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samedi 7 juin 2014

L’intersection d’une naïveté et d’une bêtise locales donne un ridicule « national »

Par Ali Fkir, 31/5/2014

Des jeunes « apolitiques », des jeunes qui ont réussi leurs études, sans problèmes particuliers avec les gens du quartier. Ce qui est rare dans notre bled d’aujourd’hui.
Leur principal handicap reste leur naïveté. Ils croient à ce que racontent les médias officiels.
De quoi s’agit-il ?
Avec l’apparition du Mouvement 20 février qui a pu secouer les colonnes sur lesquelles s’est bâti un régime despotique, la police a permis la floraison de hordes de voyous , d’agresseurs, de violeurs qui s’en prennent aux citoyens « simples ». Il n’est pas question de toucher aux habitants des quartiers chics. C’est une opération de classes sociales. Ces groupes de névrosés, issus des « bas-fonds » de la société, s’attaquent en premier lieu aux femmes.

 La police laisse faire. Elle encourage la terreur. Il faut obliger les gens à « souhaiter » l’intervention de la police, à « aimer » la police et donc le makhzen. Aux populations terrorisées devrait (selon le plan du ministère de l’intérieur) incomber la responsabilité de l’insécurité, au mouvement de la lutte pour les droits humains, au mouvement du 20 février, aux forces radicales (progressistes et islamistes)…L’AMDH et le MVT20FEVRIER sont désignés du doigt. Les conséquences sont désastreuses. Des dizaines de jeunes du MVT20FEVRIER, de militants de l’AMDH sont arbitrairement coffrées.
« L’instinct de conservation », a poussé la société à réagir spontanément au plan machiavélique des forces occultes makhzeniennes. De ses entrailles nait le phénomène « tcharmil ». A l’origine de « tcharmil », il y a des jeunes qui veulent dénoncer ( à leur manière) cette guerre menée contre les citoyens et surtout contre les citoyennes. Le mouvement « tcharmil » est une manifestation de l’instinct de conservation de la société. C’est une réaction (peut-être inconsciente) face à l’implication de la police dans la « déstabilisation » de la vie quotidienne des habitant-es des quartiers populaires. C’est une opération de sensibilisation.
« Tcharmil », est un phénomène social « incompris ». Les « intellectuels » et autres « analystes » sont complètement hors-jeux. Seule la police, et donc le makhzen , a compris la nature du phénomène. C’est pourquoi elle l’a réprimé. Quant aux groupes de névrosés, de violeurs d’agresseurs… ils continuent tranquillement leur boulot de terreur. Les blogueurs « tharmilistes », les militants de l’AMDH, du MVT20FEVRIER se sont retrouvés dans les prisons telle la sinistre prison de Oukacha à Casablanca
A Mohammedia des jeunes naïfs, qui ont cru à « la bonne foi » du makhzen, ont voulu participer à cette lutte contre les groupes de névrosés, d’agresseurs. COMMENT ? En réalisant un film documentaire sur le phénomène. Des jeunes intellectuels, parmi eux un diplômé dans le domaine (infographiste)…Leur naïveté, car ils croyaient qu’ils aidaient l’État à « réinstaurer » la sécurité dans les quartiers populaires, les a poussés à faire appel aux « services » de « repentis » et ce, pour mieux illustrer des scènes « d’agression ». Ils ont cherché un grand couteau, déposé leurs portables et montres et ont commencé à filmer des scènes en présence de badauds et sous la muraille de la prison, à l’ombre des arbres. Ils sont tellement naïfs et croyaient bien faire qu’ils sont venus frapper à la porte de « la tanière » de l’ogresse.
Les autres caméras, celles  de la prison, filment les scènes, alertent la police qui embarque ces innocents qui croyaient bien faire. Pauvres garçons !
Aujourd’hui, le 31 mai 2014 ils se trouvent toujours en prison. La maman d’un jeune détenu nous a déclaré : "ils ont jeté mon petit dans une cellule de 46 détenus (des condamnés à 6 et 8 ans)". Signalons que cette  cellule  est conçue pour un maximum de 10 détenus. Il n’a pas de place pour s’allonger. Ils lui bouffent sa nourriture. Il va soit mourir, soit devenir fou.
 L’INTERSECTION DE LA NAÏVETÉ DE CES 14 JEUNES ET LA BÊTISE DE LA POLICE NOUS A « OFFERT » UN RIDICULE « NATIONAL »
L’AMDH, section de Mohammedia, a décidé d’assister ces jeunes. Des centaines de jeunes et de moins jeunes du quartier Derb Marrakech étaient venu-es en masses demander la solidarité de l’AMDH.
Des jeunes qui ont cru en la « bonne foi » de l’État se sont retrouvés coffrés par cet État.
       La solidarité nous interpelle


samedi 26 avril 2014

Le phénomène "Tcharmil" : psychose ou vrai danger ? La jeunesse réagit : l'Anti-Tcharmil !

  • Par : Yassine Majdi, 4/4/2014
Le phénomène
Crédit photo: DR
Le mot tcharmil a fait la une des titres de presse nationaux durant ces deux dernières semaines. Derrière ce mot se cache un phénoméne inquiétant mélant insécurité et culte du bling-bling

Tout le monde en a parlé et tout le monde s'est passionné pour les adeptes du tcharmil, ces jeunes qui diffusent des images à caractère violent à travers Facebook. Retour sur un phénomène qui a marqué l’actualité marocaine du mois de mars.

Credit photo: DR
Le mcharmel, un style


Le mot tcharmil se rapproche de tcharmila, une marinade où sont mélangées viandes rouges et légumes généralement effectuée par un boucher. Une profession à laquelle les mcharmlines (adeptes du tcharmil) ont emprunté le principal  accessoire : le couteau aiguisé. Ce dernier fait partie intégrante de leur look et inspire la terreur chez leurs supposées victimes.
Autre signe distinctif du mcharmel (singulier de mcharmline), l’envie d’exhiber, sur les réseaux sociaux, le butin arraché  à ses victimes: montres, bracelets, baskets ou colliers. Dans les clichés pris par les mcharmlines, on retrouve parfois une référence (voulue ou inconsciente) à Tony Montana, héros de Scarface, lorsque ces jeunes posent avec du cannabis et étalent leur richesse en exhibant des billets bleus.  

Un mouvement associé à la montée de la criminalité casablancaise
Certains groupes ou pages Facebook dédiés au tcharmil sont actifs depuis l’an dernier mais le « mouvement » n’a été médiatisé qu’en mars dernier. Celui-ci  a profité d’opérations coup de poing menées par des criminels à Casablanca, comme le braquage d’un salon de coiffure à Maarif ou l’agression d’un joueur du Wydad. Résultat le sentiment d'insécurité s'accrut à vitesse grand V.
Une psychose confirmée par les chiffres récemment communiqués par la DGSN concernant la criminalité sur le territoire marocain durant le premier trimestre de l’année contribuent, eux aussi, à la popularité du mouvement. Ceux-ci révèlent que plus de 100 000 personnes ont été arrêtées ou soumises à la procédure de garde à vue. Parmi elles, 313 l’ont été pour violences, 124 pour vol sous la menace et 114 pour détention illégale d’armes blanches. 

Le tcharmil comme technique de drague
La DGSN a réagi au phénomène en arrêtant six individus liés au mouvement. Une annonce qui coïncide avec le séjour du roi dans la capitale économique. Selon Abdellah Said, directeur du service de la police judiciaire de Casablanca, qui s’exprimait au micro de 2M,  les personnes interpellées « utilisaient Photoshop et ne faisaient pas partie des bandes criminelles organisées ». Le responsable sécuritaire a également indiqué  que « le but de cette campagne (ndlr : tcharmil) était de nuire à l’ordre publique ». Mais l’un des interpellés a assuré que son but « était d’impressionner les filles » et ajoute « qu’un administrateur d’une page Facebook a volé les photos qu’il avait publié et les a dévoilée à l’opinion publique. ».
Crédit photo: DR

L’opinion publique s'organise sur les réseaux sociaux
Pour certains média, le tcharmil est un phénomène destiné à servir l’agenda de personnes souhaitant «  perturber le développement de la ville de Casablanca ». Le mouvement aurait commencé à se faire connaitre après «  une réunion entre le directeur général de la sécurité nationale avec tous les responsables sécuritaires de la ville ». Néanmoins, le tcharmil s’étend au-delà de la ville blanche avec des interpellations liées au mouvement qui ont eu lieu, le jeudi 3 avril, à Tiznit.
Côté citoyens, la page Facebook Marche Contre L’Insécurité Ambiante a Casa a été créée et rassemble plus de 19 000 personnes. Aucune date n’a encore été décidée pour la marche. Dans une interview accordée à Medias24, la créatrice de la page a indiqué que « le déclencheur  (ndlr : de la création de la page) a été le meurtre d’une femme de 70 ans » dans la ville blanche. Elle dénonce également la normalisation des faits divers. 
Du côté des politiques la réaction est plus timide. La députée du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Khadija Rouissi, aurait interpellé le ministre de l’intérieur, Mohamed Hassad, en lui demandant « d’intervenir  en urgence afin de protéger les citoyens ». Le ministre ne s’est toujours pas exprimé concernant le phénomène.
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La criminalité est devenue un fléau quasi généralisé. 

1-Causes? 

La misère, le chômage, la marginalisation, l'exclusion, le licenciement abusif, "un enseignement" sans lendemain...

2 -Solutions?
- la réponse makhzenienne: la répression aveugle. Face à la misère généralisée du peuple, une misère politique makhzenienne, une politique dégradante (voir la photo d'en bas)
- La réponse marxiste: remédier aux vrais problèmes par un changement radical. Pour mieux comprendre, il suffit d'aller à la rencontre de la camarade Khadija Ryadi le 26 avril 2014 à Agadir

  • A Sidi Bettach, pas loin de Benslimane, un jeune a été arrêté pour sa "coupe de cheveux", il fut emmené au centre de la gendarmerie dans des conditions dégradantes. 
    Photo de Ali Fkir.Il fut tondu. Il a rendu l'âme. La gendarmerie avance le "suicide". Suicide ou non, c'est un crime impardonnable. Le patron de la gendarmerie du coin serait le fils d'un général. Pour plus de détails: http://www.almassae.press.ma/.../%D8%A7%D9%84%D8%AF%D8%A7...
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     Par Dire Li Bghiti via ‎أورلاند خو نينجا‎

    Arrêté lors de la rafle ''anti-tchermile'', un mineur raconte comment un policier a versé délibérément de l'eau de Javel sur son survêtement avant de lui raser le crâne avec une tondeuse.
    ''J'en ai pleuré !'' a-t-il dit.

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    • Blogs 360

    • "Anti-tcharmil": La jeunesse s'arme de livres

      Par Bouthaina Azami le 22/04/2014 
      Livre
      © Copyright : DR
       
      La jeunesse se soulève contre le "Tcharmil" et le tort que lui a causé ce mouvement et les amalgames qui en ont résulté.
      "Antitcharmil ou l’incitation à la lecture, une opportunité de sensibilisation pour montrer que le Maroc n’incorpore pas uniquement la catégorie de jeunes en détresse émotionnelle, ceux qui véhiculent la terreur entre les internautes à des fins personnelles". 
       C'est ainsi que le mouvement "#antitcharmil ou l'incitation à la lecture" présente ses motivations, celles qui lui ont donné naissance sous l'impulsion, notamment, de Wahid Rouhli. Inciter à la connaissance, au partage du savoir, au dialogue par le livre à échanger, discuter, faire connaître à l'autre: une belle initiative.

      Sur la page Facebook du groupe, les internautes publient des photos d'eux en compagnie de leurs livres préférés ou de celui qu'ils sont en train de découvrir. Car, disent encore les initiateurs du mouvement antitcharmil, il s'agit " d’inviter tous les jeunes à balayer leurs bibliothèques et ressortir toutes leurs lectures pour se prendre en photo avec et mettre en avant la vraie richesse culturelle et intellectuelle". Et les internautes ont répondu. En panne d'idée de lecture? Consultez les dizaines de photos qui circulent sur cette page: nul doute que vous réussirez à trouver votre bonheur.

      Inciter les jeunes à aller vers la culture mais, aussi, donner une autre image de la jeunesse insultée, cataloguée, victime de préjugés depuis la scandaleuse découverte du mouvement "Tcharmil" qui fête la délinquance, la drogue, l'alcool, le trafic, le vol. Le crime y est "tendance". Mais les jeunes ont réagi, et de diverses manières. Il y a ce mouvement antitcharmil qui met en scène une belle jeunesse qui ne manque pas de rassurer chacun. Une jeunesse assoiffée de culture et qui trouve son bonheur dans la lecture, l'élévation et le débat intellectuels. Il y a, aussi, cette lettre ouverte du Collectif des jeunes engagés qui dénonce les amalgames et la discrimination dont ils ont le sentiment de faire aujourd'hui l'objet: "Du débat légitime sur l’insécurité nous sommes passés à une forme de discrimination, de "mise au ban" d’une partie de la jeunesse puis à la caricature, où l’amalgame a été fait entre "looks" et banditisme"…

      Les réseaux sociaux, les médias, les faiseurs d’opinion ont une responsabilité

      "Les réseaux sociaux, les médias, les faiseurs d’opinion ont une responsabilité, celle de ne pas tomber dans l’intox et la rumeur, et de parler avec autant de verve de la jeunesse qui avance, qui se bat, qui a la rage de vaincre, les décideurs, les élus, les gouvernants ont une responsabilité : créer les conditions de l’insertion de la jeunesse , toute la jeunesse ; nous-mêmes -jeunes- avons une responsabilité, vis-à-vis de nos parents, de la société, de notre Pays…Nous en sommes conscients, nous ne nous dérobons pas , mieux nous y sommes prêts ! Pour cela nous souhaitons dans un premier temps -par ce texte- dire que désigner la jeunesse comme responsable du malaise social est stigmatisant et injuste, dire que nous voulons vivre dans une société où il fait bon vivre ensemble, y vivre tous ensemble -et y participer- dire qu’il serait dangereux de dresser la société contre sa jeunesse, la jeunesse contre la société, une partie de la jeunesse contre une autre, enfin (re)dire, sans rien nier des difficultés, des manques, des inégalités que connait notre Pays, Nous Tous Jeunes du Maroc…Nous sommes Tous vos enfants!", peut-on ainsi lire dans cette lettre qui interpelle le citoyen, se veut à la fois pétition et appel à mobilisation pour défendre la jeunesse. Cette jeunesse qui prend aujourd'hui la parole et qu'il s'agit d'écouter et de mettre en avant.
      Le Collectif des jeunes engagés appelle d'ailleurs à l'insertion des jeunes du mouvement Tcharmil et lance une initiative pour rassembler, le 10 mai, les jeunes pour un "défilé de looks", avec le soutien de Droit de Cité et Marocains Pluriels et sous ce thème éloquent: "Koulna Chabab Maghrebi". Un défilé qui fêtera la jeunesse marocaine plurielle et fera l'objet d'un clip dont elle sera la vedette. Une jeunesse plurielle et unie.

samedi 12 avril 2014

Le roi Mohammed VI se penche sur le "Tcharmil"



h24info.ma,7/4/2014
Le roi appelle les autorités et coordonner davantage leurs efforts pour contrer le sentiment d'insécuritéLe roi appelle les autorités et coordonner davantage leurs efforts pour contrer le sentiment d'insécurité ©AFP

Le "Tcharmil" et le sentiment d'insécurité qu'il engendre inquiètent jusqu'au chef de l'État. Le roi a donné ses instructions pour combattre ce phénomène et rassurer les citoyens sur leur sécurité.
Trente-cinq. C'est le nombre de jeunes arrêtés pour "Tcharmil". Le phénomène, qui consiste en la publication par des jeunes sur les réseaux sociaux de photos où ils arborent fièrement des armes blanches, semble pris très au sérieux par les forces de l'ordre.

Le ministre délégué à l'intérieur Charki Draïss, le patron de la police Bouchaïb Rmaïl, le Wali de Casablanca et les gouverneurs étaient en conclave ce lundi pour prendre des mesures contre l'insécurité.

Le phénomène du "Tcharmil" est  remonté jusqu'aux hautes sphères de l'État. Le roi Mohammed VI a donné personnellement ses instructions, selon une dépêche de l'agence officielle MAP, pour l'organisation d'une séance de travail au niveau des régions afin d'étudier le problème.

"Améliorer les méthodes de travail"
Le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad et le ministre délégué Cherki Draïss ont été chargés de cette mission. Ils devront prendre langue avec les walis, gouverneurs, agents d'autorité et responsables de la Gendarmerie et de la Police dans toutes les régions du pays. Objectif: prendre des mesures pour "garantir davantage de sécurité aux citoyens et à leurs biens", selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.

Le communiqué note une "recrudescence des actes de vandalisme dans les terrains de sport et leurs alentours" en plus du sentiment d'insécurité engendré par les fameuses photos virales de "Tcharmil".

Le roi appelle les services de sécurité "à améliorer leurs méthodes de travail et à renforcer leur coordination et l'échange d'informations".

vendredi 4 avril 2014

Insécurité: Que cache l’opération «Tcharmil»?

par Aziza Al Affas, L'Economiste, 2/4/2014
  • 9 jeunes arrêtés, dont 3 filles, âgés entre 19 et 21 ans
  • Les premiers aveux 
    Insécurité: Que cache l’opération «Tcharmil»?
    La police a procédé aux premières arrestations dans l’affaire dite «Tcharmil». Pas sûr que ça suffise à rassurer la population...
    LE sentiment assez récent d’insécurité à Casablanca et dans d’autres villes est à son comble. Des groupes de jeunes appellent via les réseaux sociaux à une marche contre l’insécurité, d’autres répètent des histoires rocambolesques (salons de coiffure pillés, cafés, boutiques ou restaurants attaqués à l’arme blanche, vols de voitures…) A l’origine de cette psychose généralisée, des photos, circulant sur le Net, montrant des jeunes qui font l’apologie du crime, à visage découvert, pour certains. 
    Au terme de plusieurs jours d’enquête, la police judiciaire (avec la coopération d’Interpol) a démantelé un réseau organisé. Hier, mardi 1er avril, les prévenus ont été présentés à la justice.  Ils sont 9 jeunes au total, dont 3 filles, âgés entre 19 et 21 ans tout au plus. Il s’agit de jeunes élèves ou étudiants en formation professionnelle, dont certains exercent des métiers divers. Ils nient tout. «Nous avons pris ces photos pour nous amuser et nous les avons mises sur nos comptes dans les réseaux sociaux, mais elles ont été détournées à notre insu de leur but initial», soutient, à la préfecture de police de Casablanca, l’un des jeunes interpellés.
    Selon les tout premiers éléments de l’enquête, il s’agit d’une bande organisée de jeunes, originaires du même quartier, qui paradent en motos, arborant vêtements de marque, smartphones de dernière génération, montres de luxe et armes blanches pour impressionner leurs camarades et surtout leurs copines.
    De sources sécuritaires, il s’agit là «d’un nouveau phénomène de société impliquant de jeunes délinquants sans antécédents judiciaires». Pour Abdelilah Essaïd, chef du Service de la police judiciaire à la préfecture de police de Casablanca, «les photos ont été détournées à des fins d’exagération et de campagne sur les réseaux sociaux». Toujours selon des sources policières, d’autres personnes ont retouché ces photos et y ont incrusté des liasses d’argent, de la drogue, des armes… pour faire croire à l’existence de bandes de crime organisé.
    Outre ce groupe de neuf jeunes, trois autres ont été arrêtés pour fabrication d’épées dans des ateliers artisanaux. Les éléments de la PJ ont saisi 8 épées en leur possession. «L’enquête est en cours pour savoir à qui cette commande était destinée», tient à préciser le chef du Service de la police judiciaire.
Criminalité: Les derniers chiffres
  
 Trois forgerons ont été arrêtés pour fabrication d’épées dans des ateliers artisanaux. Les éléments de la PJ ont saisi 8 épées en leur possession. L’enquête est en cours pour savoir à qui cette commande était destinée 

SELON les dernières statistiques de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) arrêtées au 31 mars, les interventions opérées sur l’ensemble du territoire national ont permis l’interpellation, au cours du 1er trimestre, de 103.714 suspects soumis à la procédure de la garde à vue. Selon les mêmes chiffres, près de 75.750 personnes ont été prises en flagrant délit, alors que 27.964 autres étaient recherchées pour leur implication présumée dans différentes affaires criminelles.
Les crimes commis avec violence représentent près de 10%  de l’ensemble des crimes enregistrés durant la même période. Ces délits ont enregistré une baisse sensible de 2%, passant de 12.318 durant les trois premiers mois de l’année écoulée à 12.074.
Sur cette période, les vols aggravés, notamment ceux accompagnés d’agression sur la voie publique, ont connu une baisse de 3,25%, alors que 80,69% de ces crimes ont été réprimés et que 9.959 personnes ont été interpellées ou déférées devant la justice.

Le mot pour rire :Tcharmil d’en bas et tcharmil d’en haut

Par Mohamed Laroussi,  Aujourdhui.ma | 3-04-2014 à 10:57:00 

On parle énormément de ce nouveau phénomène social que ses jeunes initiateurs ont bizarrement appelé «Tcharmil».
J’ai beau chercher, je n’ai pas trouvé la relation entre la pratique culinaire qui porte le même nom et cet étalage extravagant et parfois outrageant de ses fringues, godasses et autres bibelots étincelants et plus ou moins de mauvais goût.
Alors, pourquoi ça inquiète tant nos compatriotes qui y voient une menace pour leur sécurité ? Franchement, pour moi, tout ça ne casse pas 3 pattes à un canard car ce ne sont que des pauvres bougres qui veulent se faire voir pour se faire remarquer.
D’ailleurs, si on regarde bien, on va justement remarquer qu’ils ne sont pas les seuls à avoir adopté cette approche fanfaronne. Si eux pavoisent avec leurs accoutrements d’imitation, leurs Swatch dorées et se prennent en photo sur leurs scooters «empruntés», il y en a d’autres qui sont habillés par le vrai Smalto, portent de vraies Rolex et paradent dans de vrais 4x4 souvent de même marque et de même couleur. Alors, on a toujours peur ?
A demain

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Tcharmil” : Nouvelles arrestations à Casablanca et ...Tizinit

aufait,
La police judiciaire de Hay Hassani à Casablanca a annoncé jeudi avoir arrêté 7 personnes dans le cadre de l'enquête menée contre la communauté des adeptes de “Tcharmil”. /DR
La police judiciaire de Hay Hassani à Casablanca a annoncé jeudi avoir arrêté 7 personnes dans le cadre de l'enquête menée contre la communauté des adeptes de “Tcharmil”.  Agrandir
La police judiciaire de Hay Hassani à Casablanca a annoncé jeudi avoir arrêté sept personnes dans le cadre de l'enquête menée contre la communauté des adeptes de “Tcharmil”.
Plusieurs de ces présumés auteurs de photos diffusées sur Facebook seraient issus du quartier casablancais Lissasfa, selon la même source, qui affirme qu'ils ont été arrêtés suite à une enquête menée notamment sur la toile.
De son côté, le quotidien Al Akhbar a indiqué dans son numéro du jeudi, que plusieurs personnes, dont des jeunes femmes, ont été arrêtées.
Au total, le journal évoque “9 jeunes, dont 3 filles, âgés entre 19 et 21 ans”, et précise qu'il s'agit de “jeunes élèves ou étudiants poursuivant une formation professionnelle”.
Mardi dernier, le chef du service préfectoral de la police judiciaire à Casablanca, Abdelilah Essaïd, avait annoncé l'arrestation de trois individus, soupçonnés être à l'origine du phénomène “Tcharmil”, et des photos diffusées sur des pages spécifiques sur Facebook.
L'enquête de la police judiciaire avait mené les éléments de la brigade criminelle à un magasin de ferronnerie situé à Derb Soltan, où trois individus fabriquaient des sabres et coutelas.

Tcharmil serait un phénomène...national !
Mais alors qu'on pensait que les enquêtes n'étaient menées qu'au niveau de la ville de Casablanca, le site d'information Noonpresse, portail web du quotidien AlMassae, a annoncé jeudi que la police judiciaire de la ville de Tiznit a, elle aussi, procédé à l'arrestation de plusieurs individus soupçonnés d'appartenir au mouvement “Tcharmil”.
Parmi les interpellés, trois personnes sont accusées d'agressions et de vols, alors que le quatrième membre du groupe serait en fuite.
Arrêtés à l'issue d'une plainte déposée par un habitant, leurs peines risquent de s’alourdir puisqu'un autre citoyen, venu déposer une deuxième plainte, aurait facilement reconnu ses trois agresseurs.

“Tcharmil” à Casablanca :Six individus arrêtés, l'enquête se poursuit

Aufait,

Trois individus qui figurent sur les photos des pages intitulées “Tcharmil” sur le réseau social Facebook, devenues très célèbres ces derniers jours, ont été arrêtés, à en croire le service préfectoral de la police judiciaire à Casablanca. La chasse, qui a commencé depuis vendredi dernier, a permis également d’interpeller trois ferronniers à Derb Soltan et de saisir 8 coutelas, presque identiques à ceux dont les photos font le tour de la toile.

L'enquête de la police judiciaire a mené les éléments de la brigade criminelle à un magasin de ferronnerie situé à Derb Soltan, où trois individus fabriquaient des sabres et coutelas. /DR
L'enquête de la police judiciaire a mené les éléments de la brigade criminelle à un magasin de ferronnerie situé à Derb Soltan, où trois individus fabriquaient des sabres et coutelas. /DR

Le chef du service préfectoral de la police judiciaire à Casablanca, Abdelilah Essaïd a annoncé mardi, l'arrestation de quatre individus, soupçonnés d'être à l'origine du phénomène “Tcharmil”. /Facebook
Une des personnes figurant sur les images des pages intitulées “Tcharmil”


Le chef du service préfectoral de la police judiciaire à Casablanca, Abdelilah Essaïd, a annoncé mardi l'arrestation de trois individus, soupçonnés être à l'origine du phénomène “Tcharmil”, et des photos diffusées sur des pages spécifiques sur Facebook.

Alors que les identités de deux individus n'ont pas été révélées, la troisième personne a accordé à la presse quelques explications, qui concordent parfaitement avec les informations révélées par les autorités locales.

Originaire du quartier populaire de Sbata, ce jeune homme de 22 ans, arrêté dimanche, nous affirme que leur mouvement est “pacifique”.
Selon lui, les images qui circulent sur une dizaine de page Facebook ne lui appartiennent pas. Mais il affirme qu'un administrateur aurait utilisé ces images pour alimenter le contenu desdites pages.
“Nous n'avons blessé personne. Les photos n'étaient pas destinées à terrifier les citoyens. Le but de ces images était de se vanter devant nos camarades de classe et nos amis du quartier, et également à séduire les filles.”

Répondant à la question de notre envoyé spécial, s'agissant des sabres et des coutelas, l’interpellé a affirmé que “en ce qui me concerne, l'image prise par un ami, et qui a fait le tour des pages du réseau social, ne montre qu'un petit couteau qu'on utilise à la maison”. Toutefois ses deux amis auraient avoué avoir confectionné des sabres et couteaux.
L'enquête de la police judiciaire a mené les éléments de la brigade criminelle à un magasin de ferronnerie situé à Derb Soltan, où trois individus fabriquaient des sabres et coutelas.
Les personnes arrêtées, qui n'ont pas démasqué leurs clients, ont affirmé toutefois que le prix de ce genre de sabres peut atteindre 400 dirhams pièce.
La préfecture de police du Grand Casablanca compte poursuivre ses enquêtes. Son communiqué de lundi affirmait “que les images qui inquiètent les Casablancais ne seraient pourtant que des mises en scène.” Une information confirmée par la personne arrêtée, qui affirme avoir fait appel au génie de 'Photoshop'.
Pourtant, le malaise et le sentiment d'insécurité persiste chez les Casablancais choqués par ces images, et ce, malgré le début de cette enquête.

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Aziz Enhaili, 2 avril, 21:35 · Québec
 Si le sentiment de sécurité régnait vraiment dans les rues de Casablanca, personne n'aurait eu l'idée d'appeler les citoyens à quelque manifestation que ce soit contre l'insécurité ambiante dans la métropole du Maroc. C'est le moyen trouvé par nombre de citoyens découragés pour dire à la police: ''Basta!'' et autre ''Yen a marre'' de l'insécurité dans les rues de leur ville qu'ils affectionnent tant. Au lieu de tenter de faire croire au règne de la sécurité dans cette ville, une prétention que personne ne peut plus croire, les responsables de l'appareil sécuritaire feraient mieux de faire le travail pour lequel ils ont été embauchés et sont payés, à savoir lutter fermement et efficacement contre ces criminels et autres délinquants qui se sont ces derniers temps donnés comme nom de code ''tcharmil''. Ces bandits de petit et grand chemins non seulement dépouillent dans la rue et en plein jour, des armes blanches à la main, leurs victimes de leurs biens, mais également poussent leur hardiesse jusqu'à investir des maisons et, sous la terreur, dépossèdent des familles de leurs biens. Certains d'entre eux poussent la perversion jusqu'à se vanter sur Facebook du fruit de leur rapine.