La Cimade à Gap
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MOBILISATION MERCREDI 30 OCTOBRE DEVANT LE BÂTIMENT DE LA DDCSPP* (5 rue des silos à Gap) POUR EXIGER LE LOGEMENT DURABLE DE 3 FAMILLES, ACTUELLEMENT SANS HÉBERGEMENT
A l’heure qu'il est, 3 familles (6 adultes et 9 enfant dont un petit de 18 mois) sont sans solution d'hébergement. S'ils ne sont pas en danger dans le froid de la rue, c'est uniquement grâce à une solidarité précaire, un bricolage de survie.
C'est pourquoi nous avons alerté la DDSCPP, à travers son directeur, ainsi que la mairie de Gap, dès la première semaine d'octobre, par de nombreux courriers de la Cimade et des structures partenaires. Tout ceci est resté sans réponse.
Il est temps que l’État et les pouvoirs publics, et notamment la DDCSPP, dont c'est la mission, prennent la mesure de l'urgence. Allons nous attendre le pire pour nous offusquer ?
Notre requête est claire et non négociable : nous souhaitons que chacune de 3 ces familles soit logée de manière pérenne, non pas en hôtel comme à chaque fois, mais dans un appartement.
La solution de l’hôtel est aberrante. Souvent, les chambres sont mises à disposition du soir au matin 10h. S'il y a des enfants, même si elle peut y rester la journée, toute la famille est serrée dans cette chambre sans possibilité de cuisiner ou même de faire chauffer le lait pour les petits, de leur faire faire une sieste convenable, de suivre une scolarité dans des conditions qui permettent la réussite ...
L’hôtel est aussi une aberration en ce qui concerne le prix, exorbitant pour la collectivité, comparé justement à un hébergement en appartement (45€ à 65€ par jour et par famille en hôtel, soit 1400€ à 2000€/mois contre 350€ pour un petit appartement social, forcément plus confortable). C'est à se demander à qui profite ce marché juteux. Et aussi à qui profite le maintient de nombreux bâtiments habitables hors du parc locatif. Certainement pas aux familles ni à tous les habitants du département.
D'autant que ce ne sont pas les logements vides qui manquent, tant au niveau du privé que du public (plus de 1 800 logements vacants uniquement sur Gap en 2014 d'après l'INSEE, sans compter les bâtiments en attente, inutilisés, tant du parc public que de privé).
L'impossibilité d'accéder à un logement malgré la multitude d'appartements vides concerne chacun d'entre nous. Et les solutions qui doivent être mises en place par les pouvoirs publics sont dans l'intérêt de tous. Il n'est pas question ici de séparer les « migrants » du reste de la population. Nous sommes tous concernés. Ne serait ce que par le tarif impressionnant des loyers par rapport aux salaires, qui nous maintient dans une situation inconfortable, voire dramatique selon nos revenus.
Le logement est un droit fondamental. C'est à la fois une question de dignité humaine que de refuser l'inacceptable : des familles, des enfants à la rue. Mais c'est aussi une question politique :
Si la DDSCPP a de l'argent pour les chambres d’hôtel, elle a nécessairement de l'argent pour des appartements. Qu'ils ne nous disent pas qu'ils ne peuvent rien faire...
Que les collectivités et l’État cessent de se renvoyer la balle et qu'ils prennent leurs responsabilités. Ou alors, nous saurons au moins à quoi nous en tenir face à leur refus.
Tous ensemble, nous pouvons créer un rapport de force suffisant pour obtenir le logement pérenne de ces 3 familles. Est-ce trop demander...
*Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la protection des Populations
RESF05
Réseau Éducation Sans Frontière 05
resf05@laposte.net
RESF-05 / BP 111 / 05003 GAP CEDEX
n° de tél pour les urgences: 04 92 24 45 95
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De :
Elisabeth
Griot <griotelisa@gmail.com>
Objet : Migrants Calais dunkerqueDate : 18 octobre 2015 16:19:38 HAECDepuis 10 jours je suis à Calais en mission pour MSF auprès des migrants.MSF d'habitude n'intervient pas en France. Nous intervenons partout dans le monde pour porter aide dans des situations d'urgence. Mais à Calais / Dunkerque oui il y a urgence : LE FROID.
Je n'ai pas de mot pour décrire mon ressenti devant ce que je vois. Calais le bidonville est appelé la "jungle" le mot me semble convenir. 4000? 5000? personnes kurdes iraniens, irakien, syrien érythréens, éthiopiens, soudanais.Dans mes séjours en Afrique je n'ai jamais vu un bidonville d'une telle insalubrité.
