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jeudi 28 novembre 2013

Robert Badinter : “J’observe le retour d’un racisme colonialiste en France”

Propos recueillis par David Doucet et Jean-Marie Durand, 24/11/2013
Robert Badinter en février 2010 (Reuters/Denis Balibouse)

Réforme pénale, droit de vote des étrangers, montée du Front national et de la parole raciste, situation dans les prisons françaises et crise sociale : entretien avec Robert Badinter, garde des Sceaux de 1981 à 1986.

“La peur ronge notre société”, disiez-vous récemment. A quoi tient cette peur selon vous ? Peut-on la conjurer ?
Robert Badinter - Il y a une angoisse permanente chez nos concitoyens ; cette peur, constante, s’explique par la présence de 4,8 millions de chômeurs, à temps complet ou partiel. Dans beaucoup de foyers, on redoute de perdre son emploi, de n’en plus retrouver, on s’inquiète pour l’avenir des enfants, pour le sort du conjoint. Si vous regardez l’histoire de la République depuis 1977, toutes les élections nationales ont été perdues par le parti au pouvoir, le chômage ne cessant de progresser. J’appelle cela la loi de l’insomnie : vous êtes fiévreux, vous ne dormez pas, vous passez la nuit à vous retourner, du côté gauche puis du côté droit, toujours en vain. Le corps social français est atteint de la maladie du chômage. Vous avez donc l’inquiétude, et pire encore, une mélancolie profonde. “Cela ira encore plus mal demain qu’aujourd’hui.” C’est le sentiment de fond de la société française.
Cette peur semble alimenter d’autres délires irrationnels, comme la libération de la parole raciste…
Il faut relativiser cette réalité à l’échelle de l’histoire. Quand j’entends certains de mes amis souligner l’augmentation des insultes antisémites et racistes, je me souviens de mon enfance. Je me revois encore dans les années 1937-1939, quand j’allais au lycée, découvrant les insultes sur les murs : “Mort aux Juifs, mort à Blum”. Même les violences verbales odieuses d’aujourd’hui ne sont pas comparables aux discours d’avant-guerre, sans parler de l’Occupation. Cela ne veut pas dire qu’on peut les négliger. Au contraire, il faut les condamner fermement.
Comment avez-vous réagi aux attaques racistes dont Christiane Taubira a fait l’objet ?
L’assimiler à une guenon comme l’a fait le journal Minute est une infamie. C’est du racisme à l’état pur. Il faut que le parquet poursuive et que la condamnation soit à la hauteur de l’atteinte. Mais il faut s’interroger sur les ressorts cachés de ce propos. Est-ce un coup médiatique pour qu’on parle d’un journal que beaucoup croyaient mort ? Ou est-ce le signe d’un racisme latent au sein de notre société ? Quand des enfants brandissent des bananes et insultent madame Taubira, je vois le retour d’un racisme colonialiste que l’on croyait disparu.

Mais n’avez-vous pas le sentiment d’un repli identitaire ?
Je suis un Européen convaincu : la transition entre “je suis français” et “je suis un Français européen” ne s’est malheureusement pas accomplie pour beaucoup de nos concitoyens. Or, nous avons grandi dans une culture nationale sans passer au niveau d’un Etat fédéral, les Etats-Unis d’Europe.
Nous n’avons plus la même conscience intense d’être français que nos parents, mais nous n’avons pas acquis le sentiment d’être des citoyens européens.

Comment percevez-vous l’évolution d’une formule dont vous êtes l’auteur : la ” lepénisation des esprits” ?
J’ai formulé cette expression lors du vote des lois sur la nationalité, sécuritaires, antiimmigration, en 1997. Quinze ans plus tard, je continue à penser de la même façon, que lier comme on l’a fait immigration et insécurité ne fait que nourrir le Front national. Le FN joue sur les deux tableaux : la peur et la xénophobie, hélas très ancrée dans l’histoire de la République. Au moment de la crise des années 30, la France était déjà marquée par une montée virulente de la xénophobie.

La droite, depuis Sarkozy et son fameux discours de Grenoble, jusqu’à Copé qui veut revenir sur le droit du sol, a-t-elle selon vous contribué à l’accélération de cette lepénisation des esprits ?
Si le dessein de Sarkozy était de la combattre, les propos et les moyens utilisés ont contribué à la renforcer dans le public. Ces années ont été marquées par une explosion législative de lois sécuritaires. A cet égard aussi, les leçons de l’histoire sont éclairantes. La décennie 1920-1930 fut une période d’accueil d’étrangers massive, pour compenser la disparition des hommes pendant la guerre de 14-18. Avec la crise économique des années 30, le rejet de l’étranger est apparu, la peur du chômage s’est installée, nourrissant la pulsion xénophobe. On vit aujourd’hui le même processus. Espérer apaiser le pays en prenant des mesures législatives qu’on annonce comme décisives alors qu’il n’en sera rien, est un leurre. Loin de désamorcer l’angoisse, on la nourrit d’autant plus.

Que faites-vous de la responsabilité de la gauche de gouvernement face à cette impossibilité de conjurer la peur ? Le discours de Manuel Valls ne vous dérange-t-il pas ?
Manuel Valls est ministre de l’Intérieur. Il existe un principe de gouvernement : l’Etat de droit ne peut pas être l’Etat de faiblesse. Sinon, la confiance dans la République disparaît. On ne peut pas reprocher au ministre de l’Intérieur de vouloir faire appliquer la loi avec fermeté. A lui de veiller à ce que cette mise en oeuvre se fasse avec humanité et dans le respect de la dignité des personnes.

Il n’y aurait donc pas selon vous une distorsion si forte à gauche entre une position incarnée par Manuel Valls et une autre par Christiane Taubira ?
Je suis sensible au talent oratoire de madame Taubira. C’est une femme qui tient très haut la flamme de l’éloquence dans une époque qui en est peu soucieuse. Cela me touche. Son expression colorée s’inscrit dans la lignée des grands orateurs de jadis, Gaston Monnerville (président du Sénat de 1958 à 1968 – ndlr) ou Aimé Césaire. Madame Taubira est une femme de conviction. Quant aux attaques politiques dont elle fait l’objet de la part de la droite sécuritaire, il suffit de s’interroger : en quoi la réforme pénale, qui n’est pas encore votée, peut nuire à l’action de la police ? En quoi le mariage entre personnes de même sexe compromet l’ordre public ou porte préjudice à quiconque ? Quant aux circulaires adressées aux parquets qui rappellent à juste titre qu’il faut incarcérer le moins possible pour prévenir la récidive, notamment des jeunes délinquants, au regard des conditions d’incarcération aujourd’hui dans les maisons d’arrêt, il y a consensus à cet égard dans le monde judiciaire.

Peut-on résister au populisme pénal qui caractérisa en grande partie la politique judiciaire sous Sarkozy ?
J’ai écrit un livre, La Prison républicaine, qui analyse l’évolution de la prison sous la IIIe République. Regardez (il désigne un tableau de Gérard Fromanger accroché au mur de son bureau, représentant le philosophe Michel Foucault) : j’avais dit à Michel Foucault au moment de la parution de son oeuvre admirable, Surveiller et punir, qu’il fallait étudier au-delà des textes et des discours, la réalité de la prison. Une prison, c’est un ensemble complexe qui rassemble des hommes, des murs, des lois, des financements et une opinion publique. Or, la France entretient avec la prison une relation complexe et constante. Nous savons tous que la prison engendre, par sa promiscuité, la récidive. Mais on néglige la réalité : celui qui est en prison est voué à en sortir. L’enjeu de la période de détention, c’est faire en sorte que le détenu se réinsère dans la société des hommes libres. C’est aussi simple et difficile que cela. Cela implique une politique carcérale courageuse, je suis convaincu que madame Taubira s’y consacrera en priorité.

L’avènement de François Mitterrand s’est accompagné d’une multitude de réformes sociétales, dont l’abolition de la peine de mort. Pourquoi François Hollande n’a t-il pas réussi à faire de même ?
Les temps sont différents. Quand nous sommes arrivés au pouvoir en 1981, il y avait vingt-trois ans que la gauche ne l’avait pas exercé. Il y avait eu dans la société des changements profonds de mentalité et notamment du fait de l’événement majeur que représentait à cet égard Mai 68.
Il y avait une très grande frustration de réformes à gauche. Et en particulier, s’agissant de l’abolition de la peine de mort, il régnait dans la décennie 1970-1980 une intensité passionnelle autour de cette question. Je rappelle qu’une forte majorité de Français (64 %) y étaient hostiles. Mais à gauche, l’abolition était une exigence morale essentielle. Aujourd’hui, pour la plupart des Français, la question majeure, c’est le chômage. La priorité de l’action de François Hollande est donc légitimement tournée vers l’économie et le social.

Le droit de vote des étrangers était une réforme attendue par une grande partie de la gauche. N’est-ce pas un rendez-vous manqué pour François Hollande ?
Il faut s’interroger sur les raisons pour lesquelles ça n’a pas été fait. Parce que cette réforme est impossible actuellement. Il faut une révision constitutionnelle pour la mettre en place et François Hollande n’a pas les forces politiques parlementaires nécessaires. Néanmoins, le droit de vote des étrangers aux élections municipales reste à mes yeux absolument légitime. Du moment que l’étranger est en situation régulière, qu’il se conforme à la loi française, qu’il est établi depuis cinq ans dans une commune et qu’il paie ses impôts, il est normal qu’il participe à la vie politique locale. De surcroît, ça sera un grand facteur d’intégration dans la société française.

En 1992, vous aviez vivement réagi lors des huées qui accompagnaient l’arrivée de François Mitterrand lors de la cérémonie de la rafle du Vél d’Hiv. Comment avez-vous perçu les sifflets du 11 novembre, à l’encontre de François Hollande ?
En 1992, il s’agissait de commémorer la rafle du Vél d’Hiv. Je me suis souvenu de la formule de ma grand-mère : “Quand nous parlons des morts, ils nous écoutent.” Une phrase que je n’ai jamais oubliée. Le 11 novembre, ceux dont on parle reposent sous les croix de bois. On peut aimer ou non la politique ou la personnalité du président de la République mais il y a des principes dont on ne doit pas s’écarter. A l’heure des commémorations, le Président, élu au suffrage universel, incarne la nation tout entière. 1 500 000 jeunes hommes sont morts durant la Grande Guerre pour défendre la France. Le souvenir de leur sacrifice impose le silence à tous.

Quel regard portezvous sur l’évolution du Front national ?
Je n’ai pas de fascination pour le FN, je ne passe pas tous les jours au microscope les déclarations de Marine Le Pen ! Son idéologie est connue. Du temps de Front national de papa, les éclats étaient plus vifs, ses liens avec Minute étaient notoires. Aujourd’hui, le ton est plus doux et d’ailleurs Marine Le Pen a condamné le journal. Dont acte. Le FN, comme tout mouvement politique, doit s’adapter ou disparaître. Le style peut changer, le fond demeure le même. Soyons vigilants et résolus. Marine Le Pen souhaite en particulier que la France sorte de l’Union européenne. Ce qui ne pourrait conduire qu’à un désastre économique et financier. C’est l’enjeu considérable des prochaines élections européennes. Elles décideront de l’avenir de notre place à l’intérieur de l’Union. Je souhaite que la gauche s’en souvienne et se mobilise.
Propos recueillis par David Doucet et Jean-Marie Durand

vendredi 27 janvier 2012

Lettre ouverte à Monsieur Robert Badinter


Lettre ouverte à Monsieur Robert Badinter

                                      
Solidarité Maroc 05                          APSO Amis du peuple du Sahara Occidental
 
                                                                            Gap, le 1er octobre 2011
Lettre à Monsieur Robert Badinter

Monsieur,

Mercredi à midi, Nous avons suivi avec intérêt l’émission sur la peine de mort, discussion passionnée et passionnante entre Jean Pierre Elkabach, Maître Paul Lombard et vous-même. Hier nous avons regardé et écouté votre intervention à l’Assemblée Nationale. Et il nous revient en mémoire ce jour de 1981 où nous étions vraiment fiers d’être Français. Cette décision historique d’abolir la peine de mort donne toujours à notre pays une respectabilité par ailleurs bien malmenée.

Vous citez la Chine, les Etats-Unis  et d’autres pays peu démocratiques qui n’ont pas  aboli la peine de mort. Mais vous ne citez pas le Maroc qui refuse encore de faire ce pas vers la démocratie, tout en s’autoproclamant champion des droits de l’Homme…

Les autorités marocaines ne respectent même pas leur engagement quant à l’adoption d’un moratoire sur la peine de mort alors que c’était l’une des recommandations principales de l’ancienne Instance Equité et Réconciliation  qui a rendu son rapport au chef de l’Etat fin 2005. Le roi en a pourtant approuvé les recommandations. Un collectif d’ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à enfin inscrire cette mesure dans la constitution. Une des revendications du mouvement du 20 février est également que ce moratoire soit enfin appliqué. Tous les militants de défense des droits de l’Homme demandent que le Conseil National des Droits de l’Homme agisse dans ce sens. Pourtant l’abolition de la peine de mort était à l’ordre du jour d’un Conseil du gouvernement du mois dernier, suscitant l’espoir parmi les abolitionnistes marocains … Déception : Le sujet a été déprogrammé…

Il est vrai que depuis 1993 aucune exécution n’a eu lieu au Maroc. Pourtant en 2011, encore 140 condamnés attendent dans les couloirs de la mort. Ils seront probablement graciés, mais pourquoi le supplice de cette attente…

 Aucune exécution officielle n’a eu lieu depuis 18 ans, c’est vrai, ni par injection, pendaison ou décapitation. Mais au Maroc, au nom de la monarchie, on tabasse et on torture de manière ignoble  parfois jusqu’à la mort. Dans les centres secrets de torture tel Temara, dans les commissariats… Dans la rue, à coup de pieds, de bâtons et de barres de fer. Le pouvoir s’acharne contre les militants des droits de l’Homme, en particulier contre les militants du mouvement du 20 février dont le crime est d’organiser des marches pacifiques pour demander  la dignité, la liberté, la démocratie. Contre les militants sahraouis qui demandent pacifiquement le droit de choisir leur avenir. Toutes ces nobles convictions se paient très cher…

Le pouvoir marocain ne supporte pas les défenseurs des droits de l’Homme.

Monsieur Badinter, vous allez beaucoup parler, ces prochains jours, de l’abolition de la peine de mort. Lorsque vous citerez les pays non abolitionnistes parce que pas encore démocratiques, merci de citer le Maroc.  Votre voix est écoutée à travers le monde. Les défenseurs marocains des droits de l’Homme vous en seront reconnaissants. Et si ce pas indispensable pour avancer vers la vraie démocratie interpelle le pouvoir marocain, on peut souhaiter que la torture sera, elle aussi, abolie dans les faits. Dans les textes elle l’est déjà, mais il suffit de lire les rapports d’Amnesty International et de Human Rights Watch pour comprendre qu’elle ne l’est pas.

Depuis des années les associations Solidarité Maroc 05 et Amis du Peuple du Sahara Occidental dénoncent les violations des droits de l’Homme au Maroc et au Sahara Occidental, et, malheureusement nous constatons qu’il n’y a pas de progrès dans ce sens. Et que la propagande et le mensonge ne suffisent pas à construire  un Etat démocratique.

Veuillez agréer, Monsieur Badinter, l’expression de notre profond respect
 
Marie-José Fressard
Présidente de Solidarité Maroc 05
solidmar05@gmail.com           http://solidmar.blogspot.com

E’changeons le Monde, 17, Rue J. Eymar, 05000 GAP France


Marie Frison
Présidente de Amis du Peuple du Sahara Occidental
APSOlument@yahoo.fr         http://ap-so.blogspot.com

lundi 10 octobre 2011

Lettre ouverte à Monsieur Robert Badinter


Par Solidarité Maroc 05 et APSO (Amis du peuple du Sahara Occidental), 1/10/2011

 

Monsieur le Sénateur,

Mercredi à midi, nous avons suivi avec intérêt l’émission sur la peine de mort, discussion passionnée et passionnante entre Jean-Pierre Elkabbach, Maître Paul Lombard et vous-même. Hier nous avons regardé et écouté votre intervention à l’Assemblée Nationale. Et il nous revient en mémoire ce jour de 1981 où nous étions vraiment fiers d’être Français. Cette décision historique d’abolir la peine de mort donne toujours à notre pays une respectabilité par ailleurs bien malmenée.

Vous citez la Chine, les États-Unis et d’autres pays peu démocratiques qui n’ont pas aboli la peine de mort. Mais vous ne citez pas le Maroc qui refuse encore de faire ce pas vers la démocratie, tout en s’autoproclamant champion des droits de l’Homme…

Les autorités marocaines ne respectent même pas leur engagement quant à l’adoption d’un moratoire sur la peine de mort alors que c’était l’une des recommandations principales de l’ancienne Instance Équité et Réconciliation qui a rendu son rapport au chef de l’État fin 2005. Le roi en a pourtant approuvé les recommandations. Un collectif d’ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à enfin inscrire cette mesure dans la constitution. Une des revendications du mouvement du 20 février est également que ce moratoire soit enfin appliqué. Tous les militants de défense des droits de l’homme demandent que le Conseil National des Droits de l’Homme agisse dans ce sens. Pourtant l’abolition de la peine de mort était à l’ordre du jour d’un Conseil du gouvernement du mois dernier, suscitant l’espoir parmi les abolitionnistes marocains … Déception : Le sujet a été déprogrammé…

Il est vrai que depuis 1993 aucune exécution n’a eu lieu au Maroc. Pourtant en 2011, encore 140 condamnés attendent dans les couloirs de la mort. Ils seront probablement graciés, mais pourquoi le supplice de cette attente…

Aucune exécution officielle n’a eu lieu depuis 18 ans, c’est vrai, ni par injection, pendaison ou décapitation. Mais au Maroc, au nom de la monarchie, on tabasse et on torture de manière ignoble parfois jusqu’à la mort. Dans les centres secrets de torture tel Temara, dans les commissariats… Dans la rue, à coup de pieds, de bâtons et de barres de fer. Le pouvoir s’acharne contre les militants des droits de l’Homme, en particulier contre les militants du mouvement du 20 février dont le crime est d’organiser des marches pacifiques pour demander la dignité, la liberté, la démocratie. Contre les militants sahraouis qui demandent pacifiquement le droit de choisir leur avenir. Toutes ces nobles convictions se paient très cher…

Le pouvoir marocain ne supporte pas les défenseurs des droits de l’homme.

Monsieur Badinter, vous allez beaucoup parler, ces prochains jours, de l’abolition de la peine de mort. Lorsque vous citerez les pays non abolitionnistes parce que pas encore démocratiques, merci de citer le Maroc. Votre voix est écoutée à travers le monde. Les défenseurs marocains des droits de l’homme vous en seront reconnaissants. Et si ce pas indispensable pour avancer vers la vraie démocratie interpelle le pouvoir marocain, on peut souhaiter que la torture sera, elle aussi, abolie dans les faits. Dans les textes elle l’est déjà, mais il suffit de lire les rapports d’Amnesty International et de Human Rights Watch pour comprendre qu’elle ne l’est pas.

Depuis des années les associations Solidarité Maroc 05 et Amis du Peuple du Sahara Occidental dénoncent les violations des droits de l’homme au Maroc et au Sahara Occidental, et, malheureusement nous constatons qu’il n’y a pas de progrès dans ce sens. Et que la propagande et le mensonge ne suffisent pas à construire un Etat démocratique.

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de notre profond respect

Marie-José Fressard
Présidente de Solidarité Maroc 05
solidmar05[at]gmail[dot]com http://solidmar.blogspot.com
E’changeons le Monde, 17, Rue J. Eymar, 05000 GAP France

Marie Frison
Présidente de Amis du Peuple du Sahara Occidental
APSOlument[at]yahoo[dot]fr http://ap-so.blogspot.com