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samedi 6 août 2016

La MINURSO sort de son silence

Le personnel de la MINURSO, à travers son syndicat, la Fédération des Fonctionnaires Internationaux des Nations Unies, s'est pour la première exprimé pour dénoncer les pressions exercées par le Maroc sur lui.
Dans une lettre adressée le 2 août 2015 au SG de l'ONU Ban Ki-moon avec une copie pour Atul Khare, SG adjoint pour l'appui aux missions et Hervé Ladous chef du Département des Missions de Paix de l'ONU, le syndicat du personnel de l'ONU se dit "très perturbé par la pression politique actuelle exercée sur la MINURSO et son personnel. Cela a généré beaucoup de confusion et de stress pour le personnel que nous représentons".
"Le personnel, sans avoir commis aucune infraction, a été dispersé et divisé. Deux poids deux mesures ont été imposées à notre personnel d'une manière caractérisée par un flagrant manque de transparence sans aucune considération pour les procédures équitables pour la majorité du personnel". a-t-il ajouté.

dimanche 6 décembre 2015

La population d’Oukaimden poursuit son sit-in: Accès aux soins, scolarisation, routes...

Cela fait plus de dix-huit jours que la population de la région de Setti Fatma et Oukaimden, dans le sud du Royaume, est en sit-in ouvert pour faire entendre sa voix et surtout faire valoir ses droits.
Aujourdhui.ma | 4-12-2015 Par Imane Nigrou
Oukaimden sit-in

Habitants de montagnes, souvent marginalisés, poursuivent leurs protestations et vont jusqu’à appeler à une intervention royale. Quelles sont leurs doléances ?
Une station de ski, de bons produits touristiques et une virée en nature. C’est là le joli tableau que l’on se fait de loin d’une région qui, en dehors des saisons estivales, souffrait jusque-là en silence. Ne pouvant, à juste titre, se contenter des bonnes intentions et des caravanes de solidarité ainsi que des opérations ponctuelles que mène la société civile pour leur secours chaque hiver, environ soixante-dix-sept associations de la région se sont mobilisées pour poser, selon eux,  «une grande question sur l’origine de la marginalisation de cette région et sa population».
Depuis le 16 novembre et probablement jusqu’à avoir un retour favorable de leurs échos, les habitants de Setti Fatma et Oukaimden  «se sont engagés à poursuivre cette protestation qui dénote un niveau de conscience des habitants de la montagne, jusqu’à avoir une réponse de la part de Sa Majesté le Roi», apprend-on auprès d’un acteur associatif sur place qui indique que cette voie serait leur dernier recours après avoir frappé «à toutes les portes et l’absence de toute responsabilité des élus locaux». Dans un communiqué représentant le collectif d’associations organisatrices du sit-in, l’on précise qu’il s’agit essentiellement de droits à l’éducation, à la santé, au transport et de leurs droits environnementaux également.
Les habitants de cette région évoquent également un «crime à l’égard de leurs enfants», faisant référence d’après eux à une non allocation l’année dernière des bourses de scolarité au profit des jeunes de cette région. Fait qui, précise-t-on, a eu comme grave conséquence l’abandon scolaire de pas moins de 150 élèves.  «Malheureusement, notre administration locale reproduit la même erreur cette année (… ) et ne prête pas oreille aux élèves et leurs parents», indique le communiqué.
A Oukaimden, comme dans d’autres régions du sud, la problématique sanitaire se pose également de façon quasi-récurrente sans qu’une solution durable soit mise en place. En plus du manque des centres de soins pour certaines populations, l’accès demeure compliqué.
C’est dans ce sens que les organisateurs du sit-in comprennent dans leur plaidoyer l’urgence de prendre les dispositions nécessaires pour mettre fin à l’enclavement de leur région en assurant aussi bien les moyens de transport que la structure routière nécessaire.

vendredi 13 février 2015

Forum de Crans Montana à Dakhla occupé: Un déni de la légalité internationale (ONG péruvienne)

12/2/2015


Forum de Crans Montana à Dakhla occupé: Un déni de la légalité internationale (ONG péruvienne)
LIMA - Le conseil péruvien de solidarité avec le peuple sahraoui (Copesa) s'est élevé contre l'organisation de la session 2015 du forum de Crans Montana dans la ville occupée de Dakhla, au Sahara occidental et appelé son pays à ne pas y assister.
"L'organisation suisse +Forum de Crans Montana+ qui œuvre en faveur d'un monde meilleur, plus humain et plus juste a malheureusement choisi de tenir sa session 2015, dédiée à l'Afrique, à Dakhla, ville du Sahara occidental occupé par le Maroc qui s'y livre aux plus graves violations des droits de l'homme contre la population sahraouie et à un pillage sans précédent de ses ressources naturelles", s'est insurgé Ricardo Sanchez Serra, journaliste péruvien, président du Copesa.
Le journaliste estime "contre-productif que la réunion se tienne dans un territoire occupé militairement". Une telle attitude s'inscrit, de son point de vue, en contradiction avec le principe même de cette organisation selon lequel les problèmes doivent être examinés dans un climat de paix et de coopération.
"L'évènement servira tout juste de propagande au profit du régime féodal du Maroc et sera mis à profit pour occulter le blocage, par la puissance occupante, des négociations engagées dans le cadre des Nations unies en vue de l'autodétermination du peuple sahraoui", soutient Ricardo Serra pour qui il s'agit plus d'une tentative de diversion.
L'Union africaine (UA) avait lancé un appel à boycotter le forum de Dakhla parce qu'il "contredit les efforts déployés par la communauté internationale pour le règlement du conflit au Sahara occidental", a-t-il rappelé.
L'organisation panafricaine a demandé au Forum Crans Montana d'annuler la réunion prévue dans la ville occupée de Dakhla tant elle "constitue une grave violation du droit international".
L'organisation de toute conférence internationale dans les circonstances actuelles au Sahara occidental ne peut qu'engendrer un climat de confrontations sur ce territoire sous occupation, avait ajouté l'UA.
Par ailleurs, le Copesa est revenu, sur la base de documents publiés  par le hacker "Chris Coleman" sur la politique du Maroc visant à soudoyer des journalistes, des fonctionnaires de l'ONU, des politiciens, des ambassadeurs et des intellectuels pour défendre les thèses marocaines dans leurs pays respectifs et dans les forums internationaux.
"Dans cette optique, ces mêmes personnages corrompus seront invités par les Marocains pour faire croire au succès de la rencontre", soutient encore le journaliste qui a enfin appelé le gouvernement, les organisations et les parlementaires de son pays à ne pas assister à une telle mise en scène qui, en fait, argue-t-il, constitue un déni de la légalité internationale, des principes de liberté et des valeurs de démocratie.
  http://www.aps.dz/monde/17883-forum-de-crans-montana-%C3%A0-dakhla-occup%C3%A9-un-d%C3%A9ni-de-la-l%C3%A9galit%C3%A9-internationale-ong-p%C3%A9ruvienn
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La Namibie condamne :   http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/73323

mardi 2 décembre 2014

Maroc : Le ministre de l’Intérieur pris à partie par les victimes des intempéries

Par Mohammed Jaabouk,  1/12/2014
Mohamed Hassad, ministre de l'Intérieur / DR
Bouizakarne, Tan Tan et dans une moindre mesure Sidi Ifni ont connu des formes de protestations des victimes des inondations. Un phénomène appelé à s’amplifier, notamment avec la hausse des prix de produis de première nécessité.
Après plus de dix jours de fortes précipitations, la ville de Bouizakarne a connu, hier, le premier mouvement de protestation de la population sinistrée. Des dizaines de jeunes, à l'appel d'une coordination locale, ont manifesté au moment même de l'arrivée de la délégation du ministère de l'Intérieur, conduite par Mohamed Hassad.
Ils ont pointé du doigt la mauvaise gestion des autorités et du gouvernement des inondations qui frappent la ville depuis plus de dix jours. Un premier bilan établi par des ONG fait état de la mort de 30 personnes et l’effondrement de plusieurs maisons en pisé.

Hassad écourte sa visite
Le samedi 29 novembre, un média souligne que Bouizakarne est encore sous les eaux, déplorant le fait que les habitants soient livrés à eux-mêmes face à la colère de la nature. C'est justement ce sentiment d'abandon qui est la cause de l'organisation du sit-in de la veille.
Le passage du ministre à Bouizakarne fut très court. Hassad a été contraint de quitter les lieux alors que commençaient dans les rues de la ville des affrontements entre jeunes en colère et les forces de l'ordre.  Ces dernières, déployées en masse, ont été soutenues par des unités arrivées spécialement de Guelmim (à 42 km) pour assurer la sécurité du déplacement de la délégation du département de l'Intérieur.

A Tan Tan, la police empêche les victimes de squatter des appartements vides
Sidi Ifni a connu, également, la tenue de deux sit-in mais sans enregistrer de heurts entre les habitants et les éléments des corps de la sûreté. En revanche à Tan Tan, la police a dû intervenir à coups de matraques pour empêcher des victimes des inondations, notamment ceux ayant perdu leurs maisons, de squatter des appartements vides. Ces logement étaient construits par le groupe Al Omrane afin d'y loger les sahraouis des camps de Tindouf qui optent pour un retour au Maroc.
Ces mouvements de protestations risquent de se propager à d'autres régions. En effet, la cherté des produits de première nécessité pourrait pousser les habitants à descendre dans les rues. Ce matin Samir Mhandi, un acteur associatif à Sidi Ifini, déclarait à Yabiladi que les prix ont nettement augmenté. Certains commerçants profitent de la situation pour opérer des hausses en toute illégalité.

Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/31436/maroc-ministre-l-interieur-pris-partie.html