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jeudi 9 juillet 2015

Jacob COHEN « Le roi du Maroc collabore avec Israël, les sionistes, le Mossad, main dans la main »

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COHEN

Dans une vidéo diffusée sur youtube d’un extrait d’un entretien avec Jacob Cohen, un écrivain juif franco-marocain, militant antisioniste, il y revient sur les relations du roi du Maroc, de la monarchie marocaine avec Israël, le Mossad. Il y critique le rôle du Comité AlQODS, le jeu néfaste des Etats arabes dans la question palestinienne. Nous avons choisi de publier le contenu de l’entretien car nous avons estimé qu’il est à même de démystifier la monarchie marocaine, contrer sa propagande , sa manipulation et sa domination. 
 Dans cet entretien J.Cohen dévoile comment Israël influence grandement la politique au Maroc, où rien ou presque ne peut se faire qui aille contre ses intérêts. Il est grand temps de se libérer de l’emprise makhzenienne, et découvrir avec quelle cynisme et quelle maestria le makhzen les manipule avec la complicité des médias, de la classe politique,  les pseudos intellectuels, et militants organiques, panarabistes, opportunistes se montrent « outrés » que de simples militants notamment amazighs visitent Israël.
hassn II ytzhaq rabin

samedi 19 juillet 2014

Jacob Cohen : « Les Israéliens doivent constamment vivre en état de guerre »

Palestine occupée

Interview de Jacob Cohen par Mohsen Abdelmoumen

« Les Israéliens doivent constamment vivre en état de guerre »


8/7/2014



Mohsen Abdelmoumen : Que pensez-vous des événements actuels à Gaza ?

Jacob Cohen : Les évènements actuels à Gaza sont la continuation de la politique constante d’Israël de maintenir le territoire dans un état d’instabilité, d’insécurité, en l’empêchant de construire la moindre infrastructure, économique, agricole, hospitalière, culturelle. Tout est fait pour étrangler le territoire, mais pas au point de le laisser s’effondrer car ce serait un désastre humanitaire que la Communautaire internationale ne pourrait pas hypocritement supporter. Donc à chaque fois qu’il y a une accalmie, les Israéliens s’arrangent pour provoquer un ou deux tirs de roquette généralement inoffensifs pour relancer la répression. Rappelons que les Gazaouis n’ont même pas le droit d’aller pêcher au-delà de 4 ou 5 kilomètres des côtes, les Israéliens poussant le cynisme jusqu’à les empêcher de profiter des ressources naturelles de la mer. De même pour l’électricité, disponible de façon épisodique. Et la destruction du stade. Etc.

Dans votre livre « Le printemps des Sayanim », vous dites que tout Juif est susceptible d’être un agent du Mossad. Pouvez-vous nous expliquer cela ?

Pour être plus précis, tout juif sioniste, ou tout juif qui adhère à l’une de ces grandes organisations judéo-sionistes, notamment le Bnai Brit, c’est-à-dire la franc-maçonnerie juive mondiale, qui compte quand même 500 000 membres à travers le monde et d’un niveau social, économique, politique, très élevé. C’est quasiment la crème de la société. Pratiquement tous ces gens pourraient devenir des Sayanim si le Mossad le leur demandait. C’est ainsi que le Mossad peut disposer d’agents et d’informateurs dévoués dans tous les secteurs des sociétés dans lesquelles vivent et travaillent ces juifs. Pour vous donner une idée de leur importance. Victor Ostrovsky, un ex-agent du Mossad, estimait que dans la seule ville de Londres, dans les années 80, il y avait 3000 Sayanim. Au Maroc, dans les années 50 et 60, des milliers de juifs ont travaillé pour le Mossad sans toujours en être pleinement conscients.

Comment analysez-vous la politique guerrière d’Israël ?

Pour des raisons historiques et idéologiques, Israël s’est installé dans une région hostile. Et pour créer une Etat à majorité juive, les sionistes ont procédé à un nettoyage ethnique sans précédent. Puis Israël s’est allié avec les anciennes puissances coloniales pour empêcher les nations arabes nouvellement indépendantes de se développer librement. Voir la campagne militaire de Suez en 1956 menée contre l’Egypte de Gamal Abdel Nasser par la France, la Grande-Bretagne et Israël. Par ailleurs, Israël tente d’éradiquer le nationalisme palestinien et en même temps de récupérer ce qu’il considère comme ses frontières naturelles, c’est-à-dire les 2 rives du Jourdain. Enfin, la politique guerrière tend à consolider le front intérieur, à empêcher les conflits ethniques et religieux à l’intérieur d’Israël qui sont très graves, et à renforcer le nationalisme. Les Israéliens doivent constamment vivre en état de guerre. Le patriotisme et l’héroïsme nourrissent les gamins israéliens dès la crèche.

Votre position antisioniste a-t-elle donné lieu à certaines pressions ou à des menaces à votre encontre ?

J’ai subi deux agressions en 2012 par les membres de la Ligue de défense juive. Agressions classées sans suite par la justice française. Des menaces, ou des insultes, j’en reçois régulièrement, mais je n’y fais pas attention. Le plus grave, à mon avis, c’est la censure du silence développée par le système médiatique et culturel, et c’est là où on voit l’influence des Sayanim. Tout est fait pour que mon nom ni mes livres ni même le nom de Sayanim viennent à la connaissance du public. Même des organisations de gauche ou des associations pro palestiniennes m’évitent pour ne pas qu’on les accuse de dérive « antisémite ». Car l’organisation des Sayanim aurait des allures de « complot juif mondial ».

A votre avis, quelle est la raison du silence occidental face aux agissements criminels d’Israël ?

Il y a d’abord l’histoire de la Shoah qui est exploitée sans relâche par Israël et les lobbies judéo-sionistes. On peut dire ensuite qu’Israël s’est révélé être un chien de garde extraordinaire pour mettre au pas les régimes arabes au bénéfice de l’Occident. Tous les rêves d’unité et de développement de la Nation arabe, lancés après les indépendances, ont été brisés par l’impérialisme sioniste. Qu’on pense au destin tragique de l’Egypte, le phare de la Nation arabe, réduite aujourd’hui au rôle de supplétif au service du sionisme. Israël est devenu aussi une puissance militaire incontournable. La technologie des drones par exemple, l’arme de demain, est détenue par Israël et l’Amérique. Il y a enfin une autre raison : Une espèce de proximité « civilisationnelle » entre Israël et l’Occident. Israël est vu comme un bout d’Europe en terre arabe. Certains politiciens occidentaux vont même jusqu’à considérer Israël comme le poste avancé, ou l’avant-garde, pour la défense du monde occidental.

Votre engagement antisioniste se poursuit avec la publication de votre dernier ouvrage. Pourriez-vous nous en parler ?

Mon tout nouveau roman, qui est sorti il y a à peine quelques jours, chez KontreKulture, et qui s’intitule : « Le Commando de Hébron », participe à sa manière à mon engagement antisioniste. Partant d’une histoire d’amour a priori banale entre une étudiante juive et un jeune journaliste beur à Paris. Sauf que le milieu ultra sioniste de la fille s’oppose farouchement à une telle liaison. Au besoin par la force. Je fais le parallèle avec ce qui se passe aussi en Israël, où de telles unions « illégitimes » sont combattues souvent par la violence. Cela montre la dérive nationaliste et fasciste de la société israélienne.

Entretien réalisé par Mohsen Abdelmoumen pour Oximity


Jacob Cohen
Jacob Cohen
Jacob Cohen est un écrivain juif marocain né en 1944. Polyglotte et voyageur, militant antisioniste, il a été traducteur et enseignant à la faculté de droit de Casablanca. Il a obtenu une licence en droit à la faculté de Casablanca puis est entré à Science-Po à Paris où il a obtenu son diplôme de Science-Po ainsi qu’un DES en droit public. Il a vécu à Montréal, puis à Berlin. En 1978, il est retourné au Maroc et où il est devenu maître-assistant à la faculté de droit de Casablanca jusqu’à 1987. Il s’est installé ensuite à Paris où il se consacre désormais à l’écriture. Il a publié sept livres, dont « Le printemps des Sayanim ».



dimanche 21 juillet 2013

Jacob Cohen, entretien "Le Printemps des Sayanim"

samedi 27 février 2010

L'incroyable enquête du Dubaïgate

par Lemonde.fr, 26/2/2010
Mahmoud Al-Mabhouh, considéré par Israël comme un maillon essentiel de la contrebande d'armes à destination de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement palestinien Hamas, a été retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï. Le Mossad, le service de renseignement israélien, est suspecté d'être à l'origine de ce meurtre. Au fil des jours, l'enquête est devenue de plus en plus complexe ; pas moins de vingt-six personnes, porteuses de passeports occidentaux, sont recherchées par la police de Dubaï.
  • Les faits : le 20 janvier Mahmoud Al-Mabhouh est retrouvé mort dans la chambre n° 230 de l'hôtel Al-Bustan Rotana de Dubaï. Grâce aux nombreuses caméras de surveillance présentes à Dubaï, la police retrace l'itinéraire du commando chargé de le tuer. Le cadre du Hamas a été filé après son arrivée à Dubaï et le commando a réservé une chambre face à la sienne dans son hôtel. "Il a été étouffé après avoir reçu peut-être une décharge électrique", a déclaré le chef de la police à Dubaï, le général Khalfan.

  • Qui était Mahmoud Al-Mabhouh ? Né le 14 juin 1960, dans le vaste camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, Mahmoud Al-Mabhouh a rejoint à 18 ans le mouvement des Frères musulmans, qui a fondé le Hamas. Militant actif, il a régulièrement été détenu dans les geôles israéliennes au cours des années 1980. Il s'est fait connaître pour avoir orchestré l'enlèvement et l'assassinat de deux soldats israéliens en 1989.

    En 1990, Al-Mabhouh a fui la bande de Gaza pour l'Égypte après la destruction de sa maison par l'armée israélienne. Détenu trois mois en Egypte, il s'est rendu en Libye et enfin en Syrie, où il a vécu jusqu'à son assassinat, précise le Hamas. Mais on dispose de peu de détails quant à ses activités dans les deux dernières décennies.
  • Pourquoi le Mossad est-il suspecté ? Rapidement, les services secrets israéliens sont suspectés d'être à l'origine de ce meurtre. Le 15 février, après la découverte de l'utilisation par les suspects de passeports occidentaux, le chef de la police de Dubaï a dit "ne pas exclure une implication du Mossad ou d'autres parties dans l'assassinat" : "Israël commet de multiples assassinats dans beaucoup de pays, y compris dans des pays alliés." Même la presse israélienne soulève cette hypothèse. "Une méthode du Mossad", titre ainsi le quotidien Haaretz, le 16 février, en notant que les "préparatifs minutieux rappellent les actions du Mossad dans le passé". Les services secrets israéliens ont en effet mené de nombreuses opérations spectaculaires d'assassinats de dirigeants palestiniens à l'étranger, dont le bras droit du dirigeant historique Yasser Arafat, Abou Jihad, en avril 1988, lors d'un débarquement à Tunis, et le chef de l'organisation radicale du Djihad islamique, Fathi Chakaki, en octobre 1995 à Malte.
  • L'enquête : A la mi-février, la police de Dubaï annonce que onze personnes, porteuses de passeports européens, sont suspectées. Le 24 février, elle annonce qu'elle recherche désormais vingt-six suspects porteurs de passeports occidentaux. Sur ces vingt-six suspects (dont six femmes) douze détiennent des passeports britanniques, six sont porteurs de passeports irlandais, quatre sont munis de passeports français, trois de passeports australiens et un d'un passeport allemand. Certains de ces passeports sont faux, d'autres des vrais avec usurpation d'identité, et seraient des passeports "diplomatiques". Certains auraient utilisé l'identité d'Israéliens ayant une double nationalité. Enfin, trois Palestiniens seraient également interrogés dans cette affaire.

    La police a précisé que les quinze nouveaux suspects, dont les photos ont été diffusées (voir ci-dessus), étaient arrivés à Dubaï en provenance de six villes européennes et de Hongkong, et que quatorze suspects avaient utilisé, pendant leur séjour à Dubaï, des cartes de crédit délivrées par une seule banque, META Bank, une institution financière américaine.
    Finalement, fin février, le chef de la police de Dubaï se dit "certain à 99 %, sinon à 100 % que le Mossad est derrière l'assassinat". Il affirme que les enquêteurs ont des preuves, dont des écoutes téléphoniques, sur l'implication du renseignement israélien dans le meurtre. Selon lui, l'ADN d'au moins un des suspects ainsi que les empreintes digitales de plusieurs autres ont également été retrouvés.
  • Les réactions : La communauté internationale a unanimement condamné cet assassinat, sans pour autant mettre directement en cause Israël. Ce meurtre "soulève des questions qui sont profondément dérangeantes", ont affirmé les Vingt-Sept. De leur côté, Londres, Dublin, Paris, Sydney et Berlin ont récemment demandé des explications aux ambassadeurs d'Israël sur les passeports utilisés par le commando.
  • Israël. Jusqu'à présent, Israël est resté discret sur cette affaire. Seul le ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déclaré que "rien ne prouve qu'Israël est impliqué dans cette affaire". "Je pense que vous regardez trop de films de James Bond", a-t-il ajouté. De son côté, le ministre de l'industrie, Binyamin Ben Eliezer, ancien titulaire du portefeuille de la défense, a affirmé que les opérations menées par le Mossad doivent obtenir l'aval du seul premier ministre, Benyamin Nétanyahou. Citant des sources non identifiées proches du Mossad, le journal britannique Sunday Times a affirmé fin février que M. Nétanyahou avait rencontré les membres du commando, au quartier général du Mossad à Tel-Aviv, avant qu'ils ne se rendent à Dubaï pour tuer Al-Mabhouh.
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le Mossad m’a tuer
par Langue sauce piquante, le blog des corecteurs du Monde.fr

juduoqi-execution.1266568692.jpgDans l’affaire du responsable du Hamas trouvé mort à Dubaï dans sa chambre d’hôtel, le 20 janvier – assez probablement tué par le Mossad, “service secret” d’Israël (pas si secret que cela) –, la presse n’a pas longtemps hésité sur le terme idoine : assassinat. Mais voilà que le président Sarkozy a officiellement employé exécution à ce propos, lundi 22 février.
L’emploi de l’un ou de l’autre n’est pas neutre.
L’assassinat, c’est le “meurtre avec préméditation” selon les dictionnaires. (Le meurtre étant, lui, “l’action de tuer volontairement”. La différence entre les deux serait donc la préméditation. Ce sont en réalité de quasi-synonymes*.) L’assassinat et le meurtre sont en quelque sorte une activité “privée” mais interdite et réprimée par l’État.
Il en va autrement avec l’exécution, opération ordinairement réservée aux États*, dont ils ne se cachent pas, à laquelle ils donnent même une certaine publicité, et qui est le résultat d’un jugement en bonne et due forme. On a longtemps parlé à ce propos de prérogative “régalienne” et de “haute œuvre” : “l’exécuteur des hautes œuvres” étant le bourreau, l’assassin officiel en quelque sorte.
Parler d’assassinat fait ressortir le caractère criminel de l’acte. Employer exécution, c’est faire preuve d’indulgence et lui donner une certaine légitimité : de la part d’un chef de l’État, Sarkozy en l’occurrence, c’est peut-être même l’expression d’une solidarité cachée : la reconnaissance, entre pairs, du droit d’occision, régalien et imprescriptible*.
On ajoutera que la tempête de protestations (le “Dubaïgate”), y compris de la part de Sarkozy, ne porte pas tant sur l’acte lui-même que sur son amateurisme et le fait qu’il a été perpétré de façon trop maladroite et voyante.
* tout au plus peut-on noter que meurtre est privé de verbe par l’affaiblissement sémantique de meurtrir, qui a eu jadis le sens de “tuer”, mais qui n’a plus que celui de “blesser”.
* ou aux bandes armées truandes ou mafieuses, qui sont en fait de micro-États. Cf. la remarque d’Engels (le joyeux drille) sur l’État, qui se résume en dernière analyse à une “bande armée”.
* en France, la peine de mort est officiellement abolie, mais l’État, au plus haut niveau, se réserve le droit d’estourbir en douce et à l’étranger, ce que l’on appelle les “actions homo” (pour “homicide”) dans le langage des services secrets.
Illustration : JuDuoQi : Exécution en rang d’oignons.
PS : la faute dans le titre est volontaire et fait référence au fameux “Omar m’a tuer” (affaire du meurtre de Ghislaine Marchal, en 1991).

mardi 16 février 2010

Dubaï lance des mandats d'arrêt contre 11 Européens soupçonnés du meurtre de Mahmoud Al Mabhouh

par Al Quds Al Arabi, 16/2/2010
altLa police de Dubaï a lancé des mandats d'arrêt internationaux contre onze Européens, dont une femme,  soupçonnés d'avoir tué Mahmoud Abdel Raouf Al-Mabhouh le 20 janvier dernier sur le territoire de l'émirat.

Un commando de 11 membres, tous munis de passeports européens, est soupçonné d'avoir assassiné le commandant du Hamas retrouvé mort le mois dernier dans un hôtel de luxe de Dubaï, a annoncé lundi le chef de la police de Dubaï, sans impliquer directement Israël.

L’émirat du Golfe a diffusé les photos, les noms, nationalités et numéros de passeports des 11 suspects. Les informations fournies par le général Dahi Khalfan Tamim constituent les accusations les plus détaillées portées par les autorités de Dubaï depuis la découverte du corps de Mahmoud al-Mabhouh le 20 janvier dernier dans la chambre d'un hôtel de luxe proche de l'aéroport international de Dubaï.


Le défunt a été traqué dès son arrivée à l’aéroport de Dubaï le 19 janvier dernier et les membres du commando ont été déguisés en tennismans et se sont rendus à différents hôtels de la région pour faire diversion.

La police de Dubaï a arrêté deux Palestiniens accusés d’avoir fourni une aide logistique aux assassins.

Le commando est arrivé à Dubaï par groupes et l’a quitté en 24 heures, le crime n’a pas duré plus de 20 minutes depuis l’entrée de Mabhouh à l’hôtel jusqu’à ce que ses meurtriers quittent l’hôtel.

L’Etat des émrats refuse, par la voix de Dahi Khalfan Tamim, que "son territoire soit utilisé pour régler des comptes quelles qu’en soient la nature, les causes et l’appartenance des éléments qui y sont impliqués".

Le mouvement Hamas a accusé les hommes du Mossad, le service du renseignement israélien, d'être derrière l'assassinat de Mahmoud al-Mabhouh, l'un des fondateurs de la branche armée du mouvement islamiste palestinien, les Brigades Ezzedine al-Qassam, et promis de venger sa mort.

D'après le général Tamim, il est possible que les "dirigeants de certains pays aient donné l'ordre à leurs agents du renseignement de tuer" ce leader du Hamas. Mais il n'a pas cité de pays.
Parmi les assassins présumés, six étaient munis de passeports britanniques, trois de passeports irlandais, un d'un passeport français et le dernier d'un passeport allemand, selon le chef de la police de Dubaï.

Il a décrit une opération hautement organisée, dont les auteurs avaient visiblement connaissance à l'avance des déplacements de la victime. Selon le général Tamim, les suspects ont réalisé toutes leurs dépenses en liquide et ont laissé des preuves derrière eux, mais il n'a pas donné de détails. Il a exhorté les pays liés aux assassins présumés à collaborer à l'enquête.