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lundi 10 septembre 2012

Migrants tunisiens : Halte à l’horreur! Stop à l’hécatombe! Non à l'indifférence !



(Migrants tunisiens disparus en méditerranée)
Appel à un rassemblement le mercredi 12 septembre à 18 heures 30
devant l’Ambassade de Tunisie
Métro Saint-François Xavier - ligne 13

Encore une fois, plusieurs dizaines de tunisiens ont disparu, lors d’une tentative d’immigration vers l’Europe. L’embarcation de fortune avec 136 personnes à bord, (dont 10 femmes et 6 enfants) a fait naufrage entre la nuit du 6 au 7 septembre 2012, à 20 km de l’île de Lampedusa. Seuls 56 migrants ont pu être sauvés par les gardes-côtes italiens.
 
Le nombre de disparus et de morts en méditerranée, ne cesse de s’accroître depuis l’avènement de la révolution en Tunisie le 14 janvier 2011 et atteint désormais près de deux mille victimes.
L’hécatombe se poursuit dans une indifférence totale. 
Les responsables de ce drame sont :
-Le gouvernement tunisien. En tant qu’autorité, Incapable d’apporter des solutions adéquates aux problèmes sociaux des jeunes tunisiens-nes (emploi, pauvreté, sécurité…), il ferme les yeux sur le trafic des passeurs mafieux, il laisse la jeunesse tenter l’immigration illégale et risquer la mort ou la désillusion. Il doit assumer les conséquences de ce drame !
-L’union européenne. Par sa politique anti-migratoire,de fermeture et externalisation des frontières, elle encourage l’immigration clandestine, sous le contrôle des passeurs et des réseaux mafieux, responsable de milliers de morts en méditerranée

Les associations issues de l’immigration et de solidarité avec les migrants, présentent leur sincères condoléances aux familles de toutes les victimes de ce drame, et :

-Appellent le gouvernement tunisien à assumer ses responsabilités en matière d’emploi, de lutte contre la pauvreté et de sécurité pour arrêter cette hécatombe.
-Disent  halte au trafic mafieux entre les deux rives de la méditerranée.
-Exigent du gouvernement tunisien le démantèlement des réseaux mafieux impliqués dans ce trafic.
-Appellent les forces politiques et la société civile en Tunisie à prendre à bras le corps la question des Harragas et à engager une campagne préventive dans ce sens,
-Dénoncent les politiques inhumaines en matière d’immigration menées par les gouvernements de l’Union Européenne.
-Demandent la régularisation de tous les sans papiers en France et en Europe
Appel à un rassemblement le mercredi 12 septembre à 18 heures 30
devant l’Ambassade de Tunisie
Métro Saint-François Xavier - ligne 13
Premiers signataires : ACORT,ADTF,AIDDA, AMF,ATMF, ASDHOM, ATTAC, Collectif 3C, CORELSO, CRLDHT, CSP 75, FCMA, FASTI, FSQP, FTCR,  MCTF, REMCC, UNI’T, UTIT, AFAPREDSA,
Contact : t.benhiba@gmail.com
C /O FTCR, 23, rue du Maroc 75019 Paris Tel 00 33 1 40 34 18 15 –contact@citoyensdesdeuxrives.eu

jeudi 21 juillet 2011

Communiqué commun : "Méditerranée : L'OTAN porte enfin secours à des migrants naufragés, l'Union européenne refuse de les accueillir"

Par le collectif ci-dessous, 21/7/2011

Il aura fallu de nombreuses protestations pour qu’enfin, le 11 juillet, un bâtiment espagnol de l’OTAN, l’Almirante Juan de Borbón, porte secours en Méditerranée à plus d’une centaine de femmes, d’hommes et d’enfants d’origine subsaharienne ainsi qu’à des Tunisiens et à des Libyens, dont l’embarcation de fortune était en perdition entre la Libye, la Tunisie, l’île italienne de Lampedusa et les côtes maltaises.

Tandis que la perspective de plaintes pénales dirigées contre l’OTAN pour non assistance aux naufragés semble commencer à porter ses fruits, elle laisse l’Union européenne impassible. Aux demandes d’intervention lancées par le navire militaire à Malte et à l’Italie ont, en effet, été opposées des fins de non-recevoir : Rome a prétexté le manque de places disponibles à Lampedusa et les autorités maltaises ont estimé de leur côté que les événements étaient trop éloignés de leur territoire et relevaient de la responsabilité de l’OTAN.

Le même jour, trois rescapés nécessitant des soins médicaux ont été remis par l’/Almirante Juan de Borbón/ hors des eaux territoriales tunisiennes à un navire militaire tunisien afin d’être hospitalisés en Tunisie. Puis cinq autres personnes ont été évacuées à La Valette (Malte) par voie aérienne. Six jours durant, l’/Almirante Juan de Borbón/ est resté dans les eaux internationales sans qu’aucun Etat de l’Union européenne, de l’Alliance atlantique ou de la coalition militaire n’accepte d’accueillir ces réfugiés. C’est finalement sur un navire militaire tunisien qu’ont été transférées les personnes secourues, le 16 juillet au matin, sans même que l’/Almirante Juan de Borbón/ ait pénétré dans les eaux territoriales tunisiennes.

Mettant en lumière, une fois de plus, l’inhumanité des États européens face aux naufrages dans le canal de Sicile, cet épisode appelle plusieurs constats

- si le navire de l’OTAN a appliqué – cette fois-ci – la réglementation en matière de devoir d’assistance, cet exemple confine à une dissuasion assez générale de porter secours car les pays européens continuent à violer leurs obligations à la fois en matière de recherches et de secours en mer ;

- l’Italie s’est défaussée en prétextant la saturation du camp de Lampedusa pour refuser l’accueil d’une centaine de personnes, tandis que les rescapés ont été reconduits en Tunisie où, depuis le début de la rébellion en Libye, 650 000 personnes ont trouvé refuge et où plusieurs dizaines de milliers y souffrent, encore aujourd’hui, de conditions très difficiles dans des camps surpeuplés - tous les rescapés ont été conduits d’office en Tunisie ; parmi eux, pourtant, se trouvaient des Tunisiens qui, pour certains d’entre eux, avaient peut-être des raisons de demander l’asile. Ily aurait dans ce cas violation du principe de non refoulement des réfugiés.

Quand ils ne laissent pas mourir les boat people en Méditerranée (2 000 réfugié.es noyé.es entre février et juin, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), les pays européens, parties à la coalition qui intervient militairement en Libye, se lavent les mains de leurs obligations en sous-traitant à la fragile Tunisie la protection des migrants qui fuient la guerre. A ce jour, aucun dispositif n’a été mis en place par l’Union européenne, qui en a les moyens juridiques et la capacité, pour faciliter leur sauvetage et organiser leur accueil dans les Etats membres.

Cette situation n’est plus supportable : une fois de plus, les associations signataires réclament une intervention solidaire de l’UE pour l’accueil des migrants et des réfugiés qui prennent la mer au péril de leur vie. Elles appellent à la vigilance les sociétés civiles européennes et africaines, et notamment les gens de mer, pour que cesse l’hécatombe en Méditerranée.

Organisations signataires :

ACORT (Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie), AEDH (Association Européenne des Droits de l’Homme), Anafé (Association nationale d’assistance aux forestières pour les étrangers), Andalucía Acoge, ARCI (Associazione Ricreativa e Culturale Italiana), ASGI (Associazione per gli Studi Giuridici sull’Immigrazione), Attac, ATMF (Association des Travailleurs Maghrebins de France), CAAR (Comité d’aide aux réfugiés), CEDETIM (Centre d’Etudes et d’Initiatives de Solidarité Internationale), CFDA (Coordination Française pour le Droit d’Asile), La Charte Mondiale des Migrants, la Cimade, CIRE (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers), COVIAM (Comité de Vigilance des Alpes Maritimes), DOM’Asile, FEP (Fédération d’Entraide Protestante), GADEM (Groupe Antiraciste d’Accompagnement et de Défense des Etrangers et Migrants - Maroc), Gisti (Groupe d’Information et de Soutien des Immigrés), IPAM (Initiatives Pour un Autre Monde), LDH (Belgique), LDH (France), Emmaüs International, Migreurop, Médecins du Monde, Mouvement de la Paix, MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), Réseau Foi et Justice Afrique Europe, REMDH (Réseau Euroméditerranéen pour les Droits de l’Homme), Secours Catholique – Réseau Mondial Caritas, Toits du Monde Orléans
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lundi 18 avril 2011

L’Etat français bloque les migrants du Maghreb


Par la LDH fédération des Bouches du Rhône, 17/4/2011

Après avoir proposé ses compétences en matière de « maintien de l’ordre » quand les Tunisiens renversaient leur président dictateur, la France s’illustre en fermant sa frontière italienne aux migrants principalement tunisiens.

Malgré l’information qu’aucun train n’arriverait d’Italie ce dimanche 17 avril après midi, une trentaine de citoyennes, citoyens, militants associatifs (Cimade, RESF, LDH…) se sont rassemblés à la gare St-Charles de Marseille.
La police était elle aussi au rendez-vous, dans les mêmes proportions.
Après un ou deux mois d’errance ou d’enfermement en Italie, plusieurs milliers de migrants originaires du Maghreb ont enfin reçu des permis de circuler dans l’espace Shengen.
Mais la France, par la voix de son sulfureux ministre de l’Immigration Claude Guéant, a aussitôt indiqué qu’elle ne les laisserait entrer sur son territoire qu’à des conditions draconiennes.

Ainsi, le projet de « Train de la dignité » de Gênes à Marseille ce dimanche 17 avril 2011 a été le prétexte pour fermer toutes les liaisons ferroviaires entre l’Italie et la France et contrôler très sévèrement l’axe routier. Ce soir encore, ces dispositifs policiers sont en place.

A quoi cela sert-il d’afficher une fermeté aussi inefficace que scandaleuse ?
L’Etat français, dans son aveuglement xénophobe, compte-t-il fermer sa frontière italienne pendant 1 jour ? 1 mois ? 1 an ?
Pense-t-il que les migrants maghrébins ou autres ont fui des dictatures et traversé la Méditerranée au péril de leur vie pour s’arrêter aux portes du « pays des droits de l’Homme » parce qu’une opération désespérée de reconquête des voix (re)parties à l’extrême droite est à l’œuvre ?
Quelle honte !

Nous, citoyens marseillais, membres d’organisations pour qui les valeurs de liberté et de fraternité ne sont pas que des mots, nous nous préparons à accueillir et à aider dans la dignité les migrants qui inévitablement arriveront d’Italie dans les prochains jours.
VIDEOS


mercredi 6 avril 2011

Rassemblement en Solidarité avec les Migrants de Lampedusa



APPEL A UN RASSEMBLEMENT

Les associations citées ci dessous appellent à un rassemblement de soutien aux migrants de Lampedusa, devant le bureau de l'Union Européenne pour dénoncer:
- La politique de renvoi des migrants tunisiens
- Le discours sur l'invasion migratoire
- La chasse aux migrants à la frontière franco-italienne
- Les pressions de l'UE à travers Berlusconi sur la Tunisie pour qu'elle joue le rôle du gendarme de l'UE.

Nous exigeons:
- Un moratoire immédiat sur les renvois de Tunisien.e.s en Tunisie,
- La garantie à l'accès au territoire européen aux personnes en quête de protection et s'abstenir de toute mesure ou accord qui pourraient l'entraver,
- La mise en œuvre du dispositif permettant d'accorder la protection temporaire prévue par la directive du 20 juillet 2001 à tou.te.s celles et ceux qui peuvent s'en prévaloir,
- L'accueil, dans le cadre de la réinstallation, des réfugié.e.s présent.e.s à la frontière tuniso- libyenne qui le souhaitent,
- Offrir l'asile ou une protection à toutes les personnes qui ne peuvent être rapatriées du fait de la situation dans leur pays d'origine.

LE JEUDI 07 AVRIL 2011
DE 17H A 19H
devant la représentation de la commission de l U.E
288, boulevard de St-Germain, 75007 Paris
métro : assemblée nationale (ligne 12)
Premiers signataires :
ATMF-FTCR-MRAP-ATF- ATF-Paris - Cédetim - MIGREUROP- LDH- CIMADE- GISTI- FASTI-AMF