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lundi 31 août 2015

Disparitions forcées: la Femed «lutte contre l’impunité»

par   30-08-2015

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Des personnes appartenant pour la plupart au collectif des familles de disparus en Algérie, manifestent avec des masques blancs pour symboliser les disparus, le 25 avril 2001 à Paris.THOMAS COEX / AFP
Le 30 août est la journée internationale des victimes de disparition forcée. Depuis sa création, le groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires a porté 54 405 cas à l’attention de 104 gouvernements. En France, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (Femed) tente de lutter contre la chape de plomb qui règne autour de ce phénomène. Sa présidente, Nassera Dutour a répondu aux questions de RFI.
RFI : Pourquoi vous être engagée dans la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (Femed) ?
J’ai créé le collectif des associations des familles disparues en Algérie, après la disparition de mon fils. C’était le 30 janvier 1997 exactement. Il habitait en Algérie chez ma mère dans une banlieue algéroise. Il était dehors. Il attendait ses copains et une voiture est passée et l’a raflé. J’ai suivi sa trace un petit peu pendant deux mois. Je ne suis certaine de rien, je ne l’ai pas vu. Je n’ai pas eu de papier écrit ni de confirmation que c’était bien lui, mais j’ai appris qu’il avait été détenu au commissariat de la commune de Baraki la commune où il habitait. Puis la sécurité militaire l’a pris. Et après, c’est fini… Même 20 ans plus tard, c’est toujours pénible et douloureux.
Au fil des ans, j'ai connu des familles de disparus d'abord en Algérie puis dans d'autres pays. Comme moi, elles se battent sans relâche. Comme moi, elles ont les mêmes attentes : la vérité, la justice, le retour de leur proche. C'est ainsi qu'en 2000, nous avons d'abord créé une coalition des familles de disparus qui était informelle. Puis en 2005, dans le cadre du Forum social méditerranéen à Barcelone nous avons décidé de donner une existence légale à la coalition qui est devenue en 2007, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées.

dimanche 30 novembre 2014

Maroc : les documents de plaidoyer de l’ONG FEMED confisqués à la douane à la veille du FMDH et des militants empêchés de participer

FIDH   

English français
28/11/ 2014

A son arrivée à l’aéroport de Marrakech le 26 novembre, la délégation de la FEMED s’est vue confisquer certains de ses documents de plaidoyer à la douane. Une pratique attentatoire à la liberté d’expression que condamnent fermement nos trois organisations.
En cause ? Une carte officielle du Haut Commissariat des Droits de l’Homme sur l’état des ratifications de la convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées reprise sur la brochure de présentation de l’association. L’équipe de la FEMED sur place s’est alors vue confisquer l’ensemble des brochures par la douane marocaine au motif que cette carte, représentant le Sahara occidental comme un territoire sans statut, était « une menace à la sécurité intérieure ».
Nos organisations condamnent cette fouille minutieuse de la part de la police des douanes que les six membres de la délégation de la FEMED ont subie à l’aéroport, et plus particulièrement sa présidente. Cette nouvelle mesure arbitraire alimente le climat de suspicion à l’égard des ONG au Maroc et s’ajoute à d’autres atteintes à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Il y a quelques jours déjà, la FEMED, le REMDH et la FIDH alertaient sur la situation de l’AMDH, l’une de leurs associations membres marocaines victime d’entraves à ses activités de la part des autorités.
Plus encore, nos organisations déplorent les restrictions à la participation de défenseurs irakiens, syriens et libyens, dont deux partenaires de la FEMED et d’autres organisations, que les autorités marocaines ont interdit de territoire marocain en invoquant des raisons de sécurité. Alors que ces derniers sont déjà la cible d’exactions et de menaces dans leurs pays pour leur combat en faveur des droits de l’Homme, voilà qu’à présent ces derniers se voient empêchés de témoigner. Leurs témoignages et leurs expériences auraient enrichi les débats à venir.
La FEMED, le REMDH et la FIDH condamnent fermement ces mesures restrictives prises par le pays hôte de cette deuxième édition du forum mondial.
Nassera Dutour
Présidente de la FEMED
Vice-présidente du REMDH

Karim Lahidji
Président de la FIDH
Michel Tubiana
Président du REMDH
Mise à jour le 28 novembre

jeudi 20 novembre 2014

FÉDÉRATION EURO-MÉDITERRANÉENNE CONTRE LES DISPARITIONS FORCÉES



Communiqué de presse
19/11/2014
Alors que dans quelques jours s’ouvre à Marrakech le Forum mondial des droits de l’Homme, qui se veut être une plateforme de dialogue entre tous les acteurs impliqués dans la promotion des droits de l’Homme, au premier rang desquels se trouve la société civile marocaine, l’AMDH Association marocaine des droits de l’Homme, membre de la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées, ainsi que d’autres associations marocaines sont victimes d’une campagne d’entraves à leurs activités.


« Du dialogue local au global, un dialogue pluraliste »
« Mobiliser tous les acteurs dans leur diversité »
Voilà deux notions clés au cœur du Forum des droits de l’Homme. Et pourtant… force est de constater aujourd’hui que la situation et la raison d’être des associations marocaines est menacée.

En effet, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED) a suivi avec attention et déplore les nombreuses interdictions et pressions qu’a subies l’AMDH. Depuis plusieurs semaines, cette dernière voit ses activités sérieusement compromises : près d’une quarantaine d’actions prévues (réunions, séminaires) ont été interdites par les autorités, dont une vingtaine le même jour. Plus encore, plusieurs membres de l’association ont fait l’objet de poursuites judiciaires.

La FEMED condamne fermement ce climat qui va à l’encontre du droit des associations de mener librement leurs activités de sensibilisation, de plaidoyer et d’éducation aux droits de l’Homme et à l’encontre des valeurs promues par le Forum mondial des droits de l’Homme, et va jusqu’à menacer l’existence même de ces associations en compromettant toutes leurs activités.

Si le droit international, et plus spécifiquement le système de protection des droits fondamentaux, a considérablement évolué ces dernières années, c’est en premier lieu grâce au travail des organisations non gouvernementales de par le monde entier. A ce titre, la FEMED tient à rappeler que la situation et le travail des défenseurs des droits de l’homme et des associations de droits de l’homme sont des éléments essentiels pour la promotion des droits de l’homme, pour leur universalité et leur effectivité.

La FEMED dénonce donc ces atteintes et exprime son profond soutien à l’AMDH, association membre qui a mené et ne cesse de mener avec la fédération un combat infaillible et exemplaire contre la pratique des disparitions forcées, contre l’impunité et pour la vérité et la justice.

La FEMED appelle les autorités marocaines à cesser toute entrave à l’encontre des associations marocaines, à encourager leur travail et leur mission qu’elles se sont données, et à favoriser un véritable dialogue avec la société civile au Maroc.

Paris, le 18 novembre 2014

Pour la FEMED
Nassera Dutour
Présidente

vendredi 17 juillet 2009

ALGERIE : Forum atelier interdit et refoulement de M. Errahoui


Le Collectif des Familles de Disparus en Algérie (CFDA), SOS Disparus, la Fédération Euroméditérranéenne contre les Disparitions Forcées (FEMED), Djazaïrouna et Somoud ont pris l’initiative du forum-atelier « La mémoire des victimes pour la reconstruction d’une société ». Cet événement devait se tenir ce jeudi 16 juillet à Bachdjarah (wilaya d’Alger) mais il a été interdit.

Le forum-atelier devait débuter à 9 h à la maison des syndicats à Bachdjarah. Pas moins de 70 personnes étaient attendues. Dans tout le quartier de la Glacière un impressionnant dispositif de policiers, brigades anti-émeute et agents civils, totalement disproportionné par rapport à la teneur de l’évènement prévu, interdisait tout accès à la salle. Nombres de personnes tentant de se rendre à la salle ont été sommées de présenter leurs papiers d’identité. Le chef de la sûreté de Daïra a informé les organisateurs que le wali d’Alger avait ordonné, semble t-il, l’interdiction de la réunion. Toutefois, aucune notification écrite de cette interdiction n’a été présentée aux organisateurs.

Après maintes négociations pour accéder à la salle et après avoir pu informer un maximum de personnes de la situation, les organisateurs ont rapidement mis en œuvre le nécessaire pour transférer la réunion dans les locaux de Sos Disparus dans des conditions difficiles. La rencontre, rassemblant une cinquantaine de personnes a pu débuter à 11 h mais les mauvaises surprises n’étaient pas terminées.

En effet, les organisateurs avaient invité Mohammed Errahoui, disparu pendant plus décennie au Maroc, afin qu’il intervienne sur son expérience en termes de mémoire. Ce militant des droits de l’homme et auteur du livre-témoignage « Mouroirs » a été refoulé à son arrivée à Alger le 16 juillet 2009 à 11h56. Cette décision n’a ni été motivée ni expliquée. Malgré tous les contacts activés, M. Errahoui est actuellement en zone de douane, les autorités algériennes lui ayant indiqué qu’il passerait la nuit sur place. Toujours selon ces informations, il serait renvoyé demain vers le Maroc et arriverait en début d’après-midi à Casablanca. L'assistance a été outrée et choquée de la façon dont le défenseur marocain des droits de l’Homme est retenu à l’aéroport. Joint par téléphone, Mohammed Errahoui s’est dit touché par cette démonstration de solidarité.
Pour plus d’informations : 00 33 6 67 33 60 12 (FEMED)00 213 774 55 1882 (CFDA)

El Watan, 17 juillet 2009, "Mémoire et réparation : un séminaire interdit à Alger", disponible en ligne : http://www.elwatan.com/Memoire-et-reparation-Un-seminaire
El Watan, 17 juillet 2009, "Les dénis de mémoire encouragent la répétition des crimes", disponible en ligne : http://www.elwatan..com/Les-denis-de-memoire-encouragent
El Watan, 17 juillet 2009, "Mohamed Errahoui : ancien détenu politique marocain", disponible en ligne : http://www.elwatan.com/Nous-attendons-toujours-la-verite
-- Fédération euroméditérannéenne contre les disparitions forcées (FEMED)

Le militant Mohamed Errahoui refoulé d'Algérie

Par Saddik Larach,16/07/2009


Mohamed Errahoui, membre du FMVJ et ex-disparu de Kalat Meggouna et Agdz pendant plus de neuf ans a été invité par le CFDA (Coordination Française pour le Droit d'Asile) et le FEMED (Fédération Euro-méditerranéenne contre les Disparitions forcées) à prendre part à un atelier sur la mémoire.

Arrivé à Alger par le vol 940 de Casablanca vers 11h55 de ce matin ( 16 juillet 2009), les autorités de l'aéroport lui ont signifié qu'il est interdit d'accès au pays .
Il se trouve dans la zone douanière de l'aéroport d'Alger pour être refoulé demain par le prochain vol sur Casablanca.

Son portable est 212 664636494
Contact en Algérie : Mlle Virginie joignable sur le 0033667336012