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jeudi 29 octobre 2015

Les lumières de Tanger : la révolte des citoyens contre Amandis :



Plus de 20 000 citoyens ont manifesté  à Tanger samedi 24 octobre 2015 : « Amandis Dégage ! » 
Par Souad G., ATTAC-CDTM
Le mouvement citoyen contre Amendis* :
Toute la semaine, des sit-in se sont tenus devant les diverses agences de distribution d’eau et d’électricité de Tanger, puis le jeudi a été décidé « Journée zéro dirham pour Amendis » de boycott. Le samedi 17 octobre les associations de quartiers et de consommateurs ont appelé à éteindre les lumières de 20h à 22 h. Le mouvement a été largement suivi dans les commerces, cafés et  restaurants qui se sont éclairés à la bougie.
Dans la nuit du samedi 24 octobre 2015, plusieurs  manifestations sont  parties des quartiers populaires pour converger vers le centre de Tanger  au cri de : « Amandis Dégage ! »
Les forces de répression ont été déployées dès 20h pour disperser les manifestants qui se rassemblaient place des Nations, au centre de Tanger.
Contre les matraques et lances –eau et  les arrestations, les manifestants ont répondu pacifiquement avec les slogans : « le peuple veut la chute d’Amandis », «  Amandis, dégage», tandis que les manifestants continuaient d’affluer par milliers des quartiers populaires périphériques : Bni Makada, Drissia, Moghogha…
Face à la force du mouvement et à la colère des manifestants venus  des quartiers populaires périphériques pour rejoindre le centre de Tanger, les forces de répression ont dû se retirer pour éviter les affrontements et débordements.
A partir de 22h, plus de  20000 manifestants venus des quartiers populaires périphériques se dirigeaient vers le centre de Tanger aux cris « dégage Amendis »

Témoignage de M. consommateur-militant sur les lieux : «  Tout-es uni-es  autour d’une revendication sociale…pour l’instant. »
« Les factures d’eau et d’électricité  de juillet à de septembre ont fortement augmenté.
Depuis 3  semaines les habitants de Tanger  manifestent devant les agences d’Amendis des quartiers populaires.
Le mouvement s’organise et les informations sont relayées à travers les réseaux sociaux. Le samedi 17 octobre l’appel à éteindre les lumières durant 2h et à manifester est massivement suivi. Face au succès, l’appel est relancé pour la semaine suivante.
Ce samedi 24 octobre de nouveau, les manifestants se rassemblent devant les agences de leur quartier  pour rejoindre le centre. Les forces de répression sont déployées en grand nombre mais font  face à mouvement d’ampleur qui ne cesse de grossir, se déploie vers le centre  au cri de « dehors Amendis ». Cette revendication sociale a rassemblé plus de 20 000 citoyens, une marrée humaine  venant du centre et la périphérie de Tanger. Le nombre de manifestant est impressionnant, il  dépasse en quantité les manifestations du Mouvement du 20 Février 2011. »

Les revendications des citoyens :
Depuis plusieurs mois les habitants de Tanger protestent contre l’augmentation des factures d’eau et d’électricité. Ils réclament :
-modification du système de tarification
- généralisation des compteurs individuels
- un service minimum d’approvisionnement en cas de difficulté de paiement

Luttes de/et pouvoir
Sur fond de crise politique, les dernières élections régionales et communales du 4 septembre 2015, ont permis de mettre en œuvre le projet de régionalisation  décidé par le roi. Ces élections bidon ont connu un  faible taux de participation, avec corruption, achats des voix, mafia de l’argent et des candidats véreux, des partis politiques discrédités, et absence de programme électoral…
A Tanger, la bataille pour le pouvoir entre le PJD (les islamistes de Sa Majesté) et le PAM (le parti des amis de Sa Majesté)  a  éclaté entre le maire de Tanger Bachir Abdallaoui du PJD et le président de la région Elyas El Omari du PAM en conflit ouvert pour la gestion de la ville de Tanger.
Dès les résultats élections de 2015, bras de fer entre le PAM et PJD :
A peine élus, le maire de la ville et président de la région  sont en conflit sur les prérogatives dans la gestion de la ville de Tanger : un bras de fer pour la responsabilité de la gestion de l’eau et l’électricité de la ville. Des intérêts importants sont en jeu et des projets pharaoniques coûteux pour la nouvelle région Tanger-Tétouan-Al Hoceima décidés par le roi. 

A L’origine de la crise :
 Filiale de Veolia Environnement, Amendis est chargée depuis 2002 de la gestion déléguée des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau potable et électricité de la municipalité de Tanger.  Sur son site, elle annonce un chiffre d’affaire de 1 414 millions de dh  en 2010.
Les manifestations populaires  avaient éclatées contre Amendis dès 2006, contre l’augmentation des prix des factures et mauvais services, puis avaient repris en 2011 dès le début du M20F, quand les habitants de la ville de Tanger avaient cerné une agence d'Amendis située dans un quartier populaire et menacé de ne plus payer leur facture.
Rappel sur les Mouvements contre les privatisations et la gestion déléguée : 
Avec l’ère des privatisations des secteurs publics, les service de l’eau l’électricité, télécom, transports, ramassage ordures, les gestions délégués des villes et communes sont  partout un échec et sources de scandales, corruption, mauvaises gestions, promesses non tenues, contrats non respectés, et pour les travailleurs, licenciements et non respect des législations du travail, répression syndicale.
Dès 2002, les habitants de Rabat Salé se soulèvent contre la Rédal pour l’augmentation des prix de la facture d’eau et d’électricité, les luttes se sont poursuivies à Tata contre la Santé et se développent à Ifni, puis dans plusieurs villes et région. Malgré les luttes importantes, les privatisations sont imposées, et le démantiellement de secteurs publics, pourtant rentables, se poursuit : RAM, ONCF, Poste, Télécom, avec la casse sociale qui s’en suit : licenciements massifs, pertes des acquis et droits sociaux, démantèlement des résistances et  des luttes...
Avec le M20f en 2011, les manifestations, grèves, sit in dans les villes et les quartiers contre Lydec, Amendis, Areva,… sont quasi permanentes. Les luttes contre Lydec contre l’augmentation des factures d’eau électricité, la mauvaise gestion, les luttes des travailleurs et les grèves  pour dénoncer leurs conditions de travail contre les sociétés Amendis, Areva, les monticules d’ordures qui envahissent les quartiers des villes trouvent un échos parmi les usagers-consommateurs-habitants. Ces luttes convergent avec  les révoltes  des habitants contre les démolitions, expropriation , les luttes des usagers contre les augmentations des factures, des consommateurs contre la vie chère et la flambée des prix, des citoyens contre les projets ruineux de TGV et l’absence de transparence des marchés…

Plus de concentration de richesse, plus de pauvres, plus de dettes…
La concentration du pouvoir politique, économique, financier, qui de plus se veut  pouvoir sacralisé, ne fait qu’aggraver la crise et faire converger les luttes de divers secteurs et régions. Partout de grands projets urbains onéreux, souvent inutiles, profitent aux grands trusts internationaux et barons nationaux , endettent toujours plus le pays, exproprient les habitants de leurs quartiers voués à la démolition, les petits paysans ruinés, chassés de leurs terres, ferment les usines et licencient les ouvrier-es et toutes et tous vont fait l’amère expérience de l’endettement ou comment devenir encore plus pauvre en s’endettant…
Quand l’été libanais a remis le droit du citoyen au cœur du politique :
Quand à Beyrouth, le 22 aout 2015, éclate « la révolte des ordures », la ville croule sous les montagnes de déchets, le mouvement citoyen s’organise et s’interroge : « comment un gouvernement incapable d’assainir le pays, peut-il le gouverner ?»
De Tanger à Beyrouth à  Athènes, c’est bien la lutte et résistance des peuples contre un système monde tentaculaire financier politique mafieux  qui a déclaré la guerre aux peuples.
Nos luttes sont les mêmes, unissons les du local au global.

Souad G.  Attac/CADTM Maroc
26 octobre 2015


* Amendis est chargé depuis 2002, de la gestion déléguée des services d'assainissement liquide et de distribution d'eau potable et d'électricité de la Wilaya de Tanger . ​​

mercredi 28 octobre 2015

MOBILISATION à Gap le 30/10/2015,POUR EXIGER LE LOGEMENT DURABLE DE 3 FAMILLES





La Cimade à Gap

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MOBILISATION MERCREDI 30 OCTOBRE DEVANT LE BÂTIMENT DE LA DDCSPP* (5 rue des silos à Gap) POUR EXIGER LE LOGEMENT DURABLE DE 3 FAMILLES, ACTUELLEMENT SANS HÉBERGEMENT

A l’heure qu'il est, 3 familles (6 adultes et 9 enfant dont un petit de 18 mois) sont sans solution d'hébergement. S'ils ne sont pas en danger dans le froid de la rue, c'est uniquement grâce à une solidarité précaire, un bricolage de survie.

C'est pourquoi nous avons alerté la DDSCPP, à travers son directeur, ainsi que la mairie de Gap, dès la première semaine d'octobre, par de nombreux courriers de la Cimade et des structures partenaires. Tout ceci est resté sans réponse.

Il est temps que l’État et les pouvoirs publics, et notamment la DDCSPP, dont c'est la mission, prennent la mesure de l'urgence. Allons nous attendre le pire pour nous offusquer ?

Notre requête est claire et non négociable : nous souhaitons que chacune de 3 ces familles soit logée de manière pérenne, non pas en hôtel comme à chaque fois, mais dans un appartement.

La solution de l’hôtel est aberrante. Souvent, les chambres sont mises à disposition du soir au matin 10h. S'il y a des enfants, même si elle peut y rester la journée, toute la famille est serrée dans cette chambre sans possibilité de cuisiner ou même de faire chauffer le lait pour les petits, de leur faire faire une sieste convenable, de suivre une scolarité dans des conditions qui permettent la réussite ...

L’hôtel est aussi une aberration en ce qui concerne le prix, exorbitant pour la collectivité, comparé justement à un hébergement en appartement (45€ à 65€ par jour et par famille en hôtel, soit 1400€ à 2000€/mois contre 350€ pour un petit appartement social, forcément plus confortable). C'est à se demander à qui profite ce marché juteux. Et aussi à qui profite le maintient de nombreux bâtiments habitables hors du parc locatif. Certainement pas aux familles ni à tous les habitants du département.

D'autant que ce ne sont pas les logements vides qui manquent, tant au niveau du privé que du public (plus de 1 800 logements vacants uniquement sur Gap en 2014 d'après l'INSEE, sans compter les bâtiments en attente, inutilisés, tant du parc public que de privé).

L'impossibilité d'accéder à un logement malgré la multitude d'appartements vides concerne chacun d'entre nous. Et les solutions qui doivent être mises en place par les pouvoirs publics sont dans l'intérêt de tous. Il n'est pas question ici de séparer les « migrants » du reste de la population. Nous sommes tous concernés. Ne serait ce que par le tarif impressionnant des loyers par rapport aux salaires, qui nous maintient dans une situation inconfortable, voire dramatique selon nos revenus.

Le logement est un droit fondamental. C'est à la fois une question de dignité humaine que de refuser l'inacceptable : des familles, des enfants à la rue. Mais c'est aussi une question politique :

Si la DDSCPP a de l'argent pour les chambres d’hôtel, elle a nécessairement de l'argent pour des appartements. Qu'ils ne nous disent pas qu'ils ne peuvent rien faire...

Que les collectivités et l’État cessent de se renvoyer la balle et qu'ils prennent leurs responsabilités. Ou alors, nous saurons au moins à quoi nous en tenir face à leur refus.

Tous ensemble, nous pouvons créer un rapport de force suffisant pour obtenir le logement pérenne de ces 3 familles. Est-ce trop demander...

 *Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la protection des Populations


RESF05
Réseau Éducation Sans Frontière 05
resf05@laposte.net
RESF-05 / BP 111 / 05003 GAP CEDEX
n° de tél pour les urgences: 04 92 24 45 95
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Lire aussi : 

De : Elisabeth Griot <griotelisa@gmail.com>

Objet : Migrants Calais dunkerque
Date : 18 octobre 2015 16:19:38 HAEC

Depuis 10 jours je suis à Calais en mission pour MSF auprès des migrants.
MSF d'habitude n'intervient pas en France. Nous intervenons partout dans le monde pour porter aide dans des situations d'urgence. Mais à Calais / Dunkerque oui il y a urgence : LE FROID.
Je n'ai pas de mot pour décrire  mon ressenti devant ce que je vois. Calais le bidonville est appelé la "jungle" le mot me semble convenir. 4000? 5000? personnes kurdes iraniens, irakien, syrien érythréens, éthiopiens, soudanais.
 Dans mes séjours en Afrique je n'ai jamais vu un bidonville d'une telle insalubrité.

L’ECRIVAIN DR M’HAMED LACHKAR médecin chirurgien à Tanger présente son livre « COURBIS »

L’Association médicale de réhabilitation 
des victimes de la torture
 organise une
RENCONTRE AVEC L’ÉCRIVAIN DR M’HAMED LACHKAR 
médecin chirurgien a Tanger
pour la présentation de son livre « COURBIS »
 sur son calvaire en 1973 dans le sinistre centre de détention secret de Casablanca situé a l’ancien Aéroport d’Anfa maintenant rasé
et aussi sur son nouveau livre « Sur la voie des insoumis »retraçant ses souvenirs de la révolte du Rif durant les années 1958-59.
Samedi 31 Octobre 
à 16 heures
 au siège de l’Association
20 Rue d’Alger ,
Casablanca

Le Prix Ibn Rochd 2015 décerné à la littérature carcérale arabe :
Aïcha Odeh (Palestine), Mustafa Khalifa (Syrie), Ahmed Marzouki (Maroc)

Le 27 novembre le Prix Ibn Rochd 2015 a été décerné à Berlin
Depuis la création en 1998 de l'Ibn Rushd Fund (Fondation Ibn Rochd), c’est la première fois que la fondation décide d’annoncer publiquement le nom des lauréats du Deuxième Prix afin de donner une idée plus complète de la littérature carcérale arabe à travers trois œuvres très individuelles et importantes. Le Deuxième Prix, qui ne comporte pas de récompense monétaire, est partagé par le Syrien Mustafa Khalifa et le Marocain Ahmed Marzouki.
Le Prix Ibn Rochd 2015 était destiné à récompenser l’auteur d’une œuvre relevant de la littérature carcérale (romans, poésie, essai ou autobiographie) qui initie un grand débat sur la situation des prisonniers politiques, montrant l’oppression et la violation des droits humains et réclamant le droit à la liberté et à la dignité humaine dans le monde arabe.

Si Ali Aarrass s'appelait Alain Daras il aurait une assistance consulaire

Signer en ligne
Un ressortissant belgo-marocain impunément torturé
La Belgique ne peut tolérer que l’un de ses ressortissants puisse être impunément torturé à l’étranger. En signant cette pétition, vous demanderez au ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, qu’il fasse son possible pour que la Belgique agisse en faveur d’Ali Aarrass.
... Afficher la suite


http://www.amnesty.be/je-veux-agir/agir-en-ligne/signez-en-ligne/node/14410

GRÈVE DE LA FAIM FARIDA AARRASS EN SOUTIEN A ALI AARRASS

Farida avec photo Ali août 2011 
COMMUNIQUE DE PRESSE 28 octobre 2015

Comme vous le savez, mon frère, Ali Aarrass, citoyen belgo-marocain, est en grève de la faim depuis le 25 août dernier dans la prison de Salé, à Rabat. Il proteste non seulement contre ses conditions de détention et les mauvais traitements depuis le début de son incarcération au Maroc en 2010, mais aussi contre l’absence de réaction de la Belgique qui lui refuse toujours l’assistance consulaire alors même que deux jugements consécutifs favorables à Ali contraignent l’état belge à lui fournir cette assistance. Enfin, il dénonce l’absence de réaction de la justice marocaine suite à sa demande de pourvoi en cassation dans le cadre de sa condamnation…Vous n’ignorez pas que mon frère clame son innocence depuis le début de son incarcération et que la cassation est son dernier espoir..

Son comité de soutien ainsi que plusieurs organisations des droits de l’homme dont Amnesty International n’ont eu de cesse d’alerter les autorités belges sur l’état de santé critique d’Ali. Il est aujourd’hui à son 64è jour de grève de la faim. A maintes reprises nous avons alerté monsieur Didier Reynders sans qu’il ne manifeste une réaction. Il se contente d’une déclaration évasive selon laquelle il « interviendrait » auprès de son homologue marocain pour s’enquérir de la situation de son ressortissant mais qu’aucune réponse n’est fournie par le Maroc. Le comité de soutien d’Ali Aarrass doute fortement de la véracité de ces propos. Comment un ministre des Affaires étrangères peut-il essuyer un tel mutisme de la part d’un pays avec lequel il entretient les meilleures relations ?! Nous doutons par ailleurs de Monsieur Reynders vu son empressement à se pourvoir en cassation suite aux deux jugements consécutifs l’invitant à porter une assistance à Ali Aarrass…. Comment ne pas douter de sa bonne foi alors qu’il met tout en œuvre pour casser deux jugements de justice favorables à une assistance pour mon frère …et que, précédemment, il prétextait ne pas pouvoir agir au motif d’une prétendue convention entre la Belgique et le Maroc concernant les binationaux.


Par conséquent,

-vu l’urgence et l’état alarmant de mon frère après 64 jours de grève de la faim

-vu le refus des autorités marocaines à le faire hospitaliser pour lui fournir une assistance médicale appropriée, vu leur refus de nous informer sur son état après son transfert en urgence à l’hôpital le 27 octobre

-vu l’absence de réaction des autorités belges

-vu le mépris de la part des autorités marocaines à répondre à la grève de la faim, par un communiqué tendant à démentir les mauvais traitements que Ali subit ainsi qu’à faire croire que cette grève est simulée.

– vu que le Maroc préfère ignorer les 5 revendications qui motivent cette grève de la faim

Le Comité Free Ali a décidé de lancer une grève de la faim tournante en Belgique en solidarité avec Ali. Je la commencerai à partir du mercredi 28 octobre 2015. Le Comité Free Ali lance un appel à tous à rejoindre cette grève de la faim tournante pour une durée d’un jour ou plus.

La grève durera tant que la Belgique ne manifestera aucune volonté pour sauver son ressortissant dans l’immédiat et, ultérieurement, lui fournir une assistance consulaire en application d’une décision de justice…

Elle durera tant que le Maroc ne mettra pas tout en œuvre pour préserver l’intégrité physique de mon frère en lui apportant dans la plus grande urgence les soins médicaux que nécessite son état de santé actuel…

Elle durera tant qu’il n’y a aucune réponse aux revendications de mon frère.

QUE DIEU PRÉSERVE ALI QUI SE BAT POUR LUI MAIS AUSSI POUR CHAQUE PRISONNIER EN DÉTRESSE INJUSTEMENT MALTRAITE DANS LES GEÔLES MAROCAINES

Merci à vous,

Farida Aarrass
Contact Comité Free Ali www.freeali.eu – Luk Vervaet 0032478653378
 ****************************

Pour Ali Aarrass: prévenir en masse Rtl tvi via leur rubrique: "Alertez-nous"

64 ième jour de grève de la faim pour Ali Aarrass !!!!
!!!! Copiez ce statut avant de partager car le texte ne suit pas !!!!!

L'heure est grave pour lui ainsi que pour les membres de sa famille et amis. La dégradation de son état de santé est alarmante et niée par les administrations.
Je vous invite tou.te.s à continuer d' informer tout les ministres et les secrétaires d'états de notre gouvernement concernant la situation d' Ali !!!!
Je vous invite à prévenir en masse Rtl tvi via leur rubrique: "Alertez-nous"
Rtltvi reste le media le plus regardé ....
Il s'agit ici de prévenir des jours de la grève de la faim d'un homme oublié de tous.
Envoyez le communiqué de presse et surtout la vidéo choc d'Ali , site free Ali !!!
Ali est détenu depuis 7 ans et 6 mois alors qu'il est innocent !!!

Exigez en premier qu'Ali Aarrass a besoin d'être hospitalisé de toute urgence ! Mais aussi que ses revendications soient prises en compte !!!!
Tous les liens en commentaires soyons nombreux à le faire !!!
‪#‎FreeAliAarrass‬
L'actualité en temps réel se retrouve sur RTLinfo.be : Suivez toute l'info en vidéo, en photos ou au travers de nos galeries interactives ...
rtl.be|Par RTL Newmedia


Jeudi 29 Octobre (17h) à Rabat sit-in en solidarité avec le Peuple Palestinien, et sit-in souvenir Mehdi Ben Barka et Houcine Manouzi


Appel pour participation au sit-in du Jeudi 29 Octobre (17h) à Rabat en solidarité avec le Peuple Palestinien.

solidarité entre les peuples
Dans le cadre de la campagne de Solidarité du Peuple Marocain avec le Peuple Palestinien.
Le Réseau Démocratique Marocain de Solidarité avec les Peuples, qui regroupe plusieurs organisations démocratiques – politiques, syndicales, des droits humains, de femmes, de jeunes et associatives diverses –, appelle les militantEs et citoyenNEs à être nombreux aux sit-in qui sera organisé le Jeudi 29 Octobre 2015 à 17h à Rabat, devant le Parlement.
Nous appelons également les participantEs au sit-in pour la Palestine à rejoindre par la suite le sit-in organisé juste à côté (Place de la gare Rabat – ville) à partir de 18h ; ce deuxième sit-in est organisé par le Mouvement des Droits Humains à l’occasion de la journée nationale du disparu qui coïncide cette année avec le 50ème anniversaire du sinistre enlèvement de Mehdi Ben Barka, un grand dirigeant politique progressiste marocain et un grand militant de la cause palestinienne, et avec le 43ème anniversaire de l’enlèvement du militant Houcine Manouzi.
Le Comité de suivi du Réseau

Un citoyen marocain en grève de la faim a Imider

Omar Brouksy a partagé l’album de Moha Tawja.

Un autre citoyen marocain en grève de la faim a Imider, où une mine d'argent contrôlée par M6 confine les villageois dans  la misère et a la marginalisation
 ‎حملة تضامنية: أنقذوا

Les sociologues Said Bouamama et David Jamar pour Ali Aarrass !


2766 jJours de détention


Bonjour Monsieur le Ministre,
Ali Aarrass serait en train de mourir, sans soin, sans hôpital, dans la prison où il est enfermé. S’agissant d’un concitoyen, nous nous demandons pourquoi les voies diplomatiques n’ont pas toutes été utilisées. Je sais que nous collaborons, y compris apparemment du point de vue policier, avec les Autorités marocaines (sic).. Est-ce pour cela que nous leur sous-traitons la « justice » pour certains de nos concitoyens. Laisse-t-on torturer en Belgique? Qui sera responsable du pire?
Dans l’attente, un peu illusoire, d’une réaction de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de toute ma consternation.

David Jamar
Professeur de Sociologie
Université de Mons
Chercheur associé – Geco
Université libre de Bruxelle

mardi 27 octobre 2015

Après 64 jours de grève de la faim, Ali Aarrass hospitalisé à Rabat

Baudouin Loos
Mis en ligne

Condamné pour terrorisme après des aveux arrachés sous la torture, le détenu se plaignait de mauvais traitements.

  • 
Ali Aarrass © D.R.
    Ali Aarrass © D.R.

Le Belgo-Marocain Ali Aarrass en grève de la faim depuis 64 jours à Salé, au Maroc, a été emmené de toute urgence à l’hôpital Avicenne de Rabat tôt ce mardi matin. Cette information a été donnée à la sœur du prisonnier, Farida Aarrass, par l’avocat qui tentait de lui rendre visite en prison. L’avocat n’a pas reçu d’autres précisions.
Ali Aarrass a été condamné en 2011 à douze ans de prison au Maroc après avoir été extradé en décembre 2010 d’Espagne… où une enquête d’un an s’était pourtant soldée par un non-lieu concernant les accusations d’activités terroristes. Il avait subi une dizaine de jours de tortures à Rabat au terme desquels il avait signé des aveux en arabe, langue qu’il ne maîtrise pas. Les tortures ont été attestées par une enquête de l’ONU.

Le consul belge n’a pas vu le condamné

Le détenu avait poursuivi la Belgique en référé devant les tribunaux bruxellois car le ministère des Affaires étrangères lui refusait toute assistance consulaire au motif qu’il était binational et qu’une convention belgo-marocaine régissait la question. Tant en première instance qu’en appel, les tribunaux avaient cependant condamné la Belgique en 2014 à lui prodiguer cette assistance consulaire, mais les Affaires étrangères ont porté l’affaire en cassation, où les débats n’ont pas encore eu lieu. En attendant, le ministère, menacé d’astreintes par le jugement d’appel, a demandé à Rabat d’autoriser le consul belge à rendre visite à Ali Aarrass, mais les Marocains n’ont pas répondu à la requête.
Le condamné se plaint depuis le début de son incarcération de divers mauvais traitements. Il avait entamé sa sixième grève de la faim en août. Sa sœur Farida, bruxelloise, avait annoncé ce 27 octobre qu’elle entamerait elle-même une grève de la faim dès demain en soutien à son frère dont elle n’avait plus de nouvelles depuis plusieurs jours. Les autorités marocaines niaient l’existence même de la grève de la faim d’Ali Aarrass. Ce dernier réclame aussi que la Cour de cassation du Maroc, saisie depuis trois ans, se prononce sur son cas.

Sur le même sujet

Maroc : Pourquoi le régime punit-il Maâti Monjib et pourquoi l’opprime-t-il ?


, par Almonadil-a 

 Depuis début octobre 2015 l’Etat marocain autoritaire achemine Maâti Monjib vers une mort imminente. L’Etat a sciemment choisi d’ignorer sa grève de la faim pour la défense de ses libertés de circulation et d’expression, ce qui met sa vie directement en danger, s’agissant d’une personne diabétique avec des antécédents cardiaques.

Depuis un certain temps toutes les formes d’activité exercées par Monjib font  l’objet d’incessantes intimidations : que ce soit par l’interdiction de l’association qu’il préside « Liberté maintenant », ou le harcèlement des activités de l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI), au point de mettre en prison son directeur, Hicham Mansouri, sous prétexte de « complicité d’adultère ».

Monjib est historien auteur d’une thèse sur l’histoire politique du Maroc à l’époque cruciale de la mise en place des fondements du despotisme, celle de 1955-1965. Son titre en est
« La Monarchie marocaine et la lutte pour le pouvoir : Hassan II face à l’opposition nationale, de l’indépendance à l’état d’exception ». (1)
Lors des années Driss Basri (2), le ministère de l’Intérieur avait même interdit la publication de chapitres de cette thèse dans un journal marocain. Cette thèse est préfacée par l’écrivain français Gilles Perrault, à qui l’on doit « Notre ami le roi », livre percutant qui a ouvert une brèche dans le mur sombre de la tyrannie politique au Maroc.

Il convient de mentionner que cette thèse a été notamment dédiée à l’Association marocaine des droits l’Homme (AMDH), à l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM), et au jeune martyr Abdelhak Chabada, en ces termes : « A mon ami qui s’est enlevé la vie à l’âge de 28 ans, Abdelhak Chabada ».

Aujourd’hui Monjib subit l’oppression tout comme l’Association marocaine des droits de l’Homme que le régime étrangle en la soumettant à diverses formes de tracasseries et d’interdiction. Il partage aussi le malheur qui s’abat sur les militants de l’Union nationale des étudiants du Maroc, qui sont soumis aux procès, à l’emprisonnement, à la répression ainsi qu’aux assauts des forces de répression contre les universités. Il se trouve, en plus de tout cela, contraint d’observer une grève de la faim à l’instar de nombreux militants du champ universitaire au cours des dernières années.