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mercredi 20 juillet 2016

3 questions à Bahar Kimyongür sur la tentative de putsch en Turquie




Dans la soirée du vendredi 15 juillet, des putschistes de l’armée turque ont tenté de renverser le gouvernement d’Erdogan. Après une nuit de chaos marquée par des affrontements entre les conjurés et les forces loyalistes, le président a repris la main. Depuis, 6.000 personnes ont déjà été arrêtées, Erdogan promettant « d’éliminer le virus de toutes les institutions étatiques ». Bahar Kimyongür nous éclaire sur cette mystérieuse tentative de coup d’État et ses possibles répercussions.



Qui sont ces putschistes et quelles étaient leurs motivations ?
Sur les putschistes, nous avons eu très peu d’informations, dont certaines contradictoires. La confrérie Gülen a été accusée. Ce mouvement d’inspiration soufie est très influent dans le monde musulman. Son fondateur, Fetuhllah Gülen, a notamment financé grâce à de riches donateurs la construction d’écoles un peu partout. Il a soutenu la montée au pouvoir de l’AKP, le parti d’Erdogan. Mais un conflit a ensuite éclaté entre les deux hommes forts. En 2014, un scandale d’écoutes téléphoniques a mis en lumière des affaires de corruption au sein de l’AKP. Gülen qui dispose de nombreux relais au sein de la police et de la magistrature était déjà pointé du doigt. Depuis 2014, 1800 personnes soupçonnées d’appartenir à la confrérie ont été arrêtées. En janvier, un procès retentissant a condamné Gülen pour haute trahison. Mais ce dernier est exilé aux Etats-Unis. C’est depuis la Pennsylvanie qu’il a réfuté les accusations sur le coup d’État ce week-end.

mardi 4 mars 2014

NOUVEAU COUP DE THEATRE DANS L'AFFAIRE KIMYONGUR : INTERPOL BLOQUE LE SIGNALEMENT DE BAHAR !

Il aura fallu que Bahar soit arrêté en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne et en Italie, où il est toujours assigné à résidence, pour qu'INTERPOL stoppe l'ordre d'arrestation provisoire de Bahar KIMYONGÜR.

Par un courrier daté du 21 février 2014, reçu ce vendredi 28 février 2014, la Commission de Contrôle des Fichiers INTERPOL a communiqué la décision du Secrétariat Général d'INTERPOL relatant "que les informations vous concernant [Bahar !] communiquées par la Turquie ne sont par conséquent plus accessibles par les pays membres de l'Organisation".

En clair cela signifie que le signalement INTERPOL est bloqué et que Bahar peut à nouveau voyager librement dans le cadre de ses activités politiques sans être arrêté et placé en prison sur la base du mandat d'arrêt turc.

Il est très rare qu'INTERPOL prenne ce genre de décision et ceci démontre encore, si cela était nécessaire, que le mandat d'arrêt turc viole la liberté d'expression et a uniquement pour objet de tenter de museler un opposant politique qui dérange.

Cette décision exceptionnelle doit mener le gouvernement italien, qui est pour le moment maître du destin de Bahar, à prendre immédiatement une décision de remise en liberté pure et simple.

Il n'est pas tolérable que la liberté de Bahar dépende du bon vouloir d'un gouvernement et il appartient aux autorités belges d'alerter leurs homologues italiens quant à cette situation scandaleuse.

Bruxelles, le 3 mars 2014
Christophe Marchand
Avocat de Bahar Kimyongür
+32.486.32.22.88

dimanche 16 février 2014

Bahar Kimyongür est toujours en exil en Italie

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Dossier


Bahar, bientôt 100 jours d'exil arbitraire...

Que fait la Belgique ?

Par Michel Collon, 15 /2/ 2014

Notre ami Bahar Kimyongür est toujours en exil en Italie, loin de sa famille, loin de ses amis, avec interdiction de sortir d’un tout petit périmètre dans la ville de Massa. Et qui provoque cette situation inhumaine, cette grave violation de la liberté d’expression ?


 


Michel Collon :





Monsieur Erdogan, qui se prend pour un empereur et s’acharne sur Bahar, dont le grand tort est d’avoir révélé la vérité sur le rôle de la Turquie dans le drame syrien. Erdogan pourchasse Bahar dans toute l’Europe, en l’accusant de “terrorisme” pour avoir simplement interpellé un ministre turc il y a quatorze ans !



Erdogan fait traîner la procédure au maximum avec un dossier vide. Récemment, il semblait que le juge italien allait enfin libérer Bahar. Malheureusement, la ministre de la Justice Annalisa Cancellieri est toujours en possession du dossier. Le juge n’a rien à dire, le dossier devient politique et les délais risquent de se rallonger interminablement. Mais la Belgique aussi est responsable.



Que fait notre ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, grand ami des démocrates saoudiens, qataris et israéliens, et aussi grand serviteur des Etats-Unis, que fait-il pour libérer Bahar ? Rien.



La “Realpolitik” au-dessus des droits de l’homme, monsieur le ministre ? Vu la menace de torture dans les prisons turques qui pèse sur Bahar en cas d’extradition, n’êtes-vous pas coupable de « non-assistance à personne en danger » ?




En ces mois d’élection, exigeons tous que l’Etat belge bouge enfin pour protéger un de ses citoyens, dont le seul tort est d’être un journaliste indépendant !




Nous vous proposons trois articles qui traitent de l'exil arbitraire de Bahar Kimyongür :






« C'est mon engagement contre la guerre

en Syrie qui suscite l'ire d'Erdogan »
BAHAR KIMYONGÜR - INTERVIEW : VLADIMIR CALLER
Interviewé par le mensuel Drapeau Rouge, Bahar Kimyongür explique les circonstances dans lesquelles il a été arrêté par Interpol avec un dossier vide, tandis que la Turquie cherche à combler sa rancune contre lui depuis quatorze ans. Lire la suite


80 jours déjà...


BAHAR KIMYONGÜR 

Aujourd’hui, j’ai gravé mon 80e trait sur le mur. Mon actuel exil italien se décline déjà en 13 jours de tôle et 67 jours d’assignation à résidence. Lire la suite




La contre-attaque

de la  société civile


CLEA - Intervenants :
Dan Van Raemdonck, le Secrétaire général de la FIDH ;
Christophe Marchand, l'avocat belge de Bahar Kimyongür ;
Le Sénateur Écolo Benoit Hellings ;Lieven De Cauter, Philosophe à la KUL ;
Bahar Kimyongür, en direct via skype depuis Marina Di Massa où il est assigné à résidence dans l'attente d'une décision de la justice italienne quant à son extradition.


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lundi 24 juin 2013

Bahar Kimyongür arrêté : La vérité dérange, Milquet se venge


Par Michel Collon et l'équipe Investig'Action, 19/6/2013

On vient d'arrêter à Madrid notre ami et collègue Bahar Kimyongür, auteur du livre Syriana et de nombreux articles démontrant l'hypocrisie des gouvernements européens sur la Syrie. Ces dernières semaines, il s'était activement mobilisé pour aider les parents désemparés de ces jeunes qui partent en Syrie. Il est attendu au débat que nous coorganisons sur ce thème à Bruxelles mardi 25 juin.

Bahar est menacé d'extradition vers la très démocratique Turquie. Nous sommes très inquiets et convaincus que le gouvernement belge est complice : Bahar dérange, la vérité dérange.

D'ailleurs, la chronologie est très claire :
22 mai, communiqué de la ministre de l'Intérieur : "Joëlle Milquet a longuement rencontré ce matin, lors d'un déjeuner, le directeur de l'Organisation du renseignement national turc, Hakan Fidan. Lors de cet échange très constructif, plusieurs modalités de collaboration et d'échanges d'informations dans les différents dossiers évoqués ont été précisées et renforcées, en ce qui concerne notamment la présence de ressortissants belges en Syrie mais aussi le suivi et le contrôle des différents groupements terroristes".
28 mai : la Turquie délivre en secret un nouveau mandat d'arrêt international contre Bahar (qui avait été acquitté il y a dix ans par la Justice belge pour ces accusations arbitraires)

13 juin : A la RTBF radio, la ministre Milquet soutient le "démocrate" turc Erdogan : "Je pense que les services secrets turcs sont sincères" (sic). (Et aussi ses tortionnaires et ceux qui emprisonnent des journalistes en masse ?) Elle diabolise Bahar comme "soutien d'Assad" alors que celui-ci a, dans son livre, dénoncé ses aspects dictatoriaux.

17 juin : Bahar est arrêté par des civils alors qu'il visitait avec son épouse Deniz et ses deux petits enfants la cathédrale de Cordoue (Espagne). En présence de ses enfants pour bien marquer le coup!

Ce jeudi 20 juin, il passe devant le juge à Madrid.

Nous appelons chacun à dénoncer cette violation du droit d'expression, cette basse vengeance des politiciens qui s'alignent sur les Etats-Unis, Israël et la Turquie !
Faites circuler ce message sur le Net, facebook et partout, interpellez vos mandataires politiques et les médias.
Demandez des comptes à la ministre Milquet. Elle ne bouge pas pour aider les parents désemparés, mais se rend complice d'Erdogan pour arrêter Bahar :

Cabinet du ministère de l'Intérieur, 2 rue de la Loi, 1000 Bruxelles
Tél : 02 504 85 40
www.milquet.belgium.be

Liberté pour Bahar !

Michel Collon et l'équipe Investig'Action