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dimanche 26 avril 2015

NÉPAL urgence !

Les rescapés ont besoin de boire, de manger, après un tel désastre ce sont les priorités vitales.


  URGENCE  
Solidarités International, aider plus loin.
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NÉPAL
   
  Des millions de personnes
en danger
 
 
"Tout a commencé à trembler. Tout est tombé. Les murs se sont écroulés.
Les gens se sont alors précipités dans la rue, pris de panique, le regard hagard.
"*

Un terrible séisme de magnitude 7,9 a frappé le Népal ce samedi matin. Le plus dévastateur depuis un siècle pour ce pays.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le tremblement de terre a provoqué la mort de plus 2 000 personnes, ainsi que de très nombreuses destructions dans la capitale népalaise. ‘’Un bilan malheureusement très provisoire", prévient Thierry Benlahsen, responsable de notre équipe d’urgence. "Tout comme le nombre de blessés et de personnes coincées sous les dénombres, celui des victimes ne cesse d’évoluer d’heure en heure. D’autant que la terre a tremblé dans tout le Népal et que l’épicentre du séisme n’est situé qu’à 70 km de Katmandou qui compterait à elle seule près de 2 millions d’habitants. D’après les premières estimations, près de 9 millions de personnes pourraient être affectées (Nations Unies) !’’

Mobilisée dès les premières heures suivant le drame, notre équipe d’urgence se rend sur place par le premier avion pour fournir une aide humanitaire aux rescapés : eau potable, abris et biens de première nécessité, en coordination avec les autorités et les acteurs humanitaires qui vont être dépêchés sur place.




‘’Les informations que nous recevons font état d’un haut niveau de destruction. Nous allons devoir faire face à de grandes difficultés d’accès. Les routes sont coupées. Cela veut dire que les réseaux d’eau le sont aussi. Les habitants manquent d’eau potable. Les hôpitaux en ont aussi grand besoin pour soigner les nombreux blessés qui affluent. La tâche qui nous attend est grande. Nous allons avoir besoin du soutien du plus grand nombre !’’


Photo principale : ©AFP
 
 

mercredi 20 janvier 2010

Haïti, quand l'ONU épinglait la communauté internationale

Par Louis Cabanes, Bakchich, 19/1/2010

Si l’heure est aux millions accordés aux sinistrés haïtiens, des rapports de l’ONU et du ministère Haïtien de l’Environnement pointaient du doigt, il y a un an les liens entre conditions naturelles, pauvreté et inaction des États.
Toute idée de cause à effet serait exagérée et trompeuse. Le séisme qui a frappé Haïti il y a une semaine ne peut trouver d’explications dans quelques fumeuses théories qui le lieraient aux aléas du changement climatique. Il permet en revanche (tardivement) de sortir de l’ombre des documents qui pointent la corrélation si sensible entre extrême pauvreté et conditions naturelles extrêmes.
Comme le révèle un rapport du Ministère de l’environnement Haïtien de 2009, « L’expérience vécue en Haïti montre clairement qu’il y a un lien inextricable entre les changements climatiques, et le phénomène de la pauvreté » dont « les répercussions de ces phénomènes sont encore beaucoup plus sévères pour les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), comme Haïti, confrontés déjà à un ensemble de défis économiques et structurels ». Ce qui, rappelle le document, se « traduit concrètement dans la vie du citoyen haïtien, par la baisse considérable des revenus, les inondations dévastatrices qui emportent récoltes et vies humaines, bref, un recul de l’espérance de vie. »
Pays ou 76% de la population survit avec moins de 2 dollars par jour, classé au 149ème rang sur 182 du développement humain dressé par le PNUD, l’inaction évaluée par l’administration « pourrait coûter au pays entre 10 et 15% de son économie ». Depuis l’ouragan Jeanne en 2004 qui fit plus de 5000 morts, la Commission Nationale sur la Sécurité Alimentaire (CNSA) prévoyait pour 2009 une « augmentation exponentielle du nombre d’haïtiens qui souffriront de faim et de malnutrition ».
127 millions de dollars d’aides requis, la moitié collectée

A cet état des lieux connu de tous, le Conseil de sécurité de l’ONU, dans son rapport du 14 mars dernier, dénonçait « les insuffisances de la communauté internationale face à la série de tempêtes et d’ouragans qui a dévasté Haïti en 2008 pour répondre aux besoins humanitaires urgents du pays. » Allant jusqu’à critiquer, peu commun des langues diplomatiques, « l’appel éclair visant à mobiliser 127 millions de dollars pour apporter une assistance Humanitaire immédiate qui n’a généré qu’environ la moitié des fonds requis. » Constatant que « Trois millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire modérée ou extrême, soit près d’un tiers de la population totale du pays ». La conclusion dudit rapport sonne comme un aveu d’impuissance, à savoir que « les niveaux actuels d’extrême pauvreté sont manifestement incompatibles avec la stabilité à long terme du pays. » Le gouvernement haïtien, et son président René Préval, en prennent aussi pour leur grade, accusés de ne pas avoir « établi de plan d’action ciblé détaillant les priorités du pays en matière de développement à court, moyen et long terme. »
Un second rapport, de septembre dernier, évaluait « l’impact dévastateur d’une série d’ouragans, la gravité de la situation socioéconomique » en faisant de nouveau remarquer la défaillance de la communauté internationale dont « Les subventions mises en place après les émeutes d’avril 2008 pour faire face à la hausse des prix alimentaires et de ceux de l’énergie ont été supprimées » et qu’« Il n’existe toujours pratiquement pas de filet de protection sociale. » L’appel de l’ONU visant à récolter les 562 millions de dollars ne fera pas taire les manquements du passé.