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samedi 31 mai 2014

El Khalfi sort de son mutisme

aufait avec MAP 



Un groupe de journalistes, d'artistes et d'intellectuels marocains a rendu publique, mardi, une pétition dans laquelle il met en garde contre “toute tentative de mise sous tutelle du secteur audiovisuel”. Une pétition qualifiée de “discours idéologique, discriminant et anti-démocratique” par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

Face au poids des premiers signataires, parmi lesquels Samira Sitail, directrice de l'Information à la deuxième chaîne 2M, Mustapha El Khalfi est sorti de son mutisme, en réagissant contre une pétition rendue publique mardi, et dans laquelle les signataires mettent en garde contre “toute tentative de mise sous tutelle du secteur audiovisuel”. /DR

Face au poids des premiers signataires, parmi lesquels Samira Sitail, directrice de l'Information à la deuxième chaîne 2M, Mustapha El Khalfi est sorti de son mutisme, en réagissant contre une pétition rendue publique mardi, et dans laquelle les signataires mettent en garde contre “toute tentative de mise sous tutelle du secteur audiovisuel”. /DR Agrandir
La guerre entre le gouvernement et les médias est déclarée. Après plusieurs sorties médiatiques du chef du gouvernement en personne, accusant plusieurs supports médiatiques de lui mener la vie dure, et les déclarations de son ministre concernant la programmation de certaines chaînes de télévision publiques, journalistes, artistes et intellectuels marocains ont décidé de rétorquer.
Ils ont rendu public une pétition, mardi, dans laquelle, ils mettent en garde contre “toute tentative de mise sous tutelle du secteur audiovisuel”.
Relayé même par la MAP, le texte soutient que “la scène médiatique marocaine essentiellement dans son volet audiovisuel, est aujourd'hui exposée à une véritable campagne œuvrant à vider de son contenu tout le rayonnement qui doit être le sien et aspirant à lui imposer une dimension morale dont le seul objectif est de la soumettre à une domination certaine”.
Pour les signataires, c'est le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, qui est pointé du doigt, après sa récente intervention devant la Chambre des conseillers au sujet du secteur audiovisuel.
“La concentration sur les médias, à laquelle nous assistons aujourd'hui, entre dans le cadre d'un calendrier servant les desseins du parti (PJD, NDLR) et dessert les objectifs principaux de l'audiovisuel public, lesquels se fondent d'abord et avant tout sur le respect de la pluralité politique, linguistique et culturelle, mais aussi sur la diffusion des valeurs de liberté et des principes de concurrence et de libre entreprise.”
Extrait de la pétition.

Le document évoque également une volonté de “dompter, de soumettre puis de contrôler le paysage audiovisuel”. Les signataires de la pétition appellent l'ensemble des acteurs et intervenants “à se dresser de nouveau contre les appels à la domination et au contrôle”.

El Khalfi réagit, face au poids des premiers signataires
Face au poids des premiers signataires, en l'occurrence Samira Sitail, Narjis Reghaye, Sanaa El Aji, Mokhtar Laghzioui, Youssef Jajili, Naim Kamal, Abdelhamid Jmahri, le chercheur Ahmed Aassid, les actrices Mouna Fettou, Latifa Ahrarre et l'acteur Driss Roukh, Mustapha El Khalfi était contraint de sortir de son mutisme.
Dans une mise au point adressée quelques heures seulement à la MAP après l'annonce de la pétition, le ministre de la Communication a estimé que la pétition renferme un “discours idéologique, discriminant et 
anti-démocratique”.
“Cette pétition enlève aux institutions élues leur crédibilité, les vide de leur contenu, confisque leur droit à l'expression et s'emploie à idéologiser une question nationale, en l'occurrence le rôle des médias dans la lutte contre la criminalité.”
Mustapha El Khalfi.
Pour lui, sa réponse à la question posée par un conseiller a été “sortie de son contexte” et les signataires tentent de lui donner une “interprétation négative”.
Le ministre va jusqu'au point d'accuser les signataires de vouloir “entraver la mise en œuvre de la deuxième génération des réformes du secteur audiovisuel fondées sur l'indépendance, la pluralité, l'égalité des chances, la concurrence, la transparence et la bonne gouvernance”.
Et de conclure que les médias publics sont “un service public dont les responsables doivent se conformer aux réglementations régissant les services publics, et aux principes (...) énoncés dans l'article 155 de la Constitution”.
Peut-être un clin d'œil à la dernière sortie médiatique de Samira Sitail, directrice de l'Information à 2M, qui a qualifié les attaques du chef du gouvernement à son égard comme du harcèlement et de la misogynie ?


aufait avec MAP




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