Marrakech, le Bangkok de l’Afrique !
Le tourisme sexuel fait rage au Maroc et principalement à Marrakech, qui est en passe de devenir le Bangkok de l’Afrique et où des pédophiles sans scrupules abusent de petits enfants. C’est ce que montre ce reportage réalisé par des journalistes espagnols s’étant fait passer pour des touristes en quête de plaisirs interdits.
Pédophilie au Maroc :le scandale de trop !
par
Les associations marocaines de protection de l’enfance sont abasourdies. Une enquête sur la pédophilie réalisée à Marrakech par des journalistes espagnols crée la consternation.Une vidéo polémique dans laquelle figure le témoignage d’un pédophile au Maroc circule sur le Net. Un témoignage choc rapporté en image par des journalistes espagnols venus enquêter sur la pédophilie au Maroc. Le reportage, diffusé sur une chaîne néerlandaise, est en ligne depuis le 27 janvier sur le réseau Youtube.
Il est Espagnol, âgé d’une soixantaine d’années et avoue avoir des rapports sexuels avec des enfants marocains. Colère noire au sein des associations marocaines pour la protection des enfants. La présidente de l’association « Touche pas à mon enfant », Najat Anwar, réclame l’ouverture d’une enquête.
Des « klennex » sexuels
Direction Marrakech, la ville ocre du Maroc. C’est là-bas que les journalistes espagnols ont rencontré le présumé pédophile, originaire de Malaga dans le sud de l’Espagne. Il raconte, d’un ton cru et vulgaire, ses expériences sexuelles avec des petits garçons qu’il compare à des « kleenex » à jeter après utilisation.
La comparaison fait froid dans le dos. « Nous avons déposé une demande d’ouverture d’enquête auprès du ministre de la Justice et du procureur du roi de Marrakech. Aujourd’hui notre avocat va déposer une plainte », a annoncé Najat Anwar au site d’information Yabiladi. Elle regrette le manque d’investissement du gouvernement pour combattre un phénomène qui semble gagner chaque jour un peu plus de terrain. « Je suis déçue. J’ai l’impression qu’on a rien fait depuis 2004, année de la création de l’association. Ce que nous ne voulons pas est que Marrakech devienne une destination de choix pour les pédophiles et que la ville devienne Bangkok », poursuit-elle.
Info, intox ?
L’authenticité de cette enquête reste encore à prouver. Mais qu’elle le soit ou non, il n’en demeure pas moins que plusieurs affaires de pédophilie ont à de nombreuses reprises secoué la ville. Le dernier scandale en date remonte en septembre 2012. Patrick Finet, actuel directeur général du Mandarin Oriental de Milan, en Italie, était recherché par la police pour faits de « débauchage » et de « prostitution de mineurs » à Marrakech.
Une sombre histoire qui rappelle le pavé lancé par Luc Ferry sur le plateau du Grand Journal de Canal+ en juin 2011. On apprenait alors, pêle-mêle, qu’un ancien ministre français se serait « fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons », qu’un Premier ministre et d’autres ministres seraient au courant, et qu’aucun d’entre eux n’a dénoncé le pédophile présumé.
Plusieurs associations marocaines étaient consternées par le fait que Luc Ferry, considéré comme étant détenteur d’informations d’un crime, ne soit pas « allé jusqu’au bout et révélé tous les faits et actes dont il a pris connaissance ».
Toutes ces affaires ont terni la réputation de Marrakech. Depuis quelques années, l’image de capitale sexuelle du royaume lui colle à la peau. A quand l’action du gouvernement ? Arrêtera-t-il de fermer les yeux sur ces actes de pédophilie, dont sont parfois mêlés des politiques et hauts-placés ?lire aussiAlors que des réseaux de pédophiles viennent d’être démantelés au Maroc, certaines associations du pays notent une hausse des abus sexuels sur enfants depuis le tsunami qui a ravagé...
vendredi 1 février 2013
Marrakech, le Bangkok de l’Afrique ?
mardi 23 octobre 2012
Découvrir le tourisme solidaire au Maroc
Maria Ljuba Russo a partagé la photo de ATES (Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire), 23/10/2012
Pendant, ce temps, caravane "est" faisait étape à Taliouine

La voix des partenaires : le RMES
mardi 31 mai 2011
Maroc : « Tourisme solidaire Facteur de Développement Local » .
vendredi 19 février 2010
Au Moyen Atlas, vivre solidairement avec les habitants d'Aït Jaber
Ce gîte –six chambres- a été construit par l’agence Tizirando (1), un spécialiste marocain du « tourisme solidaire » qui, bien loin du Maroc de carte postale vanté par les spécialistes du « soleil bon marché », s’efforce de faire découvrir à ses clients le mode de vie et la culture des habitants du cru. Et, d’apporter à ces derniers des revenus en échange de repas, nuitées, de location de d’ânes et de mulets, d’accompagnement des randonneurs, etc.
C’est Saïda, la fille de Fatima, qui brique le gîte Tizitounte et cuisine pour les petits groupes emmenés par Tizirando. Parfois, comme aujourd’hui, le repas est carrément pris chez les Hssissou. Au menu, hors d’œuvre variés et tajine au poulet. On mange avec les doigts, à la marocaine. On rit beaucoup, on joue avec le petit Annas, trois ans. Et on se débrouille comme on peut pour échanger sur les réalités de la vie ! Quelques heures plus tard, après une promenade, les randonneurs se retrouveront dans la cour carrée des Hmala où Seltana, la maman, maintenant veuve, offre du thé et un délicieux pain à base de semoule. L’été quand il fait beau, les randonneurs font de longues escapades à pied ou en VTT dans les environs. Parfois, Tizirando les emmène en bus jusqu’au Moyen Atlas pour une journée de marche. Avec le temps frisquet et pluvieux de ce mois de février, il faut se contenter de balades dans les oliveraies voisines et d’une escapade jusqu’au lac Allal El Fassi où Rhazi El Gortat, le directeur de Tizirando rêve d’ouvrir, un jour, une guinguette pour accueillir ses clients.
Eté comme hiver cependant, tourisme solidaire ou pas, la visite de Fès, à vingtaine de kilomètres de là, reste incontournable. Avec l’exode rural, cette cité impériale ne cesse de grandir ! Mais, c’est bien sûr la médina (la vieille ville) et ses céramiques d’un bleu profond qui attirent d’abord : à flanc de colline, des milliers de maisons blanches moutonnent autour des ruelles étroites et tortueuses, serrées autour du minaret de la mosquée El-Qarawiyine et des toits verts du mausolée de Moulay Idriss II ! Fondée en 808 sur la rive droite du fleuve éponyme par un descendant du Prophète, Moulay Idriss, la médina de Fès est la plus vieille du pays et … la plus grande au monde.
Anouar, le fils d’un bazari qui, diplômé de l’université, s’est reconverti en guide touristique, nous fait les honneurs de sa ville, intarissable sur les curiosités–l’horloge hydraulique, la bibliothèque, les medersas-, sur les dynasties successives et aussi… sur ses déboires sentimentaux : sa mère refuse l’élue de son cœur car elle est pauvre et originaire de la campagne ! Si le détour par le quartier des tanneurs –les techniques y restent traditionnelles, les colorants naturels- est de règle, Anouar nous évite d’être assailli, comme tant d’autres, par les marchands des souks. Nous avions demandé une « visite culturelle » et Tizirando y a veillé !
« Nous refusons d’emmener les gens dans les bazars et d’empocher les commissions ! Le tourisme, c’est comme cela que je l’envisage, dans les respect des personnes ! Mais, les principes, ça se paye aussi», insiste Rhazi El Ghortat. Pour le directeur de Tizirando, le rapprochement des peuples, des cultures n’est pas un slogan. Et le partage équitable des revenus du tourisme n’est pas un vain mot. L’aventure de Tizirando a débuté en 1989. Cette agence a été créée par trois amis, dont deux anciens prisonniers politiques, opposants à feu Hassan II. « Nous avons commencé par organiser des randonnées, à pied, à dos de mulets et de dromadaires. A l’époque, c’était vraiment un projet alternatif », se souvient Rhazi El Gortat. Lorsque la randonnée, devenue à la mode, a été proposée par toutes les agences, Tizirando a développé le tourisme solidaire qu’au vrai, elle pratiquait déjà avec le logement chez l’habitant et le financement de projets de développement.
«Ce sont les gains du gîte de Tizitounte qui payent les salaires des deux animatrices », précise Rhazi El Gortat qui ne manque pas une occasion de faire visiter à ses clients-touristes cette réalisation. Tizirando, serait-ce du tourisme pour militant ? Oui et… non ! « Je panache, précise Rhazi el Gortat, je propose, par exemple, un peu de tourisme solidaire avec de la randonnée. Il faut marier les visites et le plaisir, la fête et la découverte, les monuments et les gens ». Partir avec Tizirando, ce n’est pas se condamner au confort simple d’un logement chez l’habitant ou en gîte. Comme les autres agences, Tizirando travaille aussi avec des hôtels et propose des circuits. Mais bien rares sont ses clients qui n’accepteront pas de consacrer au moins une journée à visiter une famille, une coopérative de femmes, une association ou de passer une nuit dans un gîte ou carrément chez l’habitant. « Le tourisme classique, c’est beaucoup plus facile et on gagne plus », soupire Rhazi el Gortat. «Avec le tourisme solidaire, il faut veiller à l’encadrement. C’est très prenant ! Les gens veulent discuter jusqu’à minuit ! ». vendredi 20 mars 2009
Une idée de vacances solidaires
Moha, Touareg sédentarisé à Merzouga m’avait écrit en novembre 2008 pour me demander de faire connaître le site de son auberge familiale à
tous ceux « qui veulent découvrir le désert, sa culture, son patrimoine de sable, ses fossiles et ses gravures rupestres, voir les belles dunes allant jusqu’à 150 mètres de hauteur, admirer le lever et le coucher de soleil, faire des randonnées à dos de dromadaire et bivouaquer dans différents sites magnifiques ».
Il explique que le rôle social de son auberge lui tient à cœur: « nous employons des nomades, des familles très pauvres qui travaillent avec leurs dromadaires en randonnées, en bivouac, et gagnent avec nous un peu d’argent pour mieux vivre » Ne pas avoir de réservations le préoccupe pour eux.
Dans le Guide Globe-Trotters : « Partir …au MAROC autrement », l’auberge familiale de Moha est chaudement recommandée : « Au centre du village de Merzouga (…) une adresse rustique mais chaleureuse comme on les aime. »
Avec quelques amis nous lisons les pages du site www.merzouga-dromadaire.com et les témoignages enthousiastes nous donnent envie d’aller découvrir par nous - mêmes Moha, son auberge et la région de Merzouga.
Nous prenons contact et pour joindre l’utile à l’agréable, nous lui proposons d’aller lui montrer la fabrication et le fonctionnement des fours solaires. C’est en vieux Trafic Renault, chargé de tout le nécessaire pour fabriquer des fours, ainsi que , à la demande de Moha, de vêtements destinés à des familles de nomades, que nous arrivons à Merzouga le 14 janvier 2009.
Nous sommes tout de suite conquis par l’enthousiasme, l’humour, l’intelligence et la gentillesse de cet ancien nomade touareg dynamique, un peu poète, un peu philosophe. Sa préoccupation constante d’aider les plus démunis nous touche beaucoup. Sa connaissance parfaite de la région, son souci de préserver la nature en font un guide très agréable et très compétent. Conteur hors pair, il sait tenir an haleine ses auditeurs avec ses histoires (presque vraies) de fantômes ou ses théories sur la marche du monde.
Nous faisons connaissance avec toute sa famille, surtout son frère Ali et son fils ainé Belkacem, souriant garçon de 10 ans qui ne quitte son père que pour aller à l’école.
C’est avec enthousiasme que Moha s’est lancé dans l’aventure des fours solaires, invitant les voisins à des repas cuits avec le soleil et les persuadant de l’utilité de ce mode de cuisson écologique et économique qui va changer leur vie.
L’auberge, agrandissement de la maison familiale, se trouve en plein centre du village. Grand bâtiment tout en longueur, surmonté d’une grande terrasse d’où on peut admirer les hautes dunes au-delà du village. Elle est bien aménagée, les chambres sont agréables, la grande salle très accueillante. Le tout est simple, rustique, sans clinquant, sans prétention. Le quartier est animé, loin des luxueux centres touristiques à l’écart du village. L’école, le centre médical, la poste, la gendarmerie se trouvent à proximité de l’auberge , où les hommes du village viennent boire le thé, tandis que les femmes vont bavarder à la cuisine. Elles vont se charger de distribuer les vêtements aux familles dans le besoin.
La cuisine, traditionnelle, est excellente : tajines, couscous, omelettes berbères … et, depuis peu les plats cuits dans le four solaire !
Sur le plan découvertes la région immédiate est très riche .
Les dunes où il a fait bon se promener, pour aller passer une nuit dans le campement, adorable petite oasis d’où on n’a plus envie de partir , la visite à la communauté des gnaoua qui nous a offert un concert et du thé, la ville proche de Rissani où l’association des menuisiers est immédiatement gagnée par la fièvre des fours solaires (et en fabrique pour 600 dh), Taouz, ses gravures rupestres et la vieille kasbah, l’usine de polissage des orthocéras, la palmeraie, le lac temporaire devenu immense étendue d’eau bleu turquoise en cet hiver pluvieux… De quoi ne jamais s’ennuyer.
Le prix de la demi-pension est plus que raisonnable : 20 € et réduction pour séjours prolongés. Tous les renseignements pratiques se trouvent sur le site.
Merci de diffuser cette information à vos amis et connaissances, c’est l’occasion de découvrir et faire découvrir une façon de passer les vacances dans un environnement somptueux , tout en apportant une aide aux villageois et aux nomades en situation précaire.
Cet endroit est idéal pour un séjour en famille, et aussi pour tous ceux qui ont envie de découvrir le Maroc authentique. (ce mot galvaudé a ici tout son sens !)
Nous conseillons de choisir le printemps ou l’automne, même si cet hiver exceptionnellement froid et pluvieux n’est pas toujours la règle.
L’équipe : Claudie, Henri, Geneviève, André, Ahmed et Marie-Jo
Contact : Solidarité Maroc 05
17 rue Jean Eymar
05000 Gap
solidmar05@gmail.com



