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samedi 11 juin 2016

Maroc : dans les prisons secrètes de Hassan II







Agdz, Kelaat M'Gouna, Tazmamart, Derb Moulay Chérif… Les centres de détention des années de plomb se transforment en lieux de mémoire. Reportage exclusif.


Il fait 32 degrés à l’ombre. Nous avançons sur une route escarpée en direction de la Kasbah d’Agdz, dans le Haut Atlas (Sud), longeant des maisons en béton construites sur les vestiges de vieux remparts, ultimes témoins de l’histoire de ce village jadis situé sur la route des caravanes reliant Marrakech à Tombouctou. Au bout de la route, le djebel Kissane, avec ses curieuses cuvettes d’origine inconnue (kissane signifie « tasses », en arabe).
Il domine la magnifique palmeraie de Mezguita, qui s’étale à perte de vue, et la Kasbah El Had, construite en 1948 par le pacha El Glaoui, figure historique du Maroc sous protectorat français. C’est dans cette kasbah pittoresque, complètement à l’écart, que le roi Hassan II faisait jeter ses opposants après que sa police leur eut fait subir les pires tortures dans les centres de détention secrets de Casablanca et de Rabat.

Lieux mythiques
Entre 1976 et 1981, date de fermeture de la kasbah, 400 personnes y ont séjourné dans le secret le plus absolu, ventilées en trois groupes : « le groupe des événements de 1973 », date de la grande révolte de la gauche marocaine ; « le groupe Bnouhachem » – du nom de son leader -, qui était affilié à l’organisation marxiste-léniniste Ila al-Amam ; et « le groupe des Sahraouis », accusé d’accointances avec le Polisario.

À l’époque, aucun villageois n’osait s’approcher de la kasbah de peur d’y être à son tour enfermé ou de subir l’une des nombreuses malédictions qui entouraient le lieu. « On nous disait, rapporte une vieille dame enveloppée dans son haïk, que les détenus sahraouis allaient nous égorger si jamais ils prenaient la fuite. »

samedi 28 juin 2014

A Skoura, le rêve d'une palmeraie 100% écologique






Une palmeraie 100% écologique

  • Écrit par La rédaction

La palmeraie de Skoura près de Ouarzazate par A. Azizi

Catherine et Philippe sont établis depuis 2006 dans la palmeraie de Skoura, province de Ouarzazate, et ont mis en oeuvre un projet d'agrotourisme sous la forme d'une ferme d'hôtes, du nom de Sawadi, pour l'accueil de visiteurs de passage dans un espace verdoyant entièrement géré selon les principes du développement durable. A ce titre là, ils ont reçu le 24 février 2014 à Agadir des mains de la Ministre déléguée chargée de l'environnement, Madame Hakima El Haite, le Trophée Maroc pour un tourisme durable, dans la catégorie environnement.
Aujourd'hui pleinement occupés à faire vivre leur ferme d'hôtes dans la palmeraie de Skoura, Catherine Quenisset et Philippe Ferrer Mora ne sont pas des nouveaux venus dans le domaine du développement durable puisque leurs professions en France les ont amené depuis longtemps à s'intéresser au développement de la qualité dans le monde de l'entreprise. C'est ainsi que tous deux ont participé à l'élaboration de la norme ISO 26000 relative à la responsabilité sociétale des entreprises, norme qui définit la responsabilité de toute entreprise en regard de l'impact de ses activités sur la société et l'environnement.
Catherine Quenisset et Philippe Ferrer Mora de la maison d'hôtes Sawadi par A. Azizi
Par un des heureux hasards de l'existence, ils découvrent lors d'un séjour au Maroc la palmeraie de Skoura et un projet de maison d'hôtes initié par un autre français sur un vaste terrain niché au milieu des palmiers. L'opportunité de reprendre en main ce projet les séduit et c'est alors qu'ils décident de poser leur vie au Maroc et d'ainsi poursuivre leur implication pour le développement durable, mais cette fois là, en mettant en pratique eux mêmes ce qu'ils enseignaient à d'autres, à savoir une activité économique performante mais qui n'impacte en rien sur la qualité environnementale de son territoire d'implantation et porteuse d'avantages sociaux pour la population avoisinante.
Au fil des années, Sawadi s'est agrandi pour passer de 4 à 20 chambres, une ferme s'est mise en place avec l'élevage d'une quarantaine de moutons, des chèvres, des volailles, des vaches. Un large espace est consacré à la culture des légumes et des fruits avec l'application effective des principes d'une agriculture biologique : zéro pesticide, zéro engrais, zéro produit chimique.
L'essentiel de ce qui se consomme ici est produit sur le lieu, grâce à une équipe motivée de 15 personnes et à une organisation maitrisée de tous les processus liés à leur activité : tri des déchets, compost, fabrication d'une lessive non toxique pour les sols, non traitement chimique de l'eau de piscine ...
La maison d'hôtes Sawadi par A. Azizi
Une activité économique qui crée de la richesse sans détruire son environnement
Comme aiment à l'expliquer Catherine et Philippe, Sawadi, c'est un véritable projet agricole et touristique avec une vraie exigence environnementale et cela fonctionne, contrairement à ce que trop de personnes continuer de penser. Pour eux, et l'expérience du terrain vient confirmer leur conviction, il est possible de cultiver le sol sans engrais, il est possible d'avoir du lait de qualité de la vache locale Tidili sans avoir besoin d'importer des animaux étrangers, il est possible de cultiver moultes légumes et fruits sans détruire les sols et les nappes phréatiques, il est possible de ne pas anéantir les abeilles par l'usage de tous les produits chimiques. Et, le plus important, il est possible de faire vivre une économie qui crée de la richesse sans détruire son environnement.
Catherine et Philippe considère Sawadi comme le prototype d'une activité touristique durable. Leur objectif, et finalement leur rêve, est que la palmeraie de Skoura devienne une palmeraie écologique, et donc durable. Sans cela, ce site naturel est voué à disparaitre comme ce fut le cas pour tant d'autres palmeraies.
L'urgence est double. Il faut avant tout cesser la destruction des sols par l'usage de tous les produits chimiques. Ils ont conscience que le point de départ de cette évolution doit se faire au niveau de la population, même si aujourd'hui, ils reconnaissent que personne n'est vraiment convaincu des avantages réels et surtout de l'efficacité d'une agriculture biologique.
L'autre urgence est selon eux est de maitriser le développement du tourisme dans la palmeraie. En l'absence d'une politique d'assainissement et de traitement des déchets, le nombre croissant de lieu d'hébergement sera catastrophique pour l’écosystème local et pour les habitants. A terme, et cela illustre le défi qui fait face à l'ensemble du Maroc, les touristes se détourneront de cette destination qui péréclitera peu à peu pour devenir un endroit sans économie, abandonné par sa jeunesse et sans plus d'avenir que de se voir recouvrir par les sables et l'oubli.
La maison d'hôtes Sawadi par A. Azizi
La Palmeraie de Skoura, laboratoire vivant de l'écologie
Pour parvenir à réaliser ce rêve d'une palmeraie 100% écologique, ils ont fait appel à leurs anciens réflexes professionnels et établi un plan d'action pour engager les évolutions nécessaires.
Selon eux, le premier des axes d'intervention est d'abord d'améliorer la vie des habitants de la palmeraie, notamment en apportant des réponses concrètes aux problèmes d'accès à l'eau ou bien à celui des transports. Ensuite, il convient de stopper l'impact négatif sur les sols par la mise en place d'un système de traitement des eaux et de tri sélectif des déchets. Enfin, et c'est le plus difficile, il faut travailler à l'évolution des habitudes en matière d'agriculture et pour y parvenir, ils proposent la mise en place d'un centre de formation où pourraient s'exercer les bonnes pratiques pour une agriculture biologique. Un tel lieu devraient notamment intégrer l'apprentissage des savoir faire artisanaux locaux et l'ensemble pourrait ainsi accompagner les adultes et les jeunes générations à s'approprier leur territoire pour le faire fructifier dans la durée et en saine harmonie avec le monde.
La palmeraie de Skoura pourrait ainsi devenir un lieu renommé de production de produits des terroirs : les produits à l'eau de rose, les confitures, le miel ... Elle pourrait redevenir un vrai oasis, un lieu de verdure et donc de fraicheur pour l'accueil de tous. Elle serait alors une source d'économie partagée entre tous les résidents, marocains comme étrangers.
De nombreuses personnes œuvrent déjà à cet objectif. Réunis en association ou par le biais de leur activité professionnel, comme ici à Sawadi, ils sont nombreux à comprendre que la Palmeraie de Skoura est sur le fil de son destin, que si rien n'est encore trop tard, rien n'est encore gagné.
Catherine et Philippe appellent de leurs voeux la mobilisation des responsables publics, au niveau local, provincial, régional et national, afin de faire de la palmeraie de Skoura l'exemple écologique pilote qui préfigurera le tourisme de demain, l'horizon 2030 de la vision stratégique du royaume.
C'est l'appel qu'ils ont lancé lors de la remise de leur Trophée Maroc 2014 pour un tourisme durable.
Une fois encore, l'équation gagnante pour un tourisme et un développement durables se confirme : le défi se joue et se gagne au niveau local ; population, acteurs privés et acteurs publics réunis dans un même mouvement.


samedi 2 mai 2009

Skoura : arrogance et provocation du wali

par Ali Fkir, 2 mai 2009
Le jeudi 29 avril 2009, le Wali de Fés-Boulmane a reçu les 10 représentants des paysans de Skoura, et ce dans le but de discuter des mesures urgentes à prendre par l’Etat pour éviter la catastrophe qui plane sur la vallée de Skoura. Les récoltes des céréales, les arbres, les animaux, les humains, la volaille…soufrent de pénurie d’eau depuis les inondations d’octobre 2008 qui ont endommagé le barrage, 22 km de canalisation, deux ponts….
Les représentants ont été surpris par le discours menaçant d’El Wali. Au lieu de se pencher consciencieusement sur la situation catastrophique et proposer des solutions concrètes et immédiates, El Wali s’était pris à « des gens qui sont derrière ces événements, des gens ont des buts politiques…. ».
Devant la réplique des représentants des paysans, le Wali a répondu qu’un « appel d’offres » a été lancé, et que les travaux vont bientôt commencer.
Les représentants, très déçus par le comportement arrogant et provocateur d’El Wali, ont regagné Skoura. Le dimanche 3 mai, se tiendra l’assemblée générale des paysans pour discuter des « résultats » de cet « entretien ». Pendant ce temps là, tout se dessèche dans la vallée, jadis verdoyante, de Skoura.
Rappelons au Wali de Fés-Boulmane que le comportement arrogant et provocateur du Gouverneur de Sefrou était à l’origine des émeutes qu’avait connues « sa » ville en septembre 2007.

samedi 25 avril 2009

Skoura : TERGIVERSATIONS D'UN ÉTAT VOYOU

par Ali Fkir, 24/04/09 à midi
La nuit du lundi 20 avril 2009, les paysans de Skoura avait décidé de suspendre provisoirement leur marche de protestation vers Fés. Les autorité s’étaient engagées à dialoguer avec les 5 représentants des paysans en présence des militants de Sefrou . L’Etat devrait être représenté par le Wali de la région Fés-Boulmane, et ce avant le dimanche 26 avril. Or il s’est avéré que l’engagement des autorité n’était qu’une manœuvre honteuse pour gagner du temps. Les autorités viennent d’annoncer que la dite « rencontre » n’aura pas lieu avant le mercredi 29 avril. Pire, le caïd de Skoura, les commis locaux et autres appendices du makhzen essaient de démobiliser les paysans en leur disant qu’ils étaient manipulés politiquement et que la marche a été planifiée par des militants politiques…La réponse des paysans aux manœuvres des autorités ne s’est pas faite attendre : ce matin (vendredi 24 avril) Skoura a connu un grand rassemblement pour protester contre les tergiversations des autorités. Le sit in reprendra cet après-midi après la prière du vendredi.

Pendant que les représentants de l’Etat fuient leurs responsabilités face aux revendications légitimes des citoyens sinistrés des inondations d’octobre 2008, les cultures, le bétail, les arbres, les humains, les oiseaux…meurent de soif. L’Etat gaspille des milliards dans des futilités, ce même Etat refuse de secourir des paysans en détresse. A quoi sert l’argent versé par le peuple marocain ? à entretenir une poignée d’oisifs ? à alimenter les comptes bancaires des corrompus, des voleurs des deniers publics, à financer des corps de répression, à engraisser « les élus » qui ne représentent qu’eux-mêmes ? Messieurs les magouilleurs ! au lieu de chercher la petite bête aux militants de l’AMDH et aux militants marxistes, vous feriez mieux de faire face aux problèmes réels des citoyens.

C’est scandaleux !!

mercredi 22 avril 2009

Marche à Skoura

Dernières infos:
Comme signalé précédemment , les corps de répression ont empêché hier soir (21/4/2009) les paysans de continuer leur marche vers Fès. Les 5 représentants (dont le camarade Aziz El Idrissi qui porte encore les traces de la violence exercée sur eux) ont été relâchés. Les autorités ont permis aux représentants des paysans d'aller à Sefrou "dialoguer" avec les représentants de l'tat.
Le dialogue a eu lieu en présence de 3 militants de Sefrou dont le camarade Ezeddine Manjli, arrêté et condamné au lendemain des événements de septembre 2007.
Le wali de Fès, Boulmane recevra les représentants des paysans avant le dimanche 26 avril 2009 pour voir concrètement comment remettre en bon état toutes les infrastructures détruites par les inondations.
Les marcheures/marcheuses ont regagné Skoura tard dans la nuit. Signalons que pendant que les paysans marchaient vers Fès, les habitants de la région de Skoura ont organisé une grande manifestation. Des camions de renforts ont été dépêchés par les autorités pour "imposer l'ordre".
Les paysans se sont engagés entre eux à ne pas lâcher prise tant que leurs revendications légitimes ne seront pas satisfaites.
Ali Fkir (mercredi 22 avril 2009, 15h)
Les paysan-nes pauvres de SKOURA ont entamé ce matin, mardi 21 avril 2009, une marche vers Fés exigeant l'intervention de l'Etat pour remettre en bon état les infrastructures détruites par les inondations d'octobre 2008. Les marcheurs/marcheuse s ont parcouru jusqu'à présent (midi 55 mn) 20 km . Les militants de l'AMDH de SKOURA se trouvent avec les marcheurs/marcheuse s. Des barrages de forces de répression essaient sans succès de stopper la marche. Le nombre de protestataires est estimé (pour le moment)à 200 paysan-nes.
Ali Fkir, 21 avril 2009 13h10mn
Tél: - Aït Hadi Rachid (au nom des paysan-nes) : 06 68 07 45 97 - Aziz El idrissi (militant AMDH Skoura): 06 10 98 06 13 - Ali Fkir (observateur) : 06 64 27 29 40

La route est coupée entre Skoura et Sefrou:
La route, les collines avoisinantes sont occupées par les différents corps de répression. Toute la région est totalement quadrillée. L'après-midi, 5 représentants marcheurs ont été arrêtés et violentés. Devant la colère des paysans, les 5 militants (dont un membre de l'AMDH) ont été relâchés. Les représentants des protestataires ont été autorisés à rejoindre Sefrou pour entamer des discussions avec les représentants de l'Etat. Ces représentants ont exigé la présence de la section de l'AMDH de Sefrou dans toutes les étapes de négociation.
Les autres marcheurs vont passer la nuit dans le froid glacial de la montagne.
Ali Fkir, 21 avril, 19h44

Les paysans de SKOURA en colère
La région de SKOURA à une trentaine de km de Boulmane, est considérée région sinistrée depuis octobre 2008 : le seul barrage qui alimentait la vallée, 22 km de canalisation (seguya), deux ponts…. ont été complément détruits depuis le 10 octobre 2008.
Le 17 octobre 2008, une manifestation a été organisée (à l’initiatives des militants de l’AMDH) devant le caïdat exigeant une aide urgente aux sinistrés et la reconstruction des infrastructures vitales détruites par les inondations. Au nom de l’Etat, les autorités de la région ont annoncé que les travaux allaient débuter bientôt. Des semaines passent sans nouveau. Devant les questions des sinistrés et des militants de l’AMDH, les autorités s’étaient engagées à entamer les travaux le mois de février 2009.
On est à la fin d’Avril, rien (mais vraiment rien) de concret. Les autorités prétendent que le budget alloué à la province a bénéficié à Missour (autre zone sinistrée où l’AMDH a organisé des sit in et des marches populaires pour obliger l’Etat a intervenir et prendre en charge – c’est le rôle de l’Etat- les dégâts causés par les inondations ).
En colère, les paysans de Skoura ont décidé d’observer un sit in de 2 jours devant le caïdat. Ce qui a été fait le samedi 18 et dimanche 19 avril 2009.
Ce n’est qu’un avertissement crient les 120 paysans en sit in. La prochaine étape connaîtra la participation des centaines de protestataires et d’autres formes de lutte.

Données relatives à la région de SKOURA :
- Province de Boulmane (dont le siège se trouve à Missour )
- A une trentaine de Km de Boulmane
- 750 familles (3 000 « âmes »)
- Plus de 2000 hectares cultivés ou plantés
- La superficie des exploitations/ propriétés varie entre1 (un) hectare et 3,5 hectares ( région peuplée de paysans pauvres)
- 160 000 oliviers (année de bonne récolte : 3 500 tonnes d’olives ; année moyenne 2 600 tonnes ; mauvaise année 1 000 tonnes)
- Plus de 7 000 têtes de bétail
- 261 paysans sont organisés en coopérative dont le rôle essentiel reste la répartition équitable de l’eau
- Deux communes « électorales »
- Un petit barrage alimente en eau toute la région (aujourd’hui détruit à100%)
- Une séguya de 22 km assure la distribution de l’eau (détruite)
- Deux ponts détruits
Selon les estimations des services techniques de la région, le coût des réparations ne dépassera pas 1 milliard de centimes (10 millions de dh).
L’Etat dépense des milliards pour réaliser en quelques semaines des travaux d’aucune utilité sociale, mais il ne fait rien pour sauver 16 000 oliviers, des centaines d’arbres fruitiers , 7 000 têtes de bétail, des cultures de légumes, de blé, de maïs…l’Etat ne fait rien pour secourir 3000 citoyen-es. Les impôts directs et surtout indirects collectés auprès du peuple ne servent en fin de compte qu’à alimenter les comptes bancaires des dilapidateurs des deniers publics, à construire des casernes militaires, des commissariats, de somptueux bâtiments pour les administrations, à renflouer les caisses des patrons en « difficulté », à assurer une vie de paradis aux généraux, aux patrons des corps de répression, à assurer une rente à vie aux ex ministres, aux ex parlementaires et à tous les valets du palais…C’est scandaleux !
L’argent du peuple, au lieu qu’il alimente une caisse de solidarité nationale, il finance l’oisiveté d’une minorité.
« ….. ET GARE A LA REVANCHE , QUAND TOUS LES PAUVRES S’Y METTRONT… ! »
Ali Fkir (Mohammedia le 20avril 2009)