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lundi 3 février 2014

Assez de morts en Méditerranée passons des discours aux actes !

Par Marie-Christine VERGIAT, Députée Européenne

Communiqué de presse de Marie-Christine Vergiat - députée européenne Front de Gauche - membre de la commission libertés civiles justice et affaires intérieures - Strasbourg 5 février 2014.

Le 21 janvier, au large de l'île grecque de Farmakonisi, un bateau a fait naufrage. 12 personnes sont mortes, 9 enfants et 3 femmes.
La GUE-NGL a demandé que ce nouveau drame puisse faire l'objet d'un débat en plénière au Parlement européen. Les ONG, l'UNHCR, le Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, ont mis en cause, sur la base des témoignages des survivants, recueillis sur place, le comportement des gardes côtes grecs.
Que disent ces témoignages ? Le bateau était en panne, la mer était houleuse, les gardes côtes grecs ont amarré le bateau au leur et l'ont trainé à vive allure pour les ramener vers les côtes turques. Les femmes et les enfants se sont réfugiés dans la cabine. Le bateau s'est renversé. Les femmes et les enfants sont restés pris au piège.
Ce nouveau drame, après celui de Lampedusa en octobre dernier qui a fait près de 400 morts, nous alerte une fois encore sur les quelques 25 000 morts en Méditerranée depuis 20 ans. 
Depuis août 2012, moment de la fermeture des frontières terrestres entre la Grèce et la Turquie, au moins 150 réfugiés ont trouvés la mort dans la mer Égée, essentiellement des Syriens et des Afghans. 
La Grèce assure la Présidence de l'Union européenne, elle a donc une responsabilité particulière pour que l'UE cesse son double discours et mette en cohérence ses valeurs et ses actes.
Un texte sur le sauvetage en mer est en discussion au sein des institutions européennes. Six États du Sud (la Grèce, l'Italie, l'Espagne, Malte, Chypre et la France) bloquent actuellement les principales avancées de ce texte qui doit assurer le principe de non refoulement de tous les demandeurs d'asile.
45 000 réfugiés sont arrivés sur les côtes de l'Union européenne en 2013 selon les chiffres officiels, répartis entre les 28 États membres cela ferait 1 600 personnes par État membre. Est-ce inaccessible quand la Suède, à elle seule, a accordé l'asile à près de 15 000 réfugiés syriens ?
La solidarité européenne est possible, ne manque qu'une réelle volonté politique pour empêcher de tels drames de se reproduire.

lundi 10 septembre 2012

Migrants tunisiens : Halte à l’horreur! Stop à l’hécatombe! Non à l'indifférence !



(Migrants tunisiens disparus en méditerranée)
Appel à un rassemblement le mercredi 12 septembre à 18 heures 30
devant l’Ambassade de Tunisie
Métro Saint-François Xavier - ligne 13

Encore une fois, plusieurs dizaines de tunisiens ont disparu, lors d’une tentative d’immigration vers l’Europe. L’embarcation de fortune avec 136 personnes à bord, (dont 10 femmes et 6 enfants) a fait naufrage entre la nuit du 6 au 7 septembre 2012, à 20 km de l’île de Lampedusa. Seuls 56 migrants ont pu être sauvés par les gardes-côtes italiens.
 
Le nombre de disparus et de morts en méditerranée, ne cesse de s’accroître depuis l’avènement de la révolution en Tunisie le 14 janvier 2011 et atteint désormais près de deux mille victimes.
L’hécatombe se poursuit dans une indifférence totale. 
Les responsables de ce drame sont :
-Le gouvernement tunisien. En tant qu’autorité, Incapable d’apporter des solutions adéquates aux problèmes sociaux des jeunes tunisiens-nes (emploi, pauvreté, sécurité…), il ferme les yeux sur le trafic des passeurs mafieux, il laisse la jeunesse tenter l’immigration illégale et risquer la mort ou la désillusion. Il doit assumer les conséquences de ce drame !
-L’union européenne. Par sa politique anti-migratoire,de fermeture et externalisation des frontières, elle encourage l’immigration clandestine, sous le contrôle des passeurs et des réseaux mafieux, responsable de milliers de morts en méditerranée

Les associations issues de l’immigration et de solidarité avec les migrants, présentent leur sincères condoléances aux familles de toutes les victimes de ce drame, et :

-Appellent le gouvernement tunisien à assumer ses responsabilités en matière d’emploi, de lutte contre la pauvreté et de sécurité pour arrêter cette hécatombe.
-Disent  halte au trafic mafieux entre les deux rives de la méditerranée.
-Exigent du gouvernement tunisien le démantèlement des réseaux mafieux impliqués dans ce trafic.
-Appellent les forces politiques et la société civile en Tunisie à prendre à bras le corps la question des Harragas et à engager une campagne préventive dans ce sens,
-Dénoncent les politiques inhumaines en matière d’immigration menées par les gouvernements de l’Union Européenne.
-Demandent la régularisation de tous les sans papiers en France et en Europe
Appel à un rassemblement le mercredi 12 septembre à 18 heures 30
devant l’Ambassade de Tunisie
Métro Saint-François Xavier - ligne 13
Premiers signataires : ACORT,ADTF,AIDDA, AMF,ATMF, ASDHOM, ATTAC, Collectif 3C, CORELSO, CRLDHT, CSP 75, FCMA, FASTI, FSQP, FTCR,  MCTF, REMCC, UNI’T, UTIT, AFAPREDSA,
Contact : t.benhiba@gmail.com
C /O FTCR, 23, rue du Maroc 75019 Paris Tel 00 33 1 40 34 18 15 –contact@citoyensdesdeuxrives.eu

jeudi 3 mars 2011

Appel pour une intervention solidaire de l'Union européenne en Méditerranée

Par un collectif d'organisations, 3/3/2011
Alors que des changements politiques majeurs, annonçant la fin de régimes autoritaires, sont amorcés au sud de la Méditerranée, les gouvernements et les instances de l’Union européenne se montrent avant tout préoccupés de se protéger contre « les flux migratoires incontrôlables » que pourraient entraîner ces bouleversements. Les experts et les services diplomatiques, qui n'ont rien vu venir des mouvements politiques en cours, ne craignent pas aujourd’hui d’affirmer que des milliers de migrants risquent de déferler sur les territoires européens.
L’UE a adopté en 2001 un dispositif dit de « protection temporaire » pour les ressortissants d'Etats qui, victimes d'une catastrophe naturelle, de troubles politiques dans leur pays ou de conflits armés, auraient besoin en urgence de trouver un abri en Europe. Mais « à l'heure actuelle, il n'y a pas de flux de réfugiés en provenance de Libye », s’est empressée d’indiquer la Commission européenne. Dans le même temps elle envoie des patrouilles sur ses frontières maritimes, via Frontex, pour empêcher les réfugiés potentiels, assimilés à des migrants clandestins, de traverser la Méditerranée !
Pendant ce temps, la situation s’aggrave de jour en jour en Libye et à ses frontières. En Tunisie, où affluent des dizaines de milliers de réfugiés, le dispositif est saturé, malgré les efforts déployés par les autorités locales. L'Europe ne peut pas continuer à faire comme si elle n'était pas concernée par le sort des dizaines ou centaines de milliers de personnes qui ont besoin de protection dans les pays actuellement troublés, ni par celui des migrant.es, originaires de divers autres pays arabes, africains, asiatiques, qui y résident.
Il n'y a pas si longtemps, l'Europe se targuait de déployer « une politique euro-méditerranéenne ». Cette ambition aurait-elle volé en éclat, au moment même où plusieurs des nations potentiellement partenaires de cette « Euro-Méditerranée » sont en voie de devenir des démocraties ?
Nous en appelons solennellement à tous les gouvernements européens, aux instances de l’UE, à tous les partis politiques pour que soient prises, en concertation avec les partenaires du pourtour méditerranéen, les mesures qui s’imposent d’urgence :
- mettre à disposition des avions pour permettre le rapatriement non seulement des nationaux des pays européens mais de tous ceux qui peuvent et veulent rentrer dans leur pays, tels les Égyptiens qui sont actuellement en Tunisie ;
- permettre l’évacuation par air ou par mer, à partir des portions de territoire libyen qui ne sont plus aux mains de Kadhafi, des étrangers bloqués en Libye et dont leurs gouvernements sont dans l’incapacité de les évacuer ;
- prévoir l'accueil, sur le territoire européen, des réfugiés qui ne peuvent rentrer dans leurs pays ;
- mettre en œuvre sans plus attendre le dispositif permettant d'accorder la protection temporaire à tous ceux qui, dans la situation d'urgence où nous sommes, peuvent légitimement s'en prévaloir ;
- mettre un terme aux patrouilles de Frontex qui empêchent l'arrivée des réfugiés par mer ;
Il faut cesser de nourrir la peur des populations européennes en brandissant systématiquement le spectre de l’ « invasion ». Il faut cesser de considérer comme une priorité d'empêcher l'émigration en provenance de territoires troublés.
Nous refusons cet égoïsme criminel. Nous voulons une Europe de la solidarité et de l'accueil.
Organisations signataires :
ACORT (Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie), FR ; AEDH (Association européenne pour la défense des droits de l'Homme) ; Les Alternatifs, FR; Alternative libertaire, FR ; AMDH (Association Marocaine des Droits Humains), MA ; Anafé (Association nationale pour l’assistance aux frontières des étrangers), FR ; ARCI (Associazione Ricreativa e Culturale Italiana), IT ; ASDHOM (Association de défense des droits de l’homme au Maroc), MA ; ATF-Paris (Association des Tunisiens en France), FR ; ATMF (Association des travailleurs maghrébins en France), FR ; ATTAC, FR ; CAAR (Comité d'aide aux réfugiés), FR ; Cedetim (Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale), FR ; CETRI (Centre tricontinental), BE ; C.I.C.S.TE Arcure Art. 17, FR ; La Cimade, FR ; CIRÉ (Coordination et Initiatives pour et avec les Réfugiés et Étrangers), BE ; CMF (Collectif des musulmans de France), FR ; CNCD-11.11.11 (Centre national de coopération au développement), BE ; Collectif de soutien aux exilés du Xe arrdt de Paris, FR ; Collectif de soutien aux Sans-Papiers de la Côte (Vaud), CH ; Collectif de soutien de l'EHESS aux sans papiers et aux migrant-es, FR ; Collectif de vigilance Paris 12 pour les droits des étrangers, FR ; Collectif Droit de Rester (Lausanne), CH ; Collectif Portugais pour une Pleine Citoyenneté, FR ; Comede (Comité médical pour les exilés), FR ; Comité Dunkerque littoral du MRAP, FR ; Coordination Asile-Migration (Vaud), CH ; CRID (Centre de recherche et d'informations pour le développement), FR ; CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de Homme en Tunisie), FR ; Emmaüs international, FR ; Euromarches (Réseau européen contre le chômage) ; Europe Ecologie Les Verts, FR ; FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique), FR ; FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), FR ; Federación de SOS Racismo, ES ; Fédération de l’Entraide Protestante, FR ; Fédération des PEP, FR ; Flandre terre solidaire, FR ; Fondation Copernic, FR ; FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), FR ; FTDA (France Terre d’Asile), FR ; GAS (Groupe Accueil et Solidarité), FR ; Gauche Cactus, FR ; Gauche unitaire, FR ; Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), FR ; IPAM (Initiatives pour un autre monde), FR ; Ligue des droits de l’Homme, FR ; Ligue des droits de l'Homme, BE ; Migreurop ; Mouvement de la Paix, FR ; MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), FR ; MRAX (Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie), BE ; NAGA (Associazione Volontaria di Assistenza Socio-Sanitaria e per i Diritti di Cittadini Stranieri, Milan), IT ; Parti de Gauche, FR ; REMDH (Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme) ; Réseau Féministe « Ruptures », FR ; RESF (Réseau Education sans frontières), FR ; RéSo, Réformistes & Solidaires, FR ; RUSF (Réseau Universités sans frontières) Paris X-Nanterre, FR ; SAF (Syndicat des avocats de France), FR ; Salam Nord Pas-de-Calais, FR ; Solidarité laïque, FR ; Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT), FR ; Terre d'Errance (Norrent-Fontes), FR ; Terre des Hommes France, FR ; Union syndicale Solidaires, FR ; revue Vacarme, FR