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lundi 22 décembre 2014

Lutte des habitants expulsés de leur terre en plein hiver à Rabat et cernés par les forces de répression

De: Droit Logement <droitaulogementmaroc@gmail.com>
Photo de Stop à la destruction de Guich Loudaya.
Objet: TR : دعوة لتضامن مع ما تبقى من سكان دوار اولاد دليم - Appel aux journalistes des expulsés de douar Ouled Dlim
Date: 22 décembre 2014 09:16:08 UTC

Bonjour,
Nous vous informons que depuis le 18 décembre les habitants du douar ouled dlim (Rabat) campent sur leurs terres. 
A défaut d'une indemnisation et d'un relogement les habitants ont décidé de résister à leurs expulsions en ne quittant pas les terres du douar ouled dlim. Les forces de l'ordre ainsi que le service de sécurité installé les ont encerclés habitants par des panneaux de tôle et des barrières. Une fourgonnette de police est constamment parquée.
Empêchés de reconstruire ne serait ce que des abris de fortune pour se protéger et de recevoir de vivres, les habitants sont à bout et enragés. 
La situation sociale est devenue très tendue, un habitant, Chahir Mahjoub, a décidé d'entamer une grève de la faim, tandis qu'une autre habitante, dont sa maison n'a pas encore été détruite, menace de s'immoler en cas de démolition et dit avoir déjà prévu le matériel.
Interviews vidéos :
Pour plus d'information :

Droit au Logement Maroc
contact : 0661 37 75 96

samedi 12 juillet 2014

Casablanca : Cette indigne et violente stigmatisation des pauvres


Yabiladi, 9/6/2014 

Avait-on besoin de recourir à la puissance des bulldozers, à la violence des matraques pour faire comprendre au petit peuple des Carrières Centrales que sa place est désormais ailleurs ? Ailleurs, c’est-à-dire loin de tout ce qui fait sa vie, depuis des décennies ! Sa vie, des vies, vécues entre voisins, entre amis, entre ennemis aussi. Des vies faites de partage comme de convoitise, faites de ce que la misère engendre de bassesses comme de grandeur.
 
Destruction du bidonville des Carrières centrales / Ph. AIC Press
 
Car, on a beau vivre dans la tôle, dans le froid coupant de l’hiver et la chaleur suffocante de l’été, cette vie qui est celle que l’on apprend dans ces bidonvilles, dont personne soyons honnêtes, ne se soucia avant mai 2003, cette vie est, en vérité, la vie sociale même.
Celle des origines, celle qui veut qu’on fera la collecte pour que la fille du voisin ait son repas de mariage, sa fête, qu’on partagera… Car on sait bien qu’on pourra aussi compter sur elle, lorsqu’il faudra enterrer un père, un frère et demander de l’aide.
On sait toujours trop bien qu’il faudra revenir un jour frapper à la porte de ceux-là mêmes, parce qu’ils connaissaient son visage, à ce frère, et connaissent donc toujours toute votre histoire, et savent donc la faire leur, lorsque le moment le commande.

Bidonvie
On sait bien, donc, que malgré les haines, les jalousies, toutes ces pathologies du quotidien, on sait bien que ce qui nous tient, ici, sur cette immense plaine de tôles, ce sont ces milliers de gestes qui forment le corps social de la vie bidonvilloise. De la Bidonvie, en somme.
Alors, avant d’organiser cette simulation ridicule d’invasion, avec hommes casqués en prime, avant de se lancer dans cette ridicule soldatesque, la clairvoyance voulait que, dans cette affaire de recasement – l’horrible mot qui signifie remettre dans une case – on se soit demandé si l’attachement de ces Marocains qu’on sort de leur masure comme on le ferait de sans papiers, oui, si leur passions pour ce lieu était liée à des murs ou de la tôle, et pas, d’abord, et surtout, à cette vie, certes, pénible, mais faisant d’eux des êtres sociaux.

Ils sont la société !
Et si ce n’est pas à cette identité qu’ils se refusent de renoncer, en ne renonçant pas à ce lieu qui les fait être ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces vieillards, et à leur manière une société, c’est-à-dire ce tout ce que l’ingénierie ne conçoit ni ne comprend. Et que la spéculation, qui se donne le nom de Modernité, méprise !
Une société.

Physiquement et symboliquement écrasée. Et qui, il faut le croire et le craindre, se souviendra longtemps que l’écrasement, aura été son lot. Alors, oui, bien sûr, certains diront que c’est ainsi, qu’il faut bien pour que les choses avancent, et qu’il faut donc que les bulldozers les précèdent. De même qu’on dira, aussi, que ces pauvres gens ne sont pas tous roses, - menteurs, spéculateurs, et pourquoi pas plus riches que vous et moi… Cette mythologie qui veut que le pauvre possède des immeubles… Quand donc finira cette stigmatisation des pauvres, en ce pays, cette affreuse désignation qui prend tant de noms, fraude, terrorisme, tcharmil, etc… 
En attendant, alors que le ministre de l’Habitat nous apprend que le Gouvernement n’a pas les moyens d’une vraie politique de la ville, il faut se souvenir que les coups que l’on donne aux déshérités finissent un jour ou l’autre, par être rendus. Par ceux qui les ont reçus. Ou par les évènements. C’est une simple question de temps.


mercredi 16 janvier 2013

Au début était la lumière, puis vinrent les obscurantistes !

Petit rappel à l'heure où le Mali martyrisé, renaît enfin à l'espoir de renaître après la défaite des obscurantistes !

 Ce qui se trame à Tombouctou est proprement insupportable. Il n’est point de mots pour le décrire.
On souhaiterait que ce qui se commet là-bas et maintenant,  le soit par des extra-terrestres, afin que l’on n’ait jamais une once de communauté ou de confession à partager avec ceux qui ont imaginé cette monstruosité.
En perpétrant  leur forfait, les « Ansar eddine » ont  ajouté un chapitre supplémentaire à ce livre des ignominies, écrites en lettres de sang, de feu et de vomi par les ennemis de l’humanité.
Rien moins que neuf siècles d’un Islam tolérant et pacifique qui veillait paisiblement sur un joyau du patrimoine mondial de l’humanité, se trouvent aux prises avec une barbarie à nulle autre pareille, qui réduit les autodafés du troisième Reich, au rang de feu de camp  d’une assemblée de scouts.
Un test grandeur nature, pour la détermination d’une communauté internationale dont la mollesse risque bien de pousser  ces proches cousins des talibans à  reproduire à l’identique, le modèle afghan en terre africaine.
La conquête du territoire  achevée, ils en sont  déjà au  troisième chapitre de leur ignominie, la séquence destruction, après avoir mené à bien,  le second : la chasse donnée à leurs anciens alliés, les malheureux  touaregs qui  battent leur coulpe d’avoir introduit le loup dans la bergerie. La suite est courue d’avance. Les femmes devront en faire les frais, entre lapidation, interdiction d’école, imposition de la burqa, mariage forcé et autres persécutions.
Pourtant, face à l’urgence, le reste du monde persiste à se gratter le menton ou le cuir chevelu et l’Unesco en conciliabule à Saint-Pétersbourg étudie le projet d’une improbable riposte. Pas de quoi impressionner « les fous de Tombouctou ».
Disons le clairement, ceux qui accomplissent ce genre de forfaits n’ont rien à voir avec l’Islam, mais avec l’ignorance, la folie et l’obscurantisme.

La caravane de l’Islam avait enveloppé de lumières et  de richesses tous ceux qu’elle avait croisés, de la péninsule arabe aux rivages de l’Atlantique et aux confins de la Chine.
Celle qui sévit au nord du Mali est une traîne de  ténèbres  et d’atrocités. On lui doit, faut-il le rappeler, les plus grandes tragédies de l’histoire de ces vingt dernières années et  les attentats les plus sanglants menés, pour la plupart,  contre d’innocentes victimes.
L’Islam avait réussi à synthétiser intelligemment toutes les connaissances du genre humain, avant  d’avoir l’intuition de celles qu’il allait concevoir et vulgariser. Les musulmans ont exploré tous les compartiments du savoir, de l’algèbre à l’astronomie, en passant par l’architecture,  la médecine, les mathématiques, la peinture et le reste.
Les patios de l’Andalousie en sont un témoignage vivant. Ces havres de paix savamment imaginés et décorés par des artisans juifs, chrétiens et musulmans  vivant en symbiose, bruissent encore des clapotis de l’eau que ces derniers ont domestiquée pour que  les oiseaux viennent y entonner des concerts et ravir les sens.
Colonnes doriques, chapiteaux corinthiens ou zelliges sont autant de témoignages de tolérance, de gratitude et de reconnaissance de l’Islam aux civilisations qui l’ont précédé.
Par opposition, l’aventure Salafiste est un concentré de sauvagerie, menée par des bandits de grands chemins incultes et ignorants qui se complaisent dans la  destruction, la haine et la cruauté. Ils ont tout raté, jusqu’à accepter de s’enlaidir. Rien ne manque. Ni la barbe passée au henné, ni ces tenues venues d’ailleurs,  ni la mine sombre et l’éructation menaçante.

« Si tu ne bâtis point, tu éviteras de détruire ! »,  recommande expressément l’Islam. Ceux qui s’en prévalent ont pourtant procédé à la destruction de trente-trois mausolées et persistent, sur leur lancée criminelle à brûler des manuscrits séculaires,  à infliger des coups de fouet aux couples d’amoureux  et à interdire aux femmes l’accès à la place publique. Ils en promettent encore, tant et plus !
A  des milliers de kilomètres de là, des gérontocrates imbus de débauche, de stupre et de soûlographie, observent à distance le  désastre qu’ils ont inspiré, depuis les repaires au luxe indécent qu’ils ont bâtis des deniers du peuple.  Et comme tout lâche qui se respecte, ils se tiennent en embuscade, à bonne distance de l’empoignade, pendant que les seconds couteaux accomplissent les basses besognes qu’ils leur ont imparties.
Le monde, quant à lui,  se tait, de peur de se mettre à dos ces pourvoyeurs de pétrodollars, ces maudits papiers dont on dit  qu’ils finissent par acheter le silence et les consciences.
Le premier Etat de l’Azawad aura vécu. Mort-né d’avoir été conquis par deux « co-venturers » que tout opposait. Mais l’expérience aura, une fois de plus, apporté la preuve de ce qu’on savait déjà : les Salafistes, ces obscurantistes d’un autre âge, qui prennent leurs ordres aux confins de l’Arabie, tels de sombres mafieux,  sont les premiers pourfendeurs de l’Islam et son plus grand ennemi. Ils sont aussi sa plus grande honte.
A ce titre, ils méritent qu’on les combatte jusqu’à ce qu’ils cessent définitivement de nuire !

dimanche 14 août 2011

Situation insoutenable : destruction d'un douar et habitants tabassés

Femmes battues, enfants traumatisés
attaque du 11/8/2011
Par Ali Fkir, 14/8/2011
Une délégation de l'AMDH (section de Mohammedia) et du Comité de suivi du dossier de l'habitat, a rendu (le 13 -08 - 2011) visite aux victimes de l'arbitraire qui vivent à la belle étoile depuis la destruction de leurs baraques le 22 juillet 2011 par une armada de forces de répression . Des femmes ont été battues le jeudi 11 août, un enfant a la jambe fracturée. Une mère de famille a été transportée dans la 4x4 du caïd pour subir des sévices dans son bureau
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Les responsables de ces graves violations sèment toujours la terreur dans la région de Chellalat (province de Mohammedia) dans l'impunité la plus absolue. Ils ont laissé les déshérité construire tranquillement des baraques (nous avons vérifié des contrats d'acquisition de terrain), ils ont extorqué des fonds aux humbles...Ils sont au-dessu de la loi

La solidarité avec les victimes de l'arbitraire nous interpelle.

Photos prises le 13 août 2011
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Vidéos témoignages enregistrées le 13 août 2011
http://www.youtube.com/watch?v=wcfaHjKEuVM

http://www.youtube.com/watch?v=ih37O2PzQBo

Relire :  24/7 Le makhzen lance une attaque...