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vendredi 5 septembre 2014

Meurtre d'un Sénégalais: Une fois de plus ce sont les victimes qui sont punies, selon la "justice" marocaine.

Migrations : Après les affrontements sanglants, 27 subsahariens de Tanger devraient être expulsés

35 Subsahariens ont été arrêtés depuis les manifestations de dimanche à Tanger en réaction à l'assassinat de Charles Ndour dans le quartier de Boukhalef vendredi 29 août. 8 sont en prison et 27 dans un bus devant l'aéroport de Casablanca pour être expulsés.
Après les affrontements entre Marocains et Subsahariens qui ont fait un mort et plusieurs blessés à Tanger, la police marocaine a arrêté plusieurs migrants dont certains devraient être rapatriés dans leur pays. Selon des sources espagnoles, les forces de l’ordre du royaume ont procédé à l’arrestation de ces migrants, dans la nuit de lundi.
Pour le moment, aucune source officielle marocaine n’a confirmé l’information, contrairement à deux ONG qui soutiennent les migrants et des sources du Conseil national des droits de l’homme.

Arrestation, jugement, expulsion
Selon un ressortissant camerounais cité par EFE, onze Camerounais, huit Sénégalais et des migrants d’autres pays font partie des subsahariens arrêtés. En tout 35 personnes ont été arrêtées suite aux manifestations de Subsahariens à Tanger après le meurtre du Sénégalais Charles Ndour, vendredi soir, à Boukhalef.
« Nous n’avons pas été arrêtés pendant la manifestation, mais hier, dans la rue, en ville. Nous avons expliqué que nous n’étions pas présents lors de la manifestation, mais ils nous ont présentés au juge. Nous avons été condamnés à 1 mois de prison avec sursis et 1 000 dirhams d’amende, hier. On pensait donc que l’on était libre, mais 8 d’entre nous sont allés en prison, et les 27 autres ont été remis en cellule, menottes aux poignets. On a été embarqué dans en bus en direction de l’aéroport de Casablanca pour nous expulser », nous raconte Hicham*, l’un d’entre eux. Selon nos dernières informations le bus, arrivé à 4h du matin, était encore devant le terminal 3 de l’aéroport Mohammed V, en fin de matinée.

Mobilisation des associations
« Nous serions déjà à l’intérieur de l’aéroport si nous ne nous étions pas opposés aux policiers », assure Hicham. A Boukhalef, sa fille de 8 mois et sa femme l’attendent. « Parmi les personnes retenues dans le bus, il y a Arona, un militant actif de l’association ARMID [Association Rencontre Méditerranéenne pour l’Immigration et le Développement, ndlr] qui est en situation régulière. Apparemment aucune procédure n’a été respectée », détaille Hicham Rachidi, secrétaire général du GADEM, groupement associatif pour la défense des droits des migrants.
Le milieu associatif de défense des droits des migrants se mobilise actuellement pour empêcher leur expulsion. « Nos avocats sont en train de s’organiser pour déposer en urgence un recours au tribunal administratif », indique Hicham Rachidi. « Je sais que le Conseil régional des droits de l’homme est sur place également, mais ils n’ont pas l’autorisation de les approcher », ajoute Helena Maleno, membre de l’association Caminando Fronteras à Tanger. « J’ai soulevé le cas de ces hommes lors de la réunion avec le ministère des MRE et des Affaires de la migration, ce matin, indique Stéphane Julinet, membre du Gadem, mais j’ai obtenu pour toute réponse « on fait ce qu’on peut, on va s’en occuper ».
*le nom a été modifié

http://yabiladi.com/articles/details/29044/apres-affrontements-sanglants-subsahariens-tanger.html

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Halte aux crimes racistes au Maroc

Dans la nuit du 29 août 2014, un migrant sénégalais a été assassiné à Tanger. Le racisme anti noir a atteint le seuil de l’intolérable sur le sol marocain.
L’ATMF condamne ces violences dont sont victimes les subsahariens au Maroc.
Les militants et militantes de l’ATMF sont indignés par le développement du racisme anti noir au Maroc.
Les autorités marocaines sont responsables de la montée du rejet de l’étranger par leurs politiques et pratiques de maltraitance, de violence, de chasse et d’expulsion des subsahariens.
Les militants et militantes de l’ATMF présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime et appellent à rejoindre toutes les initiatives de solidarité et de lutte contre le racisme anti subsahariens au Maroc.
ATMF Nationale

 

mercredi 28 novembre 2012

Immigration. Le débat prend de l’ampleur



  • Par : Jules Crétois, 28/11/2012
Immigration. Le débat prend de l’ampleur
(AFP)

Le débat sur l’immigration subsaharienne semble prendre de l’ampleur. 2M y a consacré un numéro complet du magazine “Moubacharatan maâkoum” le14 novembre 2012. Lors de cette émission, un membre de la société civile, Hicham Rachidi, du Groupe antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et migrants (GADEM) a ainsi pu échanger, presque pour la première fois, avec Jilali Sghir, de la Direction de l’immigration du ministère de l’Intérieur. Au parlement, où la question n’est quasiment jamais abordée, Khadija Rouissi, élue étiquetée Parti authenticité et modernité (PAM), a brisé la glace en exigeant, le 19 novembre, une refonte de la loi 02-03 concernant l’immigration, qu’elle juge “purement répressive et limitée”. La députée a également critiqué la violence de la police lors des expulsions de clandestins. Le procès (très médiatisé) de Camara Laye, secrétaire général du Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM) a quant à lui été une nouvelle fois reporté à décembre, pour… absence de traducteurs lors de l’audience du 20 novembre.

mardi 8 décembre 2009

*Le Maroc ne doit pas se transformer en retraite pour les assassins et autres dictateurs dont les mains sont entachés du sang des innocents.*

Par Mamadou Bah Saliou et Hicham Rachidi
Les autorités Marocaines doivent traduire Moussa "Dadis" Camara devant la
justice internationale.*

Durant le mois de septembre 2009, au moins 157 personnes avaient été tuées
et des dizaines de femmes violées par les soldats sous le commandement de
Moussa "Dadis" Camara, les manifestants réclamaient la fin de la *"dictature
militaire"* en Guinée Conakry et exigeaient que le capitaine putschiste
respecte sa promesse de ne pas se présenter en tant que candidat à la
présidentielle.

Mr Camara blessé par balle, suite à une altercation avec le responsable de
sa garde rapprochée, à été transporté le 4 décembre 2009 au Maroc pour y
être soigné. Mr Camara à, auparavant, refusé d'aller au Sénégal, sans doute
pour éviter la compétence universelle des juridictions Sénégalaises.

C'est finalement vers le Maroc qu'il s'est tourné, certain qu'il doit être,
de ne rien craindre à l'instar de l'ex président Zaïrois Mobutu sesse seko,
qui à tranquillement fini ses jours à Rabat, ainsi que l'ex Ministre
Israélienne Tsepe Livni, qui à récemment foulé le sol Marocain sans qu'elle
ne soit inquiétées, malgré les crimes de guerre commis par son gouvernement
à Ghaza.


Mr Moussa "Dadis" Camara, à l'instar de toute personne, bénéficie du droit à
accéder aux soins que son état de santé requiert, suite à quoi,
il devrait répondre des crimes commis sous son commandement.
Les responsables marocains ont le devoir de collaborer avec la
commission d'enquête des Nations Unies ainsi qu'avec le tribunal pénal
international afin que les responsables, tous les responsables du crime
contre l'humanité commis au stade de Conakry le 28 septembre soient traduits
en justice.

Nous en appelons aux forces vives de la nation, pour se mobiliser afin que
Mr Camara soit livré à la justice internationale et qu'il puisse être jugé
pour les crimes contre l'humanité commis sous son commandement.

Ecrire à:
· Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Ibn Al Hassan, Roi du Maroc, Palais Royal,
Rabat, Maroc, Fax : + 212 37 73 07 72
· M. Abbas El Fassi, Premier Ministre, Bureau du Premier Ministre et
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Palais Royal, Rabat,
Maroc, + Fax : 212 37 76 99 95 / 91 95 / 77 68 37
· M. Taieb Fassi Fihri, Ministre des Affaires étrangères et de la
coopération, Ministère des Affaires étrangères et de la cooperation, avenue
Franklin Roosevelt, Rabat, Maroc. Fax : +212 37 76 46 79/ +212 37 76 55 08,
Email : mail@maec.gov.ma
· M. Abdelwahed Radi, Ministre de Justice, Ministère de la Justice, Place
Mamounia, Rabat, Maroc, Fax : +212 37 73 07 72/ +212 37 72 37 10
· M. Chakib Benmoussa, Ministre de l’Intérieur, Quartier Administratif,
Rabat, Maroc, Fax : 212 37 76 20 56