Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

mercredi 24 novembre 2010

Serfaty est toujours là

Par Ali Fkir, 19/11/2010

Le vendredi 19 novembre 2010 restera certainement un jour inoubliable pour les centaines (sinon les milliers) de militant-es progressistes et de personnes qui ont assisté à l’enterrement du grand communiste marocain Abraham Serfaty.

Les drapeaux palestiniens en général et les drapeaux du FPLP de George Habach (ami d’Abraham) étaient là, les photos d’Abraham étaient là, les militant-es et responsables des organisations progressistes étaient là : ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VD), PADS, PSU, CNI, CDT, UMT, AMDH….
Les slogans étaient là : relatifs à ILAL AMAM, LA VD, LES MARTYR-ES, l’ENGAGEMENT, LA CONTINUITE DE LA LUTTE, LE MARXISME LENINISME….
Deux allocutions ont clôturé l’enterrement du grand combattant Abraham Serfaty :
L’allocution officielle de l’événement prononcée par le camarade Abdellah Elharif , le secrétaire national d’ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VD).
L’allocution d’Abdellatif Laâbi, l’un des fondateurs de l’organisation marxiste léniniste ILAL AMAM, et ami d’Abraham
Certaines « personnalités » officielles étaient là et sont passées inaperçues : Azoulay, Elyazghi, Herzenni, Elyazami, Elhiba…
Les retrouvailles entre camarades, militant-es, anciens détenus (toutes tendances confondues) étaient très, très émouvantes.
Plus de 60 ans de combat contre le colonialisme, contre le despotisme, contre le capitalisme, contre le sionisme, 60 ans de combat pour une indépendance réelle, une démocratie effective, un Maroc des travailleurs, un Etat palestinien laïc et démocratique…des mois de torture ,des années de prison, des années sans « nationalité »…C’est Abraham Serfaty, le pionnier du marxisme léninisme marocain, l’ami des travailleurs, c’est l’intellectuel organique. Les progressistes marocain-es étaient là pour rendre hommage à cet homme exemplaire.
Nous ne pouvons en aucun cas oublier les hommes et les femmes qui ont tout sacrifié pour les causes du peuple marocain tels : Mehdi Benbarka, Cheikh Al Arabe, DahKoune, Zeroual , Saîda Mnebhi, Tahani, Jbiha, Mohammed Bougrine….Nous ne sommes ni ingrat-es, ni rénégat-es.
 
 Le camarade Abdellah Elharif (secrétaire national d'ANNAHJ) répondant aux questions des journalistes
  
 
 
 
 Le camarade Abdelmajid Radi ne peut pas oublier le camarade Ahmed Saâdate leader du FPLP qui se trouve dans les prisons sionistes.
 
 Le père du martyr Abdellatif Zeroual avec le camarade Mouad (membre du secrétariat national d'ANNAHJ ADDIMOCRATI), et la camarade Amal du secrétariat ntional de l'action fémine d'ANNAHJ
 
 Le camarade Driss ADDA, l'un des cadres de la puissante FNSA/UMT  scandant avec force les slogans révolutionnaires.
 Jeunes et moins jeunes, tous et toutes étaient là
 
 Venu-e de Mohammedia avec papa, la petite et son petit frère vivent le "baptême de la lutte"
 
 Fkir entouré de Drissi (avec le drapeau palestinien), l'incontournable militant au sein des mouvements sociaux....
 et de Lhoucine Togui, amcien militant du PCM, du PLS, et l'un des fondateurs d'ILAL AMAM. Malgé ses problèmes de santé le camarade Lhoucine a tenu à assister aux funérailles de son compagnon de lutte Abraham Serfaty.

Abraham Serfaty est décédé jeudi dernier à Marrakech

Par Abdelkrim Ghezali, La Tribune d'Algérie, 20/11/2010
«J’irai d’abord en Palestine lorsqu’il y aura un État puis je passerai voir des amis juifs qui se trouvent en Israël.» Ce sont là les propos d’un grand homme confiés à l’AFP en 2005. Braham Serfaty est de la dimension d’Henri Curiel et de Naom Chomsky. Ce militant de l’extrême gauche marocaine, qui a épousé toutes les causes justes, celle des travailleurs de son pays et du monde entier, celle des droits de l’Homme là où ils sont bafoués, celle des femmes humiliées et réduites en esclavage, celle de la Palestine, celle du Sahara occidental, celle de son peuple contre la tyrannie.
Abraham Serfaty est décédé jeudi dernier dans une clinique à Marrakech à l’âge de 84 ans, après avoir consacré sa vie à militer contre l’absolutisme monarchique.
Il a été inhumé hier à Casablanca. «J’ai perdu un ami et quelqu’un qui avait le courage de dire ses idées par rapport au changement de la politique et des institutions», a déclaré Amina Bouaych, présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH). Le parcours militant de Serfaty a commencé en 1944 au sein du PCF jusqu’en 1949. Son engagement pour l’indépendance du Maroc lui a valu la prison de 1950 à 1956 puis la résidence surveillée jusqu’à l’indépendance de son pays. Ingénieur des mines de formation, il participe ensuite à la mise en place des institutions de l’État marocain, et occupe des postes plus techniques que politiques, dont celui de l’enseignement.
En 1970, il rompt avec le Parti communiste marocain, l’actuel PPS, qu’il considère comme trop sclérosé, et contribue à la fondation de l’organisation d’extrême gauche Ila el amam (En avant, actuellement la Voie démocratique), An-Nahj ad-dimouqrati). Arrêté et torturé par le régime de Hassan II en 1972, il entre ensuite dans la clandestinité. Arrêté de nouveau en 1974, il restera emprisonné dix-sept ans, jusqu’en septembre 1991. Il est alors privé de sa nationalité marocaine à cause de sa position à l’égard de la «marocanité» du Sahara occidental.
Son soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui lui vaut d’être expulsé du territoire marocain. En septembre 1999, il est autorisé par le jeune roi Mohammed VI à rentrer au pays, et sa nationalité marocaine est reconnue officiellement et sans contestation possible. Abraham Serfaty, comme d’autres Juifs séfarades, par exemple Ilan Halévy ou Henri Curiel, est foncièrement anti-sioniste. Dans Écrits de prison sur la Palestine, il écrit : «Le sionisme est avant tout une idéologie raciste. Elle est l’envers juif de l’hitlérisme […] Elle proclame l’État d’Israël “État juif avant tout”, tout comme Hitler proclamait une Allemagne aryenne.»

Gajmoula Abbi, députée marocaine, témoigne. Un Sahraoui pour le royaume reste un Sahraoui

Par APSO, 23/11/2010

Gajmoula Abbi : nous Sahraouis, sommes tous suspects
Gajmoula Abbi, Sahraouie raliée, députée marocaine, met en doute la version marocaine des événements du 8 novembre 2010 à El Aaiun, en territoires occupés du Sahara Occidental.
C'est une ancienne membre du Front Polisario bien connue et depuis des années, elle est député au parlement marocain où elle défendait la thèse marocaine sur la souveraineté du Sahara Occidental. Jusqu'à il y a quelques jours elle pensait que le plan d'autonomie proposé par Mohamed VI sur le Sahara était la meilleure option. Après avoir vécu en personne la persécution du peuple sahraoui à El Aaiun, ces derniers jours, elle se sent maintenant confuse et trahie, comme beaucoup de Sahraouis qui défendaient le régime marocain. C'est la première voix officielle qui met en doute la version du gouvernement.
Traduction Apso d'une vidéo en espagnol ci-dessous :
"Parce qu’à aucun moment je n’ai pensé que le démantèlement du campement sahraoui serait fait de cette manière, de manière violente, où il y a eu des pertes humaines, beaucoup de blessés et beaucoup de gens – beaucoup de femmes et d'enfants, ont traversé ce désert pendant 18 km dans des conditions très très très difficiles, en marchant et avec beaucoup de peur. La vérité est que ça a été très impressionnant de voir des citoyens marocains, avec la police, menaçant les Sahraouis et détruisant les maisons et pillant les biens des Sahraouis. Alors je me suis demandée : vraiment, à certains moments, nous ne sommes pas des citoyens marocains, ou à un certain moment, nous sommes tous suspects, comme on le dit déjà dans la presse marocaine, que tous les Sahraouis, d'une manière ou autre, nous sommes suspects."
Elle a dit qu'elle ne restera pas silencieuse et qu'elle dénoncerait les faits depuis Rabat, bien sûr si les autorités marocaines avec lesquelles elle partage l'espace au Parlement le lui permettent.
 -----------------------------------------------------
Apso, 22 novembre 2010
Pour le royaume, les Sahraouis ne seront jamais marocains
Les campements de Gdem Izik, de leur implantation à leur destruction ont démontré une double logique et leurs incompatibilités.
Le Maroc et son système vertical était aux prises avec un système horizontal sahraoui qui mettait en défaut la violence totalitaire.
Le Corcas, imposé par dahir royal, ou les Chioukhs, maintien artificiel du système tribal comme référence, ces vieux notables interlocuteurs officiellement admis, ne servent que le décorum de la représentation que tente de donner le Maroc aux faux crédules internationaux.
Quand il a fallu prendre des décisions, le gouvernement marocain a fait pression, menacé les membres du Corcas, les Chioukhs, qui eux ont buté sur les discussions, les votes et prises de décisions collectives des Sahraouis organisés dans le campements.
Les coordinateurs des campements de Gdem Izik avaient de même écouté poliment les promesses et menaces du ministre marocain et autres officiels, puis les avaient rapportés aux campements pour en discuter avec tous. Les photos des réunions montrent les mains levées des prises de décisions collectives.
Après avoir échoué dans sa tentative de dominer les Sahraouis, de « prendre leur cœur », le royaume du Maroc en dérive tente de résoudre le problème en provoquant une guerre des peuples, armant les colons marocains contre les Sahraouis.
Les combats du 8 novembre ont montré cette dissymétrie d’objectifs et d’idéologies. Les colons marocains ont attaqué les biens privés des Sahraouis, quand ceux-ci attaquaient les symboles de la monarchie et de l’occupation.
Les Sahraouis en territoires occupés ont fait chacun leur choix. Certains sont persuadés du bon droit de leur revendication à l’autodétermination et de son caractère incontournable, d’autres sont sympathisants du gouvernement comme les Chioukhs, d’autres sont traîtres, engagés dans la police marocaine au point de pouvoir torturer les leurs, d’autres sont des ralliés.
D’autres encore n’ont eu d’autre choix que de s’exiler ou se cacher pour pouvoir échapper aux violences policières.
Les ralliés, dont le Maroc annonce régulièrement des nombres grandissant, sont sensés être des Sahraouis venant des campements de réfugiés et ayant renoncé à leur identité pour bénéficier d’une allocation minimale de survie, prix de leur allégeance. Parmi ceux, beaucoup de Mauritaniens très pauvres sont devenus Sahraouis par appât du gain.

Quand les Sahraouis sortaient des villes pour installer les campements, le 8 octobre, des ralliés manifestaient pour l’amélioration de leurs conditions. L’attaque par la police marocaine en avait laissés de nombreux blessés. Le 30 juin déjà le système s’effritait, et les ralliés revendiquaient que soient tenues les promesses du gouvernement, le prix que tous touchaient, mais qu’alors il n’était plus question de respecter. « Ils réclament pour chacun, une maison, la gratuité de l’eau et l’électricité à vie, un salaire de fonctionnaire et exigent des provisions et des produits alimentaires tous les quinze jours» rapportait la presse marocaine. Voir sur Apso info
Un Sahraoui utile est celui qui accepte les manipulations, « mû par de bonne intentions » selon le Corcas.
En vérité pour le Maroc, quand les masques tombent, tous les Sahraouis sont Sahraouis, quels que soient leurs uniformes, leur grade ou rôle ! On a pu lire que la maison du président du Corcas avait été attaquée par les colons marocains. Ralliés, sympathisants sahraouis ont été frappés, torturés, sont emprisonnés. Certains ralliés loin de leur familles ont disparu et l’on apprendra probablement que certains sont morts.
Les faits sont là. Un Sahraoui le restera toujours au regard du gouvernement marocain, être discriminé, proie du racisme ou de l’instrumentalisation. Devant l’évidence, certains Sahraouis qui soutenaient les thèses marocaines sur le Sahara, se sentent trahis. Ils ont vu et contredisent la version marocaine de l’attaque des campements et des sahraouis dans El Aaiun, comme le fait la Sahraouie député marocaine Gejmouna Ebbi. Voir vidéo traduite ci-dessus
Pour elle, depuis début octobre, puis après les violences marocaines à El Aaiun du 8 novembre, tous les Sahraouis sont devenus suspects aux yeux du gouvernement marocain. Et l’acception « suspect » au Maroc est très proche de « coupable à torturer » ou pire.

Alors devant l’impasse du système Corcas, du système Chioukh, les Marocains mettent en scène pour la délégation américaine présente sur place une réunion (dimanche) au palais des congrès d’El Aaiun tentant encore une fois d’opposer vieux et jeunes Sahraouis, pour parler des problèmes rencontrés par la population sahraouie, comme si de rien n’était.
Et pourtant, une grande proportion de Sahraouis étant soit cachés, soit disparus, soit emprisonnés la bouffonnerie tragi/comique va manquer de protagonistes…
Le Maroc va assurément devoir utiliser le roi comme deus ex machina et inventer une grâce de ce dernier pour dégorger les prisons de tous les Sahraouis qui viennent d’y être incarcérés sans jugements. Il faut encore une fois tenter de redonner de la crédibilité à la farce de la démocratie, ne serait-ce que pour la première dupe démagogique, la France.
Il est probable cependant que le divorce soit consommé entre tous les Sahraouis et le gouvernement marocain. Ils doivent être rares ceux qui croient encore à la bienveillance d’une autonomie des Sahraouis, du Sahara Occidental, sous le régime marocain.
d'autres photos : apsophotos
Note :
CORCAS : Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes
Omar Hadrami, ancien du polisario, est un « sahraoui de sa majesté le roi du Maroc» (www.bakchich.info/Les-Sahraouis-de-Sa-Majeste-le-roi,00086.html)
Chioukh : chef d’une tribu sahraouie. Fonction utilisée par les marocains, obsolète dans l’organisation des sahraouis se reconnaissant dans la RASD. (République Arabe Sahraouie Démocratique)


Maroc : AZIZA n'est plus


Les mouvements de protestation populaire (Casablanca) viennent de perdre l'une de leur dirigeante


Par Ali Fkir 20/11/2010

 

La martyre Aziza vivait dans ce bidonville. Le bidon jaune est devant l'entrée de la baraque. Elle vivait entassée avec sa mère et ses 6 frères dont deux mariés dans un véritable trou . Elle a une sœur mariée qui vit ailleurs avec son époux.
 De toute façon il m'est impossible de décrire ce taudis qui manque du minima du minimum nécessaire à la survie d'un être vivant (n'osons pas dire humain).
Depuis que Aziza a perdu son travail dans la dernière usine, et pour aider financièrement sa famille, elle travaille par-ci par-là comme femme de ménage.
  Deux de ses frères ont été mis à l'orphelinat de Aïn Chock (depuis le décès de leur père), mais suite au scandale qu'a connu cette institution (scandale qui avait secoué  les milieux casablancais), les deux frères  (comme des centaines d'autres victimes ) ont été "remis" à leur famille.
 
Aziza et ses camarades du bidonville ont fixé des banderoles qui dénoncent l'exclusion et la marginalisation dont ils, elles sont victimes.
 
Par my tahar douradi 
 Objet : [PresseMaroc] قافلة الشهداء والشهيدات
ستسكنين في قلوبنا
شهيدة شعبنا: عزيزة برحو
 
تضحياتك و شهادتك إدانة صارخة لنظام القهر والإستغلال الطبقي الذي تكتوي بسياساته اللاشعبية جماهير شعبنا الفقيرة والكادحة
 
تعازينا الحارة في فقدان المناضلة
الشهيدة عزيزة برحو 
لعائلتها لأصدقاءها وصديقاتها و لكافة رفيقاتها ورفاقها في النضال
الدريدي الطاهر و ربيعة البوزيدي
 

الحركات الاحتجاجية تفقد
 إحدى رموزها

 فقدت الحركة النضالية من أجل السكن اللائق بالدار البيضاء، و المقاومة الشعبية من أجل حقوق المواطنة، و المرأة المغربية، و الجمعية المغربية لحقوق الإنسان –فرع الدار البيضاء، و النهج الديمقراطي، و فقراء درب غلف، عزيزة برحو إحدى رموز مقاومة المهمشين بالدار البيضاء.
 عزيزة العاملة سابقا بمعمل للأحذية، و العاطلة في الشهور الأخيرة
   عزيزة دائما حاضرة في مختلف المحطات النضالية
   عزيزة متسلحة بفكر المقاومة، بفكر التغيير
التحقت عزيزة بحركة المتضررين و المتضررات من السياسات الاجتماعية المتبعة من طرف الدولة المغربية، مرددة في كل مناسبة "بالوحدة و النضال لبغناه اكون اكون" و "بالوحدة و التضامن لبغناه اكون  اكون" و بمنطق "الحق يؤخذ و لا يعطى"، الحق يؤخذ بالنضال و المقاومة و الصمود.
 انخرطت عزيزة في الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
 قبل وفاتها طلبت المناضلة عزيزة الانخراط في النهج الديمقراطي التي لم تغب  يوما عن أنشطته منذ التعرف على مناضليه  و أدبياته.
 سقطت عزيزة مغمى عنها و هي تردد بحماس شعارات تضامنية و حقوقية يوم وقع الهجوم على حي المطار و شردت عدة العائلات.
 مكثت عزيزة بالمستشفى 15 يوما (و هي مصابة بالمنجيت)، بعد خروجها من المستشفى[ بقيت تعاني من وجع الرأس (غياب العناية الكافية، و صعوبة  ظروف الفقر الذي تنعدم فيه شروط النقاهة الضرورية من أكل كافي ،و راحة، و نظافة...)
 رحلت عنا  المناضلة عزيزة برحو يوم 18 نونبر 2010، لكن سوف لن ننساه، فستبقى حاضرة معنا في ذاكرتنا، في كفاحنا، في وقفاتنا، في احتجاجاتنا، في طريقنا من أجل مغرب جديد، مغرب الكرامة، مغرب حقوق المواطنة، مغرب الكادحين و الكادحات (طبقة عزيزة الشهيدة)، مغرب تنعدم فيه الطبقات الاجتماعية...
        فتعازي مناضلات و مناضلي النهج الديمقراطي بالمحمدية، لأسرة الفقيدة بدرب غلف (حي مبيركو)، و لرفيقات و رفاق عزيزة في النضال من أجل الحق في السكن اللائق، و لمناضلي و مناضلات المقاومة الشعبية بكل أبعادها بالدار البيضاء.
 عزيزة شهيدة بكل معنى للكلمة: لقد سقطت و هي تردد شعرات التضامن، شعارات المقاومة، لقد فارقتنا و هي متسلحة بروح الكفاح، بفكر التغيير، فارقتنا وهي تواجه بصراخها ألآت هدم مساكن الأبرياء، صارخة في وجه جحافل مختلف قوا القمع.
                                       علي فقير (19 نونبر 2010)
 
Aziza dans un atelier des droits humains (AMDH section de Casablanca)
 

Aziza avec l'AMDH à Rabat, le 17 octobre 2010, journée de la lutte contre la pauvreté.
 
Aziza en visite aux victimes de l'arbitraire (quarier Bachkou)
 
Aziza toujours solidaire des victimes des politiques antisociales de l'Etat marocain
 
Aziza au cours d'un sit in de protestation devant la préfecture d'Anfa à Casablanca en septembre 2010
 
Une demi heure avant qu'elle ne tombe (quartier matar)
 
Aziza vient de perdre connaissance
 
Aziza à la veille de sa sortie de l'hôpital sans avoir bénéficié des soins nécessaires (début novembre 2010). Elle était atteinte de  méningite
 
 La martyre Aziza n'a jamais pu  habiter un logement de dignité. Exploitée par le capitalisme, victime de la précarité de travail, persécutée par des forces conservatrices, morte dans l'absence de soins et conditions adéquats...Aziza rejoint sa "dernière demeure" le 18 novembre 2010.


mardi 23 novembre 2010

Abraham Serfaty

  1. A plusieurs titres, Abraham Serfaty a eu un destin hors du commun. Ce membre du gotha a rejoint la cohorte des opposants au régime autoritaire d’Hassan II. Payant un prix fort pour son engagement en faveur de la démocratisation de son pays. En revanche, l’accession de Mohamed VI au pouvoir en 1999 lui a souri.
Le 18 novembre 2010, les Marocains se sont séparés d’un des leurs, qui a rejoint ses ancêtres dans leur dernière demeure. Abraham Serfaty est décédé, à Marrakech, à l'âge de 84 ans. Grâce à son engagement sincère, à son dévouement aux causes qui tiennent à cœur à son peuple et au prix très élevé qu’il a continué à payer jusqu’à son dernier souffle, il a mérité ce respect emprunt d’une tendresse particulière dont un peuple éprouvé entoure un grand patriote. La solidarité de ce Juif progressiste avec les revendications nationales du peuple palestinien avait également renforcé cette admiration et cloué le bec chez lui à plus d’un populiste tenté de souffler sur la braise antisémite à des fins politiciennes. Il a montré sans équivoque à ses compatriotes comment on peut soutenir les revendications nationales légitimes du peuple palestinien, et éviter en même temps de se retrouver piégé dans les eaux saumâtres du marécage antisémite.

Le cheminement de cet intellectuel gramscien avait épousé, au hasard des rencontres et des circonstances fortuites, celui de sa nation. Son histoire de vie peut être, schématiquement, divisée en deux parties: l’avant et l’après 1999.

Quand un patriote devient étranger dans sa propre patrie

Abraham Serfaty est né en 1926, à Casablanca, dans une famille de la petite bourgeoisie juive de Tanger. Il a adhéré en 1944 aux Jeunesses communistes marocaines. Un an plus tard, il a rejoint le Parti communiste français, à l’occasion de ses études à l'École Nationale Supérieure des Mines de Paris.
De retour en 1949 dans un Maroc engagé dans une lutte pour recouvrer son indépendance, le jeune ingénieur minier pouvait faire comme d’autres personnes, juives ou musulmanes, de sa génération et de son milieu de classe privilégié, à savoir faire partie de la gotha, tout en attendant que les «nuages» se dissipent. Mais c’était mal connaître le jeune homme épris de justice et de liberté!
Abraham Serfaty a eu l’intelligence et le courage de s’engager auprès de son peuple sur une voie anticolonialiste périlleuse à l’époque. D’ailleurs, moins d’un an après son adhésion au Parti communiste marocain, il a «goûté» en 1950 aux «délices» de l’hospitalité des geôles coloniales. Avant d’être assigné à résidence en France jusqu’en 1956.
Une fois le Maroc devenu indépendant, Abraham Serfaty a rejoint un des joyaux de la couronne économique du pays, à savoir l'Office chérifien des phosphates. Mais le besoin criant de cette institution de cadres nationaux bien formés ne l’a pas empêché en 1968 de révoquer l’ingénieur prometteur de son poste en raison de son soutien à une grève de mineurs.
Cette intransigeance de la part de la bourgeoisie bureaucratique s’explique alors par l’hostilité des autorités à toute tentative visant la politisation des revendications de la classe ouvrière. Cela se faisait à l’ombre d’une lutte de pouvoir entre, d’une part, une monarchie autoritaire opposée à tout partage du pouvoir, et, d’autre part, une gauche espérant négocier un nouveau contrat social avec la Couronne. Si cette lutte était souvent feutrée, elle était des fois âpre. Elle s’est finalement soldée par la domestication du syndicalisme marocain et la mise de plusieurs de ses organes au service de la stratégie royale. Toutefois, la combativité de plusieurs générations de syndicalistes nationalistes et progressistes a permis de préserver un certain degré d’autonomie de ce secteur social.
Ayant été déçu du bilan et de la culture d’action politique d’un Parti communiste marocain dirigé d’une main de fer par Ali Yata, Abraham Serfaty s’en est éloigné en 1970, en compagnie de nombre de jeunes communistes. Ils ont fondé ce qui allait devenir rapidement l’organisation «Ilal Amam» («En avant»). Cette organisation marxiste-léniniste s’est donné comme programme d’œuvrer à la mise en place d’une démocratie populaire à la place du régime royal. En raison de la popularité de cette sensibilité d’extrême gauche au sein de pans entiers de l’intelligentsia universitaire et dans le milieu lycéen, les deux partis de gauche conventionnelle, le PC et l’UNFP, y avaient vu un certain temps un concurrent mal venu.
Abraham Serfaty est arrêté une première fois en 1972. Il est soumis à la torture. Il est rapidement élargi. À la satisfaction de ses camarades. Mais deux ans plus tard, et pendant qu’il œuvrait en clandestinité, il est arrêté de nouveau. Lors du grand procès politique de Casablanca en 1977, il est condamné à la prison à vie. Il était accompagné de dizaines d’opposants marxistes membres soit d’«AIlal Amam», de «23 Mars» ou de l’organisation maoïste «Linakhdoum Achaâb» (Servant le Peuple). On reprochait à ces intellectuels d’avoir comploté «contre la sûreté de l'État». La lourdeur des peines traduisait la nervosité d’un régime dont l’autoritarisme étroit ne l’avait pas épargné à deux reprises (1971 et 1972) d’être à deux doigt de perdre le pouvoir aux mains de janissaires putschistes. Sans oublier de nombreuses jacqueries et mouvements sociaux ouvriers, petit-bourgeois et étudiants.
Abraham Serfaty a attendu l’année 1991 pour pouvoir enfin recouvrir sa liberté. Grâce à un large mouvement de solidarité internationale. Mais sa joie était de courte durée. L’obséquieux et inamovible ministre de l’Intérieur, M. Driss Basri, a cru pouvoir plaire à son maître, et ce en «trouvant» la parade à même d’éloigner le juif rebelle du pays qui l’avait vu naître, lui et toute une longue lignée d’ancêtres. Ainsi, dans le pur style makhzénien, le patriote qui avait lutté pour l’indépendance de son pays s’est métamorphosé, par la magie du verbe basrien en «ressortissant brésilien»! Le comble du ridicule! Une manière peut-être de prolonger la «punition» paternaliste infligée au fils prodigue pour non ralliement aux thèses officielles dans le dossier du conflit du Sahara occidental.
Aussitôt arrivé en France, patrie de Christine Daure-Serfaty, son épouse et campagne de lutte pour la démocratisation du Maroc, il a rejoint d’autres réfugiés politiques marocains au sein du REPOM. Un regroupement de ces exilés qui a accouché du Forum marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ)-section France. Le REPOM luttait pacifiquement pour la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc ainsi que pour le retour sans aucune condition de tous les réfugiés politiques dans leur patrie.
Pour donner des gages de libéralisation politique à ses bailleurs de fonds occidentaux et à son opposition socialiste engagée avec lui dans des négociations en vue de sa cooptation au gouvernement royal, le régime a décrété une amnistie générale en juillet 1994. Quatre ans plus tard, un Hassan II physiquement diminué, suite à une longue maladie incurable qui allait finalement l’emporter, a désigné Abderrahmane Youssoufi, son ancien opposant et chef de la formation socialiste USFP, comme son nouveau Premier ministre. Quelques mois plus tard, il est décédé.
Réhabilitation d’un fidèle du peuple palestinien et nouveau défenseur du trône
Avec l’arrivée sur le trône du jeune roi, Mohamed VI, l’espoir était plus que jamais permis pour les défenseurs de la cause de l’exilé de Paris, le Premier ministre en tête. Ne cultivait-il pas de l’inimitié quasi-physique pour le serviteur zélé de son Auguste père? Mais en raison du caractère imposant de ce symbole vivant d’une certaine idée de la démocratisation du pays, il fallait faire les choses comme il se devait. Épreuve de symboles oblige.
Le retour en 2000 dans sa patrie, dans l’honneur du Juif rebelle et la joie de plus d’un patriote, était le premier épisode du feuilleton qui a vu, au gré des semaines qui se suivaient à une cadence infernale, l’homme jadis fort d’Hassan II perdre graduellement pied. Il a fini à son tour, ironie de l’Histoire, par se retrouver, en 2004, «réfugié» en France. Avant d’y mourir en 2007, à l’âge de 69 ans. Dans le discrédit! Et la honte d’être associé dans la mémoire collective de tout un peuple à ces terribles décennies de plomb, faites de disparitions forcées, de torture, d’assassinats…
Pendant que l’ancien «Grand Vizir» «goûtait» enfin aux fruits amers de la disgrâce royale et du mépris de plus d’un, son vieux «ennemi» retrouvait la joie de vivre auprès des siens et de ses compatriotes, qui lui savent gré pour les sacrifices consentis au service de l’idée de démocratisation et de justice sociale.
Comme l’exercice du pouvoir est également affaire de symboles, le jeune roi s’est montré assez bien inspiré en l’honorant officiellement et en lui versant une retraite méritée, en guise de compensation financière pour dommages subis. Il en a également fait en 2000 conseiller auprès de l’Office national marocain de recherche et d’exploitation pétrolière (Onarep).
En ralliant la Couronne, il s’offrait, à son corps défendant, comme un gage de la libéralisation politique du régime royal. Confortant l’image de Mohamed VI comme roi réformateur. En militant en faveur de la thèse de la troisième voie pour trouver une solution au conflit du Sahara occidental, il s’est attiré l’ire des indépendantistes du Front Polisario et de leurs partisans en Europe et en Algérie.
Le rapprochement du plus célèbre républicain marocain avec la monarchie lui a attiré les foudres de plusieurs de ses anciens camarades de ce qui restait encore d’Ilal Amam. L’âpreté de leurs reproches et attaques traduisait en fait à la fois l’estime ressenti à son égard et la profondeur des blessures, héritées des années de lutte clandestine, qui tardaient encore à se cicatriser. Avec sa disparition, ce sera chose faite finalement.
Comme d’autres intellectuels juifs marocains, il est demeuré toute sa vie un antisioniste convaincu. Tout en reconnaissant l’État d’Israël, il a plaidé en faveur de l’abolition de la loi israélienne dite «du retour» et défendu les droits nationaux légitimes du peuple palestinien, dont la création d’un État souverain et indépendant. Les colonnes de Souffles, l’innovante revue d’idées que dirigeait son camarade Abdelatif Laâbi, s’en souviennent.
**
Avec la disparition d’Abraham Serfaty, une page de l’histoire du Maroc se tourne. À cause de son engagement de tous les instants au service de son peuple, cet intellectuel gramscien a payé un prix très lourd. Sa réhabilitation des décennies plus tard par l’héritier d’Hassan II et la haute estime que lui voue son peuple sont une leçon de vie pour tout patriote sincère.

halte à la répression des Sahraouis, points de vue de citoyens marocains

Kajmoula Bent Abi, parlementaire marocaine donne une version des faits qui contredit celle de l'État marocain:
Par Ali Fkir, 22/11/2010
- Elle  avait "déserté les camps de Tindouf pour regagner la mère patrie, le Maroc". C'est la version officielle, version reprise par toutes les antennes de relais makhzaniens
- Elle est membre du bureau politique du PPS, parti gouvernemental connu pour ses positions chauvines
-Elle est  parlementaire marocaine
- Elle était présente à Layoune au cours des derniers événements
- Elle était dans les rues de la ville pendant les événements du fameux lundi 8 novembre 2010
Sa version des faits contredit la version de l'État marocain, et par conséquent la version des chauvins de tous bords.
Qui croire?
Les mass media officiels n'ont historiquement aucune crédibilité:
- En 1963, ils avaient présenté Mehdi Benbarka et autres militants ittihadis comme traitres à la nation et comploteurs…
- En 1964, Cheikh Al Arabe a été présenté comme sanguinaire et tueur de policiers innocents à Casablanca….
- Au lendemain du soulèvement du 23 mars 1965 à Casa et du carnage perpétré par les diverses forces de répression, la télévision a retransmis le discours de Hassan II, larmes aux yeux, qui avait parlé des hordes d'assassins, de brûleurs des biens d'autrui. Hassan II innocenta les forces de répression et n'avait pas admis la mort des civils. Aujourd'hui, des familles cherchent toujours les dépouillent des leurs.
- En mars 1973, les mass media officiels avaient présenté les militants révolutionnaires ittihadis d'assassins, de tueurs d'innocents, de comploteurs, de conspirateurs avec l'étranger…
- Au cours des années 70 et 80 les militant-es marxistes léninistes marocain-es ont été toujours présenté-es comme des traitres à la nation, des conspirateurs…les mass media officiels n’avaient jamais parlé d’enlèvements, de décès sous la torture, de mort au cours des grèves de la faim…
- En juin 1981 ces médias avaient tout fait pour cafouiller les événements de Casablanca où des dizaines d'innocent-es (y compris des enfants) ont été abattu-es froidement par les forces de répression
- En janvier 1984 les medias officiels avaient transmis le discours de Hassan II où il avait parlé "d'aoubaches", de criminels, de tueurs...A Rabat (qui n'avait pas connu d'événements particuliers), des dizaines d'innocent-es furent arrêt-es, torturé-es.
La prison de Laâlou (Rabat) avait ainsi regroupé des dizaines d'opposant-es au despotisme, des dizaines de victimes de l'arbitraire: Ben Amre, Ahmed Benjelloune et leurs camarades jetés en prison par la coalition Bureau politique USFP-makhzen, cheikh Yassine (d'ADL Oual Ilhasane), Les professeur chercheurs tels Nadim Abdeljalil, Abdelkhalek Benzekri...des scientifiques tel Jamal Benlkhdar... des cadres politiques tels les deux frères Grine (cadres PPS), Omar Zaïdi, Abdelilah Benabdessalem, Abdelghani Raki, Maâlmi, Sebbar Mohammed....et des dizaines d'étudiant-es "basistes", "rifaks chouhadaa", de lycéens...
Les mass media officiels et leurs relais nous avaient présentés comme des « aoubaches », des traitres...
- Ces dernières années les mass media n'ont pas cessé de dénaturer les faits, de passer sous silence les luttes populaires, d'ignorer délibérément les forces de gauche, y compris les partis "légaux" et même ceux qui participent au « jeu électoral" (CNI, PSU, PADS)...
- Les mass media officiels et les antennes de relais makhzaniens nient/dénaturent les événements en cours: les enlèvements, les disparitions, les tortures ...les procès iniques...
Les individus, les décideurs makhzaniens disparaissent, passent, des nouveaux arrivent, mais la nature de l'Etat marocain ne change pas, les méthodes restent les même, le cafouillage est la règle générale.
50 ans d'absolutisme, de répression, de cafouillage, de mensonges...il y a de quoi être immunisé contre le makhzen, contre sa propagande mensongère véhiculée par la télévision officielle, par la radio officielle et par les autres antennes de relais makhzaniens au sein de la société.
-------------------------------
De : said yanis
À : PresseMaroc@yahoogroupes.fr
Envoyé le : Dim 21 novembre 2010, 20h 11min 56s
Objet : Re: [PresseMaroc] Rv: halte à la répression des Sahraouis
( réponse à un très long échange entre Monsieur Mohamed Benata et Monsieur Gomez, )

Chers Messieurs
Nous ne pouvons que regretter le refus de l'ONU de dépêcher une commission d'enquête. Le véto de l'impérialisme français nous a privé de ce moyen qui certainement serait la réponse à vos questionnements. Personnellement je reste méfiant sur les images des polices et armées. La guerre du golf en dit long sur ce genre de manipulations.
Par contre, je vous livre ce témoignage en arabe (Mr Gomez peut le traduire). Il vient d'une des dirigeants du PPS, parti qui participe au gouvernement actuel dont un des ministres est aussi porte parole du gouvernement. Dedans il ya des faits qui nous interppellent et le chauvinisme ne doit pas nous aveugler.
Said
Citoyen Marocain
Lire ci-dessous la version de Kajmoula.
و شهد شاهد من أهلها
أخبار / المغرب
برلمانية مغربية تتهم الأمن بمساندة مواطنين في نهب أملاك صحراوية
أحداث العيون مرحلة صعبة وحاسمة في ملف الصحراء
أحمد نجيم
GMT 0:00:00 2010 الأربعاء 17 نوفمبر
البرلمانية المغربية كجمولة بنت أبي
بعد أقل من أسبوع عن أحداث العيون التي جرت في الثامن من تشرين الثاني - نوفمبر، خرجت كجمولة بنت أبي النائبة البرلمانية ومنسقة جهة العيون لحزب "التقدم والاشتراكية" بتصريحات تفند بعض ما جاء في الرواية الرسمية حول الأحداث.

--------------------------------------------------------------------------------

قضت كجمولة بنت أبي النائبة البرلمانية ومنسقة جهة العيون لحزب "التقدم والاشتراكية"، سنوات في البوليساريو قبل أن تعود إلى المغرب. وهذه الصحراوية حمّلت، في حوار مثير مع "إيلاف" الأمن مسؤولية ما تعرض له الصحراويون من نهب وتدمير لممتلكاتهم، كما تحدثت عن تدخل عنيف للقوات العمومية لتفكيك مخيم "كديم أزيك" ضاحية العيون. وقدمت النائبة معطيات أخرى صادمة في أول حوار لها مع جريدة باللغة العربية.
** ما هو ردك على انتقاد الصحافة المغربية لتصريحاتك المثيرة للتلفزيون الإسباني حول أحداث العيون؟
-عليك أن تحدد السؤال أكثر وتقول ما كتبه عني صحافة نيني (في إشارة إلى رشيد نيني، ناشر جريدة "المساء" اليومية الأكثر مبيعا في السنوات الأخيرة بالمغرب)، لقد ضخم، كالعادة تصريحاتي وأخرجها من إطارها العام، ونسب إليّ ما لم أقله، ومن الأمثلة على ما نسبه إلي أن "الأمن نهب"، فأنا لم أقل هذا بل قلت أن المواطنين نهبوا بدعم من قوات الأمن. يوم الاثنين 8 تشرين الثاني، كنت في منزلي بحي كولومينا الذي يقطنه سكان مدينة العيون الأصليين، وما بين الثانية والثالثة ظهرا، ظهرت جماعة من المخربين يحملون السكاكين والأعلام المغربية قرب المسجد ترافقهم سيارتين للشرطة، وقد نهبوا أربعة بيوت. إنني لم أقل أن الأمن هو من نهب، بل سكان الشمال غير الصحراويين، وأطالب بفتح تحقيق في الموضوع.
** كنت في مفاوضات الدقائق الأخيرة بين "تنسيقية مخيم كديم إزيك" الذي أقامه المحتجون بضاحية العيون وفككته القوات العمومية في الساعات الأولى من صباح الاثنين وبين السلطات، وهناك أخبار عن تلقيك وعود بعدم التدخل، ما صحة هذه الأخبار؟
أحداث العيون كشفت التأزم السياسي بين الرباط ومدريد
إيلاف في "العيون" المغربية: هدوء ما بعد العاصفة
-لقد زرت والي أمن مدينة العيون برفقة لجنة شكلناها ليلة الأحد، كان الغرض من الزيارة تسلم سيارة الزاوي (أحد أفراد تنسيقية المخيم) ليحمل فيها بعض الأدوية لمرضى السكري في المخيم، وعد الوالي بالقدوم صباح اليوم التالي للحصول على السيارة. ونقلنا الأدوية على متن سيارات أفراد اللجنة إلى المخيم. قال لنا والي الأمن لن يكون هناك تدخل. وبعد أن أوصلنا الشخص الذي كان يحمل الأدوية إلى المخيم عدنا إلى بيوتنا للنوم. وعند الساعة السابعة والنصف صباحا رن هاتفي ليخبروني بتدخل القوات العمومية لإزالة المخيم.
** أنت ممثلة الشعب وقيل لك كلام كاذب، بم أحسست لحظة تلقيك خبر التدخل؟
-أحسست كأن الدنيا قد قلبت علي، لقد ضحك علي المسؤولون الأمنيون، واستعملوني ولم يفوا بما وعدوا به. إنهم يتعاملون معنا، كمنتخبين وممثلين للأمة، على أننا لا قيمة لنا.
** ألم تراودك تلك اللحظة فكرة الاستقالة من منصبك كبرلمانية؟
-فعلا تمنيت الاستقالة من البرلمان، لكنني فكرت وقلت يجب أن أندد بما حدث. بعد أن استيقظت مذهولة خرجت إلى شوارع العيون، واتجهت إلى شارع السمارة. حوالي الساعة الثامنة تقريبا التقيت بأناس مترجلين قطعوا 18 كيلومتر مشيا، منهم الشيوخ والأطفال، وبعضهم يبكي. لقد أوصلت بسيارتي سيدة وأطفالها في مرحلة أولى، وحكت لي قصة إخبارهم عند الخامسة صباحا بقرب تدخل القوات العمومية بواسطة طائرة هيليكوبتر، بعد ذلك أخبرتني عن استعمال القوات الأمنية للغاز المسيل للدموع والماء الساخن، كما تحدثت عن تصرفات رجال القوات العمومية العنيفة تجاه الشباب إذ كانوا يقودونهم بعنف عبر اللثام الذي يلبسه الشباب الصحراوي.
** ألم تشعري بالخطر أثناء تواجدك في مدخل المدينة تلك اللحظة؟
-لم أشعر إلا بالظلم، بكيت بحرقة. هناك خلل كبير في تدبير إزالة المخيم، لقد زرت جرحى ومصدومين، وأملك صورا للتدخل العنيف لأفراد القوات العمومية التي هاجمت المواطنين وهم نيام. لقد ركز عنف أفراد قوات الامن على الشباب، أما النساء والأطفال والشيوخ فطلب منهم الالتحاق بالحافلات. عند رؤية منظر مماثل تشعر أنك لا تساوي شيئا، تساءلت لمن سأوصل ما شاهدت وما جمعته من شهادات صادمة، كما فكرت عن الطريقة التي يمكنني أن أساعد فيها لوقف هذه المعاناة.
**لماذا لم توجهي سؤالا مباشرا إلى وزير الداخلية واخترت، بعد حوالي أسبوع تقديم أول تصريح لك إلى قنوات تلفزيونية إسبانية؟
-لقد تقدمت بمقترح سؤال إلى وزير الداخلية قبل الأحداث بأسبوعين تقريبا، ثم طلبت نقطة أثرت فيها موضوع المخيم وتساءلت عن ظروف اغتيال الطفل الكارح (14 سنة) الذي تضاربت الروايات حول وفاته، فالسلطات تحدثت عن حادثة سير والصحراويون أكدوا مقتله برصاصة للقوات العمومية المغربية. سافرت الثلاثاء إلى مدينتي "العيون" وعدت يوم الأحد، وسألت رئيس الفريق في البرلمان عما إذا برمج سؤالي في الأسئلة الشفوية المباشرة، فأخبرني أنه لم يبرمج بعد. إذ أن البيروقراطية في البرلمان توصلنا إلى أنه لا يسمح للنواب البرلمانيين بطرح أسئلتهم الشفوية بسرعة. كان يمكن أن ينوب وزير في الحكومة على وزير الداخلية ويجيب عن سؤالي.
أما بخصوص تصريحي إلى التلفزيون الإسباني، فهم اتصلوا بي، بحكم ثقافتي الإسبانية وأجبت على أسئلتهم. لا أحد يمنعني من أن أصرح وأستجيب لطلبات تصريحات من قبل الصحافة الإسبانية أو غيرها.
** لكن تصريحاتك تناقض الرواية الرسمية للأحداث، ألا تخشين أن يتخذ البرلمان أو حزبك "التقدم والاشتراكية" قرارا ضدك؟
-لهم الحق في اتخاذ القرار الذي يرونه مناسبا، لكن ما قلته سأعيد تأكيده كلما طلب مني ذلك.
** إذا اتخذ في حقك قرار الفصل، كيف ستكون ردة فعلك؟
-لكل مرحلة ردة فعل مناسبة له. وفي هذا السياق لا بد أن أشير إلى معطى أساسي وهو أن حزب "التقدم والاشتراكية" كان له موقف واضح في الموضوع، إذ أصدر بيانا يبين اهتمام الحزب بما حدث ويحدث ويؤكد انشغاله بالمشكل. لقد كان موقفا شجاعا للأمين العام. إن سياسة الحزب تخدم سياسة القرب، وفي هذا السياق سبق أن نظمت، باعتباري منسقة الحزب في الجهة (جهة العيون الساقية وادي الذهب) لقاءً بحي معطى الله، حضره الأمين العام ومجموعة من قياديي الحزب، ثم نظمنا لقاءات مفتوحة. وكمنسقة للحزب في الجهة أطالب بلجنة تقصي الحقائق، لجنة تشتغل بشفافية. آنذاك سندخل في خطوة أخرى بناء على ما ستتوصل به اللجنة.
الأمن متواطئ
** في تصريحاتك تأكيد على تورط رجال الأمن بحمايته لغير الصحراويين بمواجهة الصحراويين؟
-طبعا الأمن متورط، لقد كان يحمي مواطنين يحملون سيوفا وسكاكين ويخربون أملاك الصحراويين دون أن يحرك ساكنا، كما رأى إحراق مواطنين سيارات لصحراويين، سمع مواطنين يقولون "هبطوا يا صحراوة" (أي اخرجوا من بيوتكم يا سكان الصحراء)، هؤلاء رفعوا شعار "الصحراء مغربية". لقد تجنبت مدينة العيون مذبحة حقيقية، لو أن الشباب الصحراوي خرج تلك اللحظة كنا عشنا مذبحة. ومع ذلك في الأيام الأولى التي تلت أحداث العيون، شملت الاعتقالات التي شنها الأمن الصحراويين فقط.
** لماذا اتهمت الصحافة المغربية وقلت أنها تخون الصحراويين؟
-قصدت من كلامي صحيفة واحدة فقط، فقد كتبت تلك اليومية أن خياما نصبت في مخيم "كديم إزيك" خيطت في الرباط، خاصة حي السويسي، إنه اتهام مباشر للصحراويين المقيمين في الرباط بوجود تنسيق مسبق. ما يقصده كاتب تلك الاتهامات الخطيرة هو أن جميع الصحراويين يملكون خياما.
** بعد أحداث العيون، وُجِهت أصابع الاتهام إلى العائدين من مخيمات تندوف، أنت كعائدة، كيف عشت تلك الاتهامات؟
-إنه نوع من نسف واحدة من أهم السياسات التي نجح فيها المغرب. إذا اعتقل هؤلاء العائدون واتهموا بالخيانة، فسيكون لذلك، لا محالة، أثر على باقي الصحراويين المقيمين في المخيمات، كما سيكون له تأثير على صحراويين يقيمون في إسبانيا ويرغبون في الاستثمار في المدن الصحراوية. لقد شملت الاعتقالات عددا من العائدين، أعرف عائلة ألقي عليها القبض (ثلاثة أشخاص) فقط لأنهم يحملون جواز سفر جزائري، وقد أخلي سبيلها بعد ذلك، مع العلم أن الصحراويين المقيمين في تندوف يتحركون بجواز سفر جزائري.
** في سابقة هي الأولى من نوعها سقط عدد من رجال القوات العمومية ونكل بجثثهم وذبحوا، ما تعليقك على ذلك؟
-لقد وصلنا إلى مرحلة القتل، وهي مرحلة خطيرة جدا، أعتقد انها ناتجة عن تراكم الحقد والكراهية.
** الدولة تتحدث عن مخطط يستهدف المغرب بين البوليساريو والجزائر؟
-للدولة أجهزتها الاستخبارية. أتساءل كمواطنة، لماذا سكتت الدولة على مخيم تحركه أيادي استخباراتية أجنبية؟ لماذا سمحت بإقامته ولم تتدخل لفكه؟ لقد استمر المخيم شهرا كاملا، وكانت الدولة تفاوض ممثلي تنسيقية المخيم، الذين أصبحوا بين عشية وضحاها مجرمين قتلة. الدولة تقول أن المواطنين كانوا محتجزين، فلماذا لم تتدخل منذ البداية لتحريرهم؟
مرحلة جديدة بملف الصحراء
** هل يمكن أن نتحدث عن مرحلة جديدة في ملف الصحراء بدأت منذ الثامن من تشرين الثاني/ نوفمبر؟
-هناك مرحلة صعبة وحاسمة. طريقة تدبير الملف لما بعد الأحداث سيكون له أثر كبير على القضية. إن ما قامت به الدولة لم يكن الطريقة المثلى. من حق الدولة أن تبحث عن مرتكبي تلك الجرائم الشنعاء الدخيلة على الثقافة الصحراوية وعلى البيئة الصحراوية، لكن ليس من حقها أن تعتقل كل من فاق سنه 12 سنة من الصحراويين. كل هذا التشنج يزيد الملف تعقيدا. يجب تقييم ما حدث تقييما حقيقيا، وعلى كل واحد أن يتحمل مسؤوليته، ويفترض البحث عن الأسباب والمسببات في تلك الثورة الاجتماعية، وعن أسباب فشلنا في حلها سلميا. هذا الفشل خلق تدمرا في نفوس الصحراويين لأنهم مسوا في كرامتهم، كما يجب تجاوز توظيف نظرية المؤامرة. على الدولة أن تلقي القبض على المجرمين القتلة وأن تعتذر على تجاوزاتها، فالاعتذار المعنوي أحسن وأبقى.
** كيف ترين موقف الدولة من منع انتقال الصحافيين الإسبان إلى العيون أثناء الأحداث والسماح للصحافيين الفرنسيين بذلك؟
-أعتبره خطأ فادح، فهذا المنع سيخلق عداوة نحن في غنى عنها، يجب أن نعرف أن اللغة الإسبانية هي لغة أساسية عند الصحراويين. كان على الدولة أن تأخذ ذلك بعين الاعتبار وأن تسمح للصحافيين المهنيين الذين لم يرتكبوا أخطاء مهنية بالانتقال إلى العيون.

Le conflit du Sahara occidental : petit diaporama à l'usage des ignorants en français, espagnol, allemand, italien

Brève histoire depuis 1936 en 25 pages (présentation en PowerPoint). De l'occupation espagnole à l'occupation marocaine. Jusqu'à quand ?
Pour voir la présentation, cliquer sur l'image



El conflicto del Sáhara Occidental
Breve historia desde 1936 en 25 páginas (presentación en PowerPoint). De la ocupación española a la ocupación marroquí. ¿Hasta cuándo?
Para ver la presentación, pinche en la imagen









Der Westsahara-Konflikt
Kurze Geschichte seit 1936 in 25 Seiten (PowerPoint Präsentation). Von der spanischen Besatzung bis zur marokkanischen Besatzung. Bis wann?
Auf das Bild klicken, um die Präsentation zu sehen.











Il conflitto del Sahara occidentale
Breve storia dal 1936 in 25 pagine (presentazione in PowerPoint). Dall'occupazione spagnola all'occupazione marocchina. Fino a quando?
Per vedere la presentazione, cliccare sull'immagine

lundi 22 novembre 2010

L’Afrique du Sud condamne l’assaut meurtrier de Gdeim Izik, près de la ville occupée d’El Aaiun

Par Chahid Elhafed, 20/11/2010 (SPS)
Le nouvel ambassadeur d’Afrique du Sud auprès de la RASD, Joseph Kotane, a condamné samedi l'assaut perpétré le 8 novembre, par les forces marocaines pour le démantèlement du camp de Gdeim Izik , exprimant le ferme soutien et la solidarité de l'Afrique du Sud avec le peuple sahraoui .
"Le peuple et le gouvernement d'Afrique du Sud expriment leur soutien et leur solidarité avec le peuple et le gouvernement de la RASD et condamnent fermement les atrocités du Maroc contre les citoyens sahraouis sans défense", a déclaré M. Joseph Kotane, à sa sortie de l’audience avec le président, Mohamed Abdelaziz.
"L'Afrique du Sud en tant que membre de l'Union africaine demeure préoccupée par les souffrances qu’endurent les peuples du continent", a-t-il ajouté, soulignant que "les pays africains doivent s'entraider en termes de libertés et du développement commun de toute l'Afrique".
"Tous les pays africains ont la responsabilité morale et légale envers le peuple du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, pour le recouvrement de ses droits légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance", a ajouté l'ambassadeur.
A cet égard, le diplomate sudafricain, a déclaré que le peuple et le gouvernement d'Afrique du Sud "ne ménageront aucun effort pour aider le peuple sahraoui dans sa lutte pour la libération et l'indépendance totale du Sahara occidental". (SPS)

Maroc : Journée internationale des droits de l'enfant.. L'enfance à l'honneur

Par Afaf Sakhi , LE MATIN, 21/11/2010
Le 20 novembre de chaque année est célébrée la journée mondiale de l'enfance. Une occasion pour les organismes, qui œuvrent dans le domaine de la protection des enfants, de faire le bilan de leurs actions.
Au Maroc, de nombreuses lois ont été votées au cours des cinq dernières années pour assurer une meilleure protection de l'enfant. Mais ces lois sont souvent dépourvues de décrets d'application et leur mise en place effective est lente et inégale. Selon Béatrice Belaboud, présidente de l'association SOS Village d'enfants, « nous recrutons des femmes monoparentales qu'on soutient dans la prise en charge de leurs enfants côté logement, éducation, alimentation et santé». Et d'ajouter qu'en 2010, «en tout 600 enfants ont été pris en charge par notre association et nous ambitionnons de doubler ce chiffre en 2011 à 1200 enfants». Il faut dire qu'au Maroc, de nombreuses thématiques liées à la condition de l'enfance sont exclues du cadre légal (travail des enfants dans le secteur traditionnel par exemple).
Les cas d'inapplication de la loi abondent : mauvais traitements aux enfants acceptés, pratiqués et non condamnés, exploitation sexuelle des enfants, migration de mineurs non accompagnés, travail de très jeunes enfants, naissances non déclarées, enfants abandonnés à la naissance, enfants des rues, Kafala, apprend-on d'un rapport fait par l'UNICEF à ce sujet. Ainsi, de nombreux articles du Code pénal sont aujourd'hui complètement inadaptés face aux engagements internationaux du Maroc. La réponse opérationnelle des différents acteurs est également fragmentée, souvent pas effective à cause de manques de moyens humains et financiers. Par ailleurs, il faut dire que des progrès significatifs ont été accomplis au cours des dernières années en matière de politiques publiques relatives à l'enfance au Maroc, aussi bien sur le plan institutionnel et normatif que sur le plan des politiques et programmes publics.
A ce sujet, Béatrice Belaboud salue les efforts faits par l'INDH dans ce sens, «beaucoup d'actions nécessaires ont été faites qui ont permis de changer la donne sur le terrain, mais un effort de sensibilisation des citoyens est encore à faire», déclare-t-elle. A ce stade, plusieurs lois concernant étroitement les droits des enfants ont été promulguées et renforcées: Le code de la famille, le code pénal, le code de procédure pénale, le code de travail, la loi sur l'état civil incluant la loi sur la Kafala, entre autres. En 2006, Le Maroc a élaboré un Plan d'action national pour l'enfance (PANE), proposant 10 objectifs collectifs pour l'amélioration du bien-être des enfants au Maroc et décrivant aussi bien les résultats attendus que le processus qui serait adopté pour les atteindre.
Veille et suivi
Le PANE a proposé des mécanismes de veille et de suivi de la situation de l'enfant victime de violence et en situation difficile, notamment à travers la création des Unités de protection de l'enfance et des cellules de prise en charge des enfants victimes de violence, de coordination et de collecte de l'information. C'est dans cette logique de solidarité que l'association SOS Village d'enfants a mis en place une structure associative venant en aide aux enfants de femmes monoparentales dans le bidonville de Sidi Moumen. «Nous offrons à ces femmes des formations continue, des ateliers de cuisine, de fabrique de bougies pour les rendre plus indépendantes. En plus de fournir ‘les fonds nécessaires pour l'éducation, l'alimentation et l'accès à la santé de leurs enfants», explique la présidente de SOS village d'enfants.
A rappeler que le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité vient de lancer un programme d'action de convergence territoriale pour l'enfance. Ce dernier a pour objet d'apporter des réponses locales intégrées, asseoir un mode de gouvernance territoriale de la protection de l'enfance et adopter un système de capitalisation pour la régulation des réponses apportées à cette problématique. En effet, le statut spécial des enfants fait qu'ils ont beaucoup de mal à se prévaloir des recours disponibles en cas de violation de leurs droits. En conséquence, l'UNICEF et le Conseil consultatif des droits de l'Homme ont convenu d'appuyer le processus de mise en place de mécanismes efficaces adaptés aux besoins de l'enfant, pleinement accessibles et indépendants. Le Programme de protection de l'Enfance a donc pour objectif principal de soutenir les décideurs dans la création d'un environnement institutionnel, légal et d'un réseau de services garantissant la protection des filles et des garçons contre toutes les formes d'abus, de violence et d'exploitation.
A titre d'exemple, et selon les résultats d'une étude menée récemment par l'UNICEF et la Ligue marocaine de protection de l'enfance, 6480 enfants ont été abandonnés à la naissance en 2008, soit 2% du total des nouveau-nés du pays. Suite à cette étude, l'UNICEF et la LMPE ont mis en place une équipe de travail ayant pour mission de réfléchir à un projet pour faire face à cette situation inquiétante et grâce à cette initiative 100.000 dollars ont été mobilisés dans ce sens grâce à un donateur suédois. Au niveau local, les Comités provinciaux et communaux constituent les principaux relais d'exécution et de coordination, l'Equipe provinciale d'accompagnement (EPA) planifie les activités trimestrielles, budgétise les activités et transmet les requêtes à l'UNICEF, et enfin l'équipe technique communale exécute le programme sur le territoire de la commune. De ce fait, on assiste à la création de structures s'attaquant à tous les aspects liés à la protection de l'enfance.
----------------------------------------------------------------------
Questions à: Aloys Kamuragiye • Représentant de l'UNICEF au Maroc.voir :
  http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=142243