par
Charlotte Cosset, RFI, 30-08-2015

Des personnes appartenant pour la plupart au
collectif des familles de disparus en Algérie, manifestent avec des masques
blancs pour symboliser les disparus, le 25 avril 2001 à Paris.THOMAS COEX / AFP
Le 30 août est la journée internationale des
victimes de disparition forcée. Depuis sa création, le groupe de travail de
l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires a porté 54 405 cas à
l’attention de 104 gouvernements. En France, la Fédération euro-méditerranéenne
contre les disparitions forcées (Femed) tente de lutter contre la chape de plomb
qui règne autour de ce phénomène. Sa présidente, Nassera Dutour a répondu aux
questions de RFI.
RFI : Pourquoi vous être engagée dans la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (Femed) ?
J’ai créé le collectif des associations des familles disparues en Algérie, après la disparition de mon fils. C’était le 30 janvier 1997 exactement. Il habitait en Algérie chez ma mère dans une banlieue algéroise. Il était dehors. Il attendait ses copains et une voiture est passée et l’a raflé. J’ai suivi sa trace un petit peu pendant deux mois. Je ne suis certaine de rien, je ne l’ai pas vu. Je n’ai pas eu de papier écrit ni de confirmation que c’était bien lui, mais j’ai appris qu’il avait été détenu au commissariat de la commune de Baraki la commune où il habitait. Puis la sécurité militaire l’a pris. Et après, c’est fini… Même 20 ans plus tard, c’est toujours pénible et douloureux.
Au fil des ans, j'ai connu des familles de disparus d'abord en Algérie puis dans d'autres pays. Comme moi, elles se battent sans relâche. Comme moi, elles ont les mêmes attentes : la vérité, la justice, le retour de leur proche. C'est ainsi qu'en 2000, nous avons d'abord créé une coalition des familles de disparus qui était informelle. Puis en 2005, dans le cadre du Forum social méditerranéen à Barcelone nous avons décidé de donner une existence légale à la coalition qui est devenue en 2007, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées.
RFI : Pourquoi vous être engagée dans la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (Femed) ?
J’ai créé le collectif des associations des familles disparues en Algérie, après la disparition de mon fils. C’était le 30 janvier 1997 exactement. Il habitait en Algérie chez ma mère dans une banlieue algéroise. Il était dehors. Il attendait ses copains et une voiture est passée et l’a raflé. J’ai suivi sa trace un petit peu pendant deux mois. Je ne suis certaine de rien, je ne l’ai pas vu. Je n’ai pas eu de papier écrit ni de confirmation que c’était bien lui, mais j’ai appris qu’il avait été détenu au commissariat de la commune de Baraki la commune où il habitait. Puis la sécurité militaire l’a pris. Et après, c’est fini… Même 20 ans plus tard, c’est toujours pénible et douloureux.
Au fil des ans, j'ai connu des familles de disparus d'abord en Algérie puis dans d'autres pays. Comme moi, elles se battent sans relâche. Comme moi, elles ont les mêmes attentes : la vérité, la justice, le retour de leur proche. C'est ainsi qu'en 2000, nous avons d'abord créé une coalition des familles de disparus qui était informelle. Puis en 2005, dans le cadre du Forum social méditerranéen à Barcelone nous avons décidé de donner une existence légale à la coalition qui est devenue en 2007, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées.

