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mardi 9 septembre 2014

Migrants libérés: la société civile fait plier le gouvernement

H24info, 8/9/2014
 
Ils ont tenu bon et ont eu raison. Les 6 Subsahariens encore détenus à l'aéroport Mohammed V, qui avaient entamé une grève de la faim, mercredi dernier, pour protester contre leur expulsion irrégulière du Maroc, ont été libérés ce samedi 6 septembre, a annoncé le GADEM (Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et des migrants). 
Pour rappel, suite aux violences racistes qui ont fait un mort à Tanger vendredi 29 août (le Sénégalais Charles Ndour, égorgé), 25 migrants subsahariens avaient été arrêtés, et conduits quasiment dans la foulée à l'aéroport de Casablanca, forcés d'embarquer dans un vol pour le Sénégal. Le Gadem avait alors dénoncé "des expulsions illégales [qui ] viennent ternir le premier anniversaire du changement de politique migratoire", déplorant "la réaction des autorités marocaines, qui cherchent à éloigner des témoins potentiels du meurtre de Charles Ndour". 

dimanche 7 septembre 2014

Le Maroc a trahi l’Afrique : Congolais et Sénégalais en colère !


      TÉLÉ 24 LIVE- MAROC: Un Marocain « égorge un sénégalais à Tanger », les Congolais en colère

Suite à l’assassinat du jeune sénégalais Charles Ndour, ils étaient des centaines d’immigrés du Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée, Cameroun et d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest à manifester contre le sort réservé à ce jeune de 26 ans dont le seul crime était de vouloir se rendre en Espagne. 

Ils demandaient qu’on les laisse partir en Espagne, qu’ils ne veulent pas rester au Maroc, pays qu’ils qualifiaient d’assassin. 

D’une seule voix ils criaient : Liberté ! Droits de l’homme ! 

« On n’est pas dans un pays de droit », disait l’un d’eux. Un autre dénonce : « Le Maroc ne veut pas de l’Afrique ». 

« On n’est pas des animaux ! On en a assez, on est fatigués, on veut sortir du Maroc ! On ne veut pas rester au Maroc, laissez-nous passer au Maroc ! On est fatigués du Maroc, un pays raciste ! Marocains, assassins ! Racistes ! » 

En effet, le Maroc, au lieu de défendre les africains, il les tue, au nom de la défense des intérêts des pays européens. Maintes fois dénoncé par les ONG humanitaires, le Maroc a recours à la population pour réprimer les immigrés subsahariens. Une méthode souvent utilisée contre les opposants marocains et les activistes des droits de l’homme du Sahara Occidental 

Le silence des pays d’origine de ces malheureux est aussi criminel que l’acte commis contre le jeune Ndour. Cette complicité entre le régime marocain et les serviteurs de la Françafrique doit être dénoncé. 

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maroooo

Des Sénégalais dénoncent le « racisme ultra-violent » proliférant au Maroc

Des membres du Forum social africain ont décidé de lancer un appel à manifester, ce vendredi 5 septembre, devant l’ambassade du Maroc à Dakar (capitale politique sénégalaise). Le but ? Dénoncer le « racisme ultra-violent » auquel les ressortissants subsahariens se disent sujets au Maroc.
Un racisme anti-noir en pleine expansion dans le Royaume chérifien et le monde arabe 
La manifestation organisée vendredi dernier avait pour but de pointer du doigt ce racisme anti-noir grandissant au Maroc mais aussi dans tous les pays arabes.
Les organisateurs du rassemblement évoquent une « banalisation » de la violence allant jusqu’à déboucher vers un « racisme ultra-violent » à l’encontre de ces ressortissants subsahariens tant au Maroc que dans le monde arabe.
Lors de ce soulèvement, de nombreux décès, présumés à caractère raciste, ont été dénoncés. Parmi les victimes, le Forum social africain cite le cas d’Ismaïla Faye, ce « Rosa Parks » des temps modernes, « poignardé sauvagement pour avoir refusé de céder sa place dans un bus à un jeune Marocain », ou encore celui d’Amadou, « tué devant une épicerie pour avoir refusé de laisser le devancer à la caisse ». 
« Nous voulons que les Sénégalais et nos frères africains soient bien traités comme le sont les milliers de Marocains qui vivent paisiblement sans être inquiétés ni égorgés de Dakar à Saint-Louis et partout ailleurs au Sénégal »

, déclarent les organisateurs.
 http://www.katibin.fr/2014/09/06/senegalais-denoncent-racisme-ultra-violent-proliferant-au-maroc/

samedi 6 septembre 2014

Crimes au nom de la Françafrique

Il s’appelait Charles Paul Alphonse Ndour et il n’avait que 25 ans. Parti du Sénégal en direction d’El Dorado européen il se retrouve coincé au Maroc à quelques kilomètres de l’Europe. A Tanger, plus précisément. 


Charles Paul Alphonse Ndour
Vendredi dernier, il a été égorgé par un marocain dans le quartier où il résidait dans des conditions infrahumaines. L’agresseur faisait partie d’un groupe mobilisé par la police marocaine pour agresser les immigrés subsahariens et provoquer la polémique. Le Maroc dans les circonstances actuelles, traverse une mauvaise passe dans l’affaire du Sahara Occidental. Le pays a besoin d’attirer l’attention des européens sur lui, leur rappeler le problème de l’immigration. Leur rappeler aussi que le Maroc peut à tout moment lâcher prise et laisser des milliers d’africains regagner les côtes espagnoles comme il l'a fait le 11 août.

Le Maroc, depuis qu’il a perdu le soutien de la France, ne peut plus se permettre de défier la communauté internationale en poursuivant la colonisation du Sahara Occidental et les violations des droits de l’homme dans ce territoire considéré comme territoire non-autonome. Alors, Rabat sort ses cartes de pression : l’immigration, le terrorisme, la drogue.

L’assassinat du jeune Ndour n’est pas un cas isolé: entre 2013 et 2014, plus de 14 migrants ont été tués soit par la police marocaine soit par des citoyens marocains poussés par les services de sécurité. Une violence envers les populations noires, associée à un racisme permanent et toujours impuni, est devenue récurrente au pays de Mohammed VI.

Ces immigrés ont un point commun : ils sont tous originaires de l’Afrique de l’Ouest, le jardin secret de la France. Ils sont venus du Sénégal, Côte d'Ivoire, Gambie, Cameroun... Tout comme le Maroc, ces pays ont des liens forts tissés avec l’Hexagone. Au nom de ces liens, ils ont abandonné leurs ressortissants à la merci des tortionnaires marocains. Ils se trouvent au Maroc comme des orphelins. Leurs pays refusent de demander des explications au Maroc sur le traitement que ce pays réserve à leur citoyens. Au nom de la Françafrique.

vendredi 5 septembre 2014

Meurtre d'un Sénégalais: Une fois de plus ce sont les victimes qui sont punies, selon la "justice" marocaine.

Migrations : Après les affrontements sanglants, 27 subsahariens de Tanger devraient être expulsés

35 Subsahariens ont été arrêtés depuis les manifestations de dimanche à Tanger en réaction à l'assassinat de Charles Ndour dans le quartier de Boukhalef vendredi 29 août. 8 sont en prison et 27 dans un bus devant l'aéroport de Casablanca pour être expulsés.
Après les affrontements entre Marocains et Subsahariens qui ont fait un mort et plusieurs blessés à Tanger, la police marocaine a arrêté plusieurs migrants dont certains devraient être rapatriés dans leur pays. Selon des sources espagnoles, les forces de l’ordre du royaume ont procédé à l’arrestation de ces migrants, dans la nuit de lundi.
Pour le moment, aucune source officielle marocaine n’a confirmé l’information, contrairement à deux ONG qui soutiennent les migrants et des sources du Conseil national des droits de l’homme.

Arrestation, jugement, expulsion
Selon un ressortissant camerounais cité par EFE, onze Camerounais, huit Sénégalais et des migrants d’autres pays font partie des subsahariens arrêtés. En tout 35 personnes ont été arrêtées suite aux manifestations de Subsahariens à Tanger après le meurtre du Sénégalais Charles Ndour, vendredi soir, à Boukhalef.
« Nous n’avons pas été arrêtés pendant la manifestation, mais hier, dans la rue, en ville. Nous avons expliqué que nous n’étions pas présents lors de la manifestation, mais ils nous ont présentés au juge. Nous avons été condamnés à 1 mois de prison avec sursis et 1 000 dirhams d’amende, hier. On pensait donc que l’on était libre, mais 8 d’entre nous sont allés en prison, et les 27 autres ont été remis en cellule, menottes aux poignets. On a été embarqué dans en bus en direction de l’aéroport de Casablanca pour nous expulser », nous raconte Hicham*, l’un d’entre eux. Selon nos dernières informations le bus, arrivé à 4h du matin, était encore devant le terminal 3 de l’aéroport Mohammed V, en fin de matinée.

Mobilisation des associations
« Nous serions déjà à l’intérieur de l’aéroport si nous ne nous étions pas opposés aux policiers », assure Hicham. A Boukhalef, sa fille de 8 mois et sa femme l’attendent. « Parmi les personnes retenues dans le bus, il y a Arona, un militant actif de l’association ARMID [Association Rencontre Méditerranéenne pour l’Immigration et le Développement, ndlr] qui est en situation régulière. Apparemment aucune procédure n’a été respectée », détaille Hicham Rachidi, secrétaire général du GADEM, groupement associatif pour la défense des droits des migrants.
Le milieu associatif de défense des droits des migrants se mobilise actuellement pour empêcher leur expulsion. « Nos avocats sont en train de s’organiser pour déposer en urgence un recours au tribunal administratif », indique Hicham Rachidi. « Je sais que le Conseil régional des droits de l’homme est sur place également, mais ils n’ont pas l’autorisation de les approcher », ajoute Helena Maleno, membre de l’association Caminando Fronteras à Tanger. « J’ai soulevé le cas de ces hommes lors de la réunion avec le ministère des MRE et des Affaires de la migration, ce matin, indique Stéphane Julinet, membre du Gadem, mais j’ai obtenu pour toute réponse « on fait ce qu’on peut, on va s’en occuper ».
*le nom a été modifié

http://yabiladi.com/articles/details/29044/apres-affrontements-sanglants-subsahariens-tanger.html

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Halte aux crimes racistes au Maroc

Dans la nuit du 29 août 2014, un migrant sénégalais a été assassiné à Tanger. Le racisme anti noir a atteint le seuil de l’intolérable sur le sol marocain.
L’ATMF condamne ces violences dont sont victimes les subsahariens au Maroc.
Les militants et militantes de l’ATMF sont indignés par le développement du racisme anti noir au Maroc.
Les autorités marocaines sont responsables de la montée du rejet de l’étranger par leurs politiques et pratiques de maltraitance, de violence, de chasse et d’expulsion des subsahariens.
Les militants et militantes de l’ATMF présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime et appellent à rejoindre toutes les initiatives de solidarité et de lutte contre le racisme anti subsahariens au Maroc.
ATMF Nationale

 

Rassemblement à Paris Maroc: mort du jeune sénégalais Charles P. Alphonse Ndour

vendredi 5 septembre 2014 à 14h

Rassemblement à Paris

Maroc : Mort du jeune Sénégalais Charles Paul Alphonse Ndour : Rassemblement à Paris (Place de la République) à 14h puis départ à 15h30 en direction de l'Ambassade du Maroc. 
 ndour

Appel urgent : Vu les graves évènements dont ont été victimes des jeunes subsahariens à Tanger ( assassinats, arrestations, expulsions) les collectifs des subsahariens au Maroc appellent à des manifestations de protestation aussi bien au Maroc qu'à l'étranger. A Paris, rassemblement à la place de la République vendredi prochain 5 septembre à 14h puis départ à 15h30 en direction de l'ambassade du Maroc.

Rapport de la réunion de la plate forme des associations et communauté subsahariennes

Maroc : Mort du jeune Sénégalais Charles Paul Alphonse Ndour :
Suite à la barbarie des habitants de Boukhalef qui a conduit à la mort du jeune Sénégalais Charles Paul Alphonse Ndour âgé de 25 ans étudiant en droit à Casablanca, dont une vingtaine de personnes sont blessés et des disparus.
Et cela se passe dans l'indifférence totale des autorités marocaines et également nos représentations diplomatiques.
Nous condamnons avec fermeté ces comportements barbares, xénophobes et racistes, de ressortissants marocains du quartier Boukhalef de Tanger, et demandons aux autorités de cette ville de diligenter une enquêtes enfin que les parts de responsabilité soient établies, et que les auteurs répondent de leurs actes.
Nous demandons également la libération de tous les manifestants.
Il est à signaler qu'à Tanger règne un groupe d'extrémistes, baptisé « syndicat des racistes », c'est ce groupe d'extrémistes qui finance les jeunes du quartier pour s'attaquer aux noirs, nous rapportent nos missionnaires dépêchés à Tanger.
La plate forme des associations et les communautés ont pris les dispositions suivantes :
  • Une manifestation pacifique est prévue le mardi 02/09.14 à 10h, devant sept ambassades à savoir : Cameroun, Sénégal, Guinée, Cote d'ivoire, Nigéria, Mali plus la Mauritanie (présidence en exercice de l'Union Africaine)
  • Un sit-in devant le siège des nations unies et la délégation de l'Union Européenne
Nous demandons à toutes les organisations de défense des migrants de nous soutenir dans cette action.
LE RAPPORTEUR
CAMARA LAYE

Pour plus d'infos :

Senego.com : « Comment le sénégalais Charles Paul Alphonse Ndour a été tué au Maroc »
http://senego.com/2014/09/01/comment-le-senegalais-charles-paul-alphonse-ndour-a-ete-tue-au-maroc_178172.html

Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/34809 Source : message reçu sur ensemble-faldi le 3 septembre 15h
Source : http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/index.