre, les autorités ont décidé d'interdire la distribution. Les militant-es d'ANNAHJ ont été encerclés pendant plus de 2 heures. Les militants n'ont pas cessé de scander les slogans relatifs au BOYCOTT de la mascarade du 25 novembre. Les militant-es d'ANNAHJ reprendront la distribution le samedi 19 novembre 2011
- El Jedida: arrestation de deux militants de PADS (toujours au commissariat)
- Sidi Bennour: arrestation de 8 militants du mouvement 20 février (puis relâchés)
- Chtouka Aït Baha (Agadir): arrestation de 6 militants dont le secrétaire local d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, le camarade Laâmimi. Ils viennent d'être relâchés

La répression bat son plein
La démocratie marocaine (dans le cadre du système actuel) est renvoyée aux calendes grecques

mardi 24 novembre 2009

La présence de Tzipi Livni condamnée par le PADS.


Par Abouahlame Med ,22/11/2009
Le PADS Condamne la présence de Tzipi Livni à une réunion  à Tanger

حـزب الطليعـة الديمقراطـي الاشتراكـي
الكتابــة الوطنيــة
بـــــلاغ
حزب الطليعة يدين مشاركة تسيبي ليفني وزيرة الخارجية في الحكومة الإسرائيلية السابقة
في ملتقى طنجة المنظم من طرف معهد "أماديوس" أيام 19 إلى 21 نوفمبر 2009.
إن الكتابة الوطنية لحزب الطليعة الديمقراطي الاشتراكي، المجتمعة في يوم 21 نوفمبر 2009، بعد استعراضها:
- لمختلف الجرائم التي ارتكبها الكيان الصهيوني منذ احتلاله لأرض فلسطين، وما صاحب وتبع هذا الاحتلال ونتج عنه من توسع عن طريق الغزو لأراضي فلسطينية أخرى بالضفة الغربية ولأراضي عربية بلبنان وسوريا، ومن تقتيل وتعذيب واعتقالات واغتيالات بالآلاف بين صفوف المدنيين العرب العزل بكل من فلسطين ولبنان وسوريا ومصر والأردن، ومن تدمير واسع للبنيات الأساسية الحيوية بفلسطين وبالأراضي العربية المجاورة المشار إليها أعلاه,
- ولمختلف الجرائم البشعة التي ارتكبتها القوات العسكرية الإسرائيلية ضد الشعب الفلسطيني بغزة خلال عدوانها الذي استمر على القطاع ثلاثة أسابيع، من 27/2/2008 إلى 18 يناير 2009، وهي الجرائم التي لا يمكن اعتبارها إلا جرائم حرب وجرائم ضد الإنسانية وجرائم الإبادة الجماعية، لأنها شملت المدنيين العزل ووصل عدد القتلى الفلسطينيين إلى أكثر من 1400 قتيل بالإضافة إلى آلاف الجرحى والمعطوبين، ولأنها استعملت فيها كل أنواع الأسلحة الثقيلة، البرية والجوية والبحرية واستخدمت فيها الذخيرة المحرمة دوليا.
- وللحصار،الاقتصادي والغذائي والطبي، والتجهيزي، الجائر المضروب على قطاع غزة من طرف الكيان الإسرائيلي منذ حوالي ثلاث سنوات سابقة على الغزو ولا زال مستمرا لغاية تاريخه، بما خلفه من آثار خطيرة على الصحة والتعليم والسكن والحيلولة دون إعادة بناء ما خلفه العدوان...
- وللتقارير الدولية، التي وقفت، ميدانيا، على مخلفات العدوان على القطاع ومنها تقرير بعثة الأمم المتحدة لتقصي الحقائق بشأن النزاع في غزة، وهو التقرير المؤرخ في 15/19/2009 والذي من بين ما خرج به، من مستنتجات وتوصيات، هو أن ما ارتكبته القوات العسكرية من عدوان وجرائم على قطاع غزة يشكل جرائم حرب، وجرائم ضد الإنسانية، يعاقب عليها القانون الوطني والقانون الدولي، وطالب بمحاسبة ومعاقبة المسئولين الإسرائيليين عنه وذلك عن طريق قيام أجهزة الأمم المتحدة (مجلس حقوق الإنسان – الجمعية العامة للأمم المتحدة – مجلس الأمن – المحكمة الجنائية الدولية) بالعمل على تحقيق ذلك...
- وبعد استعراض الكتابة الوطنية كذلك:
- لقرارات مؤتمرات القمم العربية القاضية بمساندة الشعب الفلسطيني ومقاومته، ماديا ومعنويا، من أجل الوصول إلى إقامة دولته الفلسطينية على أرضه الفلسطينية وعاصمتها القدس، وبمقاطعة إسرائيل سياسيا واقتصاديا واجتماعيا وثقافيا، وأنشأت مكتبا مركزيا لمتابعة المقاطعة.
- ولعدم وفاء الدولة المغربية، كليا، بقرارات المقاطعة، الشيء الذي تجلى في السكوت بل والسماح بمباشرة عدة مظاهر التطبيع على المستوى السياحي والتجاري والزياري والثقافي والفني، والعلائقي بين بعض الجمعيات الأمازيغية ومنظمات إسرائيلية...
- ولموافقة الدولة، إن لم يكن بإيعاز منها، على دعوة تسيبي ليفني إلى المشاركة، في اللقاء ذي الطابع الإقتصادي، المقام بطنجة من 19 إلى 21/11/2009 وهو اللقاء الذي دعا إليه معهد "ّأماديوس" الذي يرأسه ابن وزير الخارجية المغربية، مع العلم بأن تسيبي ليفني المذكورة كانت وزيرة الخارجية بالحكومة الإسرائيلية السابقة التي خططت وأمرت وأشرفت على العدوان على قطاع غزة في أواخر دجنبر من السنة الماضية وبداية السنة الحالية، بينما كان الأجدر بالدولة المغربية، في نطاق التزاماتها أمام الشعب المغربي وأمام الشعوب العربية وأمام المنتظم الدولي والإنساني والحقوقي، أن تحرك متابعة جنائية ضد تسيبي ليفني وشركائها في العدوان، وأن تحاكمها أما القضاء المغربي حيث يسمح لها القانون الوطني بذلك، على أساس أن أحد ضحايا العدوان على غزة مغربية هي الشهيدة رقية أبو النجا.
- بناء على ذلك وعلى غيره، فإن الكتابة الوطنية لحزب الطليعة الديمقراطي الاشتراكي:
- أولا: تدين مشاركة تسيبي ليفني في لقاء طنجة 19 إلى 21/11/2009 .
- ثانيا: تدين كل من وقف وراء دعوتها للمشاركة في اللقاء المذكور
- ثالثا: تطالب الدولة المغربية بالعمل على تحريك دعوى جنائية ضد تسيبي ليفني وشركائها أمام القضاء المغربي، وعند الاقتضاء أمام القضاء الدولي.
- رابعا: تدعو كافة المنظمات الديمقراطية، السياسية والنقابية والحقوقية، إلى إدانة المشاركة المذكورة ومن دعا إليها ومن يقف وراءها.
الكتابة الوطنية
الرباط،، في 21/11/2009


jeudi 18 juin 2009

Communiqué d'Al-mounadil-a

Communiqué d'Al-mounadil- a , le 12 juin 2009
Les forces de répression ont mené une campagne nationale contre les militant-e-s de la Voie Démocratique qui boycotte les élections locales en cours. A travers l’interdiction de manifester, la violence, les arrestations et les poursuites judiciaires, le pouvoir fait tout son possible pour que la voix de la V.D. n’arrive pas jusqu’aux citoyens, démontrant encore une fois la réalité de la liberté d’expression et de tout le jeu politique. Le pouvoir veut des partis politiques qui jouent le rôle défini par le ministère de l’intérieur, et tous ceux qui sont en désaccord deviennent l’objet de la répression.
Auparavant, ce fut le PADS (Parti d’Avant-garde Démocratique et Socialiste) l’objet d’une telle campagne quand, durant l’été 1997, plus de 200 de ses militant-e-s ont été jugés dans 27 tribunaux partout au Maroc. Des dispositions de la loi électorale, de la loi sur les libertés publiques et du code pénal furent utilisées contre eux.
La répression des militant-e-s de la V.D. n’est pas nouvelle. Ainsi, ses militants et certains de ses dirigeants ont été victimes de la répression le samedi 4 avril 2009 devant le Parlement suite à un rassemblement.
Dans le fond, il fallait comprendre que seuls les partis qui restent dans le cadre défini par le pouvoir sont acceptés, tous ceux qui n’acceptent pas le jeu et qui, comme le 4 avril, remettent en cause les relations avec l’OTAN sont exclus du jeu politique.
De même, durant l’été 2008 après son dernier congrès national, un message a été adressé à la V.D. en faisant monter au créneau certains partis du pouvoir qui l’ont accusé de haute trahison et qui ont demandé à ce que la V.D. soit condamné suite à une lettre reçue de la part du Polisario. Les militant-e-s de la V.D. ont également fait partie des victimes de la campagne d’arrestations du 1er mai 2007 dans le cadre du mouvement contre la cherté de la vie, avec pour accusation l’éternelle « atteinte au sacré ».
Le fait est que la V.D. est victime de la répression du pouvoir parce qu’il sort du consensus actuel portant sur la soi-disant « transition démocratique » et ses pseudo-institutions démocratiques, et parce qu’il joue un rôle dans la scène des luttes populaires. Cela est le sort de toute personne qui choisit le militantisme effectif qui résiste aux agressions continues de la bourgeoisie au Maroc. La violence de la répression des classes laborieuses de Sidi Ifni – Aït Baamrane en atteste, de même que les tentatives d’écraser la résistance étudiante ou la répression continue du mouvement des chômeurs.
Les forces militantes de gauche qui luttent contre les politiques de la bourgeoisie et de l’impérialisme et contre la répression politique, vont être la cible de répression et de tentatives d’écraser tout enracinement populaire. Cette répression arrivera à son but si la gauche militante reste au niveau actuel et si elle n’est pas renforcée par une forte dynamique populaire.
La vérité est que la progression de la gauche révolutionnaire durant la dernière décennie reste en deçà des possibilités objectives qu’offrent l’évolution de la situation sociale d’une part et la perte de la gauche réformiste de toute crédibilité, d’autre part, après qu’elle ait intégré le gouvernement de façade.
Résister à cette répression passe par profiter des possibilités qu’offre la résistance populaire dans les régions délaissées et défendre les intérêts de la classe ouvrière alors que les directions syndicales l’ont abandonnée. Cela nous impose une autocritique sérieuse quant au bilan de l’action syndicale et populaire des forces de gauche militantes. Cette accentuation de la répression montre l’urgence de la lutte pour les libertés, une lutte qui doit dépasser les actions symboliques courantes, une lutte qui permette d’obtenir des acquis et d’élargir les possibilités de construire les outils de lutte populaire à la base.
La lutte doit unir les organisations syndicales, les organisations de droits humains, les mouvements de lutte étudiants, les mouvements des chômeurs,… alors luttons tous ensemble, unis, contre la répression, avant que l’unité ne soit dans les geôles. Non à la répression des militant-e-s de la V.D.