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mercredi 19 novembre 2014

Forum Mondial des Droits de l’homme boycotté, la CNDH présentera à Bruxelles son rapport à l’UE ce jeudi.


19/11/2014
 
A quelques jours du Forum Mondial des droits de l’homme (du 27 au 30 novembre 2014) organisé par la CNDH à Marrakech l’AMDH fait savoir qu’elle boycotte l’événement et organisera une conférence de presse pour en expliquer les raisons. 
Entre temps, ce jeudi à Bruxelles, Monsieur El Yazami (CNDH) viendra présenter son rapport de la situation des droits de l’homme lors d’un meeting du sub-comité des droits de l’homme à l’UE.
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Dans un communiqué du bureau central, l’AMDH explique qu’elle:

"déplore le climat dans lequel se déroule la préparation du forum mondiale des droits de l’homme qui se tiendra à Marrakech fin novembre courant ; après avoir constaté la déception de l’association et du mouvement des droits humains du fait du refus de l’ETAT de répondre à la demande d’assainir le climat politique avant la tenue du forum, pis encore , après avoir enregistré la poursuite de l’agression à l’encontre des défenseurs des droits humains ; et suite à son constat de la volonté des organisateurs du forum de marginaliser les organisations des droits humains et de ne pas prendre en considération leurs propositions et projets et suite  à l’opacité délibérée et à l’absence de transparence concernant les programmes et la gestion,
le bureau central, après large discussion, tient à informer l’opinion publique nationale et internationale de sa décision de ne pas participer au FORUM et de boycott de tous ses travaux"
L’AMDH organisera à cet effet une conférence presse dont la date en sera communiqué ultérieurement.
Il va sans dire que l’AMDH Belgique sourit en apprenant la venue de Monsieur El Yazami, président de la CNDH à Bruxelles pour y présenter son rapport, sans doute édulcoré, sur la situation des droits de l’homme au Maroc.
Comment est-ce que Monsieur El Yazami peut prétendre que le Maroc entend contribuer à l’émergence d’un espace universel de dialogue entre les États, les institutions nationales des  droits de l’homme et la société civile pour répondre aux aspirations des peuples pour le respect de leur dignité en organisation ce FMDH alors  qu’au moment même où les préparatifs se font pour accueillir un tel forum les autorités bafouent le respect et la dignité de leurs citoyens, harcèlent les institutions des droit de l’homme, poursuivent les défenseurs des droits humains et refusent de prendre en considération leurs propositions?
Plusieurs organisations dont Human Rights Watch et Amnesty International ont déjà pointé du doigts la situation des droits de l’homme au Maroc à maintes reprises. Le pays compte plus de 200 prisonniers politiques actuellement encore emprisonnés dont plusieurs activistes des droits humains et du Mouvement du 20 Février.  Soyez sans crainte que la torture est toujours d’application lors des arrestations en pleines manifestations, dans les commissariats et les geôles.
Une nouvelle campagne intitulé #ShameForum créée récemment pour dénoncer l’hypocrisie de ce Forum n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer que l’État a tout d’un état policier et non d’un état de droit et appelle les militants à mettre en lumière cette face tant caché de l’État.
Quelle est l’utilité d’un rapport négationniste, dénaturé ou euphémisé de la part de Monsieur El Yazami lors d’une rencontre à l’Union Européenne si ce n’est que pour présenter un mirage et  une vitrine attrayante?
L’AMDH Belgique répondra présente lors de cette rencontre et en rédigera un rapport.
Voici l’ordre du jour de cette réunion:
  • Draft Agenda of the meeting
  • FOREIGNERS AND HUMAN RIGHTS IN MOROCCO for a radically new asylum and migration policy, Executive summary
  • EMHRN Factsheet: ENP Progress Report 2013
  • Morocco: EMHRN Condemns the Harassment of Human Rights Organizations and the Repeated Violations of the Right to Freedom of Assembly
  • Coalition » Printemps de la Dignité « pour une législation qui protège les femmes contre la violence et prohibe la discrimination
  • Amnesty International deplores the Moroccan authorities’ decision to ban youth camp
L’AMDH Belgique
amdhbelgique@gmail.com
Twitter: @AMDH_Belgique
Facebook: Comité de Soutien AMDH Belgique
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AMDH, LMDDH, Attac-Maroc : Boycott du Forum et organisation par AMDH d'une conférence de presse pour expliquer le boycott

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Khadija Ainani
Khadija Ainani 18 novembre 22:38
COMMUNIQUÉ

Le bureau central de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) décide de boycotter tous les travaux du forum mondiale des droits de l’homme et d’organiser une conférence de presse pour expliqué les raisons de cette décision

Le bureau central de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a discuté, lors de sa réunion ordinaire du 15 novembre 2014, plusieurs sujets à l’ordre du jour et , entres autres, le climat dans lequel se déroule la préparation du forum mondiale des droits de l’homme qui se tiendra à Marrakech fin novembre courant ; après avoir constaté la déception de l’association et du mouvement des droits humains du fait du refus de l’ETAT de répondre à la demande d’assainir le climat politique avant la tenue du forum, pis encore , après avoir enregistré la poursuite de l’agression à l’encontre des défenseurs des droits humains ; et suite à son constat de la volonté des organisateurs du forum de marginaliser les organisations des droits humains et de ne pas prendre en considération leurs propositions et projets et suite à l’opacité délibérée et à l’absence de transparence concernant les programmes et la gestion,
Le bureau central, après large discussion, tient à informer l’opinion publique nationale et internationale de sa décision de ne pas participer au FORUM et de boycott de tous ses travaux ; il sera organisé, ultérieurement, une conférence de presse concernant ce sujet ; la date de cette conférence sera fixée par la suite pour expliquer les raisons de cette décision

LE BUREAU CENTRAL
RABAT LE 15 NOVEMBRE 2014
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Forum mondial des droits de l’Homme à Marrakech

Deux ONG marocaines boycottent

17/11/2014
Deux ONG marocaines ont annoncé, hier, leur décision de boycotter le forum mondial des droits de l’Homme prévu à la fin du mois à Marrakech, déplorant « les entraves » des autorités aux activités associatives dans le pays. Dans un communiqué cité par l’AFP, l’Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante), une des principales ONG marocaines dans ce domaine, a indiqué avoir décidé de « boycotter tous les travaux du forum mondial », qui se déroulera du 27 au 30 novembre. L’AMDH a annoncé cette décision au lendemain d’une manifestation organisée devant le Parlement à Rabat pour dénoncer une « interdiction systématique » de ses activités. Une autre ONG locale, la Ligue marocaine de défense des droits humains (LMDDH), a également annoncé dans un communiqué distinct « l’annulation de sa participation au forum » de Marrakech. La LMDDH a déploré l’absence d’un « climat de confiance » et les « entraves » à l’organisation d’activités associatives dans « des espaces publics ».

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Libération
Manifestation contre l’escalade des entraves aux droits de l’Homme
 
Manifestation contre l’escalade des entraves aux droits de l’HommeLibe, 18/11/2014

Alors que l’AMDH menace de ne pas participer au Forum de Marrakech, la LMDDH et Attac-Maroc vont le boycotter



Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche à Rabat pour dénoncer les «entraves» aux activités de certaines organisations des droits de l'Homme au Maroc, appelant les autorités à mettre un terme à «l'escalade des interdictions», a constaté un journaliste de l'AFP
«Les droits humains sont notre droit», «Dignité et résistance», «Interdiction, répression... nous sommes toujours là!», ont notamment scandé ces participants, pour la plupart issus de l'Association marocaine des droits humains (AMDH).
Rassemblés devant le Parlement, dans le calme et sans intervention policière, les militants ont brandi de nombreuses pancartes: «Non au dénigrement», «Pour la liberté d'association», «Touche pas à mon AMDH».
«La plupart de nos 97 sections sont présentes ainsi que des représentants d'autres instances. Cela témoigne de notre colère face aux entraves contre les activités de nos mouvements», a déclaré à l'AFP le président de l'AMDH, Ahmed El Haij. «Il faut mettre un frein à cette escalade d'interdictions», a-t-il ajouté.
En septembre, l'AMDH avait dénoncé une «interdiction systématique» de ses activités, sur fond de tension croissance avec les autorités
En juillet, le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad, avait accusé des ONG locales de servir un agenda étranger - en allusion à certains de leurs financements- et d'affaiblir par leurs critiques la lutte contre le terrorisme, entraînant des protestations dans les milieux associatifs.
Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi, a par la suite assuré que le Maroc ne menait «aucune offensive contre les organisations de droits de l'Homme». En 2014, «40 associations ont organisé 4.320 activités», a-t-il relevé.
Début novembre, Human Rights Watch (HRW) a de son côté appelé les autorités à «arrêter d'entraver arbitrairement les activités pacifiques des organisations indépendantes de défense des droits humains».
Alors que le Maroc accueille à la fin du mois à Marrakech le Forum mondial des droits de l'Homme, il devrait «mettre fin à toutes les restrictions arbitraires sur les rassemblements organisés par ses propres militants», a estimé HRW.
Dimanche, le président de l'AMDH a laissé entrevoir un boycott de ce rendez-vous par son association. «La situation que nous endurons ne nous paraît pas compatible avec une participation», a-t-il avancé.
Pour sa part, la Ligue marocaine de défense des droits de l’Homme a déjà pris la décision de ne pas participer aux travaux de ce forum au prétexte de « la poursuite des entraves des actions du mouvement des droits de l’Homme » par le gouvernement « en violation des dispositions légales et particulièrement de celles de l’article 3 de la loi relative à l’organisation des rassemblements publics. 
Idem pour Attac Maroc qui a, elle aussi, exprimé son refus de prendre part au  Forum de Marrakech. 
Cette ONG a justifié sa décision par le fait que le gouvernement continue à la priver de son droit au renouvellement de son récépissé  de dépôt légal et par le fait que « la nature des organisateurs de ce Forum, le budget colossal qui lui est consacré, montrent bien que le Maroc s’apprête à accueillir une fois encore une kermesse du gaspillage, du clinquant et des annonces sans lendemain ». 
D’après Attac-Maroc, « la participation aux travaux de ce Forum n’apportera pas grand-chose, mais servira à masquer la politique de répression en cours actuellement ».
Cette ONG s’est néanmoins déclarée disposée à « participer à toutes les formes d’actions extérieures au Forum visant à dénoncer le recul des libertés publiques au Maroc, en collaboration avec toutes les voix qui résistent à l’oppression dans notre pays »
Selon elle, « le gouvernement marocain veut maquiller ses reculs » en matière de droits humains en organisant pareil forum tout en continuant, parallèlement, « d’imposer des politiques néolibérales qui font fi des droits économiques, sociaux et culturels de la grande majorité des citoyens ». Selon le communiqué de presse qu’elle a rendu public à ce propos, les programmes gouvernementaux « d’ajustement, d’austérité, d’endettement, de privatisation des services publics et la signature des accords de libre-échange accentuent la pauvreté, le chômage, la précarité et l’analphabétisme » et « sont antinomiques avec les fondements des droits humains ».

Livre à lire : LE MAROC, Un royaume en ébullition

Par Amal Lahoucine, 14/11/2014




Voici un livre d'un de mes amis en France, amis des paysans pauvres et du peuple marocain. Il avait visité Aoulouz et Taroudant en 2010 et 2011, on avait discuté ensemble sur les mouvement populaire, mouvement 20 février et les révoltes ... 



LE MAROC, Un royaume en ébullition


entre audaces, conservatisme et zones d’ombre

Préface d’Évelyne Ritaine
Format : 15,5 x 24 cm
654 pages
Prix : 28 euros
ISBN : 978-2-35270-184-2
Mise en vente : 15 novembre 2014
Diffusion Vilo-Daudin


L’auteur : Laurent BEURDEULEY est maître de conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardennes.
Ses recherches portent sur les relations euro-méditerranéennes et sur le Maghreb, autour des thématiques suivantes : transition démocratique, islam, identité, questions de genre.


Le Maroc contemporain se cherche entre le modèle occidental et celui du Moyen-Orient, entre la modernité et le conservatisme. Alors que de nombreux auteurs ont tendance à ne l’appréhender que sous le prisme du Palais, de ses réseaux et des accointances avec les anciennes puissances coloniales, Laurent Beurdeley s’intéresse au vécu des citoyens et aux bouillonnements d’une société moins figée qu’on ne le pense.

Dans le tourbillon des révolutions du Printemps arabe, les jeunes du Mouvement du 20 Février ont réussi à bousculer l’élite dirigeante et à interpeller l’ensemble de la société sur les problématiques de fond. Cette jeunesse que l’on présentait comme apolitique a poussé la monarchie à se réformer. Un nouveau Maroc s’ébauche désormais.

Comment la société marocaine pourra-t-elle gérer ses contradictions ? Quels défis devront relever les Marocains afin de s’extirper d’une situation qui apparaît encore trop souvent schizophrène ? Dans cet essai, les métamorphoses sociétales sont appréciées à travers plusieurs dimensions : les relations hommes-femmes, les sexualités, les nouvelles formes de contestation, la place de la religion, le rapport au passé et à la mémoire, l’impact des nouvelles technologies, la création artistique, l’apparition de nouveaux acteurs sociaux. Sont également abordées les questions économiques et sociales incontournables pour les années à venir : la gestion de l’eau, la préservation des ressources naturelles, l’emploi des jeunes et leur formation, l’accès aux soins et à la protection sociale, la redistribution équitable des richesses, l’intégration des migrants, l’avenir commun autour de l’Union du Maghreb arabe…
 Vidéo : LE MAROC, Un royaume en ébullition

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Prière d’insérer

Enseignement au Maroc :catastrophique à tous les niveaux !

L’incroyable lettre de l’ambassadeur du Maroc à Madrid

Par Abdelilah Gueznaya
 
C’est indubitablement l’une des perles parmi les dizaines de documents révélés par Chris Coleman, le hacker marocain qui provoque des sueurs froides au Makhzen.
Une correspondance de l’ambassadeur du Maroc à Madrid, le Maroco-espagnol Fadel Ben Yaïch, ami d’études du roi et homme du Palais, provoque des rires jaunes chez les cadres de la diplomatie marocaine.

Dans cette lettre articulée en trois (3) petits paragraphes, on relève pas moins de quatorze (14) fautes d’orthographe et de conjugaison. Autant dire que l’auteur de ce document devrait dare dare retourner à l’école primaire.
Deux mots n’existent même pas dans le dictionnaire. Pour le mot « Motrel » pas exemple, il s’agit bien évidemment de la petite cité balnéaire de Motril qui se trouve dans la même province, Grenade, d’où est pourtant originaire la famille maternelle espagnole de l’ambassadeur.
Quant à « municipalistes », le mot n’a pas encore été inventé par les linguistes.

L'ambassadeur du Maroc à Madrid Fadel Ben Yaïch.                L’ambassadeur du Maroc à Madrid Fadel Ben Yaïch.
En ce qui concerne la syntaxe et la ponctuation, cette correspondance officielle montre à quel point nos diplomates sont nuls quand ils s’aventurent dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas.
A l’évidence la personne qui a rédigé cette note n’a rien à voir avec la langue de Molière et il est douteux qu’il ait étudié au Collège royal de Rabat, comme c’est le cas de M. Ben Yaïch.
A moins que ce collège dit d’élite ne soit pas ce qu’il prétend être.
Ben Yaïch
La correspondance de M. fadel Ben Yaïch.
Quand en début d’année Fadel Ben Yaïch a été nommé ambassadeur du Maroc à Madrid, beaucoup de diplomates, espagnols et marocains ont fait part, en privé bien entendu, de leur étonnement. L’intéressé, un intermédiaire pour hommes d’affaires espagnols, n’avait aucune expérience dans le domaine de la diplomatie, et encore moins dans la politique.
Ses seuls mérites est d’avoir eu un père tué lors du coup d’Etat de Skhirat, et d’avoir vécu, à l’instar de sa soeur Karima (actuelle ambassadrice du Maroc au Portugal), au Palais royal.
Or, l’ambassade du Maroc à Madrid de par sa sensibilité est un haut lieu de politique étrangère.
Mais comme toujours quand il s’agit d’une décision prise par « Sidna », tout le monde a préféré fermer sa gueule.
Avec les résultats que l’on sait aujourd’hui.

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EUCOCO : A Madrid des milliers de manifestants réclament l'indépendance


18/11/2014

Sahara occidental : des milliers de manifestants réclament l'indépendance
Maroc - Des milliers de manifestants ont réclamé dimanche à Madrid un vote sur l'indépendance du Sahara occidental, occupé depuis 1975 par le Maroc. 
Les manifestants sont descendus dans la rue pour "demander au gouvernement espagnol d'intervenir pour aider les Sahraouis à être en mesure de voter afin de décider" de leur statut, a expliqué à l'AFP Jose Taboada, président de la coordination des associations espagnoles de solidarité avec le Sahara occidental, qui a organisé la manifestation.
Une manifestation en faveur du peuple du Sahara Occidental avait réuni des centaines de personnes en octobre dernier devant le siège du ministère espagnol des Affaires étrangères, à Madrid, dénonçant les autorités marocaines qui "continuent de violer les droits de l'homme des populations sahraouies vivant sous occupation militaire", et appelant le gouvernement espagnol à "assumer ses responsabilités dans ce conflit".
La manifestation d'aujourd’hui était organisée en parallèle à la Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO), présidée par Pierre Galand, qui a exhorté, samedi à Madrid, la communauté internationale à adopter une politique "cohérente" vis-à-vis de la question sahraouie et permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination. Il a notamment fustigé l'Union européenne (UE) pour son "attentisme" et sa politique de "deux poids deux mesures" concernant le conflit sahraoui, marqué par le refus du Maroc de respecter la légalité internationale.
Les participants à la conférence ont relevé pour leur part la nécessité d'une solution juste et définitive au conflit du Sahara Occidental, tout en soutenant que le vaste mouvement de solidarité international avec le peuple sahraoui réuni ces deux jours à Madrid "réaffirme avec force sa solidarité avec sa lutte de 40 années pour son indépendance sous la conduite du Front Polisario, son unique et légitime représentant".
L'ambassadeur sahraoui en Algérie, Brahim Ghali, a pour sa part appelé, en marge de la conférence, le Conseil de sécurité des Nations unies à agir "vite" et avec "détermination" pour la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie d'Afrique.
"L'ONU est lassée par les atermoiements répétitifs du Maroc et ses entraves aux efforts de règlement du conflit au Sahara occidental", a-t-il relevé, insistant sur la nécessité d'entreprendre des actions pour que la situation ne perdure pas encore. Il a souligné que "dans son prochain rapport, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, devra attirer l'attention du Conseil de sécurité pour revoir sa méthode de gestion de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) en vue de la décolonisation du Sahara occidental".
Le diplomate sahraoui a relevé que cette 39ème édition de l'EUCOCO intervenait dans une conjoncture "particulière marquée par l'entêtement du souverain marocain (Mohammed VI) face à la légalité internationale, réitérant son appel à l'ONU à assumer ses responsabilités de parachever rapidement la décolonisation du Sahara occidental.
Le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a récemment souligné que "notre région a besoin également que s'accomplisse la mission de décolonisation du Sahara occidental qui incombe à l'ONU, en application des résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies et à la veille du quarantenaire de l'avis de Cour internationale de justice qui a consacré l'autodétermination comme passage obligé de la solution à promouvoir au bénéficie du peuple de ce territoire".
Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.
Pour la militante sahraouie des Droits de l'homme, Aminatou Haidar, la situation actuelle marquée par le blocage du processus de négociations et la désobéissance du Maroc à la légalité internationale risque de pousser les jeunes sahraouis à penser à agir par d'autres moyens, telle que la violence, pour attirer l'attention de la communauté internationale.
Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, avait déjà mis en garde vendredi contre la politique menée par le Maroc qui "encourage le retour à la guerre" à travers son "opposition" à la légalité internationale et son "refus" du dialogue pour le règlement du conflit du Sahara occidental.

mardi 18 novembre 2014

Rappel : soirée qu’organise l’ASDHOM ce vendredi en solidarité avec les prisonniers politiques au Maroc.

CherEs amiEs,

Je me permets de vous rappeler la soirée qu’organise l’ASDHOM ce vendredi 21 novembre en solidarité avec les prisonniers politiques au Maroc.
Venez nombreux leur témoigner également votre soutien.
Nous profiterons de la présence de l’écrivain Gilles Perrault et des représentants d’ONG (AI, ACAT, MRAP, etc.) soutenant notre action pour lancer une campagne de cartes postales à adresser aux victimes de la détention politique au Maroc et au Ministre de la Justice pour l’interpeller et réclamer leur libération.

Bien cordialement,
Ayad Ahram
ASDHOM

EUCOCO : La politique de façade de l’Espagne et de la France dénoncée


EUCOCO : 39e conférence européenne de soutien au peuple sahraoui

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Par Rabah Beldjenna, El Watan, 17/11/2014
 
 Conférence de presse du président sahraoui Mohamed Abdelaziz .
| © D. R.
Conférence de presse du président sahraoui Mohamed Abdelaziz...

Tout en soulignant que le conflit du Sahara occidental connaît actuellement une étape «qualitative cruciale», les participants à la 39e édition de l’Eucoco ont réaffirmé «avec force» leur solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance sous la conduite du Front Polisario, «son unique et légitime représentant».

Madrid (Espagne)
De notre envoyé spécial

Les participants à la 39e Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (Eucoco) ont appelé, dans la nuit de samedi à dimanche, à la redynamisation des actions de solidarité avec le peuple sahraoui. «Il y a lieu d’améliorer et de renforcer notre solidarité par des actions à l’endroit de la communauté internationale, des Nations unies, des ONG, de l’EU, etc.», ont indiqué les délégués des mouvements de solidarité dans la résolution finale de la conférence.
Tout en soulignant que le conflit du Sahara occidental connaît actuellement une étape «qualitative cruciale», les participants ont réaffirmé «avec force» leur solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance, sous la conduite du Front Polisario, «son unique et légitime représentant». «Notre mobilisation se veut plus grande encore, nos actions plus ciblées, plus performantes, pour obliger le Maroc à respecter le droit international et pour interpeller certains pays, la France et l’Espagne en particulier, ainsi que l’Union européenne pour qu’ils adoptent une position conforme à la légalité internationale sur la question du Sahara occidental», ont-ils déclaré.
Tout en renouvelant leur confiance à Christopher Ross, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, les participants ont également appelé le Conseil de sécurité et l’Union européenne à «prendre des sanctions» contre le Maroc. Pour les participants, la stratégie du roi du Maroc, «basée sur la fuite en avant, l’illégalité de l’occupation et toutes ses néfastes conséquences, le discours d’amalgame, de diversion, de mensonge, agressif vis-à-vis de l’Algérie, le défi face à la communauté internationale et le déni du droit international ont aujourd’hui lamentablement échoué et ne trompent plus personne».

Rabat dans l’impasse et sur la défensive
Le gouvernement marocain est «sur la défensive et se trouve dans l’impasse en imposant un refus à toute solution négociée sous l’égide des Nations unies», ont-ils indiqué. Les participants dénoncent le fait que le Maroc «non seulement réprime les populations dans les territoires sahraouis occupés, mais empêche Christopher Ross, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, de réaliser sa mission».
Intervenant à la clôture de la conférence, le président de l’Eucoco, Pierre Galand, a exhorté certains pays — faisant allusion à la France et à l’Espagne — d’adopter une politique «cohérente» vis-à-vis de la question sahraouie, dénonçant «une politique de façade» de ces pays.
M. Galand — qui a annoncé au passage que la 40e édition de l’Eucoco se tiendra à Madrid — s’en est également pris à UE pour son «attentisme» et sa politique de «deux poids deux mesures» concernant le conflit du Sahara occidental. «Il faut sortir de cet attentisme et travailler ensemble pour renforcer la solidarité internationale. Nous voulons que l’ONU et l’UE remplissent leurs missions et que le Maroc se retire du Sahara occidental», a-t-il souligné. Pierre Galand a appelé par ailleurs à intensifier les actions de solidarité à l’égard d’«un petit peuple qui a tous les droits avec lui», soulignant «l’exemplarité» de la lutte pour «une cause juste et noble» des Sahraouis.
Le président de l’Eucoco regrette que les 30 articles que compte la Charte des droits de l’homme de l’ONU aient été, dans le cas des Sahraouis, tous bafoués.

Salah Elayoubi: « Le régime marocain ne semble plus rien tolérer d’autre que ses applaudisseurs ! »


 
Le 2 novembre 2014, le monde célébrait la deuxième journée internationale de la fin de l’impunité, pour les crimes commis contre les journalistes. Un événement gravé dans le marbre, grâce à la résolution A/RES/68/163, adoptée le 18 décembre 2013, par l’Assemblée générale des Nations-Unies, lors de sa soixante-huitième (68) session. La sécurité des journalistes et la question de l’impunité sont au centre de cette résolution dont le Maroc a été l’un des premiers signataires. 
Mais avec la multiplication des cas de violations commises contre les journalistes au Maroc depuis la signature de cette résolution, nous avons souhaité comprendre pourquoi les autorités marocaines aiment à entretenir les paradoxes sur des questions cruciales relevant de la démocratie et de la bonne gouvernance. Une situation qui confine à la schizophrénie pour le pays qui compte officiellement accueillir le Forum Mondial des Droits de l’Homme du 27 au 30 novembre prochain à Marrakech alors que la répression bat son plein contre des mouvements et organisations pacifiques pro-démocratie. Salah Elayoubi, ancien chroniqueur sur le site d’information Lakome.com (organe de presse censuré par les autorités marocaines pour sa ligne éditoriale opposée à l’autoritarisme du régime marocain) livre à travers cette interview,  son sentiment sur la situation actuelle du journalisme au Maroc et celle des droits de l’homme, en général.
Rida Benotmane
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Rida Benotmane :  À sa soixante-huitième (68) session, en 2013, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution A/RES/68/163, qui a proclamé le 2 novembre,  Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. Cette résolution a exhorté les États membres à prendre des mesures précises, afin de combattre la culture de l’impunité. L’Etat marocain vous semble-t-il prendre au sérieux cette résolution pour défendre les journalistes sur son territoire ?
Salah Elayoubi : Le régime de Mohammed VI n’en a cure. C’est un régime autoritaire, qui, moyennant un alignement systématique sur les positions des puissances occidentales, comme la France et les USA, pour ne citer que ces ceux-là, bénéficie de leur appui inconditionnel. En tant que tel, il se soucie bien peu de protéger les journalistes qui échappent à son influence ou qui dénoncent ses pratiques. Et lorsqu’il se met à pleuvoir des dénonciations, comme dans l’affaire Ali Anouzla, il navigue à vue, en « oubliant », comme par enchantement, les poursuites pénales qu’il avait entamées. L’acharnement contre le journaliste espagnol Ignacio Cembrero  est révélateur du peu de cas que fait le Maroc de la liberté de presse, même lorsqu’il s’agit de la presse étrangère, si celle-ci s’aventure à dénoncer ses exactions. Le régime fait même preuve d’un cynisme à nul autre pareil, en organisant à  Marrakech  du 27 au 30 novembre 2014, un forum mondial des droits de l’homme, au moment même où il est dénoncé par quasiment tout ce que compte le monde d’organisations internationales. Le sentiment d’impunité est si fort chez les sécuritaires qu’ils n’hésitent même plus à s’en prendre à ces mêmes organisations, comme lorsque  Amnesty International, s’était vue interdire la tenue du camp de jeunes qu’elle comptait tenir en septembre, à Bouznika. Je ne parle même pas de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH) qui a fait l’objet de plus d’une trentaine d’interdictions ces derniers temps.

RB : Selon vous, l’Etat marocain condamne-t-il comme il se doit les crimes commis contre les journalistes et les travailleurs des médias ?
SE : La réponse est dans la question ! On attend toujours, la suite que la justice marocaine a cru devoir donner à la plainte déposée par Ahmed Benseddik, suite aux menaces de mort proférées à son encontre. Chaque jour des journaux ou parutions électroniques font état d’insultes, de diffamations ou de menaces à peine voilées à l’encontre d’autres journalistes ou militants d’associations, sans que la justice ne juge utile de diligenter une enquête ou d’inquiéter les auteurs de ces délits. On se souvient également de cet individu brandissant une hache ou cet autre, un automatique,  face caméra et proférant les pires menaces contre les Vingt-fébréristes, en toute impunité.

RB : Quelles seraient selon vous, les mesures urgentes à adopter par le gouvernement marocain, pour prévenir les crimes contre les journalistes ?
SE : Il n’y a rien d’autre à entreprendre qu’à faire appliquer la loi, sinon, nous entrerions dans une sorte d’état d’exception. Le code pénal marocain est suffisamment étoffé, pour dissuader les agresseurs éventuels et protéger les journalistes, tout comme il est supposé le faire pour les autres citoyens marocains. Mais il faut encore que les autorités soient disposées à appliquer la loi.

RB : Pensez-vous que la justice étatique actuelle peut jouer un rôle efficace lorsque les crimes contre les journalistes sont commis par des fonctionnaires de l’Etat ?
SE : Tout est affaire de démocratie. Si nous en étions une, chacun de ceux qui se sentirait victime d’une injustice ou d’un acte illégal, commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, pourrait attaquer ce dernier afin de faire valoir ses droits. Mais personne n’ignore que les fonctionnaires agissent sur ordre de leurs supérieurs, sous le parapluie de l’impunité que l’on sait, dès lors qu’il s’agit de s’en prendre aux journalistes indépendants.

RB : Quelles sont les formes d’ingérence ou de pression que vous connaissez et qui empêchent un journaliste marocain de mener à bien son activité professionnelle de manière indépendante ?
SE : L’éventail est plutôt large. Il va de l’intimidation verbale à l’emprisonnement, en passant par les amendes colossales, la saisie de numéros censurés, les redressements fiscaux, les écoutes téléphoniques, les pressions familiales, les convocations de police, les tracasseries administratives, les menaces des agents d’autorité. Même les affaires de divorce peuvent devenir un instrument de pression aux mains du pouvoir.

RB : Un partenariat entre la société civile et les médias au Maroc vous parait-il opportun pour constituer une opposition suffisamment efficace à la culture d’impunité actuellement dominante ?
SE : Qu’appelez-vous société civile ? Au sens où on l’entend généralement, ce terme désigne un minimum de conscience politique et de consensus national. Il n’y en a pas, ou si peu au Maroc. Regardez l’indifférence relative avec laquelle ont été accueillies les condamnations d’un certain nombre de nos plus brillants et nos plus emblématiques journalistes. Même la levée de boucliers qui a suivi l’arrestation d’Ali Anouzla fut un épiphénomène. Quelques milliers de protestataires dans les rues de nos villes, ne font pas une société civile. Souvenez-vous le passage à tabac de Ali Lmrabet, en plein-centre de Tétouan, par des policiers-voyous qui, en prime,  firent les poches, à ce dernier, au vu et au su de tout le monde. Une société qui laisse un de ses journalistes emprisonner et condamner à dix ans d’interdiction du métier sans réagir, ne mérite pas le qualificatif de civile. Il faut de la cohésion et un minimum d’honneur, et de patriotisme, pour faire une société civile. Il y a longtemps que le Makhzen a tué dans l’œuf tout cela, par la destruction de l’enseignement public, la corruption, l’achat des consciences ou la terreur. S’il existait une société civile, Ahmed Benseddik, ce si brillant centralien, converti dans le journalisme,  ne vivrait pas dans ce studio de douze (12) mètres carrés, où un accident vasculaire cérébral a failli l’emporter, dans la plus insupportable des solitudes.

RB : Vous vient-il à l’esprit des cas flagrants de crimes commis contre des journalistes et restés impunis au Maroc ?
SE : Mais toute atteinte aux libertés d’expression est un crime. Il y a différentes façons de s’en prendre aux journalistes. Benito Mussolini emprisonnait les plus véhéments d’entre eux et les faisait ligoter en place publique, après les avoir forcé à avaler de l’huile de ricin. Une humiliation publique censée les dissuader de continuer à exercer le métier. C’est en place publique qu’il affectionnait tant,  que le Duce paya ses crimes, de la plus horrible manière, lynché par la foule, son cadavre profané. 

Le régime marocain  expérimente depuis l’arrivée au pouvoir de Mohammed VI, d’autres méthodes plus douces, mais tout aussi dévastatrices, en asphyxiant financièrement les journalistes indépendants et en les précipitant dans la misère, par toutes sortes de stratagèmes et de simulacres judiciaires. Des comportements criminels, dont Aboubakr Jamaï et Ali Amar, ne s’en sont jamais totalement remis.
« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »  disait  Beaumarchais. Le régime marocain semble ne plus rien tolérer d’autres que ses applaudisseurs. Quelle misère intellectuelle ! Quelle indigence journalistique !

RB : Quelle appréciation portez-vous sur l’Etat actuel de la législation protectrice des journalistes au Maroc ? Vous semble-t-il que la protection des journalistes est similaire selon que l’activité est au Sahara occidental, à Sebta et Melilia ou dans d’autres régions ?
SE : Je ne vois pas ce qu’on entend par « législation protectrice », sinon une vaste hypocrisie. Le journalisme au Maroc a depuis toujours été un bien périlleux métier, s’il vous prenait l’envie d’un contrepied des thèses officielles. Et puisque vous évoquez la question du Sahara et celle des deux présides occupés, remarquez les deux poids deux mesures du régime sur ces deux dossiers. Face à l’Espagne, qui fait partie du flanc sud de l’Otan, le Maroc n’en mène pas large, alors qu’il déploie tout le savoir-faire et la brutalité de ses forces de sécurité, contre des populations civiles au Sahara occidental, et abreuve notre peuple de mensonges à propos de la prétendue reconnaissance de la marocanité du Sahara, par la communauté internationale. Aucun journaliste marocain n’oserait aborder frontalement la question de ce mensonge d’état, ni dire la forfaiture dont s’est rendu coupable Hassan II, puis Mohammed VI, faisant de ce dossier une chasse gardée du Palais et le confiant à des diplomates médiocres, tricheurs, incompétents, corrompus et corrupteurs, si l’on en croit les câbles piratés par Chris Coleman. Si le Maroc était une démocratie, les responsables de cette gabegie auraient été traduits en justice.

RB : Pensez-vous que la société civile autre que celle directement concernée par les problèmes liés à la presse puisse être intéressée à joindre ce combat contre l’impunité ?
SE : Absolument pas ! Nous sommes dans le degré zéro de toute conscience. D’abord parce que nous sommes dans notre grande majorité, un peuple analphabète. Quel pourcentage de la population est concerné par la presse ? Promenez-vous dans l’une de nos villes et observez combien de personnes attablés dans un café, lisent un journal. Le chiffre avoisine le zéro. Livrez-vous au même exercice, dans un pays européen où se sont généralisés les journaux gratuits, vous comprendrez la différence. On lit dans le bus, dans les rames de métro, dans la salle d’attente du médecin et jusque dans les toilettes. Et si on ne lit pas la presse papier, on la consulte sur son Smartphone. En même temps qu’il sinistrait l’école publique, le régime marocain mettait en place le pire des poisons, avec la télévision marocaine qui distille des programmes où le mensonge d’état et l’ignorance le disputent à la bêtise et perpétuent chez le petit peuple son accoutumance à la superstition et à la mystification.

RB : Quelles personnalités ou organisations de la société civile à l’intérieur du Maroc vous paraissent-elles intéressantes à mobiliser  pour ce type de combat ?
SE : L’autisme dont fait preuve le régime marocain nous force à hausser le ton. C’est ce qui est en train de se produire, ces derniers temps, avec un nombre incalculable de manifestations à travers le pays. Contrairement à ce que prétendent les tenants de la dictature, le Maroc est peuplé de tant de femmes et d’hommes de qualité. Le mouvement du vingt février en fut la plus éclatante démonstration, avant que les divisions n’aient raison de lui. L’avenir appartient à ce genre de mouvements spontanés que certains mystificateurs tentent de nous vendre pour du nihilisme.  C’est le même mouvement qui a forcé le roi à sortir de son silence et prononcer le discours que l’on sait. Et même si celui-ci fut suivi d’un simulacre de constitution démocratique, il n’en demeure pas moins que le dimanche 20 février 2011, fut un moment de terreur pour la tyrannie. L’affaire du pédophile espagnol fut une autre victoire. Le régime marocain ne craint ni le ridicule, ni la mobilisation si celle-ci ne se fait pas en masse, au point de mettre en équation son existence. Il nous faut désormais en tenir compte dans nos prochaines actions.

RB :  En tant que journaliste, quel aurait été selon vous, le meilleur moyen de promouvoir cette journée mondiale, célébrée le 2 novembre de chaque année et les moyens à mettre en œuvre pour plaider cette cause auprès des instances onusienne qui l’ont mis en œuvre ?
SE : Plusieurs idées pourraient être mises en œuvre, comme  un appel à la grève générale, une journée page blanche ou encore une journée brassard, avec un slogan fort comme « Mon journal, ma liberté » ou encore « Touche pas à ma presse », seraient d’excellents moyens de dénoncer les atteintes aux libertés d’opinion en général et à la liberté de presse en particulier. Mais je ne me fais pas d’illusion sur la suite qui serait donnée à de telles initiatives, pour infléchir la volonté liberticide du régime marocain !

RB : Comment envisagez-vous la protection et la sécurité des journalistes pour plus de démocratie et de développement au Maroc ?
SE : Il n’y a pas de démocratie, sans liberté de presse. Lorsqu’un gouvernement prépare un code liberticide comme celui qui se trouve depuis le mois d’août, dans le pipe-line du parlement, il apporte la preuve qu’il est loin d’être animé par des intentions démocratiques. Et lorsque de surcroît un silence assourdissant de la société civile accompagne ce projet, c’est  que la menace est bien réelle. Ce code constitue une sévère reprise en main de la liberté de presse consentie par les articles 25 et 28 de la constitution, avec cette extension de facto de la sacralité à toute la pyramide du pouvoir, aux chefs d’Etats étrangers et à leurs grands commis. Pourquoi pas à leurs animaux domestiques, pendant qu’on y est !  Une nouvelle fois, le régime marocain reprend d’une main, le peu qu’il avait consenti de l’autre.  Comme justification de cette nouvelle atteinte à la liberté d’expression, le gouvernement prétend vouloir éviter aux journalistes la case prison. Un examen du projet met à mal cette affirmation. Les amendes colossales envisagées n’ont qu’un seul but, transformer dans les textes ce qu’a expérimenté le régime de Mohammed VI, depuis l’intronisation de ce dernier : ruiner les journalistes et les asphyxier financièrement, pour les mettre définitivement hors d’état de nuire,  avec, en prime, cette épée de Damoclès que constitue la contrainte par corps,  en cas de non-paiement des amendes. Nous sommes là aux antipodes de toute démocratie ! Je crois que nous devrions commencer par dénoncer avec force ce projet de code, avant qu’on ne nous l’impose un jour, sans crier gare !

RB : Comment sensibiliser le public marocain sur l’importance de mettre fin à l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes ?
SE : Vous connaissez sans doute ce poème de Martin Niemöller:
« Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.

………………………………………….»
Beaucoup de marocains se sont installés dans une sorte de confort qui confine à la lâcheté et qui les autorise à observer de loin, les exactions du régime et les atteintes aux libertés, tant qu’ils continuent de penser, à tort, du reste, que tout cela ne les concerne pas. Un jour, les sécuritaires s’en prennent aux islamistes, le lendemain aux gauchistes, le surlendemain aux Vingt-fébréristes et ainsi de suite. Souvenez-vous, les chasses à l’homme organisées par les policiers contre les manifestants qui occupaient l’esplanade face au parlement. La police attaquait ces derniers, sans distinction de sexe, ni d’âge, s’en prenant même aux simples passants et ce, jusqu’au pied des consommateurs attablés à la terrasse du Balima, sans que l’un d’entre eux  n’aient daigné esquisser la moindre protestation, ni tenter de protéger l’une des victimes. Je crois même savoir que certains s’étaient donnés rendez-vous là, pour assister en direct, au carnage, comme d’autres vont au cinéma. Sont-ce ceux-là que vous aimeriez sensibiliser ?

RB : Comment renforcer les capacités des journalistes dans le domaine de la sécurité et de la protection juridique ?
SE : Vous évoquez les journalistes, comme s’il s’agissait d’une corporation soudée et agissant avec solidarité, alors que nous sommes dans le scénario inverse. Voyez combien de journalistes  ont été emprisonnés ou harcelés sans soulever la moindre émotion, parmi leurs confrères. Certains n’ont pas hésité à se fendre d’articles indignes, pour enfoncer leurs collègues et défendre l’insupportable. Vous parlez de protection juridique, il faudrait d’abord qu’il y ait une justice indépendante et que les journalistes soient à l’abri de la vindicte du pouvoir ce qui n’est pas le cas au Maroc. S’il existait une réelle justice, les journalistes n’auraient pas besoin de protection particulière. Et s’il existait une justice indépendante au Maroc, cela se serait su.

RB : Comment renforcer le rôle des journalistes et de la société civile dans la lutte contre l’impunité au Maghreb ?
SE : Le journalisme est supposé être la conscience des gouvernants. Au Maroc, la majorité des  journalistes a choisi le camp des laudateurs du régime, par peur ou par reconnaissance envers leur bienfaiteur, le pouvoir. Ceux qui ont choisi l’indépendance l’ont payé au prix fort : prison, amendes colossales, exil forcé, misère professionnelle et financière, faillite personnelle……….Lorsqu’on en arrive à un tel état de délabrement, on ne pense plus à renforcer autre chose que sa propre sécurité matérielle. Le pouvoir l’a compris. Il en joue.

Le Maroc poubelle de dictateurs en fuite

ali abdallah compaoré
Les dictateurs yéménite Ali Abdallah Saleh et burkinabé Blaise Compaoré, ce dernier en fuite depuis qu’une révolution populaire pacifique a eu raison de son pouvoir, devraient poser leurs valises au Maroc.
C’est ce qu’affirment plusieurs médias arabes et africains.
Les autorités marocaines qui ont toujours accueilli les déchets autoritaires qui ont massacré leurs peuples et pillé leurs richesses se sont toujours montrées conciliantes envers leurs homologues dictatoriales.
Normal, entre autoritaires on s’entraide, sinon, à quoi sert le pouvoir absolu. Surtout quand c’est l’Oncle Sam, qui comme par hasard maintenait de bonnes relations avec ces deux chefs d’Etat déchus, qui l’ordonne.
Demain
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URGENT: SOUTIEN À LA CANDIDATURE AU "PRIX SAHARAOUI GDEIM IZIK" DES DROITS DE L'HOMME

De  Moisés Ponce de Léon, 18/11/2014

From: asoc.amigos del Sáhara <asturhamada@gmail.com>


​Les responsables des associations pourront envoyer un courrier​ à l'adresse    oapso.1@gmail.com en exprimant brièvement l'appui à la remise du prix Droits de l'Homme 2014 au "GRUPO DE GDEIM IZIK"

M,Mme
L'Association internationale des juristes pour le Sahara occidental (IAJUWS), le Centre d'Aragon pour le Sahara occidental, le Centre des Asturies pour les droits de l'homme au Sahara occidental (OAPSO) et l'Association des juristes pour la paix et les droits de l'homme (JUPADEHU) proposent pour le PRIX 2014 DE L'ASSOCIATION des DROITS DE L'HOMME d’ Espagne, les Sahraouis connus comme le «groupe Gdeim Izik» qui se compose de 25 citoyens sahraouis condamnés par un tribunal militaire à Rabat, après un procès où les droits fondamentaux  et les principes fondamentaux du droit pénal ont été violés.
Le groupe se compose des citoyens sahraouis suivants: Ahmed Sbai, Ennama Asfari Tahlil Mohamed Hassan Dah, Deich Daffi, Mohamed Bani, El Bachir Khadda, Le Houcein Azaoui, Etawbali Abdallahi, Banga Cheikh Sidi Abdeljalil Laaroussi, Mohamed Abdallahi Enterrement Lakhfauoni , Abderraham Zeyou Sidi Mohamed Lamine Haddi Mohamed Bachir Boutenguiza, Ettaki Le Machdoufi, Abdalhi Abbahah Sidi Sidi Ahmed Lemjiyed, Brahim Ismaili Mbarek Lafkir Mohamed Mohamed Kohuna Babait, El Bakay Laarabi Mohamed Layoubi et Hassanna Aalia.

Les 25 citoyens sahraouis proposés pour ce prix ont été arrêtés arbitrairement par les autorités marocaines après l'attaque de Gdeim Izik, le 8 novembre 2010 et, à l'issue d'un procès devant le tribunal militaire de Rabat, condamnés à de longs emprisonnements, neuf d'entre eux à la prison à vie.

Les propositions pour ce prix émanent d'éminents défenseurs des droits de l'homme de la lutte pour l' autodétermination pacifique . Par conséquent, nous, les associations fer de lance de ce communiqué, nous considérons que les membres du  «Groupe Gdeim Izik", méritent le Prix international des droits de l'homme 2014 de l'Association des Droits de l’Homme d'Espagne, et que ce prix serait une reconnaissance importante et un soutien à ces personnes, dont 21 restent injustement emprisonnées.
Ce sera un grand encouragement pour la lutt,e digne et pacifique pour les Sahraouis et pour la liberté de leur  peuple et la défense des droits de l'homme.

Merci pour votre attention, 
Cordialement

Association internationale des juristes pour le Sahara occidental (IAJUWS)
Observatoire Aragones pour le Sahara occidental
Observatoire des Asturies pour les droits de l'homme au Sahara occidental (OAPSO)
Juristes Association pour la Paix et Droits de l'Homme (JUPADEHU)