Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

lundi 24 juin 2013

Rappel de la position d'Ali Fkir sur le conflit du Sahara Occidental

Le Sahara occidental:
la raison pourra-t-elle l'emporter sur l'entêtement?
Ce qui se passe au Sahara Occidental et au sud du Maroc nous interpelle. Je tiens à redire ce que j'avais dit en 1983. Ce qui m'avait coûté 12 mois de prison ferme sans compter les 13 jours passés au commissariat central de Rabat. Du 23 janvier 1984 au 5 février 1985
Accompagné d'un officier de la DST, un grand bonnet du ministère de l'intérieur, m'avait posé, entre autres, deux questions et ce, devant l'immeuble où j'habitais. Plusieurs personnes, dont ma compagne et sa mère, assistaient à la discussion "amicale", avant que celle-ci ne se transforme en orage.
- Pourquoi je parlais du bagne de Tazmamart, alors qu"il n'existe pas"
- Quelle étais ma position relative à la "cause nationale", c'est à dire relative au conflit du Sahara Occidental ?
J'avais répondu ( le grand bonnet et son acolyte vont lire ce que je dis. Je n'invente rien messieurs!): Je maintiens ce que j'avais dit du bagne de Tazmamart. Je le dis publiquement, quant au conflit du Sahara Occidental, ce qui m'intéresse ce n'est pas la "libération" du sable, mais la libération de l'Homme. Or seuls les Sahraouis savent ce qui leur convient. C'est pourquoi je défends la position d'ILAL AMAM qui défend le principe de l'autodétermination des Sahraouis.
Ces réponses ont mis hors de lui le grand bonnet. Mais il n'avait ni insulté, ni menacé. Il fallait attendre 7 mois pour que la police profite du soulèvement de janvier 1984 pour me faire payer cette déclaration.

- Des années après, l'Etat, au plus haut sommet, reconnait l'existence du bagne de Tazmarat et décide "d'indemniser" les victimes du crime.
- Aujourd'hui, les événements qui se passent au Sahara Occidental et au sud du Maroc, donnent raison à ILAL AMAM (aujourd'hui ANNAHJ ADDIMOCRATI).

L'entêtement ne mène à rien. Le peuple marocain paie trop, trop cher l'entêtement des décideurs. Le conflit est devenu un gouffre. Des milliards sont ainsi jetés bêtement. Seuls les grands bonnets et les fournisseurs d'armes en profitent.
La décision raisonnable ne peut venir que du palais et de son entourage. C'est la constitution qui leur donne ce pouvoir. Ceux qui ont dit "OUI" en juillet 2011, n'ont rien à dire. De toute façon, ils sont incapables de dire non. Ils sont inféodés au régime. Les autres opposants chauvins monarchistes se limiteront à des communiqués de pleurnichards .
Nous, opposition marxiste, nous avons dit NON à la constitution makhzenienne qui légitime la tyrannie, nous luttons pour que le peuple marocain puisse librement s'autodéterminer (choisir son régime politique, son modèle économique, son organisation sociale...).

Jusqu'à la fin des années 60, l'Etat considérait la Mauritanie, partie intégrante du pays. Un ministère de la Mauritanie existait. L'entêtement n'avait mené à rien. Le palais avait choisi la voie de la raison. L'Etat reconnut alors la souveraineté de la Mauritanie. Hassan II avait prétendu que c'était un héritage malheureux de l'époque de son père.
Les chauvins n'avaient pas bougé le petit doigt.
Devant l'impasse de la politique de l'entêtement, le palais et son entourage peuvent prendre aujourd'hui la même décision que Hassan II des années 60. Le conflit du Sahara Occidental étant un cadeau empoisonné qu'il a laissé en héritage à plus d'un.

Qui a intérêt à ce que ce conflit n'ait pas de solution? Les grands bonnets des forces de répression (ceux des FAR en tête), les notables et autres riches sahraouis, des couches algériennes (aux militants algériens d'en parler avec plus de données), les politicards et autres capitulards syndicalistes... qui se cachent derrière ce conflit pour justifier leur inféodation au régime pour les uns, et leurs stérilité/passivité face à la l'arrogance/virilité du patronat pour d'autres.
Je termine en disant:
QUE LA RAISON L'EMPORTE SUR L’ENTÊTEMENT !
Ali Fkir, le 6 mai 2013
-----------------------------------

Sahara Occidental : piteuses gesticulations !

Pourquoi tout ce remue-ménage et autres gesticulations à propos du Sahara ?
Bref rappel historique (je n'invente rien):
- Juste après "la marche verte" (novembre 1975) organisée par l'Etat marocain et les accords tripartis qui s’en suivirent (Maroc, Espagne, Mauritanie: avril 1976), le Sahara Occidental est divisé en trois morceaux ( grosso-modo : 2/3 pour le Maroc et 1/3 pour la Mauritanie). L'Etat makhzenien et son entourage prétendirent que le dossier est clos. ILAL AMAN dit le contraire.
- La guerre continue. En été 1979, et grâce aux coups assénés par le Front Polisario, la Mauritanie abandonna son "1/3" du Sahara Occidental. Le Maroc l'ajoute à "ses 2/3". L'Etat et son entourage nous redirent que cette fois-ci, c’était la bonne. Le dossier était définitivement clos. ILAL AMAM défendit l’inverse. Elle défendit la réalité, qui était (et qui est toujours) loin des fantasmes des uns et des autres.
- Empêtré dans le bourbier, l'Etat marocain accepta en juin 1981 (sommet de Nairobi) le principe du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui. La direction de l'USFP, rouspéta. Le makhzen "l'hébergea " à la prison de Laâlou de Rabat, puis à Missour. Les brebis "égarées" (sans dire galeuses) rentrèrent dociles au bercail. ILAL AMAM se réconforta dans sa position de principe.
- 1991, accord de cessez-le feu entre l'Etat marocain et le Front Polisario (celui-ci n'existait pas avant dans le langage officiel marocain et dans celui de son entourage .On parlait plutôt d’un ramassis de mercenaires qui ne représentait rien hhhh). DES MILITAIRES (casques bleus) onusiens débarquèrent au Sahara. Ils y sont toujours.
- Le revirement de l'Etat marocain, ne changea rien à la donne. Puisque après une minutieuse enquête patronnée par Driss Basri (alors ministre de l'intérieur), l’Etat marocain aboutit à la conclusion que la majorité des sahraouis veulent l'indépendance. Le référendum deviendrait alors un suicide.

Comme le réclamaient les Sahraoui, ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VOIE DEMOCRATIQUE), la continuité d’ILAL AMAM, demanda un dialogue directement entre l’Etat marocain et le Front Polisario, et prôna une solution dans le cadre du Grand Maghreb des peuples, sur la base du principe de l’autodétermination et dans le cadre des résolutions de l’ONU. Les chauvinistes crièrent au scandale, traitèrent la VD (comme ils avaient traité auparavant ILAL AMAM) de tous les noms et adjectifs.
- 2007, L'Etat marocain ACCEPTA alors de dialoguer directement avec le Front Polisario, les deux parties concernées DIRECTEMENT par le conflit du Sahara. Les deux protagonistes s’assoient autour de la même table, face à face et sans complexe aucun. Ils sont au 6ème round (si je ne me trompe pas). On appelle cela des « rencontres informelles ». Question de jargon juridique.
- Le Maroc officiel mit sur la table diplomatique sa carte « d’autonomie élargie pour les provinces sahariennes ».
- juillet 2008, ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VD) jeta un pavé dans la marre « dormante » du conflit : la direction DE LA VD lit publiquement la lettre de Mohamed Abdelaziz, le leader du Front Polisario adressée à ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VD) à l’occasion de son deuxième congrès. Ce qui attira la foudre des chauvins. Le fils d’un général recruta des névrosés pour manifester (avec la bienveillance de la police) devant le siège d’ANNAHJ. Certaines voix demandèrent la dissolution pure et simple d’ANNAHJ ADDIMOCRATI (hhhh comme si nous avions peur de l’interdiction. Ceux qui ont crée la VD sont dans leur majorité des habitués des prisons du makhzen).
- Aujourd’hui, sous la pression des forces démocratiques mondiales, suite aux revendications des Sahraouis, et certainement suite aux rapports des représentants de l’ONU qui se trouvent dans la région, certains parlent de la nécessité d’élargir les prérogatives des forces onusiennes au Sahara Occidental. Elles doivent avoir un « droit de regard » sur la situation des droits humains. LES CHAUVINISTES de tous poils crient au scandale, à l’atteinte à la « souveraineté nationale »…et j’en passe.
Messieurs, vous avez accepté la présence des casques bleus au Sahara, vous êtes en discussion avec le Front Polisario…vous prétendez que les droits de l’Homme sont respectés au « Maroc y compris au Sahara occidental ». De quoi avez-vous peur ?
Que pourrais-je affirmer ?
Ce que je peux affirmer avec certitude, c’est que les droits humains les plus élémentaires ne sont pas respectés de Tanger à Oued Noune et de Casablanca à Figuig. La répression étant le seul langage que connait l’Etat marocain. Le conflit du Sahara constitue un gouffre pour les dépenses publiques. Il aggrave l’appauvrissement des masses populaires. Des mafieux et autres notables s’enrichissent, seuls les généraux marocains et algériens ont intérêt à ce que ce conflit ne trouve pas de solution définitive.
Les gesticulations et autres fantasmes, n’ont jamais résisté à la marche de l’Histoire. Le chauvinisme n’a jamais profité aux déshérités en général et aux travailleurs en particulier.
Ali Fkir, 17 avril 2013

Flash Foot tournoi Marseille, ouverture et 1er match Sahara Occidental

Par APSO, 21/6/2013

 

Le  23 juin /2013


Flash Foot tournoi Marseille, ouverture et 1er match Sahara Occidental

INfo Flash FOot
Tournoi de football international des peuples, cultures et tribus, organisé à Marseille par le FA Provence, du 22 au 28 juin 2013.

Après tirage au sort, l'équipe nationale du Sahara Occidental se trouve dans le groupe 2, avec les sélections de Provence, Québec et Tibet.
Le groupe 1 est composé des sélections Kurdistan, Arménie, Nagaland, et Laddak.

La cérémonie d'ouverture du tournoi , la conférence de presse et la présentation des délégations samedi 22 à partir de 10h, sera suivie d'un cocktail offert à tous les participants et institutions.

Premier match de l'équipe du Sahara Occidental, dimanche 23 juin à 10h30, contre la sélection d'Arménie.

---------------------------
P
Par Philippe Leclercq, militant de la paix et Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 23/6/2013

Le foot plutôt que la guerre ! D'accord ? Les Sahraouis le font ...



Plutôt que de diffuser la haine à longueur de post, regardez les matchs qui se préparent dans un cadre amical entre peuples solidaires ; c'est à Marseille et c'est jusqu'au 28. Le sport pas équipe, c'est mieux que les invectives, non ?
1013054_469231619826661_929951152_n.jpg
Car le début c'est demain ! La compétition s'engage dimanche avec l'entrée de la sélection Provençale à 10H30 stade Michelier. Les Sharaouis ont tiré la lettre G ... comme gagnant ?
Si vous voulez aider les organisateurs, n'hésitez pas à leur proposer votre aide ... le budget n'est pas totalement bouclé et les donc sont les bienvenus !
--------------------------
Flash Foot Marseille : les Arméniens étaient très forts

INfo flash FOot 
Tournoi International des Peuples et Cultures 2013, Marseille du 22 au 28 juin 2013.

Le 23 juin 2013 à 10h, le Sahara Occidental a rencontré la sélection des Arméniens sur le stade Eynaud dans le 13ème arrondissement de Marseille.

L’équipe du Sahara Occidental s’est incliné 17 à 3 devant une équipe Arménienne très entrainée, et dont la sélection joue régulièrement dans cette composition, contrairement à l’équipe Sahraouie.

Malgré le score, l’arbitre a déclaré le match très agréable pour le fair-play dont tous les joueurs ont fait preuve. 
 
Ahmed, 16 ans, numéro 9,  attaquant sahraoui, et auteur du premier but  a déclaré le soir après le match : «notre équipe qui n’a pas eu le temps de se préparer, et n’était pas complète. Les Arméniens ont  fait très bon jeu, très propre. Pour notre prochain match contre le Kurdistan, nous sommes mieux préparés. L’entraineur a  concocté de nouvelles tactiques, un nouveau jeu. Nous savons que le Kurdistan est venu pour gagner, mais nous allons tout donner pour notre pays. »

Néanmoins, l’équipe du Kurdistan est venue en forte délégation de 30 joueurs, et la partie sera dure pour le Sahara Occidental.

APSO, le 23 juin 2013.


600756_468408673242289_490897609_n.jpg


Maroc: le retour attendu du roi sur la scène politique



Par RFI, 17/6/2013
 
Le roi Mohamed VI est rentré ce samedi 15 juin au Maroc après un séjour d’un mois en France. Un retour très attendu car le principal allié des islamistes au pouvoir a sollicité l’arbitrage du roi pour mettre fin à une crise gouvernementale majeure. Le 11 mai, ce parti a décidé de se retirer du gouvernement, une démarche ouvrant la voie à un remaniement voire à des élections anticipées.

Avec notre correspondante à Casablanca, Léa-Lisa Westerhoff
Interviendra-t-il ? N’interviendra-t-il pas ? C’est la question que se posent tous les médias marocains. Car plus d’un mois après l’annonce du principal membre de la coalition gouvernementale, l’Isitqlal, de quitter le navire, rien ne s’est passé…
Il y a bien eu un coup de fil du monarque demandant à l’Istiqlal de rester au gouvernement. Mais depuis, plus rien. Les passes d’armes verbales entre les deux partis ennemis au pouvoir le Parti de la justice et du développement (PJD) et l’Istiqlal ont donc continué à faire la une des journaux au détriment de l’action gouvernementale.

Des réformes cruciales bloquées
Et c’est bien là que réside le problème. A force d’agitation et de mésentente le gouvernement est bloqué. Sur des réformes cruciales, notamment, pour améliorer sa situation économique, alors que le déficit public a dépassé les 7% du produit intérieur brut.
Impossible de continuer de cette façon. Entre un remaniement et des élections anticipées il va donc falloir trancher. Un arbitrage que la classe politique dit attendre du roi.
En face le monarque n’a aucune obligation constitutionnelle d’intervenir. Depuis son arrivée, Mohamed VI a participé à plusieurs inaugurations officielles, mais il n’a, pour le moment, prononcé aucun mot sur l’actuelle crise politique que traverse son pays.

Ces incohérences qui plombent la Constitution


Ces incohérences qui plombent la Constitution


Abdeltif Menouni, à la tête de la Commission consultative de révision de la Constitution (2011)

L'élaboration d'une constitution relève d'abord d'une construction intellectuelle fondée sur une maîtrise des concepts, des mécanismes spécifiquement cartésiens et une réflexion suffisamment élaborée pour en assurer la cohésion. L'absence parfois de ces éléments explique les confusions, les ambiguïtés, les contradictions et les incohérences qui entachent la nouvelle constitution.
Pour la première fois en un demi-siècle, l'institution monarchique, qui s'est toujours érigée en constituante monocratique, a chargé une Commission présidée par le professeur Abdeltif Menouni et composée uniquement de nationaux présentés comme d'éminents experts en la matière, d'élaborer un projet de réforme de la Constitution.

Mohamed Zenzami
La nouvelle Loi Fondamentale promulguée le 29 juillet 2011 comprend 180 articles. A titre de comparaison, celle de 1996 n'en compte que 108, et celle de la France seulement 89 !! Ce nombre pléthorique d'articles exige de la part des citoyens une réelle volonté de concentration, la maîtrise des concepts et un esprit de discernement aiguisé.
L'absence de ces éléments expliquent pourquoi personne n'a pu déceler les confusions et incohérences portant sur les articles 109, 117 et 123.

PREMIEREMENT
Il convient au préalable de transcrire l'article 109 dans ses deux versions, en arabe et en français.
الفصل 109
«  يمنع كل تدخل في القضايا المعروضة على القضاء ،و لا يتلقى القاضي
بشأن مهمته القضائية أي أوامر أو تعليمات و لا يخضع لأي ضغط .
يجب على القاضي، كلما اعتبر أن استقلاله مهدد، أن يحيل الأمر إلى
المجلس الأعلى للسلطة القضائية.
يعد كل إخلال من القاضي بواجب الاستقلال و التجرد، خطأ مهنيا جسيما،
بصرف النظر عن المتابعات القضائية المحتملة.
يعاقب القانون كل من حاول التأثير على القاضي بكيفية غير مشروعة . »
Article 109 :
«Est proscrite toute intervention dans les affaires soumises à la justice.
Dans sa fonction judiciaire, le juge ne saurait recevoir d'injonction ou instruction, ni être soumis à une quelconque pression.
Chaque fois qu'il estime que son indépendance est menacée, le juge doit en saisir le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire.
Tout manquement de la part du juge à ses devoirs d'indépendance et d'impartialité constitue une faute professionnelle grave, sans préjudice des conséquences judiciaires éventuelles.
La loi sanctionne toute personne qui tente d'influencer le juge de manière illicite.»

Dans la version en français, le juge dans sa fonction JURIDICTIONNELLE et non pas judiciaire, ne peut être incarné que par UN MAGISTRAT DU SIÈGE.
Par contre dans la version en arabe, القاضي peut désigner aussi bien un magistrat du siège qu'un magistrat du parquet.
Cette confusion est encore plus flagrante dans la formulation de l'alinéa 4.
En effet, le magistrat du parquet n'est ni indépendant encore moins IMPARTIAL car il est PARTI au procès pénal. C'est la raison pour laquelle il lui est interdit de participer aux délibérations au cours desquelles sont prises les décisions juridictionnelles.
Par conséquent, cette importante disposition qui aurait conféré au juge une véritable protection de son indépendance est inapplicable, puisque c'est la version officielle (en arabe) qui prévaut.
L'urgence d'une réforme de cette partie s'imposera inéluctablement un jour.

Cette analyse s'applique aussi à l'article 117 :
الفصل 117 :
» يتولى القاضي حماية حقوق الأشخاص و الجماعات و حرياتهم و أمنهم القضائي
و تطبيق القانون « .
Article 117 :
«Le juge est en charge de la protection des droits et libertés et de la sécurité judiciaire des personnes et groupes, ainsi que de l'application de la loi.»

Ceci est d'autant plus INCOMPRÉHENSIBLE que les articles 108, 110 et 116 ont nettement établi une distinction entre :
- D'une part قضاة الأحكام (magistrature du siège).
- D'autre part قضاة النيابة العامة (magistrature du parquet).

DEUXIEMEMENT 
Selon l'article 123, «les audiences sont publiques sauf lorsque la loi en dispose autrement»
Que d'éminents professeurs de Droit constitutionnel, que des conseillers du Roi, aient pu écrire une telle ineptie ne peut susciter que des sentiments de stupeur, d'indignation et de doute quant à leurs capacités intellectuelles.
Quelle aberration que celle de conférer au législateur le pouvoir par l'intermédiaire d'une loi de surseoir à l'application d'une disposition constitutionnelle, de l'annuler ou la modifier.
Cette disposition bafoue deux principes fondamentaux :
- Le respect de la hiérarchie des normes.
- Le respect du parallélisme des formes.
Au-delà de cette grave atteinte au respect des principes fondamentaux, force est de constater un manque de cohésion flagrant entre les diverses composantes de la Constitution.
En effet l'article 123 ne prend pas en considération et donc s'oppose à l'article 71 qui souligne que la procédure civile et la procédure pénale relèvent du domaine de la loi.
L'article 300 du code de la procédure pénale fait de la publicité des audiences, une obligation sous peine de nullité. Les articles 301 et 302 établissent les exceptions à cette obligation.
Pourtant l'article 123 a extrait un alinéa qui relève du domaine de la loi pour en faire une disposition constitutionnelle, tout en soumettant cette dernière à la volonté du pouvoir législatif !!!
Dans une étude publiée ici-même en date du 25 février 2013, intitulée «Le Pouvoir judiciaire : Une imposture Constitutionnalisée», arguments incontestables à l'appui, j'ai conclu que la magistrature ne remplit aucune des conditions requises pour être qualifiée de pouvoir judiciaire.
Aujourd'hui, personne n'a réagi à cette analyse, à commencer par les deux conseillers du Roi, Mohammed Moatassim et Abdeltif Menouni.
En réalité, pour justifier l'élévation de l'autorité judiciaire au rang de Pouvoir judiciaire, ils ont multiplié des articles dans le titre VII. La partie consacrée aux droits des justiciables, des règles de fonctionnement de la justice, qui comprend l'article 123, en constitue l'exemple le plus frappant.
Faire de la publicité des audiences une disposition constitutionnelle - et donc un élément primordial - est totalement réducteur. Mais peut-être que nos éminent experts ignorent une valeur universelle  selon laquelle : TOUT JUSTICIABLE A DROIT A UN PROCES EQUITABLE. Ce qui implique un débat public, contradictoire et qui se tient dans un délai raisonnable.
L'élaboration d'une constitution relève d'abord d'une construction intellectuelle fondée sur une maîtrise des concepts, des mécanismes spécifiquement cartésiens, et une réflexion suffisamment élaborée pour en assurer la cohésion.
L'absence parfois de ces éléments explique les confusions, les ambiguïtés, les contradictions et les incohérences qui entachent la nouvelle constitution.
Aussi est-il urgent de procéder à des réformes afin de faciliter une application saine de toutes les dispositions de la loi fondamentale.

 http://fr.lakome.com/index.php/chroniques/954-ces-incoherences-qui-plombent-la-constitution

Le Maroc, vu de la Grotte Essil


Aujourd’hui âgée de 80 ans, Aïcha Salmi, porte un regard particulier sur le Maroc, ses rois, et ses gouvernements. Elle livre pour Lakome, sa vision du Royaume, depuis la grotte où elle a élu domicile, dans la région de Sefrou, au milieu de la décennie 1940.
Mme Salmi vit depuis l'âge de 12 ans dans une grotte. Elle l'a ensuite héritée de son mari. Elle n'a jamais quitté la région de Bhalil et n'a jamais visité les villes proches.  Tout ce qu'elle connait du monde extérieur, c'est le voisinage immédiat de sa grotte et le ruisseau  qui la sépare de ses voisines.
Aïcha explique que sa grotte est habitée depuis trois siècles et qu'elle l'exploite sur le plan touristique : le lieu rassemble de nombreux curieux, des étrangers de la plupart. Certains lui laissent des photos ou des drapeaux de leur pays, qu'elle conserve soigneusement.
Lakome s'est déplacé à la région de Bhalil (environ 6 kilomètres de la ville de Sefrou)  pour recueillir le témoignage d'Aïcha Salmi chez elle, à « la Grotte Essil ».

Réhabilitation des prisonniers: Les associations appellent à la simplification des procédures


Aufait Maroc, 16/6/2013

La Commission régionale des droits de l'Homme Casablanca-Settat, l'Association Relais Prison-Société et l'Association Adala ont organisé, la semaine dernière à Casablanca, une conférence-débat sur la réhabilitation des prisonniers. Ces associations exhortent le législateur à simplifier les procédures relatives à cette réhabilitation. En l'absence de chiffres sur son impact, la réhabilitation reste primordiale pour tout ex-détenu.


    La réhabilitation des prisonniers dans la société a toujours été au centre des revendications de plusieurs associations opérant dans l'insertion, et qui ne cessent d'appeler à la simplification des procédures.
    Dans les pays démocratiques ou en mutation vers la démocratie, les principes des droits de l’Homme se reflètent dans les textes juridiques. Au Maroc, bien que la Constitution consacre les droits humains, notre Code pénal attend toujours d’être amendé.
    Et c’est justement ce code qui est pointé du doigt, car il sanctionne encore les personnes ayant purgé leur peine.
    Pour Mohamed Bouzlafa, professeur à l’Université de Fès, et membre de l’Association Adala, la réhabilitation est “une reconnaissance de la citoyenneté d’un ex-détenu”. Il estime également qu’une peine sans réhabilitation est “un jugement accompagné d’une privation et d’une exclusion de l'ex-détenu”.
    “La réhabilitation est la dernière étape franchie par le détenu après la poursuite, le jugement et la détention. Ses problèmes sont liés à ceux relatifs au système pénal. Notre Code pénal contient encore des parties qui appellent à la criminalisation et aux sanctions. Nous, en tant que militants des droits de l’Homme, sommes convaincus que criminaliser est synonyme de priver de sa liberté.”
    Professeur Mohamed Bouzlafa, membre de l’Association Adala.
    Le Code de la procédure pénale stipule en effet que la réhabilitation est accordée à tout détenu, et qu’elle se fait soit par la loi, ou par une décision de la chambre criminelle de la Cour d’appel. La réhabilitation est donc juridique ou judiciaire.
    Dans les deux cas, le détenu dispose de tous les droits pour demander sa réhabilitation et donc bénéficier de l’effacement de la condamnation du casier judiciaire.
    Une procédure lente et compliquée
    Les associations reprochent à la procédure de réhabilitation de varier selon la durée de détention et non pas selon les peines.
    Elles déplorent l’absence de l’institution du juge d’application des peines, et souhaitent que la nouvelle réforme de la Justice puisse lui déléguer les affaires liées à la réhabilitation.
    Cette dernière passe, avant tout, par l’administration pénitentiaire. C’est l’avis de Aufait Maroc , ancien directeur des prisons de Salé, Safi et Inzegane, et auteur de l’ouvrage “Prisons du Maroc”.
    “Aucun programme de réinsertion ou de réhabilitation ne pourra être sérieusement engagé tant qu’il y a ce problème d’encombrement et de surpeuplement dans les prisons.”
    Mohamed Raoudi, ancien directeur de prisons.
    La société civile déplore également l’exigence de la plupart des entreprises, de présenter une copie du casier judiciaire dans les dossiers du personnel, signe “d’exclusion des personnes déjà poursuivies ou détenues”.
    L'exemple de Richbond
    Dans ce contexte, la brillante expérience de la société Richbond est à applaudir. En partenariat avec l’Association Relais Prison-Société, l'entreprise compte une vingtaine d’ex-détenus dans son personnel. La directrice des ressources humaines, Rachida Yamouri, pense que le travail “socialise et responsabilise”, et que la réhabilitation constitue “une responsabilité sociale à part entière”.
    “Notre direction des ressources humaines a opté pour la confidentialité des insertions afin d’éviter la stigmatisation. Nous n’avons pas cherché à connaître les peines ou les crimes des personnes que nous avons embauchées. Aucun papier ou document n’a été demandé.”
    Rachida Yamouri, directrice des ressources humaines chez Richbond.
    Et d’ajouter que sur les vingt cas, seuls deux ont récidivé, et que les femmes font preuve d’une intégration plus facile et plus pérenne.
    La directrice des ressources humaines chez Richbond déplore toutefois un “manque de complémentarité entre l’entreprise et d’autres acteurs”, pouvant assurer le suivi et l’écoute de ces détenus fraîchement insérés, surtout durant la première année.

    Aufait Maroc

    Mali : 13 ans et déjà soldats

    El Watan, 21/6/2013
    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte


    Détenus, forcés de combattre, chargé des besognes, violentés…Les enfants du Mali font la guerre comme des grands. Le dernier rapport des Nations unies dénonce le calvaire des enfants soldats au Mali. Autant de victimes de la guerre que les soldats tombés sur le champ de bataille.

    «Ce rapport est une honte pour le Mali. Il est difficile de croire que les communautés du Nord et l’armée malienne ont recours à des enfants», s’alarme Ramata Camara, syndicaliste et présidente d’une association pour la protection des enfants «Les groupes armés et les milices  soutenant l’armée malienne ont fait beaucoup de tort à nos enfants et nos familles. Le gouvernement malien est complice et le rapport onusien le prouve. Il est impossible d’ignorer la participation d’enfants dans les rangs de l’armée loyaliste malienne», affirme-t-elle. En 2012, la situation sécuritaire au Mali s’est précipitamment dégradée, au point de constater que les violences contre les enfants étaient visibles pour les ONG sur place et les enquêteurs indépendants. Le nouveau rapport des Nations unies sur le sort des enfants en temps de conflit armé dénonce le recrutement massif de centaines d’enfants maliens.
    D’abord dans les rangs d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI), d’Ançar Eddine, du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et également dans les milices de l’armée malienne. «Les groupes armés opérant dans le nord du Mali ont formé des coalitions changeantes au fil du temps, menant des opérations militaires conjointes et partageant des campements communs», lit-on dans le rapport, en précisant que d’après les informations «limitées» dont ils disposent, «la composition de ces groupes armés est extrêmement fluide, de sorte qu’il est difficile d’essayer de définir les chaînes de commandement pour les violations commises contre des enfants signalées pendant toute l’année 2012. Bien que la situation sur le plan de la sécurité ait sévèrement limité tout accès, l’Organisation a reçu de nombreuses informations selon lesquelles des groupes armés se livreraient à une exploitation et un recrutement massif d’enfants.
    Les premières informations ont indiqué que des centaines d’enfants, principalement des garçons âgés de 12 à 15 ans, ont été enrôlés pendant la période considérée». «Ce rapport des Nation unies démontre une fois de plus que le MNLA n’a jamais été un mouvement sérieux, mais plus un groupe de pression et de propagande. En recrutant des enfants pour mener la guerre et les mener à l’abattoir, souligne une fois de plus l’indifférence de ses membres, cloîtrés dans les hôtels, vis-à-vis des populations du Nord», déclare M. Touré, originaire de Gao et président de la Nouvelle jeunesse africaine. «Les hautes autorités maliennes qui ont commis cela doivent êtres détectées et soumises au joug de la justice malienne. Le Mali, avec les instances internationales, travaille pour que recrutement malsain soit aboli», précise-t-il.

    «Petite besogne»

    Le rapport de l’ONU spécifie qu’en octobre 2012, le Mali a créé «un groupe de travail interministériel pour empêcher les violations graves contre des enfants, en le chargeant notamment de mener des campagnes de sensibilisation pour prévenir le recrutement et l’utilisation des enfants» soutenu par des missions internationales «pour déterminer s’il y avait des enfants dans les rangs des milices d’autodéfense». Longtemps, l’accès aux régions du nord du Mali a été difficile, beaucoup de partenaires internationaux n’ont pu aller sur le terrain pour mener à bien leurs enquêtes.
    «Lors de notre mission au Mali, nous avons eu des informations sur les enfants qui étaient enrôlés et relégués à ce qu’on appelle ‘‘la petite besogne’’ avec l’interdiction de porter des armes. Les rapports des institutions internationales ont indiqué le contraire et affirmé qu’il y avait une réelle violation», déclare Maya Sahli, juriste et rapporteur spécial à la Commission  africaine des droits de l’homme et des peuples. «Ces enfants ont besoin d’une prise en charge psychologique, suite aux conséquences dramatiques de la guerre au Mali», ajoute-t-elle.

    Extrait du rapport de l’ONU :

    Art. 95. On dispose de très peu d’informations sur les meurtres et les mutilations d’enfants en 2012. Cependant, 17 incidents ont été signalés, au cours desquels six enfants ont été tués et 22 ont été blessés par des restes explosifs de guerre. Pendant l’offensive, les dépôts d’armes des forces armées nationales ont été pillés, en particulier à Tombouctou, et des armes et des munitions ont été essaimés aux alentours des villes.
    Des groupes armés ont également posé des bombes et laissé d’autres engins explosifs dans le nord du Mali en prévision des opérations militaires, faisant des morts et des blessés parmi les enfants. Entre mars et août 2012, 28 incidents graves auraient été occasionnés par des mines et des restes explosifs de guerre dans le nord du Mali, entraînant la mort de 24 enfants.
    Il a été en outre affirmé que des enfants associés aux groupes armés ont été tués ou mutilés lors de la campagne militaire franco-malienne déclenchée en janvier 2013, notamment pendant les bombardements aériens. Certains enfants auraient été utilisés par les groupes armés comme boucliers humains. Les représailles interethniques contre des enfants d’origine arabe ou touareg, menées notamment par les forces armées nationales, demeurent préoccupantes.

     http://www.elwatan.com//international/mali-13-ans-et-deja-soldats-21-06-2013-218202_112.php http://www.elwatan.com//international/mali-13-ans-et-deja-soldats-21-06-2013-218202_112.php

    26.000 enfants mineurs sont violés au Maroc chaque année

    Quelque 26.000 enfants mineurs sont violés au Maroc chaque année, soit en moyenne 71 enfants par jour, révèle Najat Anwar, présidente de "Touche pas à mon enfant" à Bladi.net. La militante, désespérée par la recrudescence de ce phénomène, dénonce l’inaction du gouvernement.

    Bahar Kimyongür arrêté : La vérité dérange, Milquet se venge


    Par Michel Collon et l'équipe Investig'Action, 19/6/2013

    On vient d'arrêter à Madrid notre ami et collègue Bahar Kimyongür, auteur du livre Syriana et de nombreux articles démontrant l'hypocrisie des gouvernements européens sur la Syrie. Ces dernières semaines, il s'était activement mobilisé pour aider les parents désemparés de ces jeunes qui partent en Syrie. Il est attendu au débat que nous coorganisons sur ce thème à Bruxelles mardi 25 juin.

    Bahar est menacé d'extradition vers la très démocratique Turquie. Nous sommes très inquiets et convaincus que le gouvernement belge est complice : Bahar dérange, la vérité dérange.

    D'ailleurs, la chronologie est très claire :
    22 mai, communiqué de la ministre de l'Intérieur : "Joëlle Milquet a longuement rencontré ce matin, lors d'un déjeuner, le directeur de l'Organisation du renseignement national turc, Hakan Fidan. Lors de cet échange très constructif, plusieurs modalités de collaboration et d'échanges d'informations dans les différents dossiers évoqués ont été précisées et renforcées, en ce qui concerne notamment la présence de ressortissants belges en Syrie mais aussi le suivi et le contrôle des différents groupements terroristes".
    28 mai : la Turquie délivre en secret un nouveau mandat d'arrêt international contre Bahar (qui avait été acquitté il y a dix ans par la Justice belge pour ces accusations arbitraires)

    13 juin : A la RTBF radio, la ministre Milquet soutient le "démocrate" turc Erdogan : "Je pense que les services secrets turcs sont sincères" (sic). (Et aussi ses tortionnaires et ceux qui emprisonnent des journalistes en masse ?) Elle diabolise Bahar comme "soutien d'Assad" alors que celui-ci a, dans son livre, dénoncé ses aspects dictatoriaux.

    17 juin : Bahar est arrêté par des civils alors qu'il visitait avec son épouse Deniz et ses deux petits enfants la cathédrale de Cordoue (Espagne). En présence de ses enfants pour bien marquer le coup!

    Ce jeudi 20 juin, il passe devant le juge à Madrid.

    Nous appelons chacun à dénoncer cette violation du droit d'expression, cette basse vengeance des politiciens qui s'alignent sur les Etats-Unis, Israël et la Turquie !
    Faites circuler ce message sur le Net, facebook et partout, interpellez vos mandataires politiques et les médias.
    Demandez des comptes à la ministre Milquet. Elle ne bouge pas pour aider les parents désemparés, mais se rend complice d'Erdogan pour arrêter Bahar :

    Cabinet du ministère de l'Intérieur, 2 rue de la Loi, 1000 Bruxelles
    Tél : 02 504 85 40
    www.milquet.belgium.be

    Liberté pour Bahar !

    Michel Collon et l'équipe Investig'Action