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lundi 15 août 2011

Artistes marocains libres, du Mouvement du 20 février

Communiqué du Mouvement du 20 Février de Rabat, suite à la répression de la manifestation du 13 août, mêlant contestation et arts de rue. 15/08/2011
"L'art émane du cœur, de l'esprit libre. Tout homme qui refuse la servilité ne peut que rendre hommage à cette jeunesse qui a droit de vivre dans l'égalité, chercher son bonheur et exiger sa liberté."

Projet rassembleur des artistes marocains libres du Mouvement du 20 février

L'artiste a une grande influence sur son public. Les messages passent plus facilement sous une forme artistique et normalement chaque artiste (vrai artiste) a un message à faire passer. S'il met son art au service d'une ou de plusieurs idées, c'est de l'art engagé.

Quant à savoir si l'art peut tout exprimer... C'est le propre de la liberté artistique de pouvoir faire accepter aux gens des choses qu'ils ne voudraient pas accepter si elles étaient exprimées autrement.

On dit de l'homme qu'il s'arrache à la nature et à sa nature et si c'est bien la conscience qui permet de penser et de se penser alors nous sommes bien obligé d'admettre que la conscience nous libère de la nature. En effet, la culture nous protège de la nature « hostile » : nous sommes aujourd'hui libres de nous rendre à l'autre bout de la planète en une seule journée, libres de braver la mer déchainée par la tempête, libres de s'aventurer dans la jungle sans craindre d'être dévoré par un fauve… En somme, le progrès des sciences et des techniques nous a permis de nous prémunir contre la nature et d'accroitre nos possibilités physiques. Or, toutes ces connaissances, cette culture découlent d'abord de ce que nous pensons, de ce que nous sommes conscients.

La vague de révoltes inattendues qui secoue le monde arabe est un tournant dans l'histoire de cette région du monde, administrée depuis plusieurs décennies par des gouvernements autoritaires, répressifs et corrompus. Le Maroc n'est pas épargné comme prétend les ennemis de la liberté et la propagande du Makhzen.

Par ailleurs nous apprenons que des chanteurs ont été sollicités pour composer des couplets en faveur du oui largement placardé sur les vitrines des commerces, clubs de sport, autobus, taxis, épiceries…pour soutenir la dictature. Au Maroc, on les appelle dorénavant les artistes chmakrias au service du Makhzen et du Palais Royal.

Ce groupe est né de la volonté de mettre nos compétences et nos talents au service de l'art contemporain dans le but de créer un réseau de contacts partout dans le monde. Qu'elle soit écolo, politique ou sociale, la chanson engagée a toujours fait partie du paysage musical. D'hymnes révolutionnaires aux plaidoyers d'artistes contemporains, l'engagement contre la dictature existe par la chanson.

Les protagonistes désirent mettre en place une ingénierie artistique, un label, des évènements pour favoriser la création artistique. Des moyens seront mis en œuvre afin de fertiliser le terreau de la création libre et non la politique de la censure pratiquée dans ce pays.

Tous les projets de la créations pour artistes marocains sont admis, hormis les artistes compromis dans les activités de collaboration avec le makhzen culturel marocain. Nous attendons vos projets artistiques !

Le collectif "Artistes marocains libres du Mouvement du 20 Février" devrait se constituer en association qui devrait réunir des artistes, musiciens, photographes, vidéastes, comédiens, sculpteurs, peintres et autres.

Travailler à la promotion des arts contemporains à l'échelle internationale avec plusieurs associations Africaines et Européennes voire Américaines.

Le but de ce groupe est de fusionner les arts contemporains (nés des contestations et en particulier celles du Mouvement du 20 Février et à parler un même langage; celui de la création artistique responsable.

Appel aux conteurs, hommes et femmes de culture, peintres, sculpteurs, photographes, vidéastes, galeristes, chercheurs en art, collectionneurs, commissaires d'exposition en art contemporain, Conservateurs du patrimoine, critiques d'art et autres.

La monarchie marocaine n’a jamais été aussi déstabilisée au point de recourir dans la précipitation à une alchimie absurde (des repris de justice aux braves cheikhs des zaouias) pour montrer au monde que le peuple marocain bénit son régime politique.

La jeunesse marocaine, appuyée par des forces politiques, syndicales, associatives, médiatiques et intellectuelles, n’a pas exprimé sa colère contre le régime, du moins au début des protestations, mais revendiquait des mesures contre la corruption et les corrompus ainsi que la transition d’une monarchie exécutive à une monarchie parlementaire où le roi règne et le chef du gouvernement gouverne en puisant sa légitimité dans le suffrage populaire.

Fichier:Communiqué du Mouvement du 20 février de Rabat, suite à la répression de la manifestation du 13 août, mêlant contestation et arts de rue.n.jpg

Voir aussi
http://www.lepost.fr/article/2011/08/15/2568622_artistes-marocains-libres-du-mouvement-du-20-fevrier.html

dimanche 14 août 2011

Voici le nouveau "droit à manifester" promis par la "nouvelle "constitution


Par Ali Fkir, 14/8/2011

Rabat le 13 août 2011. Quelques semaines après la "nouvelle constitution" qui stipule le "droit à manifester"!!!
La nature du makhzen n'a pas changé et ne changera jamais


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Climat de tensions à Rabat
     Par  lakome.com , 14/8/2011
          
Climat de tensions à Rabat. Les forces de l’ordre ont violemment dispersé la manifestation du Mouvement du 20 février de la soirée du samedi 13 août 2011. Plusieurs personnes ont été blessées et d’autres ont été arrêtées.

Des dizaines de policiers sont intervenus pour interdire la soirée artistique prévue à la fin de la manifestation du Mouvement du 20 février.

A 23 heures, quelques centaines de manifestants ont été surpris par des dizaines de membres des forces auxiliaires qui ont confisqué une camionnette, des haut-parleurs et un groupe électrogène appartenant au Mouvement du 20 février.

Quatre jeunes ont été expulsés à coups de matraques de la camionnette avant que « la police ne demande au chauffeur de se diriger vers le 2e arrondissement », indique Youssef Raissouni, président de la section de Rabat de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH).

A l'heure où ces lignes sont écrites (00 H 20), le conducteur de la camionnette n’a toujours pas été relâché et son véhicule a été mis à la fourrière.

Après la saisie de la camionnette, les jeunes ont organisé un sit-in (improvisé) qui a été violement réprimé. « Nous ne savons toujours pas combien de personnes ont été arrêtées ou blessées », nous déclare Omar Radi, membre du Mouvement du 20 février.

La police a aussi saisi les téléphones portables de plusieurs manifestants. « Quand la police m'a volé mon téléphone, j'étais en train de les photographier se diriger vers nous. Après ils ont tabassé tout le monde », explique le bloggeur Larbi, dans une déclaration à lakome.com. « J’ai fini par récupérer mon téléphone mais toutes mes photos ont été supprimées », ajoute l’auteur de larbi.org.

L’intervention de la police est venue à l’instant où les jeunes s’apprêtaient à organiser une activité artistique à la place de la Poste, à 50 mètres du Parlement.

Le boulevard Mohamed V a été complètement assiégé par les forces de l’ordre qui ont aussi interdit aux manifestants de s’approcher du Parlement.

Situation insoutenable : destruction d'un douar et habitants tabassés

Femmes battues, enfants traumatisés
attaque du 11/8/2011
Par Ali Fkir, 14/8/2011
Une délégation de l'AMDH (section de Mohammedia) et du Comité de suivi du dossier de l'habitat, a rendu (le 13 -08 - 2011) visite aux victimes de l'arbitraire qui vivent à la belle étoile depuis la destruction de leurs baraques le 22 juillet 2011 par une armada de forces de répression . Des femmes ont été battues le jeudi 11 août, un enfant a la jambe fracturée. Une mère de famille a été transportée dans la 4x4 du caïd pour subir des sévices dans son bureau
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Les responsables de ces graves violations sèment toujours la terreur dans la région de Chellalat (province de Mohammedia) dans l'impunité la plus absolue. Ils ont laissé les déshérité construire tranquillement des baraques (nous avons vérifié des contrats d'acquisition de terrain), ils ont extorqué des fonds aux humbles...Ils sont au-dessu de la loi

La solidarité avec les victimes de l'arbitraire nous interpelle.

Photos prises le 13 août 2011
http://nsa28.casimages.com/img/2011/08/14/110814120440747265.jpg

http://nsa28.casimages.com/img/2011/08/14/110814120726714517.jpg

http://nsa28.casimages.com/img/2011/08/14/110814122359162096.jpg

http://nsa27.casimages.com/img/2011/08/14/110814121058465467.jpg
http://nsa27.casimages.com/img/2011/08/14/110814121950743359.jpg


Vidéos témoignages enregistrées le 13 août 2011
http://www.youtube.com/watch?v=wcfaHjKEuVM

http://www.youtube.com/watch?v=ih37O2PzQBo

Relire :  24/7 Le makhzen lance une attaque...

Près de Mohammedia, des centaines de personnes à la belle étoile

Par Ali Fkir, coordinateur du « comité de suivi du dossier de l’habitat à Mohammedia".

Rappel des faits, et suite :
On l’appelle douar Baba/douar Abdennabi (région Chellalat) à plus de 14 km de Mohammedia. Certaines victimes y résident depuis 2007.
D’autres (la grande majorité) s'y sont installés depuis février 2011. Les spéculateurs ont répandu la nouvelle : « la terre est disponible à bon marché, les autorités ne vous diront rien ».
Effectivement les autorités n’ont pas réagi, n’ont pas interdit les constructions. Des centaines de pauvres citoyen-nes arrivent, achètent (en moyenne 30 mètres carrés) à un prix qui tourne autour de 500 dh le mètre carré. Les constructions ( la majorité en béton armé)se font sans inquiétude. Selon les dires des victimes, le cheikh et les moukadmines passent, en véritables raquetteurs, ramasser leur « dus » (dont profiterait aussi le caïd de la région).
En contrepartie  de leur "mansuétude", les autorités font appel aux «  services » des ces heureux résidents pour gonfler les « marches » des « beni oui » favorables à la constitution makhzennienne. Nous fermons les yeux, vous payez la « dîmes » et vous dites « vive le makhzen » ! ! En quelques semaines, un village voit le jour.

Une fois passé le « référendum » du 1er juillet, et pour d’autres raisons inconnues, une impressionnante armada ...
- 20 estafettes des forces auxiliaires
- 3 cars des forces anti-émeute
- 6 bulldozers
- 7 ambulances
- des dizaines de voitures "M rouge"
- Des jeeps et autres 4x4 des gendarmes
- Le réseau téléphonique est coupé
- L'accès à la région est interdit aux non- "résidents"
... débarque, rase les baraques, matraque tout ce qui bouge… et ce, le vendredi 22 juillet 2011.

Aujourd’hui, vendredi 12 août, affamées, malades…des dizaines de familles vivent à la belle étoile.
Les autorités reconnaissent officiellement avoir détruit 372 baraques. Les citoyen-nes parlent de 600 à 800. Les spéculateurs n’ont pas été inquiétés. Le caïd, le cheikh et les moukadmines continuent de tabasser les victimes. Dernière répression date d’hier, le jeudi 11 juillet.

Le vendredi 12 août 2011, des dizaines de personnes se sont déplacées pour voir directement les militant-es de l’AMDH ( section de Mohammedia) et exposer leur situation inhumaine.
Le bureau de la section, sur la base des principes de l’AMDH, avait eu, le mercredi 10 août, un long entretien avec les autorités (le gouverneur et ses principaux collaborateurs, des responsables d’Al Oumrane, du ministère de l’habitat …). Les militant-es des droits humains ont eu la version des autorités. Aujourd’hui (et sur la demande des victimes), ils ont écouté la version des victimes de l’arbitraire.
Quant au « comité de suivi du dossier de l’habitat à Mohammedia », qui a été sur place (le lendemain de la razzia) pour constater les dégâts, qui a assisté aux sit in organisés devant la préfecture de Mohammedia…il ne peut que condamner cette razzia , se solidariser avec les victimes , exiger un logement décent pour ces déshérités…
Les spéculateurs, les mafieux fonciers, le caïd, le cheikh et les moukadmines impliqués dans ce scandale doivent être traduits en la justice ...si justice il y a.

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Photos (12 - 08 - 2011)

http://nsa28.casimages.com/img/2011/08/13/110813015814138212.jpg

http://nsa27.casimages.com/img/2011/08/13/110813020129776790.jpg


Vidéos (12-08- 2011): témoignages des victimes
http://www.youtube.com/watch?v=7QuOj3YmUlQ

http://www.youtube.com/watch?v=aUA7WBZVddU

Sahara occidental : Abdelaziz appelle l'ONU à "intervenir d'urgence" pour protéger les civils sahraouis de la répression marocaine

Equipe Media, 13/8/2011

12 citoyens Sahraouis ont été blessés le 1er août 2011, lors d’une intervention violente des forces d’occupation pour disperser une manifestation pacifique organisée par des citoyens Sahraouis réclamant la libération d’un militant Sahraoui.

La manifestation s’est organisée après l’arrestation et l’incarcération de l’activiste Sahraoui Bouhla Ghali, 22 ans, à la prison noire, alors qu’il n’avait pu voir sa famille ni connaître les accusations portées contre lui.
Les forces d’occupation avaient enlevé l’activiste sahraoui sur le Boulevard Tan-Tan au centre de El Aaiun occupée après qu’il ait participé à une manifestation pacifique.

Dans un message adressé au secrétaire général de l'ONU, et repris par l’agence sahraouie, SPS, le président sahraoui a exprimé sa conviction que ces "développements graves dictent l'urgence" de trouver un mécanisme onusien qui garantit la sécurité et les droits des Sahraouis dans les territoires occupés à travers "l'élargissement des prérogatives de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) à la protection et à la surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental".

Le président Abdelaziz a mis en garde contre "l'escalade" menée par les autorités marocaines face à la résistance dans les territoires sahraouis occupés, rappelant ce qui s'est passé dans la ville d’El Ayoun lundi et jeudi derniers où 8 blessés parmi les citoyens ont été enregistrés".

Le président sahraoui a indiqué que les forces de l'occupation marocaines avaient lancé, dans le cadre "d'une escalade dangereuse", "une campagne répressive générale" dans les rues et quartiers d’El Ayoun après avoir interdit des manifestations que des citoyens sahraouis pacifiques avaient décidé d'organiser tous les lundi et jeudi après la prière de Tarawih devant le siège de la délégation du ministère marocain de l'énergies et des mines.

Des civils innocents et pacifiques portant des revendications légitimes font l'objet "de toutes sortes de répression et d'intimidation par les forces marocaines", souligne M. Abdelaziz dans son message.

Le président sahraoui a, dans ce contexte, "déploré" le fait que les citoyens sahraouis sont réprimés dans un territoire "qui est encore sous l'égide des Nations Unies à travers la présence des membres de la MINURSO", qualifiant cet acte "d'illégal et immoral".

Un acte, a-t-il dit, qui rappelle le "climat de peur" qui a suivi l'attaque perpétrée par les forces marocaines le 8 novembre 2010 contre le camp sahraoui de Gdeim Izik, situé à El Ayoun.