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jeudi 17 octobre 2013

Free Ali Anouzla, trente-deuxième jour - ALI ANOUZLA, ou le règne d'Ubu Roi

Par Jacob Cohen, Dé-Manipulation, 18/10/2013











Ali Anouzla ou le règne d’Ubu-Roi
L'autocratie marocaine n'a jamais abandonné ses vieux démons et sa propension à tout contrôler, tout dominer, par l'arbitraire et l'humiliation. D'ailleurs elle ne doit son pouvoir absolu post-colonisation qu'à l'aide militaire des occupants français et espagnols qui ont écrasé les forces démocratiques qui auraient pu lui porter ombrage. En en payant un prix élevé : Abandon d'une partie du territoire national, soumission à l'impérialisme économique et financier, collaboration avec le sionisme. Ainsi ce régime peut se perpétuer avec la bénédiction de ses parrains étrangers. Ne se maintenant que grâce à la corruption et à l'injustice. Et la soumission de tous les partis politiques institutionnels, plus intéressés par les prébendes que par l'intérêt du peuple. Et une élite moderniste séduite par les sirènes d’un progrès illusoire et strictement encadré.
 
On a beaucoup glosé sur cette monarchie capable de se transcender et de se mettre au diapason des aspirations démocratiques universelles. Comme si le jeune âge et les virées sportives étaient synonymes de modernité démocratique. Chassez le naturel, il revient au triple galop. On a affaire à une monarchie de droit divin devant laquelle tout droit ou toute liberté doivent s’incliner. On comprend alors pourquoi la « lettre de cachet » emprisonnant Ali Anouzla a été acceptée avec servilité par la classe politique.
Les médias n'ont obtenu qu'une liberté de façade. Une liberté surveillée, muselée, avec une petite carotte et surtout un gros bâton. Des titres ont disparu. Des journalistes ont connu la prison. La peur et l'autocensure fonctionnent déjà comme armes dissuasives. Les médias savent ce que les recettes publicitaires leur rapportent et la main qui pourrait leur fermer ce robinet financier devenu indispensable.
L’existence d’un média sur internet, libre et indépendant, dirigé par des hommes intègres et courageux, même s’il ne représentait qu’une goutte face à la vague monstrueuse du pouvoir et de ses obligés, devenait intolérable. Comme un petit caillou dans les mocassins des dirigeants repus. Non pas tant par le contenu des informations et des éditoriaux que par l’exemple qu’il imposait et l’espoir qu’il suscitait, et la mauvaise conscience qu’il donnait aux médias serviles ou qui font semblant de faire leur métier.
Que vive LAKOME !
Que vivent ses journalistes !
Et que la graine qu’il a semée porte ses fruits !
Jacob Cohen. Paris. 18 octobre 2013.






jeudi 8 août 2013

Nouveau message de Ambdh Belgique : « à l’insu de son plein gré »





Par A. M. B. D. H. Association des Marocains de Belgique pour la défense des Droits de l’Homme ( asbl ), 4/8/2013
Communiqué
« à l’insu de son plein gré »
Le 30 juillet 2013, à l’occasion du 14ème anniversaire de son intronisation, le roi du Maroc Mohamed VI a accordé sa « grâce royale » à de nombreux détenus marocains et 47 étrangers, essentiellement espagnols, et parmi eux un certain Daniel Galvan, condamné à 30 ans de détention pour viols en série sur 11 enfants âgés de 4 à 15 ans. Au moment de son jugement, il y a deux ans, ce scandale de pédophilie avait soulevé l’émoi et l’indignation de l’ensemble du peuple marocain. Et probablement l’indignation du premier des Marocains, le roi Mohamed VI.

En lui accordant sa « grâce royale », le roi Mohamed VI démontre à la face du peuple marocain et du monde entier son mépris des lois et des institutions du pays qu’il gouverne selon son « bon plaisir ». Il ne se doutait pas que ce « geste de trop » allait provoquer l’indignation et la colère du peuple marocain qui se sont exprimées à travers les réseaux sociaux et la presse électronique et ont été relayées par la presse et les médias du monde entier sauf ceux du Maroc, verrouillés par le régime.

Des manifestations pacifiques ont été organisées rapidement devant le parlement marocain à Rabat et dans la plupart des grandes villes du pays pour dénoncer et protester contre cette « grâce royale indigne ». Toutes ont été sauvagement réprimées par les forces de l’ordre faisant de très nombreux blessés.

Impressionné par l’ampleur de la vague d’indignation qui soulève le pays et prenant tardivement conscience de l’énormité de sa « bourde », le roi Mohamed VI a publié, samedi 3 août 2013 à 22 heures, un communiqué de presse tout aussi indigne que sa décision de grâce royale, déclarant qu’à l’insu de son plein gré, « il a signé sans savoir qui il graciait » ‼ et qu’il ordonnait une enquête pour débusquer qui l’avait « trompé », sans oublier de souligner qu’il était et qu’il reste le « premier défenseur des droits de l’homme au Maroc »…

En se défaussant sur sa ligne de commandement, Le roi Mohamed VI démontre publiquement son manque de courage, son irresponsabilité et par là son « indignité » à continuer à gouverner le peuple marocain qui entend désormais se libérer d’un régime prédateur qui le méprise.

L’AMBDH joint sa voix à celle du peuple marocain pour exprimer son indignation et réclamer une véritable constitution démocratique et une profonde réforme et réelle indépendance de la justice garantissant les droits et la dignité de l’ensemble des Marocains.
Bruxelles, le 4 août 2013

Le Conseil d’administration de l’AMBDH
( asbl )
Rue Nicolas Doyen, 74 / 4 – 1080 Bruxelles
Tél : 02 410 48 42
courriel : ambdh.2@skynet.be