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jeudi 12 septembre 2013

AMDH -Rappel : Un sit in aura lieu le samedi 14 septembre à 17h devant le Parlement

 
HALTE AU RACISME
RESPECT DES DROITS DES MIGRANTS

Conférence-débat
Mercredi 11 septembre de 17h à 20h
Club des avocats. I rue Afghanistan. Rabat
Rappel :Un sit in aura lieu le samedi 14 septembre à 17h devant le Parlement avenue Mohamed V. Rabat

A la violence que subissent de façon répétée les ressortissants subsahariens vivant au Maroc de la part des autorités de ce pays (rafles, arrestations, tabassages, déportations), s’ajoute la multiplication des gestes et comportements racistes de la part des simples citoyens.
Entre juin et aout 2013, quatre crimes racistes ont été commis, près de Nador, à Tanger et à Rabat ayant pour auteurs des policiers ainsi que des citoyens ordinaires.
Face à cette recrudescence de la violence raciste et de l’intolérance, nous voulons, nous associations de migrants et de solidarité, faire un état des lieux de la situation, en analyser les causes et susciter une mobilisation pour stopper cette vague raciste, combattre l’impunité, la violence et les discriminations.

Comité Maroc du Manifeste Euro africain sur la migration

Rappel :Un sit in aura lieu le samedi 14 septembre à 17h devant le Parlement avenue Mohamed V. Rabat


vendredi 6 septembre 2013

Belgique : RASSEMBLEMENT CONTRE LE RACISME ANTI-NOIRS AU MAROC le 14 SEPTEMBRE À 17H30

Manifs:Camer.bePour relayer la mobilisation des associations marocaines de défense des droits de l'homme et de migrants subsahariens au Maroc, contre le racisme et la traque des migrants subsahariens, qui se rassemblent devant le parlement à Rabat, l'asbl "SOS Migrants" organise un rassemblement devant l'ambassade du Maroc, le samedi 14 septembre, à 17h30.
 

Adresse: 29 Boulevard Saint Michel (métro Montgomery, sortie St Michel).
 
Notre Collectif vous invite à venir nombreux manifester votre solidarité active!

© Correspondance : SOS Migrants

mardi 27 août 2013

Maroc : les migrants d'Afrique Noire soumis à une discrimination continuelle

Les organisations antiracisme tirent la sonnette d'alarme sur une recrudescence d'attaques visant les migrants Sub-sahariens au Maroc. Ils seraient entre 15 et 20 000, la plupart en situation irrégulière. Ils viennent d'Afrique noire au péril de leur vie dans l'espoir de traverser la mer pour se rendre en Europe... d'autres tentent tant bien que mal de s'installer au Maroc.  
Le 12 août dernier, un jeune sénégalais a été poignardé à mort à Rabat. Quinze jours plus tôt, un enseignant congolais en situation régulière était embarqué par erreur par la police. Devant ses protestations, les policiers l'ont jeté d'un van sur la route. Il est mort quelques jours plus tard de ses blessures. Des femmes africaines se font violer, des hommes disent être la cible d'attaques haineuses. Et les plaintes n'aboutissent jamais. Nos équipes se sont rendus à Takkadoum, un quartier pauvre de Rabat où vivent de nombreux migrants pour recueillir leurs témoignages.
26/08/2013 Actualités

samedi 1 décembre 2012

Le 2 décembre :Journée Mondiale pour l'Abolition de l'Esclavage

Journée Mondiale de l’Abolition de l’Esclavage, rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris

Dimanche 2 décembre à 12h

Pour dénoncer la condition du Noir dans les pays d'afrique nord et du moyen orient, dénoncer le racisme et édifier une socièté plus humaine, la Fondation du Mémorial de la traite des noirs exige que les pays arabes assument la traite et l’esclavage que les noirs ont subi pendant presque 14 siècles.

Le coup d’envoi de cette campagne aura lieu le 2 décembre à 12h à Paris, Journée Mondiale de l’Abolition de l’Esclavage, avec une interpellation de toutes les ambassades accréditées en France et un Rassemblement devant l’Ambassade du Maroc, 5 rue le Tasse, Trocadéro.

http://www.senenews.com/2012/11/29/journee-mondiale-de-labolition-de-lesclavage-rassemblement-devant-lambassade-du-maroc-a-paris/#T
Journée Mondiale de l’Abolition de l’Esclavage, rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris

Dimanche 2 décembre à 12h
Pour dénoncer la condition du Noir

dans les pays d’Afrique du nord et du Moyen Orient, dénoncer le racisme et édifier une société plus humaine, la Fondation du Mémorial de la traite des noirs exige que les pays arabes assument la traite et l’esclavage que les noirs ont subi pendant presque 14 siècles.

Le coup d’envoi de cette campagne aura lieu le 2 décembre à 12h à Paris, Journée Mondiale de l’Abolition de l’Esclavage, avec une interpellation de toutes les ambassades accréditées en France et un Rassemblement devant l’Ambassade du Maroc, 5 rue le Tasse, Trocadéro.

http://www.senenews.com/2012/11/29/journee-mondiale-de-labolition-de-lesclavage-rassemblement-devant-lambassade-du-maroc-a-paris/#T

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Par Katia Touré, Publié dans AFRIQUE, 28/11/2012

Les étudiants africains, victimes du racisme ordinaire

 au Maroc

Originaires d'Afrique de l'Ouest, des étudiants témoignent de la violence et du racisme quotidien dont ils sont victimes au royaume chérifien.

Des étudiants africains manifestent à Rabat contre le racisme, le 19 juillet 2007. AFP/Abelhak Senna

Quand Fatim est arrivée au Maroc pour entamer ses études de droit à la faculté de Souissi à Rabat, elle s'attendait à une belle aventure. Mais, pour la Guinéenne de 20 ans, toujours installée dans la ville marocaine, sa vie d'étudiante s'est muée en un traumatisme qui la pousse, aujourd'hui, à quitter le pays.
La raison: le racisme. En quatre ans, Fatim ne s'est pas fait un seul ami local et a connu plusieurs agressions. «Vous êtes Africains, vous êtes des Noirs», lui a-t-on souvent lancé tandis qu'elle arpentait les rues du quartier Océane avec ses amis africains.
En octobre 2009, alors qu'elle se rend à la banque en milieu d'après-midi, elle se retrouve encerclée par six jeunes hommes qui la dépouillent, la battent, couteaux à la main. Dès lors, son père, inquiet, lui interdit de sortir seule. Une autre fois, elle quitte le supermarché aux environs de 21h30. Nouvelle agression. On la traite de «azia» (noire ou négresse en français) en lui mettant les pieds sur le visage et le ventre.
Finies les virées nocturnes et les soirées en boîte, Fatim reste calfeutrée chez elle. Elle ne met le nez dehors que pour aller en cours ou accompagnée de ses amis.  
«Les Marocains se considèrent comme des Blancs. Ils n'aiment pas la peau noire. Je ne m'attendais vraiment pas à ça», confie l'étudiante, toujours sous le choc. «À la fac, c'est très difficile. Certains profs donnent les cours en arabe et refusent de parler français. Quand on leur dit qu'on ne comprend pas la langue, ils nous disent méchamment de nous adresser à nos voisins ».
Son amie, Awa, elle aussi guinéenne, est arrivée au Maroc pour des études d'ingénieur à l'Institut Supérieur du Génie Appliqué (IGA) à Casablanca. Elle dit subir un racisme, qui, désormais, lui passe au dessus de la tête. Quotidiennement, elle se fait insulter, en pleine rue, par des enfants, des adolescents et même des personnes âgés: «singe», «négresse», «sale Africaine» ou encore «esclave»
«Je me suis fait agresser deux fois. La première fois, c'était à Casablanca, alors que j'attendais le bus 900 pour me rendre à Rabat. Un jeune homme est venu m'arracher mon sac en me traitant de négresse et de singe. Personne n'a levé le petit doigt», raconte l'étudiante de 21 ans.

Des autorités laxistes

La deuxième fois, dans le quartier de Mohammedia, un homme d'une trentaine d'années, armé d'un couteau lui a dérobé son téléphone portable alors qu'elle était accompagnée d'une amie:
«Nous attendions un taxi devant sa porte, un samedi soir. Il y avait beaucoup de monde. Du monde qui s'en foutait royalement. À la longue, on s'y fait. Il me reste deux ans d'études, alors je prends des précautions».
Mais pourquoi ces jeunes étudiants ne vont-ils pas porter plainte? «Quand les policiers nous insultent eux-mêmes, je ne vois pas trop ce qu'ils peuvent faire pour nous. C'est peine perdue», répond un autre étudiant, âgé de 28 ans, un Béninois installé depuis cinq ans au Maroc et qui préfère garder l'anonymat.  
«Quand les Africains arrivent au Maroc, ils s'investissent beaucoup plus dans les études. Certains professeurs ne veulent pas que les étudiants marocains soient dominés par des Noirs, alors ils ne nous notent pas plus de 11 sur 20 quelque soit la qualité de notre travail», dénonce-t-il.
Selon un rapport de l'Unesco datant d'octobre 2011, le nombre d'étudiants d'Afrique Subsaharienne présents au Maroc est passé de 4024, en 2005, à 6038, en 2009. En 2010, selon l'Institut Statistique de l'Unesco, ils étaient près de 5000 dont une grosse proportion de Guinéens (518) et de Sénégalais (504) – compte tenu des relations diplomatiques qu'entretient le Maroc avec ces deux pays.
Awa dit avoir choisi le royaume chérifien pour sa proximité avec son pays d'origine: «C'est plus facile de retourner voir les parents. Et au Maroc, il y a de très bonnes écoles». Sans compter que la plupart des Africains subsahariens n'ont pas besoin de visa pour se rendre au Maroc.
«Si le pays a évolué, les mentalités restent archaïques. Les Marocains considèrent toujours les Noirs comme des esclaves», reprend Awa.
Cette dernière raconte d'ailleurs avoir eu affaire à un bailleur qui refusait de louer ses appartements à des Noirs, tout comme Bintou, une Sénégalaise de 24 ans, qui a vu circuler une pétition pour lui faire quitter sa résidence sans motif apparent. «Nous ne sommes certainement pas au 21ème siècle ici», déclare Awa un brin déconcertée. 

 « Tous les Marocains ne sont pas racistes»
Pour son ami béninois, il faut temporiser les choses. «Tous les Marocains ne sont pas racistes. Il ne faut pas exagérer. Et moi je n'en veux pas aux journalistes de Maroc Hebdo qui parlent du "péril noir". Beaucoup d'immigrés africains foutent la merde ici, en attendant de pouvoir partir pour l'Europe», analyse-t-il.   
«Les Africains subsahariens présents au Maroc sont soit des clandestins, des "débrouillards" qui travaillent au noir dans les centres d'appel ou des étudiants», explique Iriébi, un étudiant Ivoirien en gestion, vice-président de la Confédération des élèves, étudiants et stagiaires africains étrangers au Maroc (CESAM), créée en 1981.
Cette association, basée à Rabat, comporte plusieurs subdivisions consacrées à chaque communauté étudiante d'Afrique occidentale. Pour ce qui est du racisme, Iriébi parle de «petit couacs»: 
«Cela fait six ans que je suis ici. Maintenant je ferme les yeux, quand on m'insulte dans la rue. Quand les choses s'aggravent, nous nous adressons à l'ambassade du pays de l'étudiant concerné. L'ambassade s'adresse ensuite au ministère des Affaires étrangères marocain. Et puis ça s'arrête là. Quand on va voir la police, elle fait un constat, organise deux ou trois convocations, puis l'affaire est étouffée».

Du choc à l'indifférence

En d'autres termes, il n'y a rien à faire. Pour Souleymane, qui a quitté le pays il y a tout juste un an pour retrouver son Sénégal natal, la négrophobie se fait plus sentir à Fès ou Agadir qu'à Casablanca.
«Oui, je me suis fait traiter de cafard, j'ai essuyé des regards méprisants dans la rue, on m'a jeté des sachets d'eau sur la tête, mais en tant que sénégalais, je me suis toujours senti mieux loti. Les Sénégalais sont des musulmans très pratiquants, et ça aide à se faire accepter», raconte le jeune homme de 23 ans. «Un jour, pour nous désigner, un professeur nous a appelé "les Africains". Je lui ai rétorqué que lui aussi était Africain. Il s'est excusé en disant qu'il aurait dû nous appeler les Subsahariens».
Iriébi, lui, préfère jouer l'indifférence. «Si ça les amuse que ma peau soit noire, je rigole désormais avec eux». Binta aussi aurait voulu rire le jour où, juste après la prière du matin, elle est sortie faire quelques pas, son chapelet à la main, et a croisé sur son chemin un vieillard visiblement mal en point. Ce dernier a refusé son aide et quelques minutes après, s'est soudainement mis à rire à gorge déployée en la traitant de «négresse».  


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17:33 Publié dans AFRIQUE

mercredi 28 novembre 2012

Les habitants de Tawargha - Libye


LES HABITANTS DE TAWARGHA - LIBYE
Déplacés de force, en sécurité nulle part
« Mon seul pêché est ma couleur de peau… Les Thuwwar [miliciens] de Misratah nous ont menacés de ne jamais nous laisser revenir dans notre ville. »
  1. [1/17] Mon épouse Mina, nos deux fils Abou et Kaba et moi vivions à Tawargha en Tripolitaine. Tawargha n’est éloignée que de quarante kilomètres à peine de Misratah, la grande ville côtière. A Tawargha, nous étions presque tous des descendants d’esclaves noirs. Depuis toujours les Tawarghas cultivaient la terre que possédaient les Misratis. Et depuis toujours un racisme larvé existait entre les Tawarghas africains et les Misratis arabes. Je suis sûr que les évènements qui sont arrivés ont pris leur source dans cette haine ancestrale que se vouent les deux villes.
  2. [2/17] En 2011, la Libye connait la guerre civile. Le pays est à feu et à sang. Le 25 février, Misratah tombe aux mains des rebelles. Dès le lendemain, les troupes de Kadhafi commencent le siège de la ville. Elles installent leur base arrière mais aussi des centres de détention et de torture à Tawargha, dans des bâtiments administratifs. Maintenant je vais vous dire la vérité : c’est vrai que des hommes de Tawargha ont combattu dans les rangs des forces pro-Kadhafi, mais tous les Tawarghas n’étaient pas kadhafistes. La plupart d’entre nous, à l’époque, nous nous  terrions dans nos maisons en attendant des jours meilleurs. Par la grâce de Dieu. 
  3. Avec Amnesty pour les droits dans la région Moyen Orient et Afrique du Nord[3/17] Les combattants rebelles remportent la bataille de Misratah en mai. Ils se font appeler Thuwwar - révolutionnaires. Ils sont livrés à eux même, constitués en vagues milices, désœuvrés, surarmés et hors de tout contrôle. Dans les journaux, à la télé, sur les réseaux sociaux, ils montent les gens contre nous. Ils nous accusent d’avoir participé au siège, d’avoir tué des civils et violé des femmes. Aucune enquête n’a établi que des gens de Tawargha se soient livrés à de telles exactions. Et quand bien même cela serait, il est criminel de vouloir faire payer à une population toute entière les agissements de quelques uns.
  4. [4/17] Les Thuwwar continuent d’exciter la population. Ils disent que nous sommes une race d’esclaves et qu’il faut qu’on retourne en Afrique car il n’y a pas de place pour nous dans la nouvelle Libye. Ils disent que les Tawarghas méritent d’être rayés de la surface de la terre. Les gens à la peau noire sont régulièrement pris pour cible sous prétexte d’être des anciens mercenaires africains de Kadhafi. Beaucoup sont enlevés à leur domicile, à leur travail, aux checks points ou dans la rue, frappés à coups de bâtons, de crosse de fusil, de poing, de pieds, insultés, blessés par balle. Leurs affaires sont volées. Même les enfants ne sont pas épargnés. 

  5. [5/17] En août 2011, ce que nous craignions tant arrive. Les Thuwwar attaquent. Ils ont des armes lourdes, des roquettes Grad. Sous la menace des kalachnikovs, ils nous forcent à abandonner nos maisons, nos affaires, nos souvenirs… Ils nous obligent à quitter la ville. Avec ma femme et nos deux petits, on part sans rien, juste quelques billets cachés dans nos chaussures, sans rien pouvoir faire, avec la rage au ventre. Nous avons tout perdu. Ils tirent sur Moussa, notre voisin qui cherchait à s’échapper, je ne sais même pas s’il est mort. Ils emprisonnent et battent ceux qui veulent rester. Ils nous jurent que personne ne reviendra plus habiter Tawargha. 


    [7/17]] Une fois la ville vidée de ses 30 000 habitants, les thuwwars pillent les maisons. Ils volent, cassent, détruisent et mettent le feu. Ils effectuent plusieurs raids pour être bien sûrs que personne n’est revenu et pour « terminer le travail ». Afin de rendre la ville définitivement inhabitable, ils démontent toutes les infrastructures puis ils déversent des monceaux de sable pour bloquer les entrées. Enfin ils effacent le nom de Tawargha sur les panneaux routiers. Tawargha, la ville où nous avons vécu, où j’ai connu Mina, où sont nés Abou et Kaba, Tawargha est effacée de la carte http://bit.ly/_tawar
    ‎ Une fois la ville vidée de ses 30 000 habitants, les thuwwars pillent les maisons. Ils volent, cassent, détruisent et mettent le feu. Ils effectuent plusieurs raids pour être bien sûrs que personne n’est revenu et pour « terminer le travail ». Afin de rendre la ville définitivement inhabitable, ils démontent toutes les infrastructures puis ils déversent des monceaux de sable pour bloquer les entrées. Enfin ils effacent le nom de Tawargha sur les panneaux routiers. Tawargha, la ville où nous avons vécu, où j’ai connu Mina, où sont nés Abou et Kaba, Tawargha est effacée de la carte

    [8/17] Mina et moi décidons d’aller à Tripoli car nous pensons y être plus en sécurité. Beaucoup de nos compagnons ne savent où aller. En plus les thuwwars ont « confisqué » les voitures et les téléphones portables. A Tripoli on nous explique qu’il y a une ancienne base navale désaffectée qui pourrait servir provisoirement de camp. Nous nous y rendons. On nous dit que nous sommes déjà 2500. Les deux familles avec lesquelles nous avons fait une partie du voyage préfèrent se rendre à Benghasi. Il paraît qu’il y a des camps aussi là bas. On vit la peur au ventre et sans la moindre ressource. http://bit.ly/_tawar
     
    [8/17] Mina et moi décidons d’aller à Tripoli car nous pensons y être plus en sécurité. Beaucoup de nos compagnons ne savent où aller. En plus les thuwwars ont
    « confisqué » les voitures et les téléphones portables. A Tripoli on nous explique qu’il y a une ancienne base navale désaffectée qui pourrait servir provisoirement de camp. Nous nous y rendons. On nous dit que nous sommes déjà 2500. Les deux familles avec lesquelles nous avons fait une partie du voyage préfèrent se rendre à Benghasi. Il paraît qu’il y a des camps aussi là bas. On vit la peur au ventre et sans la moindre ressource. 
    [9/17] Les Thuwwar effectuent régulièrement des raids dans les camps. La population sans défense est terrorisée. Ils repartent avec des personnes, sans le moindre mandat. On sait ce qui se passe ensuite. La personne est frappée, battue avec des fils électriques… Sous la torture, elle avoue ce qu’on veut qu’elle avoue, qu’elle faisait partie de l’armée de Kadhafi, qu’elle a tué des civils,  qu’elle a violé des femmes… Ces personnes, on ne les revoit plus jamais. Je fais la connaissance d’un type qui semble avoir pas mal d’informations, son nom est Babacar. C’est lui qui m’a dit ce qui s’est passé après notre départ de Tawargha. http://bit.ly/_tawar
    ‎[9/17] Les Thuwwar effectuent régulièrement des raids dans les camps. La population sans défense est terrorisée. Ils repartent avec des personnes, sans le moindre mandat.
     On sait ce qui se passe ensuite. La personne est frappée, battue avec des fils électriques… Sous la torture, elle avoue ce qu’on veut qu’elle avoue, qu’elle faisait partie de l’armée de Kadhafi, qu’elle a tué des civils, qu’elle a violé des femmes… Ces personnes, on ne les revoit plus jamais. 
    Je fais la connaissance d’un type qui semble avoir pas mal d’informations, son nom est Babacar. C’est lui qui m’a dit ce qui s’est passé après notre départ de Tawargha.