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vendredi 25 octobre 2013

La justice belge va blanchir Abdelkader Belliraj et devrait logiquement blanchir aussi Ali Aarrass

Par demainonline, 25/10/2013

Abdelkader Belliraj en 2009 (Photo DR)
Abdelkader Belliraj en 2009 (Photo DR)
Quand Abdelkader Belliraj a été arrêté au Maroc en 2008 et présenté comme un dangereux terroriste qui préparait des attentats, le juge antiterroriste marocain, Abdelkader Chentouf, avait transmis à ses homologues belges les « aveux » vu Belgo-Marocain concernant six assassinats non élucidés commis en Belgique entre 1986 et 1989.
Le juge Chentouf, ou plutôt les services secrets marocains, cherchaient ainsi à s’appuyer sur ces aveux pour noircir la figure de Belliraj et justifier son arrestation au Maroc et sa postérieure condamnation par la très expéditive cour antiterroriste de Salé.
Or, selon l’enquête menée par la justice belge, il n’est pas accrédité que les six crimes politiques aient été commis par Abdelkader Belliraj. Le parquet fédéral de Belgique s’apprête ainsi à demander le non-lieu dans cette affaire.
Le parquet fédéral va plus loin en demandant le non-lieu dans une autre enquête qui visait les supposées « activités terroristes » de Belliraj en Belgique.
Les deux enquêtes belges qui ont débuté en 2008 sont arrivées à la conclusion que les « aveux au Maroc de Belliraj, obtenus sous la torture » sont « inutilisables devant une cour d’assises belge », explique le quotidien La Libre Belgique.

Cette décision, si elle est finalement confirmée par la justice belge dans ses attendus du 10 décembre, est un véritable coup de massue sur la tête de la très servile justice marocaine dont les sentences sont souvent dictées par le cabinet du ministre de la justice qui lui-même se fait dicter ses ordres par le Palais pour les affaires sensibles.
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27516
 http://www.demainonline.com/2013/10/25/la-justice-belge-va-blanchir-abdelkader-belliraj/
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 L'affaire Ali Aarrass est liée à l'affaire Belliraj .

Relire Le Vif » Belga Generique » 16/12/2010

Le belgo-marocain Ali Aarrass extradé vers le Maroc

(Belga) L'Espagne a extradé mercredi le Belgo-Marocain Ali Aarrass vers le Maroc, a annoncé son avocat, Christophe Marchand. Ali Aarrass est détenu en Espagne depuis avril 2008. Le Maroc soupçonne l'homme d'être impliqué dans la cellule terroriste du Belgo-Marocain Abdelkader Belliraj.
Le Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies avait conseillé, en novembre dernier, à l'Espagne de ne pas extrader Ali Aarrass vers le Maroc. Maître Marchand est donc étonné de voir que l'Espagne n'a pas tenu compte de cette recommandation.
 Ali Aarrass avait été appréhendé en avril 2008 à Melilla, l'enclave espagnole au Maroc, en raison d'accusations du Maroc selon lesquelles l'intéressé serait impliqué dans la cellule terroriste d'Abdelkader Belliraj. Selon les autorités marocaines, Abdelkader Belliraj aurait lui-même expliqué qu'Ali Aarrass avait enrôlé de force des personnes dans des camps d'entraînement en Algérie. "Mais Belliraj a toujours affirmé que ces déclarations avaient été faites sous la torture", a souligné Maître Marchand. "Une enquête espagnole menée à ce sujet n'a par ailleurs fourni aucune preuve." Le gouvernement espagnol avait cependant quand même décidé d'extrader Ali Aarrass ainsi que l'hispano-marocain Mohamed El Bay. Les avocats de l'intéressé avaient donc fait appel au Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies qui avait déconseillé l'extradition. 
"La décision de l'Espagne d'extrader Ali Aarrass constitue une atteinte au droit humanitaire international et aux accords internationaux concernant les droits de l'homme", a déclaré son avocat. Ce dernier a menacé d'introduire des actions contre les autorités espagnoles et contre les autorités belges, taxant ces dernières d'immobilisme. (AUM)

DONC LIBEREZ BELLIRAJ ET ALI AARRASS !!!

mardi 18 septembre 2012

Justice pour Zyed et Bouna

Justice pour Zyed et Bouna

Adressée à : Ministre de la Justice

Cette pétition sera remise à:
Garde des Sceaux Ministre de la Justice Jean-François BOUTET Conseiller spécial Philippe ASTRUC Conseiller technique pénal
Pascale BRUSTON test Conseillère technique pénitentiaire et protection judiciaire de la jeunesse Muriel BARTHÉLÉMI Conseillère technique presse et communication test Eric LAFONTAINE Conseiller technique affaires réservées test
Christian VIGOUROUX Directeur de cabinet test Avocat général Avocat général


Signée 5 144 personnes ont signé.Il manque 2 356 signatures



A 24 heures de la décision de la Cour de Cassation dans l'Affaire Zyed et Bouna, leurs familles, le Collectif ACLEFEU et le Collectif contre le Contrôle au Faciès lancent une pétition urgente contre la confirmation du non-lieu, 7 ans après la mort des deux adolescents. Signez et faites passer le message!
C'est avec effroi que nous avons appris la préconisation de l'Avocat Général près la Cour de cassation, rattaché au Ministère de la Justice, de confirmer le non-lieu prononcé en faveur de deux policiers dans l'affaire de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, adolescents électrocutés dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois en 2005.

Un non lieu, c'est pour un non-événement.
La mort de Zyed et Bouna n'est pas un non-événement. C'est un événement qui a bouleversé leurs familles, leur ville, ainsi que des dizaines de villes de France où la perte d'un proche au cours d'une interpellation est une expérience tragiquement connue. Ces deux enfants, comme leur ami Muhittin Altun qui leur a survécu, ont couru lorsqu'ils ont vu la police le 27 octobre 2005, non pas parce qu'ils étaient connus des services de police, avaient quelque chose à se reprocher, ou étaient en train de commettre un crime ou un délit. Ils ont couru car dans certains quartiers, les contrôles sur les jeunes, motivés par leur seule apparence vestimentaire ou leur origine, sont disproportionnés.
Comme le démontre le rapport "La Base de l'Humiliation" de Human Rights Watch, l'analyse "La Force de L'Ordre" de Didier Fassin et le racontent les nombreux témoignages de la web-série "Mon 1er contrôle d'identité" du Collectif contre le contrôle au faciès, le contrôle d'identité, pour un mineur de banlieue, est craint car il peut être accompagné de violences verbales, de propos vexatoires, de palpations génitales, de fouilles illégales, de petites "vannes" ou menaces. Il peut mener à une garde à vue, souvent sans suite, parfois sans explication, d'autres accompagnées d'une accusation pour outrage et rébellion, suivie de dédommagement à destination d'agents de police s'estimant lésés, dédommagement que des parents sans revenu convenable se voient tenus de régler sans comprendre comment leur enfant a pu soudain se mettre à attaquer un agent de police. Ces deux enfants ont couru et se sont cachés dans un transformateur électrique parce que dans certains quartiers, la police ne rassure pas : elle fait peur. Le rôle de la police, ce jour-là, n'était-il pas d'aller au delà de la peur de ces enfants, et d'assurer leur sécurité?

La mort de Zyed et Bouna a bouleversé la France. Elle a bouleversé le monde, dont le regard porté sur la République française a, à partir de ce jour-là, changé.
Préconiser la confirmation de ce non-lieu, c'est envoyer un message qui glace le dos de milliers de parents et de futurs parents. C'est leur dire que malgré les contrôles abusifs dont peuvent faire l'objet leurs enfants, personne n'est tenu de leur porter assistance s'ils se mettent en danger, s'éloignant lorsque s'approchent des agents de police. C'est risquer de leur envoyer le message que la police n'est pas là pour les protéger. Nous demandons au Garde des Sceaux d'intervenir auprès de l'Avocat Général près la Cour de Cassation, qui dépend du Ministère de la Justice, afin qu'il prenne la mesure du poids symbolique de sa recommandation, et qu'il la réévalue avant son audience devant la Cour de Cassation au Palais de Justice.

Les assocations signataires : 
Association Librelucha
Rythme tout terrain

Lettre de pétition

Bonjour,

Je viens de signer la pétition suivante adressée à Christiane Taubira, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux


Pas de non-lieu dans l'affaire Zyed et Bouna


Madame la Ministre,


C'est avec effroi que nous avons appris la préconisation de l'Avocat Général près la Cour de cassation, rattaché au Ministère de la Justice, de confirmer le non-lieu prononcé en faveur de deux policiers dans l'affaire de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, adolescents électrocutés dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois en 2005.


Un non lieu, c'est pour un non-événement. La mort de Zyed et Bouna n'est pas un non-événement. C'est un événement qui a bouleversé leurs familles, leur ville, ainsi que des dizaines de villes de France où la perte d'un proche au cours d'une interpellation est une expérience tragiquement connue.


Ces deux enfants, comme leur ami Muhittin Altun qui leur a survécu, ont couru lorsqu'ils ont vu la police le 27 octobre 2005, non pas parce qu'ils étaient connus des services de police, avaient quelque chose à se reprocher, ou étaient en train de commettre un crime ou un délit. Ils ont couru car dans certains quartiers, les contrôles sur les jeunes, motivés par leur seule apparence vestimentaire ou leur origine, sont disproportionnés.


Comme le démontre le rapport "La Base de l'Humiliation" de Human Rights Watch, l'analyse "La Force de L'Ordre" de Didier Fassin et le racontent les nombreux témoignages de la web-série "Mon 1er contrôle d'identité» du Collectif contre le contrôle au faciès, le contrôle d'identité, pour un mineur de banlieue, est craint car il peut être accompagné de violences verbales, de propos vexatoires, de palpations génitales, de fouilles illégales, de petites "vannes" ou menaces. Il peut mener à une garde à vue, souvent sans suite, parfois sans explication, d'autres accompagnée d'une accusation pour outrage et rébellion, suivie de dédommagement à destination d'agents de police s'estimant lésés, dédommagement que des parents sans revenu convenable se voient tenus de régler sans comprendre comment leur enfant a pu soudain se mettre à attaquer un agent de police.


Ces deux enfants ont couru et se sont cachés dans un transformateur électrique parce que dans certains quartiers, la police ne rassure pas : elle fait peur. Le rôle de la police, ce jour-là, n'était-il pas d'aller au delà de la peur de ces enfants, et d'assurer leur sécurité?


La mort de Zyed et Bouna a bouleversé la France. Elle a bouleversé le monde, dont le regard porté sur la République française a, à partir de ce jour-là, changé.


Préconiser la confirmation de ce non-lieu, c'est envoyer un message qui glace le dos de milliers de parents et de futurs parents. C'est leur dire que malgré les contrôles abusifs dont peuvent faire l'objet leurs enfants, personne n'est tenu de leur porter assistance s'ils se mettent en danger, s'éloignant lorsque s'approchent des agents de police. C'est risquer de leur envoyer le message que la police n'est pas là pour les protéger.


Nous demandons au Garde des Sceaux d'intervenir auprès de l'Avocat Général près la Cour de Cassation, qui dépend du Ministère de la Justice, afin qu'il prenne la mesure du poids symbolique de sa recommandation, et qu'il la réévalue avant son audience devant la Cour de Cassation au Palais de Justice.


Cordialement,


[Votre nom]