Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Népal. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Népal. Afficher tous les articles

mardi 19 janvier 2016

CCFD : Le Népal, huit mois après

Publié le 7 janvier 2016

En avril et mai 2015, Le Népal connait deux secousses sismiques. Des milliers de morts, des millions de sans-abris et huit mois après, la situation est loin de s’améliorer.
Partenaire(s) : ANPFa

« La réalité, aujourd’hui, c’est que les gens vivent encore sous des toiles plastiques alors que l’hiver est là et qu’ils n’ont rien pour se chauffer ni à manger », déplore Balram Bansokta, le secrétaire général adjoint de la Fédération des paysans népalais, une organisation membre de La Via Campesina, partenaire du CCFD-Terre Solidaire.
Huit mois après les deux tremblement de terre qui, les 25 avril et le 12 mai 2015, ont ravagé [1] une bonne partie du pays, la situation reste en effet plus que préoccupante dans les régions concernées – quatorze districts sur les soixante-quinze que compte le Népal – où, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, près de 60 000 personnes sont toujours dans des camps d’accueil pendant que « 400 000 autres vivant en altitude ont besoin d’un abri et d’équipements ».
« Nous avons envoyé nos volontaires sur place, pour aider au déblayage, distribuer des semences, apporter une aide médicale et nous nous sommes engagés, avec l’appui du CCFD-Terre Solidaire, dans la construction d’abris temporaires. Nous avons aussi organisé des espaces où les gens peuvent venir nous trouver », continue Balram. « Mais il y a beaucoup à faire et la population est encore traumatisée. De nombreuses familles ont été disloquées, des personnes se retrouvent seules et ne savent plus quoi faire. »
Une détresse dont profitent hélas quelques individus mal intentionnés. « Certains débarquent dans les villages et appâtent les jeunes femmes isolées qui n’ont plus rien ni personne en leur promettant monts et merveilles à l’étranger. À Bombay, en Inde, dans les pays du Golfe, en Malaisie. En général, celles qui partent se retrouvent dans le milieu de la prostitution ».
D’autant plus énorme qu’à cette catastrophe naturelle de grande ampleur s’ajoute une crise politique avec son voisin indien.
La raison : le vote, le 16 septembre dernier, d’une nouvelle Constitution pour le Népal. Un texte « approuvé par 90 % des membres de l’Assemblée constituante, qui fait de notre pays une république fédérale et laïque », rappelle le leader paysan.
C’est ce dernier point qui a, semble-t-il, irrité le « Grand Frère » indien. « Modi [2], qui est un fondamentaliste hindou, a fait venir à Delhi les hommes politiques népalais pour leur demander de faire du Népal un “État hindou”, mais nos représentants en ont décidé autrement et cela ne lui a pas plu. » Le 23 septembre, trois jours après l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution népalaise, la frontière entre les deux pays se retrouvait de facto fermée en raison de troubles avec des ethnies locales apparentées aux populations indiennes voisines.
Une catastrophe pour le Népal, pays enclavé ne disposant d’aucun accès à la mer et largement dépendant de ses importations en provenance du sous-continent pour sa survie. « La nourriture, le pétrole, le gaz, les médicaments, tout ce dont nous avons besoin reste désormais bloqué à la frontière », se désole Baltram.

Résultat : c’est aujourd’hui tout le pays qui court à la catastrophe. Services de transports réduits au strict minimum, entreprises tournant au ralenti ou fermées, coupures d’électricité fréquentes… Privé des commodités de base nécessaire à son bon fonctionnement, l’économie népalaise, ou tout au moins ce qui en restait, est à son tour mise à terre, ajoutant des dizaines de milliers de nouvelles familles aux victimes des séismes toujours en détresse. La banque centrale népalaise évalue ainsi à « huit cent mille le nombre de personnes qui pourraient passer sous le seuil de pauvreté en raison du manque de pétrole » pendant que les chambres de commerce locales enregistrent quelque « deux cent vingt mille pertes d’emploi ». Et que l’Unicef annonce que la santé de « trois millions d’enfants » est en danger faute de vaccins et de médicaments.
Autant dire que les visites que doit prochainement faire le nouveau Premier ministre népalais, Khadga Prasad Oli, en Inde et en Chine, qui se dit prêt à assurer l’approvisionnement en pétrole du Népal à condition que le pays s’engage pour un contrat d’une durée de cinquante ans , seront de la plus haute importance. «  Notre gouvernement va devoir jouer serré », prévient Baltram Bansokta. « Car si aucune solution n’est trouvée, le Népal risque une véritable crise humanitaire. »
Patrick Chesnet
[1Selon les chiffres du gouvernement népalais, ces tremblements de terre ont fait 8 979 morts, 22 326 blessés. Deux millions de personnes se sont retrouvées sans abri
[2Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde depuis le 26 mai 2014, défend une politique nationaliste centrée autour des valeurs de l’hindouisme


mercredi 13 mai 2015

Nouveau séisme au Népal : restons mobilisés !



Médecins du Monde
Aide d'urgence
Urgence Népal

Ce matin, un puissant tremblement de terre a frappé à nouveau le Népal, déjà dévasté par le terrible séisme du 25 avril. Il a détruit de nombreux immeubles déjà fragilisés, provoqué d’importants glissements de terrain, et coupé les voies de communication. Un premier bilan, provisoire, fait état de 42 morts et plus de 1000 blessés, qui s’ajoutent aux 8000 décès et
18 000 blessés recensés depuis 15 jours.
« Ce tremblement de terre a été très fort, et les répliques qui suivent le sont aussi. On se croirait sur un bateau, tellement la terre fait des vagues. Dans notre clinique de Golché, une zone isolée à plusieurs heures de marche de la première piste, de nouveaux blessés commencent à arriver. Heureusement, notre infrastructure est opérationnelle, et notre staff est sain et sauf, » raconte Marius Musca, coordinateur de la mission d’urgence de Médecins du Monde au Népal.
Ce second séisme a fortement touché la zone où Médecins du Monde intervient, au nord du district de Sindhupalchok. Dans cette zone très isolée, notre équipe d’environ 50 personnes - médecins, infirmiers, psychologues, logisticiens – à l’œuvre depuis une quinzaine de jours, fait maintenant face à un nouvel afflux de blessés et à de nouvelles difficultés logistiques.
Pour soutenir les Népalais dans cette épreuve, nous avons décidé de renforcer en urgence nos moyens matériels et humains pour apporter les premiers secours. Une deuxième équipe médicale doit quitter Paris pour le Népal dans les toutes prochaines heures.

dimanche 26 avril 2015

NÉPAL urgence !

Les rescapés ont besoin de boire, de manger, après un tel désastre ce sont les priorités vitales.


  URGENCE  
Solidarités International, aider plus loin.
  JE FAIS UN DON
 
NÉPAL
   
  Des millions de personnes
en danger
 
 
"Tout a commencé à trembler. Tout est tombé. Les murs se sont écroulés.
Les gens se sont alors précipités dans la rue, pris de panique, le regard hagard.
"*

Un terrible séisme de magnitude 7,9 a frappé le Népal ce samedi matin. Le plus dévastateur depuis un siècle pour ce pays.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le tremblement de terre a provoqué la mort de plus 2 000 personnes, ainsi que de très nombreuses destructions dans la capitale népalaise. ‘’Un bilan malheureusement très provisoire", prévient Thierry Benlahsen, responsable de notre équipe d’urgence. "Tout comme le nombre de blessés et de personnes coincées sous les dénombres, celui des victimes ne cesse d’évoluer d’heure en heure. D’autant que la terre a tremblé dans tout le Népal et que l’épicentre du séisme n’est situé qu’à 70 km de Katmandou qui compterait à elle seule près de 2 millions d’habitants. D’après les premières estimations, près de 9 millions de personnes pourraient être affectées (Nations Unies) !’’

Mobilisée dès les premières heures suivant le drame, notre équipe d’urgence se rend sur place par le premier avion pour fournir une aide humanitaire aux rescapés : eau potable, abris et biens de première nécessité, en coordination avec les autorités et les acteurs humanitaires qui vont être dépêchés sur place.




‘’Les informations que nous recevons font état d’un haut niveau de destruction. Nous allons devoir faire face à de grandes difficultés d’accès. Les routes sont coupées. Cela veut dire que les réseaux d’eau le sont aussi. Les habitants manquent d’eau potable. Les hôpitaux en ont aussi grand besoin pour soigner les nombreux blessés qui affluent. La tâche qui nous attend est grande. Nous allons avoir besoin du soutien du plus grand nombre !’’


Photo principale : ©AFP