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Le ministère de l’Intérieur a publié son palmarès 2012 : 36 822 personnes,
hommes, femmes, enfants expulsés contre 32 912 en 2011 (+ 11,9 %).
On ne peut que ressentir de la honte à l’énoncé de tels chiffres, des dizaines de milliers d’existences brisées, des gens chassés, humiliés, spoliés, des familles écartelées entre les continents. L’Amicale de Maliens expulsés (AME) assure que les expulsés « finissent mendiants, fous ou suicidés ». Bravo à tous ceux qui organisent et prêtent la main à une si belle mission. Outre l’invraisemblable collection de drames que représentent ces chiffres, ils aboutissent, de fait, à valider la politique antérieure dont chacun sait qu’elle n’avait aucune incidence sur les flux migratoires, mais tout à voir avec les calculs électoraux. Si pourtant le gouvernement de gauche fait, un peu plus, un peu moins, ce que faisait celui de droite, c’est que Sarkozy avait raison. Une façon irresponsable de préparer le retour au pouvoir de la droite, version pain au chocolat. Dès lors, la question est de savoir ce que vont choisir les militants du parti socialiste, ses élus et nombre de ses responsables qui, des années durant, ont manifesté contre les mesures Sarkozy, ont accompagné les sans papiers, les ont protégés, parrainés. Il est des questions qui mettent en jeu les principes. Nous y sommes. Se taire serait participer à cette politique, en être complice.
Le 23 janvier 2013
Vous pouvez retrouver ce communiqué sur le site
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vendredi 25 janvier 2013
France "socialiste" : 36 822 expulsions en 2012 : l’Intérieur, ministère de tous les succès
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mercredi 2 janvier 2013
Le 1er janvier, expulsé "comme un chien"pendant les voeux de Hollande
-Par Marie Barbier,
1/1/2013
Exclusif: un jeune sans-papier expulsé "comme un chien" raconte
Arrivé à 1h41 du matin à Karachi, le jeune homme a décrit son vol dans un message téléphonique que nous nous sommes procurés
: «Ils m’ont renvoyé comme un chien, j’avais la bouche scotchée, les
pieds attachés». Menotté dans le dos, Ahmed est escorté par quatre
policiers. Visiblement déboussolé à son arrivée à Karachi - à plus de
1200 kms de son village natal près d’Islamabad - Ahmed ne cesse de
répéter «Je ne sais pas quoi faire maintenant».
Le jeune homme est arrivé seul en France à 15 ans, via un passeur
payé par ses parents. Pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance
jusqu’à ses 21 ans, il obtient un CAP plomberie et bénéficie d’un titre
de séjour étudiant. Un employeur veut l'engager, mais finit par se
désister face à la longueur de l’examen du dossier en préfecture. La
suite est un long acharnement pour le renvoyer au Pakistan où il n'a
plus aucune attache. "Même sous Sarkozy, on n’est jamais arrivé jusqu’à
ce stade là", soupire Malika Chemmah, militante au Réseau éducation sans
frontières (RESF).
Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Humanité de ce mercredi
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