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vendredi 26 septembre 2014

Il y a des jours où l'on n' a plus envie de se battre...

Faites confiance à la vie

Il y a des jours où l'on a plus envie de se battre. Des jours où l'on se demande ce que l'on fait ici… Ce genre de jours noirs où vous sombrez petit à petit si vous vous laissez aller. Et quelques fois, on a envie que tout s'arrête. Parfois, on se demande si l'on n'est pas en train de faire un vilain cauchemar, on essaye de s'en persuader, on se dit « Je vais me réveiller, je vais ouvrir les yeux et un jour éclatant va m'apparaître, plein de lumière et d'espoir... » Seulement, il n'en est rien, et l'on s'aperçoit que l'on peut réellement être malheureux, triste, souffrir, et puis on se sent désespérément seul.
C'est parfois à ce moment qu'une lueur arrive : l'attention d'un proche, une parole réconfortante, une discussion lourde et pleine d'émotion avec les gens qu'on aime, des éclaircissements, des échanges, de l'amour, des embrassades et surtout un très grand réconfort. C'est dans ces moments-là que je me dis que rien n'est perdu, et qu'il reste encore un espoir qu'un jour je me sente mieux. Que je voie enfin le soleil entrer dans mon corps et dans ma tête. Que cette partie sombre de mon être va disparaître et que je me sente enfin libéré de tout ce qui me pèse, de tout ce qui m'emprisonne : le passé, la culpabilité, le manque de confiance en moi, le regard des autres, la mort....


C'est dans ces moments noirs que je pense aux gens que j'aime, à ma famille, mes amis de toujours… A des choses simples aussi, comme le soleil, la mer, le vent sur mon visage quand je sors et le sourire de quelques inconnu(es) que je croise. Je me dis que la vie peut aussi être belle et je me fais le pari qu'un jour, j'arriverai à me libérer, à lâcher prise et à atteindre un bonheur indéfinissable que je pourrai alors faire partager aux autres. Et ce jour-là, je serai en mesure de dire à toutes les personnes qui connaissent des heures sombres « Vous voyez, c'est possible, ne baissez pas les bras, faites confiance à la vie et acceptez tout l'amour que peut vous donner votre entourage, libérez-vous. »
Ce jour n'est pas encore arrivé pour moi, mais je compte bien tout mettre en œuvre pour qu'il arrive le plus rapidement possible

vendredi 15 mars 2013

Trente ans de prison pour Naama Asfari, militant sahraoui



















© nouvellesdusahara.fr
© nouvellesdusahara.fr
Dans un reportage publié dans La Vie le 17 janvier dernier*, nous vous avions raconté le parcours de Claude Mangin, une Française qui se bat pour faire libérer son mari, Naama Asfari, un militant sahraoui emprisonné au Maroc depuis deux ans. Celui-ci vient d'être condamné à trente ans de prison par le tribunal militaire de Rabat.
C'est une peine lourde. Une condamnation que Claude Mangin n'avait pas voulu imaginer. Lundi 17 février, son mari Naama Asfari a été condamné à 30 ans de prison devant le tribunal militaire de Rabat. Il y a quelques semaines, nous avions raconté dans La Vie le parcours de cette française dont le mari, militant sahraoui, était emprisonné depuis deux ans au Maroc, accusé avec 23 autres militants (dont un par contumace) de meurtres de policiers et de militaires lors du démantèlement d'un camp de protestation sahraoui en 2010. Les autres accusés ont pris deux ans d'emprisonnement à la perpétuité. 
Le 10 octobre 2010, 20 000 Sahraouis se rassemblent ainsi à Gdeim Izik, à 16 km de El-Aiun, la capitale du Sahara occidental, dans un campement de « khaïma », les tentes traditionnelles de ce peuple nomade. Ils protestent contre les discriminations dont ils sont victimes et réaffirment le droit des Sahraouis à l’autodétermination. Naama Asfari en est l’un des leaders. Mais le 8 novembre 2010, le campement est violemment démantelé par l’armée et la police marocaines. Les Sahraouis se défendent. Difficile de savoir ce qui s’est réellement passé. Il y aurait eu 11 ou 12 morts, selon les sources, chez les militaires et les policiers marocains. Naama Asfari a été arrêté la veille, le 7 novembre. Qu’importe, il est accusé des meurtres. 
Le sujet est extrêmement sensible pour la monarchie chérifienne.  
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental fut l’enjeu d’une guerre entre le Maroc et le Front Polisario, qui s’est terminée par un cessez-le-feu en 1991 et la promesse d’un référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui, qui n’a toujours pas eu lieu. Mais le royaume s’obstine à considérer comme sien ce territoire grand comme la moitié de la France, bande de désert qui plonge dans l’océan Atlantique. Les militants sahraouis sont harcelés, leurs manifestations sont réprimées violemment. Dans les prisons, ils sont torturés, comme les 24 de Gdeim Izik. 
Amnesty International a dénoncé un « jugement inique » et demandé qu’une enquête indépendante soit menée sur les allégations de torture. « Plus de deux ans après, et malgré les appels répétés d’Amnesty International et d’autres, les autorités marocaines doivent encore diligenter une enquête indépendante et impartiale sur les atteintes aux droits humains commises en lien avec les événements du 8 novembre 2010. » 
L'acteur espagnol Javier Bardem, qui a produit un documentaire sur le Sahara occidental intitulé Les enfants des nuages, la dernière colonie, récompensé par un Goya d'or, a profité de la remise du prix à Madrid dimanche 17 février pour dénoncer le jugement. Et demander à l'Etat espagnol de s'opposer à « des peines injustes et disproportionnées.»  http://youtu.be/0na-lWXupGE

* Retrouvez notre reportage "La Française, le Sahara et le Roi" dans La Vie n°3516 du 17 janvier (page 11), disponible à l'achat en version numérique.

samedi 24 novembre 2012

Israël détruit Gaza, Gaza s’attache à la vie

http://www.ism-france.org/temoignages/Israel-detruit-Gaza-Gaza-s-attache-a-la-vie-article-17639


Palestine - ISM France

Par Ziad Medoukh, Gaza, 23/11/2012
Huit jours de destruction massive par l’armée israélienne dans la bande de Gaza : maisons, immeubles, bâtiments, écoles, centres médicaux, centres commerciaux, mosquées, stades, routes, infrastructures civiles, agences de presse, bureaux, usines et marchés publics. Des centaines de martyrs et des milliers de blessés, en majorité des civils, sont tombés suite à des bombardements aveugles de l’aviation militaire et de la marine israéliennes.
Israël détruit Gaza, Gaza s’attache à la vie 

Dès le premier jour de cette offensive contre la bande de Gaza, on voyait que le véritable objectif israélien était de briser la volonté remarquable de cette population civile qui est toujours là, qui n’est pas partie en dépit de toutes les difficultés sur place.

Israël se venge de cette population civile gazaouite confiante malgré un blocus inhumain imposé par les forces de l’occupation et malgré les conséquences de la dernière guerre israélienne contre Gaza en 2009.

Un responsable militaire israélien a déclaré qu’il allait faire revenir Gaza à l’âge de pierres !

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En bombardant les écoles, Israël veut priver nos enfants d’écoles, car il a peur d’une génération palestinienne instruite.
En détruisant les maisons et les immeubles, Israël veut laisser les Palestiniens dans la rue sans abri ni refuge. Il veut que les Palestiniens reviennent aux tentes.
En attaquant les stades et les lieux de loisirs, Israël veut priver nos enfants et nos jeunes de jeux et de sport.
En visant les routes et les ponts, Israël veut diviser la bande de Gaza en plusieurs régions, et ainsi empêcher les habitants de circuler librement.

Malgré tous ses moyens militaires et malgré le soutien des Etats-Unis et de l’Europe, Israël n’a réalisé aucun objectif de ses attaques.

Les habitants de Gaza ont continué d’aller aux marchés tous les matins en dépit des raids israéliens intensifs.

Quand il y a un bombardement dans leur quartier, les citoyens de Gaza sortent pour venir en aide aux victimes. Malgré les risques et les dangers de mort, ils font preuve d’une solidarité exemplaire, ne se cachent pas dans des abris et devant une telle situation, ne restent pas chez eux.

Malgré les massacres, les crimes israéliens, les Palestiniens de Gaza sont toujours attachés à leur terre, le passage de Rafah est ouvert, on voit des gens qui viennent de l’extérieur vers Gaza, et non le contraire.

Nos enfants continuent de jouer le ballon, même devant les ruines de leurs maisons détruites.

Notre message aux Israéliens est clair : malgré toutes ces destructions terribles causées par vos bombardements aveugles, nous allons de nouveau reconstruire Gaza et la rendre vivante, attirante, en faire une ville d’avenir pour nos enfants.

Israël détruit Gaza, mais Gaza s’attache à la terre, à la paix, à l’espoir et à la vie.

http://www.ism-france.org/temoignages/Israel-detruit-Gaza-Gaza-s-attache-a-la-vie-article-17639