Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est résolution ONU. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est résolution ONU. Afficher tous les articles

samedi 30 avril 2016

Texte du projet de résolution S/2016/401

Texte du projet de résolution S/2016/401

Le Conseil de sécurité,
Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,
Réaffirmant son ferme appui aux efforts que le Secrétaire général et son Envoyé personnel font pour mettre en application ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014) et 2218 (2015),

Réaffirmant sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités des parties à cet égard,

Demandant à nouveau aux parties et aux États voisins de coopérer plus pleinement avec l’Organisation des Nations Unies et les uns avec les autres et de s’impliquer plus résolument pour mettre fin à l’impasse actuelle et progresser sur la voie d’une solution politique,

Reconnaissant que la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel,

Se félicitant des efforts que fait le Secrétaire général pour suivre de près toutes les opérations de maintien de la paix, y compris la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), et soulignant que le Conseil doit adopter une approche rigoureuse et stratégique en matière de déploiement au service du maintien de la paix et de gestion efficace des ressources,

Reconnaissant que la MINURSO joue un rôle important sur le terrain et qu’elle doit pouvoir s’acquitter pleinement de son mandat,  
Se déclarant préoccupé par les violations des accords en vigueur et demandant aux parties de se conformer à leurs obligations,

Prenant note de la proposition marocaine présentée au Secrétaire général le 11 avril 2007 et des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement; prenant note également de la proposition du Front Polisario présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007,

Engageant les parties, dans ce contexte, à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, notamment en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives,
Prenant note des quatre séries de négociations tenues sous les auspices du Secrétaire général et reconnaissant qu’il importe que les parties s’engagent à poursuivre les négociations,

Engageant les parties à reprendre une coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés aux fins de la mise en œuvre du Plan d’action actualisé sur les mesures de confiance adopté en janvier 2012, y compris des programmes visant à rapprocher des populations qui sont divisées depuis plus de 40 ans du fait du conflit,

Soulignant qu’il importe d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf, et encourageant les parties à collaborer avec la communauté internationale pour mettre au point et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme, en gardant à l’esprit leurs obligations découlant du droit international,

Encourageant les parties à poursuivre les efforts qu’elles mènent chacune pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, y compris les libertés d’expression et d’association,
Se félicitant à cet égard des récentes mesures et initiatives prises par le Maroc, du rôle joué par les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et à Laayoune et de l’interaction du Maroc avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies,

Notant avec satisfaction que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a effectué une visite technique au Sahara occidental en avril 2015 ainsi que dans les camps de réfugiés de Tindouf en juillet et août 2015, et encourageant vivement la poursuite d’une pleine coopération avec le Haut-Commissariat, en particulier en facilitant de nouvelles visites dans la région,

Conscient des conséquences des pluies torrentielles qui se sont abattues en octobre 2015 sur les camps de réfugiés de Tindouf et se félicitant de l’intention du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés de tenir une réunion d’information à l’intention des donateurs,

Demandant à nouveau que soit envisagé l’enregistrement des réfugiés dans les camps de réfugiés de Tindouf, et invitant à déployer des efforts à cet égard,

Soulignant l’importance de l’engagement pris par les parties de poursuivre les négociations dans le cadre des pourparlers tenus sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies,

Considérant que la consolidation du statu quo n’est pas acceptable, et notant en outre qu’il est essentiel que ces négociations progressent pour que tous les aspects de la qualité de vie des habitants du Sahara occidental s’améliorent,

Affirmant son plein soutien à l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Christopher Ross, et à l’action qu’il mène pour faciliter les négociations entre les parties, et se félicitant à cet égard des initiatives qu’il a prises récemment et des consultations qu’il mène actuellement avec les parties et les États voisins,

Affirmant son soutien au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental et Chef de la MINURSO, Kim Bolduc,

Déplorant que la capacité de la MINURSO de s’acquitter pleinement de son mandat ait été limitée, l’essentiel de sa composante civile, y compris le personnel politique, ne pouvant exercer ses fonctions dans la zone d’opérations de la Mission,

Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 19 avril 2016 (S/2016/355),

1.    Décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 30 avril 2017;
2.    Souligne qu’il est urgent que la MINURSO puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions;
3.    Prie le Secrétaire général de lui faire savoir, dans les 90 jours, si la MINURSO peut de nouveau exercer pleinement son mandat et entend, si la MINURSO ne peut toujours pas exercer pleinement mandat, examiner les meilleurs moyens de parvenir à cet objectif;
4.    Réaffirme que les accords militaires conclus avec la MINURSO concernant le cessez-le-feu doivent être pleinement respectés, et exhorte les parties à y adhérer pleinement;
5.    Demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de la MINURSO, y compris en ce qui concerne sa liberté d’interaction avec tous ses interlocuteurs, et de prendre les mesures voulues pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies et au personnel associé dans l’exécution de leur mandat, conformément aux accords existants;
6.    Souligne l’importance de l’engagement pris par les parties de continuer à préparer une cinquième série de négociations, et rappelle qu’il fait sienne la recommandation formulée dans le rapport daté du 14 avril 2008 (S/2008/251) selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations;
7.    Demande aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’engager des négociations plus résolues et plus axées sur le fond et de garantir ainsi l’application de ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014) et 2218 (2015), ainsi que le succès des négociations;
8.    Affirme son ferme soutien aux efforts déterminés que font le Secrétaire général et son Envoyé personnel pour qu’une solution soit trouvée à la question du Sahara occidental dans ce contexte, et demande que les réunions reprennent et que les contacts soient renforcés;
9.    Demande aux parties de poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et prend note du rôle et des responsabilités des parties à cet égard;
10.   Invite les États Membres à prêter le concours voulu à ces négociations;
11.   Prie le Secrétaire général de lui faire régulièrement, et au moins deux fois par an, des exposés sur l’état et l’avancement des négociations tenues sous ses auspices, l’application de la présente résolution, les difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la MINURSO et les mesures prises pour les surmonter, déclare son intention de se réunir pour entendre ces exposés et les examiner, et, à cet égard, prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation au Sahara occidental bien avant la fin du mandat de la Mission;
12.   Se félicite que les parties et les États voisins se soient engagés à tenir des réunions périodiques avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin d’examiner et, autant que faire se peut, de renforcer les mesures de confiance;
13.   Engage les États Membres à verser des contributions volontaires pour financer des mesures de confiance convenues par les parties, y compris celles permettant aux membres séparés d’une même famille de se rendre visite, ainsi que des programmes alimentaires pour s’assurer que les besoins humanitaires des réfugiés sont dûment pris en compte;
14.   Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les mesures voulues pour faire pleinement respecter par la MINURSO la politique de tolérance zéro instituée par l’Organisation des Nations Unies en ce qui concerne l’exploitation et les violences sexuelles et de le tenir informé, et demande instamment aux pays qui fournissent des contingents de prendre les mesures préventives voulues, notamment de mener avant tout déploiement des activités de sensibilisation à ces questions, et d’adopter d’autres mesures pour faire en sorte que les membres de leur personnel qui seraient mis en cause soient amenés à répondre pleinement de leurs actes;
15.   Décide de rester saisi de la question.
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.

mercredi 29 avril 2015

Résolution décevante de l'ONU, liens vers des articles

28/4/2015

ONU - UN - Resolution

S/RES/2218 (2015)
Sahara occidental: l'ONU appelle à intensifier les négociations (résolution), AFP, 28.04.15
Le Conseil de sécurité maintient le statu quo pour la Minurso au Sahara, Tel Quel, 28.04.15
"Le processus de paix au Sahara occidental ne peut rester indéfiniment l’otage de l’effronterie et des chantages de l’occupant marocain" (Boukhari) SPS. 28.04.15

La ONU prorroga sin cambios su misión en el Sáhara Occidental, EFE, 28.04.15
Declaración de Ahmed Bujari, Representante del Frente Polisario ante la ONU tras la aprobación de la resolución 2218 del Consejo de Seguridad, SPS, 29.04.15
UN Security Council extends mission in Western Sahara, AP, 28.04.15
  In W. Sahara, 15-0 But Qs of Rights, AU, Morocco PR Answers ICP   By Matthew Russell Lee, Inner City Press, 28.04.15 On Western Sahara, Questions Raised by Angola, Venezuela, China, By Matthew Russell Lee, Inner City Press, 28.04.15
UN renews Western Sahara force without changes Africans wanted, Reuters, 28.04.15
40 Years of Exile - Sahrawi Refugees Abandoned By the International Community, 28.04.15 Report, Oxfam International (Oxford), 28 April 2015
Share/Bookmark

vendredi 13 décembre 2013

ONU : Victoire sahraouie et camouflet marocain

ONU : Victoire sahraouie et camouflet marocain



Une victoire pour le peuple du Sahara occidental et un revers pour le Makhzen du marocain. En effet, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté hier une résolution sur la question du Sahara occidental dans laquelle elle réaffirme son appui au processus de négociation devant permette l’autodétermination du peuple du Sahraoui. 
L’ONU s’active à parvenir à une solution définitive à la colonisation du Sahara occidental dans le cadre du processus d’autodétermination. « L’Assemblée générale appuie le processus de négociation en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permet l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et loue les efforts déployés, à cet égard, par le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel Christopher Ross », selon la déclaration de l’organisation onusienne.
Inscrite depuis 1964 sur la liste des territoires non-autonomes, la question du peuple sahraoui est éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux et le Sahara occidental reste la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc. 
Le pouvoir marocain a toujours contesté les rapports rédigés par la commission onusienne, à l’occasion des visites effectuées dans les territoires occupées, notamment dans la région de Layoune dont la population ne cesse de subir les affres de la répression depuis les premières années de l’occupation. Toutes les organisations mondiales ont dénoncé les agissements de la royauté à l’endroit du dernier peuplé colonisé du continent noir.
L’Algérie n’est pas en reste de l’ampleur du mouvement de solidarité en faveur du respect du peuple sahraoui. D’ailleurs, l’Algérie a saisi l’envoyé spécial de Ban Ki-moon, Christopher Ross, lors de sa tournée dans la région du Maghreb, le mois d’octobre dernier, sur la situation des Droits de l’Homme dans les territoires occupés. L’Algérie a interpellée Ross d’inscrire cette question dans sa feuille de route. La requête de l’Algérie a provoqué l’affolement du pouvoir marocain.
Tellement affolé, le Maroc s’est projeté dans la provocation à l’égard de l’Algérie. La suite est connue. Le Maroc a envoyé ses sbires pour arracher l’emblème national suspendu sur le haut du toit du Consulat d’Alger à Casablanca. Un geste condamné à l’unanimité par toutes les institutions internationales. 
Mahmoud Chaal,
L'Econews, 12/12/2013

 http://plan-paix-onu.blogspot.com.es/2013/12/onu-victoire-sahraouie-et-camouflet.html

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

samedi 11 mai 2013

Sahara. Ça ne fait que commencer…


    • Par : Driss Bennani, Tel Quel, 10/5/2013
    Sahara. Ça ne fait que commencer…
    Des membres de la Minurso (DR)
    Après avoir contré la proposition d’élargissement du mandat de la Minurso à l’observation des droits de l’homme, le Maroc a vu des manifestations éclater au Sahara, faisant plusieurs blessés. Que s’est-il passé ?
    La trêve aura été de courte durée au Sahara. Quelques heures à peine après le vote, par le Conseil de sécurité de l’ONU, de la résolution 2099, plusieurs manifestations ont embrasé le sud du royaume. Sit-in indépendantistes, confrontations avec les forces de l’ordre… on dénombre déjà plusieurs blessés, aussi bien dans les rangs des manifestants que ceux des forces de l’ordre. Certaines ambassades accréditées à Rabat auraient même demandé des explications au ministère des Affaires étrangères. “Ce qui se passe actuellement au Sahara ne doit pas nous surprendre, affirme Abdelmajid Belghzal, militant associatif et membre du PSU installé à Laâyoune. Pour le Polisario tout comme pour les associations qui le soutiennent, le retrait de la proposition américaine concernant l’observation des droits de l’homme par la Minurso est un coup dur. Ces gens ne baisseront pas les bras. Ils tenteront par tous les moyens de provoquer les autorités afin d’interpeller l’opinion publique mondiale et leur démontrer que le retrait de la proposition américaine était déplacé”. Mohamed Talib, membre du Corcas et militant associatif, va encore plus loin. Selon lui, le Polisario aurait préparé son coup plusieurs jours avant le vote de la résolution aux Nations Unies. “Des délégations commençaient à arriver à Laâyoune bien avant l’annonce du retrait de la proposition américaine. Certaines, comme les représentants d’Amnesty ou des députés verts français et danois, sont encore sur place et fournissent une sorte de protection morale aux manifestants, explique-t-il. Ces manifestations devraient, selon toute vraisemblance, se répéter assez souvent et mettront à rude épreuve les promesses marocaines faites à la communauté internationale pour le respect des droits de l’homme dans la région.”

    Manifs à répétition
    Tout commence le jeudi 25 avril. En début d’après-midi, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte officiellement une résolution qui prolonge le mandat de la Minurso d’une année supplémentaire, sans en étendre les prérogatives à l’observation du respect des droits de l’homme au Sahara. Les officiels marocains respirent et jubilent de cette victoire diplomatique. Au Sahara, l’ambiance est moins festive. La réaction des indépendantistes se fait attendre. Sécuritaires et autorités locales sont sur les dents. Le premier rassemblement est signalé en fin d’après-midi à Boujdour. Les manifestants se seraient réunis au domicile d’une activiste indépendantiste avant de se diriger vers l’avenue principale de la ville. Le sit-in dure plus d’une heure, puis se disperse dans le calme. La police suit la situation de loin mais n’intervient pas. A Laâyoune, la soirée s’annonce plutôt calme. “A un moment, nous avons cru qu’il n’y aurait pas de manifestations”, témoigne cet habitant. Mais à 22h, des femmes et des enfants improvisent une manifestation sur le boulevard Smara, en face du quartier Maâtallah, duquel étaient parties les émeutes de 2010. Là encore, la police n’intervient que pour fluidifier la circulation sur cet axe central de la ville. Le rassemblement ne dure que quelques minutes. 
    Vendredi, les mêmes personnes se retrouvent au même endroit à partir de 17 h. La présence policière est plus visible. Les manifestants scandent quelques slogans en faveur de l’autodétermination et brandissent des drapeaux indépendantistes. La manifestation dérape cependant quand des inconnus caillassent les véhicules de police. Un officier arrive alors sur place. Il met son ruban rouge et vert et lance une sommation officielle aux manifestants. “Ceci est une manifestation non autorisée”, leur fait-il savoir avant de donner l’ordre de disperser le sit-in. Une course poursuite s’enclenche, des confrontations éclatent. Certains commerces du boulevard Smara ferment boutique. Bilan : plusieurs blessés dans les deux camps. “La police n’a interpellé personne et ne donnait pas l’impression de vouloir le faire”, indique cet habitant qui a assisté aux évènements. La ville ne retrouve son calme que vers 22h. Samedi et dimanche enregistrent, à nouveau, quelques escarmouches et leur lot de blessés légers.

    Souriez, vous êtes filmés
    Lundi 29 avril. La tension monte d’un cran. Le sit-in, programmé à 18 heures, coïncide avec la sortie des classes. Les manifestants, eux, changent de tactique. Ils arrivent par petits groupes et prennent des chemins différents. Très vite, le boulevard est bouché. La police intervient pour disperser les manifestants qui se déplacent à présent en groupe et à bord de véhicules tout terrain. Les femmes poussent des youyous. Les enfants caillassent les forces de l’ordre. Certains manifestants portent des armes blanches et incendient les bacs à ordures au beau milieu de la chaussée. “Nous avions vécu la même chose au moment de Gdeim Izik. Ce genre de manifestants et de véhicules semaient la terreur dans la ville”, se souvient cet instituteur sur place. En face, la police n’interpelle (encore une fois) personne. Son intervention est ferme mais mesurée, selon les témoignages recueillis auprès de plusieurs observateurs sur place. Mieux, des brigades spéciales filment tout ce qui se passe sur le terrain. Des vidéos, rapidement postées sur Internet, montrent des enfants et des adolescents portant des armes blanches ou des femmes simulant des chutes au moment où deux représentantes d’Amnesty passent dans les parages. Sur ces mêmes vidéos, on voit d’ailleurs les deux dames se déplacer dans la voiture d’Aminatou Haïdar, grande figure indépendantiste. “Elles résideraient même chez elle, ce qui est contraire aux principes d’impartialité d’une ONG comme Amnesty”, affirme Talib.

    Vigilance, vigilance…
    “Le Maroc doit rester vigilant, explique Abdelmajid Belghzal. La situation est extrêmement tendue au Sahara. Ceux qui participent à ces manifestations ne sont pas tous des indépendantistes convaincus. Dans le lot, il y a plusieurs personnes qui sortent simplement exprimer leur colère et leur sentiment d’injustice et de hogra. Ils voient que des milliards sont chaque année consacrés au Sahara et que seuls quelques rares privilégiés en profitent”. Ce point a d’ailleurs été soulevé par le Conseil économique, social et environnemental (CESE). “Il n’y a pas de mal à subventionner le Sahara. Encore faut-il s’assurer que ces subventions parviennent à leurs vrais bénéficiaires”, avait notamment déclaré Chakib Benmoussa lorsqu’il était président du CESE. “Durant toutes ces années, le Polisario n’a pas réussi à créer une vraie base arrière au Sahara. Il est donc obligé de surfer sur ces problèmes de justice sociale pour mobiliser et tenter de déstabiliser la région. 
    En face, le Maroc n’a aujourd’hui plus le choix. Il doit concilier les impératifs de respect des droits de l’homme, de protection des biens et des personnes et de développement économique et social de la région. Le problème, c’est que le temps joue contre nous. Nous avons jusqu’au 30 avril 2014 pour prouver à tous nos partenaires qu’ils ont eu raison de nous soutenir au Conseil de sécurité”, explique Mohamed Talib, qui attire également l’attention sur la nécessaire activation des mécanismes locaux de protection des droits de l’homme. “Le CNDH et les ONG locales doivent jouer pleinement leur rôle. Monitorer les droits de l’homme selon les standards internationaux ne s’improvise pas”, ajoute-t-il. “Ces organismes doivent travailler davantage sur le terrain, et produire des rapports réguliers et indépendants. Le SG de l’ONU avait par exemple salué la création du CNDH. Le transformer en coquille vide serait un énorme gâchis qui nous coûterait très cher”, conclut Belghzal.

    Maroc - USA. L’orage est passé
    Les relations entre le Maroc et les Etats-Unis reprennent doucement leur cours normal. En début de semaine, une délégation marocaine a été reçue par le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry. Conduite par le conseiller royal Taïeb Fassi Fihri, elle comprenait également le patron de la DGED, Mohamed Yassine Mansouri, et le ministre délégué aux Affaires étrangères, Youssef Amrani. Le trio s’est aussi entretenu avec les conseillers du président Barack Obama et le patron du Conseil national de sécurité US. Objectif : faire oublier la mini-crise diplomatique entre les deux pays et reprendre leur coopération, essentiellement sur le plan sécuritaire.
     http://telquel-online.com/Actualite/Maroc/Sahara-%C3%87a-ne-fait-que-commencer/569

    vendredi 15 mars 2013

    Appel en faveur d'une position "neutre" de la France à l'égard de la question du Sahara occidental


     


    15/3/ 2013

    AbbaLheiisan



    Le président de l'Union des juristes sahraouis, M. Abba Haisan, a appelé la France à observer une position "neutre" et à respecter la légalité internationale au sujet de la question sahraouie.
    "La France se doit d'être neutre et de se conformer à la légalité internationale au sujet de la question sahraouie, notamment après l'arrivée au pouvoir des socialistes", a affirmé le responsable sahraoui au cours d'une conférence de presse mercredi à Alger.
    Après avoir rappelé les slogans que la France défend en matière de protection des droits de l'homme, M. Haisan a indiqué qu'"une partie importante de la société civile française soutenait le peuple sahraoui dans la lutte qu'il mène pour recouvrer ses droits et décider de son avenir".
    Par ailleurs, le responsable sahraoui a évoqué dans sa conférence de presse le verdict prononcé par un tribunal militaire marocain à l'encontre des militants sahraouis de Gdeim Izik, estimant que ce procès constituait une étape parmi tant d'autres dans le processus de "violations gravissimes" perpétrées par les autorités d'occupation marocaines au lendemain de l'occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc.
    "Les lourdes peines prononcées par le tribunal à l'encontre de militants sahraouis des droits de l'homme sont d'ordre politique et arbitraires", a ajouté le responsable sahraoui, estimant que le "verdict était entaché de dépassements, comme l'ont remarqué les observateurs internationaux présents au moment du procès".
    Il a relevé également l'absence de conditions à même d'assurer un procès "équitable et indépendant" ainsi que "des irrégularités" durant l'instruction avant que les militants ne soient traduits devant le tribunal, citant notamment "les procédés policiers dont ils furent l'objet, la violence corporelle dans les couloirs des postes de police en présence même du juge d'instruction pour leur soutirer la signature et l'empreinte digitale qui figureront au bas du procès verbal qui servira d'aveu".
    Tout en soulignant de manière exhaustive les souffrances qu'endure le peuple sahraoui dans les territoires occupés dans sa lutte pour arracher ses droits, le responsable sahraoui a souligné que "la résistance, à l'ère de la domination et de la tyrannie, est la condition pour vivre libre, et celle que mène pacifiquement le peuple sahraoui, est une réaction tout à fait naturelle contre l'injustice et les manœuvres viles visant à le priver de son droit à l'autodétermination".
    "Le peuple sahraoui est exposé à l'injustice et l'exclusion malgré la clarté de son droit et en dépit des résolutions adoptées par la communauté internationale", a-t-il encore déploré.
    A cette occasion le responsable sahraoui a rappelé que la 22ème session  du Conseil de l'ONU pour les droits de l'homme est devenue une tribune pour dénoncer les crimes perpétrés par le régime marocain au Sahara occidental, citant le rapport du rapporteur spécial de l'ONU qui évoque la situation des défenseurs des droits de l'homme dans les territoires sahraouies occupés où il est interdit de constituer des associations ou de tenir des rassemblements.
    Le rapport fait état également, poursuit le responsable sahraoui, de l'utilisation de la force par les autorités marocaines contre les manifestants dont la sécurité corporelle et morale se trouve menacée ainsi que la torture et la maltraitance pratiquées par la police durant la détention des militants.
    La militante et écrivaine sahraouie Nana Rachid a évoqué, pour sa part, la situation de la femme sahraouie dans les territoires occupés et les pressions que lui font subir les autorités marocaines pour l'empêcher d'exercer ses droits politiques et contribuer à la lutte en faveur de la cause sahraouie.
    Elle a évoqué les formes de répression et de torture que subit la femme sahraouie à l'intérieur des prisons marocaines ainsi que sa lutte à l'intérieur des territoires sahraouis occupés pour recouvrer ses droits légitimes conformément aux résolutions internationales.
    ---------------------------------------------------------------

    12 mars 2013

    Détenus de Gdeïm Izik: le Mrap dénonce "le silence assourdissant" des autorités françaises

     images 



    Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a dénoncé lundi "le silence assourdissant" des autorités françaises quant à la condamnation par le tribunal militaire de Rabat des 24 militants sahraouis des droits de l’homme.
    "Depuis le 17 février, date de promulgation de ce jugement inique, et malgré la multiplication de déclarations vantant la volonté de la France de défendre partout les droits de l’homme, c’est le silence assourdissant des plus hautes autorités de l’Etat (présidence de la République, ministère des Affaires étrangères…) qui se rendent ainsi complices de cette mascarade judiciaire", déplore le Mrap dans un communiqué parvenu à l’APS.
    "La diplomatie française se félicite de ses bonnes relations avec les autorités marocaines, considérant même que les droits de l’homme sont respectés au Maroc puisqu’il existe un Conseil national des droits de l’homme", observe par ailleurs le Mrap qui s’étonne que ce comité "ne se soit toujours pas exprimé sur ce sujet".
    Il demande aux plus hautes autorités politiques françaises de s’exprimer "sans délais pour demander l’annulation de ce procès ainsi que la libération des militants condamnés".
    Il exhorte, par ailleurs, Paris à mettre en œuvre "très rapidement" les résolutions de l’Onu pour que soit enfin organisé un référendum d’autodétermination du peuple Sahraoui.
    Le 17 février, le tribunal militaire de Rabat a condamné les 24 détenus politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik à de très lourdes peines de prison: 9 à perpétuité, 4 à 30 ans (dont Ennâama Asfari co-président du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental, Corelso), 7 à 25 ans et 2 à 20 ans.
    Ces militants sahraouis des droits de l’homme ont été accusés d'"atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat", "formation d'une bande criminelle" et "atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l’exercice de leur fonction".
    Ils étaient détenus depuis le 8 novembre 2010, après l’assaut donné par les forces d’occupation marocaines contre le camp sahraoui de Gdeim Izik, proche d’El –Ayoun occupé au Sahara occidental, où quelque 40.000 Sahraouis avaient dressé près de 3.000 tentes pour protester pacifiquement contre l’occupation du Sahara occidental et la violation des droits de l’homme.
    Le Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis 1975, est la dernière colonie en Afrique. Il est inscrit depuis 1965 sur la liste des 16 territoires non autonomes tenue par le Comité de décolonisation et, par conséquent, éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’Onu portant sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.