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lundi 28 juillet 2014

Le Maroc verse des larmes de crocodile sur Ghaza et pleurniche auprès du lobby pro-israélien

Sonia Baker, 26/7/2014

En perte de vitesse dans le dossier du Sahara Occidental, le Maroc s’offre les services d’un groupe de lobbying sioniste pour tenter d’inverser la situation. Il s’agit de la fameuse organisation israélite Aipac (The American Israel Public Affairs Committee). 

Une forte délégation du Makhzen s’est déplacée en avril dernier à Washington où elle a rencontré des membres de ce groupe de pression sioniste très influent aux Etats-Unis. Ces officiels marocains ont en effet demandé clairement l’aide de l’Aipac dans le dossier du Sahara Occidental. Le Maroc a engagé les services de ce groupe sioniste pour l’aider à influencer le gouvernement américain afin de continuer à occuper les territoires sahraouis et à massacrer la population en toute impunité. Le Maroc et Israël, qui entretiennent depuis longtemps des relations indirectes, s’échinent désormais ensemble à saper le travail de la commission Tom Lantos du Congrès américain chargée d’examiner les nombreux cas d’exactions commises par l’armée marocaine dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Le recours par le Maroc au lobbying sioniste est intervenu juste après une lettre envoyée par Rep Frank Wolf et Jim McGovern, qui co-président cette commission, au secrétaire d’Etat John Kerry, relative à la situation des droits de l’Homme au Sahara Occidental. Dans cette lettre, la commission Tom Lantos a bel et bien exprimé son soutien à la surveillance onusienne des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis. Elle appuie ainsi la demande déjà exprimée d’élargir le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara Occidental (Minurso) à la protection des droits de l’Homme. La commission du Congrès a également appelé l’administration américaine à obliger le Maroc à mettre fin immédiatement au harcèlement, à l'intimidation et à l'arrestation et à la détention arbitraires des indépendantistes sahraouis. Comme elle a demandé la libération des Sahraouis jetés en prison pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression et d'association. «Les Sahraouis, comme beaucoup de Palestiniens, vivent sous occupation internationalement reconnue et ont longtemps été privés de leurs droits fondamentaux. Bien que les situations diffèrent à bien des égards, les Palestiniens et les Sahraouis sont soumis à une discrimination systématique, un perpétuel déplacement et de routines violations des droits de l'Homme», a écrit la commission Tom Lantos qui inquiète le Makhzen par le sérieux de son travail. Le pouvoir marocain veut ainsi éviter l’aboutissement du travail de cette commission en concluant un deal avec le groupe sioniste qui encourage la poursuite des massacres et de la colonisation des territoires palestiniens. S’il existe des liens étroits entre le pouvoir marocain et Israël, la «coopération» entre eux connaît ainsi un nouveau développement avec l’implication désormais de l’Aipac dans le dossier du Sahara Occidental.
Effacer les échecs
Le Maroc a toujours fait appel à des groupes de pression, notamment juifs, pour maintenir le Sahara Occidental sous son contrôle. Mais c’est la première fois qu’il traite directement avec l’Aipac, qui n’est autre que la plus puissante organisation sioniste dans le monde. Et cette récente rencontre entre les responsables marocains et l'Aipac semble faire partie de cette campagne de lobbying à large échelle entreprise par le gouvernement marocain pour améliorer son image, écorchée par les révélations sur l’existence de la torture dans les territoires sahraouis occupés. Ainsi, le Makhzen veut vendre l’idée selon laquelle le peuple marocain a bien choisi «la réforme sur la révolution» dans le sillage du printemps arabe. Pour ce faire, le pouvoir marocain s’est d’ailleurs offert en 2012 les services du Centre américain pour la politique marocaine, pour une bagatelle de 1,4 million de dollars. Une somme considérable pour un pays surendetté et au déficit financier abyssal. Malgré les efforts notamment financiers déployés par le Makhzen pour assurer un soutien du Capitole et des médias traditionnels américains à son plan d’autonomie, la commission Lantos continue son travail en publiant récemment une nouvelle lettre dans laquelle elle condamnait les violations des droits de l'Homme au Sahara Occidental et appelait à un élargissement du mandat de la Minurso, une mesure totalement rejetée par le Maroc. L’Aipac qui a défendu avec succès l'occupation par Israël des territoires palestiniens durant 46 ans et assuré plus de 30 milliards de dollars d'aide militaire des Etats-Unis, indépendamment des pressions budgétaires, va-t-elle réussir à amadouer les membres du Congrès pour qu’ils abandonnent leurs critiques à l’égard du Maroc sur la question du Sahara Occidental ? Le Maroc, qui voit bien l'impunité dont jouit Israël en dépit de ses violations flagrantes des droits de l'Homme en Palestine, contourne ainsi les entreprises traditionnelles de lobbying en faveur des groupes comme l'Aipac. Ce rapprochement en dit long sur les relations entre le Maroc et Israël, et explique en partie l’hostilité du Makhzen à l’égard de l’Algérie, qui fait partie des rares pays arabes qui n’entretiennent pas de relations avec l’Etat sioniste.

dimanche 28 juillet 2013

La défense des droits de l'homme au Sahara occidental doit s'imposer






Par B.C. Le Maghreb, 28-07-2013

La décision du Maroc de recourir au lobby américain pro-israélien, " American Israel Public Affairs Committee "(AIPAC), pour qu'il intervienne en sa faveur auprès du Congrès et du gouvernement américain sur le dossier du Sahara occidental, notamment pour la question des droits de l'homme, est une initiative bien faite pour ne pas remplir d'étonnement lorsque l'on sait les " liens historiques " entre le Maroc et Israël. Elle invoque, en effet, le désir de Rabat de rompre avec un principe universel, les droits de l'homme et pour revenir précisément à l'usage de ses propres thèses, qui avec la tradition des pratiques de persécutions quotidiennes du peuple sahraoui sont la culture d'une " prestigieuse " occupation coloniale, celle du Sahara occidental, l'une des plus anciennes et des plus violentes du XXIé siècle.

 Dans le cas présent, le Maroc tient à prendre tout le monde de vitesse y compris plus spécialement la Maison -Blanche, en vue de rendre le Sahara occidental de plus en plus marocain, mais aussi se mettre sous le parapluie de l'Etat sioniste afin de poursuivre ses exactions contre le peuple sahraoui, notamment la violation des droits de l'homme dont un rapport des plus sévères, sur trouve déjà sur le bureau du Secrétaire d'Etat américain, John Kerry. L'enthousiasme habituel des retrouvailles " familiales "  entre le Maroc et Israël semble " travailler de concert " pour saper les activités de la Commission des droits de l'homme du Congrès américain chargée de faire respecter l'engagement de Washington à défendre les droits de l'homme des Sahraouis, rapporte le site d'information juif américain ''Mondoweiss ", ayant divulgué ce rapprochement entre le Maroc et le lobby américain pro-israélien sur le dossier du Sahara occidental.  En sollicitant la " complicité " de ce lobby sioniste qu'est l'AIPAC, Rabat n'a qu'une seule idée en tête : se couvrir à la méthode de l'Etat hébreu en territoire palestinien pour faire croire à la communauté internationale que tout " marche bien " au Sahara occidental, mais aussi bien que le prévoit le Palais royal, c'est-à-dire la poursuite de l'occupation sous le couvert d'opération de " sécurité " à l'intérieur du territoire du Maroc, tracée par cette colonisation. 
Cependant, ni le Maroc, ni encore Israël ne peuvent refuser respectivement aux peuples sahraoui et palestinien le droit de choisir leur destin ou celui des mouvements qui sont censés les représenter. Mais la colonisation, l'occupation illégale des territoires, phénomène de ces deux colonisateurs se déploie dans le temps pour faire dans ce domaine n'importe quoi et n'importe quand. C'est évidemment le but que veut atteindre le Maroc à savoir une volonté d'abstraction, niant la personnalité réelle des Sahraouis, leur liberté, leur souveraineté et leur identité collective, au profit d'un projet colonial qu'on veut leur imposer et après l'avoir conçu en dehors d'eux, mais cette fois-ci avec l'apport morale et politique de l'Etat hébreu. A travers cet appel fait par le Maroc à des sionistes, on a l'impression qu'il a pris une décision brutale pour frapper les esprits démocratiques des membres du Congrès américains et de toute la communauté internationale, sans réfléchir et sans s'informer. Le Maroc est ainsi tombé dans l'arbitraire et la contradiction. 
La question qui se pose aujourd'hui, est la suivante : le Congrès américains a-t-il les moyens de résister au duo Maroc-AIPAC ?, sachant que la défense des droits de l'homme au Sahara occidental s'impose certainement si l'on veut mettre fin à de telles souffrances et affranchir ce peuple de l'occupation marocaine. On n'y parviendra pas en rompant avec les droits de l'homme, ou en les manipulant comme le fait Rabat sans scrupule et surtout au vu est au su de la communauté internationale.
 http://www.lemaghrebdz.com/?page=detail_actualite&rubrique=Post+Scriptum&id=57937
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 CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL

Mohammed VI fricote avec Israël

Par
Mohammed VI s'allie avec le diableMohammed VI s'allie avec le diable

C'est au lobby pro-sioniste «American Israel Public Affairs Committee» (Aipac), qui soutient la politique israélienne de colonisation des territoires palestiniens que le pouvoir marocain s'est adressé pour qu'il fasse basculer en sa faveur le Congrès américain.
Mohammed VI a-t-il vendu son âme au diable? Le souverain marocain est vraisemblablement prêt à tout pour garder sous sa coupe le Sahara occidental. Fricoter avec un des tout-puissants groupes de pression pro-israélien qui soutient l'idéologie sioniste ne lui pose apparemment aucun problème de conscience.
Le Maroc et Israël «semblent travailler de concert pour saper les activités de la Commission des droits de l'homme du Congrès américain chargée de faire respecter l'engagement des Etats-Unis à défendre les droits de l'homme des Sahraouis», peut-on lire sur le site d'information juif américain Mondoweiss. C'est au lobby pro-sioniste «American Israel Public Affairs Committee» (Aipac), basé à Washington qui soutient Israël et sa politique de colonisation des territoires palestiniens que le pouvoir marocain s'est adressé pour qu'il fasse basculer en sa faveur le Congrès américain en ce qui concerne la question sahraouie. Au mois d'avril 2013, Frank Wolf (républicain) et Jim McGovern (démocrate), coprésidents de la Commission des droits de l'homme de la Chambre américaine des représentants avaient alerté le secrétaire d'Etat, John Kerry, sur la violation des droits de l'homme des Sahraouis par le Maroc. Leur requête penchait en faveur d'un élargissement du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'homme. Un projet qui a mis le Makhzen dans tous ses états au point d'y voir la main d'Alger dans cette initiative (lire L'Expression du 27/07/2013). Frank Wolf et Jim McGovern avaient appelé les Etats-Unis «à exhorter le Maroc à cesser immédiatement le harcèlement, l'intimidation, les arrestations arbitraires et la détention des pro-indépendantistes sahraouis, et à appeler à la libération des prisonniers sahraouis emprisonnés pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression et d'association». «Quelques jours après que Frank Wolf et Jim McGovern eurent envoyé leur lettre à John Kerry, une délégation composée de hauts responsables des services de renseignement et de sécurité marocains se sont rendus à Washington pour rencontrer des responsables du puissant lobby pro-israélien Aipac», indique Mike Coogan, l'auteur de ces révélations. Comble de l'ironie, c'est sous un gouvernement islamiste qu'est révélé ce rapprochement entre Rabat et Tel-Aviv qui rend encore plus plausible les critiques des Frères musulmans dirigées contre le «Comité Al Qods» qui a pour objectif de préserver la ville sainte contre les agressions israéliennes que Mohammed VI est censé présider.

Le deal israélo-marocain
Le souverain marocain a-t-il négocié le gel des activités du «comité El Qods» qui ne s'est pas réuni depuis l'année 2000 contre un soutien du lobby sioniste américain au projet marocain de colonisation du Sahara occidental?
L'a-t-il mis au service de la diplomatie marocaine? Deux questions qui coulent de source alors que cette thèse est loin d'être farfelue. En 2012, le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait souhaité que ce «groupe» soit réactivé afin de tenir une réunion d'urgence pour faire barrage aux desseins israéliens de judaïsation de la ville sainte. Sans succès. Pourquoi les activités du «comité Al Qods» ont-elles été mises en veilleuse?
La réponse se trouve probablement dans cette collaboration qui se dessine entre ce groupe de pression pro-sioniste, l'«American Israel Public Affairs Committee», et les services marocains.
«Le lobby le plus efficace sur les questions de politique étrangère des Etats-Unis» souligne Mike Coogan.
Les Frères musulmans d'Egypte ne se sont pas embarrassés avec cette question. Ils ont tout simplement remis en cause l'apport de cet instrument à la cause palestinienne et à la défense de l'identité de la ville sainte.
La presse marocaine s'était empressée de relayer les remarques cinglantes du numéro deux du Parti des Frères musulmans en Egypte. Issam Al Aryan, cité par le quotidien cairote El Watan, s'était interrogé sur le rôle du comité El Qods lors d'une réunion de la Commission des affaires étrangères. «Nous ne voulons pas travailler avec les anciens outils... Le comité Al Qods, présidé par Mohammed VI, un roi jeune et dynamique, n'a pas la moindre valeur ajoutée», avait déclaré le leader islamiste égyptien. Des propos qui ont fait mouche: «De telles déclarations constituent un déni irresponsable du rôle du comité et de l'Agence Bayt Mal Al Qods Acharif, dont l'action est supervisée personnellement par Sa Majesté le Roi Mohammed VI...», s'indignait le MAE marocain dans un communiqué. Ce nouveau rebondissement explique que la mise en veilleuse du «comité El Qods» est due aux accointances entre le Maroc et Israël. Il dévoile un plan machiavélique. Mohammed VI espère faire coup double: en assénant un coup de poignard dans le dos des Palestiniens il espère faire échec au droit du peuple sahraoui à se prononcer librement quant à son destin.


 http://www.lexpressiondz.com/actualite/178312-mohammed-vi-fricote-avec-israel.html
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Par Philippe Leclercq, Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 28/7/2013

Sahara Occidental et Palestine : même combat !

Ce sont des pratiques courantes aux États-Unis : si vous voulez orienter une décision, vous faites du lobbying et des associations ou cabinets se sont spécialisées sur certains sujets. Dans d'autres pays, la pratique est un peu différente mais le résultat doit permettre d'arriver à la même chose : c'est le bakchich. Heureusement, tous les élus ne sont pas corrompus et beaucoup parmi eux préfèrent l'étude des dossiers avant de se décider !
Il en est ainsi lorsque le Maroc fait appel au lobby américain pro-israélien, "American Israel Public Affairs Committee" (AIPAC) afin que celui-ci intervienne auprès du Congrès et du gouvernement américain sur le dossier du Sahara occidental. La mission était clairement d'orienter les décisions notamment pour la question des droits de l'homme au Sahara Occidental. 

Cette collusion entre le Maroc et Israël en surprend plus d'un ... notamment en Palestine !
Mais on se souviendra ici que le "mur de la honte" qui sépare le Sahara Occidental a été construit par le Maroc avec le soutien logistique Israélien.
Finalement les liens sont lointains et perdurent ... Et on peut donc conclure que les Palestiniens et les Sahraouis ont des ennemis ... qui entretiennent une longue amitié !