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vendredi 3 juillet 2015

Maroc : appel pour la défense des libertés individuelles

Maroc. 33 personnalités publient un appel pour la défense des libertés individuelles
Maroc. 33 personnalités publient un appel pour la défense des libertés individuelles
 
Les milieux modernistes bougent enfin. Un appel pour la défense et la protection des libertés individuelles a été diffusé par 33 personnalités du monde de la culture, des médias, de l'université, de la science. Il est ouvert aux signatures.
L'appel est publié conjointement par Libération, Telquel, Panorapost et Médias24. En voici le texte.

Appel pour la défense des libertés
Depuis quelques semaines, nous assistons à une série de faits et de décisions politiques qui nous préoccupent sur le respect des libertés individuelles et le droit à la différence au Maroc. Ainsi, on peut citer parmi ces faits, l’avant-projet de Code pénal, élaboré par le ministère de la Justice et marqué par un esprit conservateur et liberticide, l’interdiction de Much Loved, le film du réalisateur marocain Nabil Ayouch, la multiplication des condamnations de personnes pour leur homosexualité et leur agression dans les rues à l’image de ce que s’est passé à Fès, et l’inculpation de deux jeunes filles à Inezgane pour « outrage public à la pudeur » et dont le seul tort est d’avoir porté des jupes au mois de juin.
Nous constatons une dégradation du débat public et une exploitation des sentiments religieux et identitaires pour instaurer un ordre moral rigide et hostile aux libertés individuelles. Un climat délétère et inquiétant entretenu par le gouvernement, qui agit comme le porte-voix d’une partie de la population au détriment de l’autre. Cette attitude se drape dans des habits démocratiques en se présentant comme l’expression de la majorité et l’incarnation de la volonté populaire. Or, faut-il rappeler que l’un des fondements de la pratique démocratique est le respect des minorités, notamment en matière de libertés.
L’espace public démocratique, lieu de débat et d’échange, n’est pas compatible avec l’intimidation et la violence, fussent-elles symboliques ou verbales. Le respect de la diversité intellectuelle et culturelle, l’extension des domaines des libertés et le droit à la différence sont des conditions nécessaires pour accéder pleinement à la démocratie et à un véritable État de droit. On assiste aujourd’hui à la montée inquiétante d’un conservatisme agressif et menaçant, qui s’immisce dans l’intimité même des individus et de leurs choix personnels. Une situation qui installe progressivement un terrorisme intellectuel et crée un sentiment de frustration chez une partie de la société. Le Maroc appartient à tous ses habitants, sans exception, est-il encore besoin de le rappeler.
La prolifération, sur les réseaux sociaux, d’appels au meurtre, d’insultes, d’attaques contre des figures artistiques, culturelles ou politiques sont des expressions de ce danger qui menace le vivre ensemble dans notre pays. Cette situation est d'autant plus dangereuse qu'elle mène la société sur une pente régressive qu’elle aura du mal à remonter. Les faits et décisions, prises de positions publiques, ont un caractère normatif qui instaure et banalise une norme sociale très en retard par rapport aux problématiques du monde contemporain, censure tout débat et trahit les espoirs apportés par la Constitution de 2011.

Nous, signataires de cet appel :
1- exprimons notre inquiétude à l’égard de ce climat malsain qui menace les libertés au Maroc.
2- appelons les autorités publiques à agir avec vigilance et fermeté contre les expressions de haine et de violence.
3- demandons au gouvernement de se hisser au-dessus des appartenances idéologiques et des calculs populistes et de se comporter en tant que gouvernement de tous les Marocains et non pas d’une partie d’entre eux.
4- rappelons toute la place accordée par la Constitution de 2011 aux droits et libertés individuelles et revendiquons leur mise en application.
5- exprimons notre attachement aux valeurs de liberté, de dignité humaine, du droit à la différence et le refus de toute forme d’exclusion et de stigmatisation.
 
Pour signer l’appel, cliquer ici. Et partagez ce lien :  Appel pour la défense des libertés
A 15H00, ce vendredi 3 juillet, quelques heures après sa mise en ligne, l'appel avait déjà réuni 1.474 signataires.
PREMIERS SIGNATAIRES
AÏCHA AKALAY, journaliste
ISMAÏL ALAOUI, universitaire
MEHDI ALIOUA, universitaire
RÉDA ALLALI, artiste
AHMED ASSID, écrivain et militant des droits humains
FOUZIA ASSOULI, présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes
NABIL AYOUCH, cinéaste
ABDERRAHIM AZZOUZI, doyen de la faculté de médecine d’Oujda
OMAR BALAFREJ, président du mouvement Clarté, ambition, courage
KHANSA BATMA, artiste
FETTAH BENNANI, président de l’association Bayt Al Hikma
JALIL BENNANI, psychologue
FATHIA BENNIS, présidente de Women's Tribune
AZIZ BOUCETTA, journaliste
KARIM BOUKHARI, journaliste
MERYAM DEMNATI, chercheuse et militante associative
NACEUREDDINE ELAFRITE, journaliste
DRISS JAYDANE, écrivain
LEILA GHANDI, photographe
DRISS KSIKES, écrivain
MOULIM LAROUSSI, universitaire
FATYM LAYACHI, artiste
NOUREDDINE LAKHMARI, cinéaste
MOHAMED MOUAKIT, universitaire
DRISS MOUSSAOUI, psychiatre
KHADIJA ROUISSI, présidente déléguée de l’association Bayt Al Hikma
NARJIS RERHAYE, journaliste
KARIM TAZI, militant associatif
SAMIRA SITAÏL, journaliste
LEILA SLIMANI, écrivaine
ABDELLAH TAÏA, écrivain
ABDELLAH TOURABI, journaliste
BAHAA TRABELSI, écrivaine

#OpenEurope, appel à témoignages

#OpenEurope
Des citoyens, des associations et des collectifs racontent ici la vie des migrants / réfugiés et comment, loin des discours des responsables politiques européens, peuvent s’organiser des dynamiques de solidarités dans les sociétés européennes.

Rédacteurs en chef

Article d'édition
Édition : #OpenEurope

#OpenEurope, appel à témoignages


Participez, témoignez, alertez ! Mediapart lance l’opération « Ouvrez l'Europe #OpenEurope » en partenariat avec sept journaux tunisien et européens et avec plusieurs collectifs, associations et ONG. Objectif : mieux rendre compte du drame des migrants et relayer les initiatives de solidarité dans toute l’Europe. Pour cela, votre participation est indispensable.

L’ambition est de raconter comment, loin des discours des responsables politiques, peuvent s’organiser des dynamiques de solidarités dans les sociétés européennes. Des associations, des collectifs, des citoyens isolés, constitués de migrants/réfugiés notamment sont des acteurs essentiels de cette chaîne de solidarité.

Pour cela nous vous invitons à :

  • Publier des billets dans le Club de Mediapart (www.mediapart.fr) en mettant openeurope dans les mots clés. 
Et/ou contribuer à l'édition participative. Pour participer à cette édition, allez sur l'édition participative OpenEurope et en haut à gauche, devenez rédacteur en cliquant sur "devenir rédacteur". Une fois votre demande acceptée, toujours sur cette colonne en haut à gauche, cliquez sur "poster un article". L'éditeur de texte apparait, écrivez alors le titre puis le texte souhaité et enregistrez : votre article est mis en ligne ;

  • Ou, si vous n’êtes pas (encore !) abonné à Mediapart, à prendre contact avec nous en écrivant à l’adresse suivante : openeurope@mediapart.fr

Et maintenant, à vos claviers! Racontez-nous (tout en respectant la charte de Mediapart, bien sûr) : témoignages écrits, photos, dessins ou vidéos, tous les modes d’expression sont les bienvenus !
  
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Le Maroc aurait fraudé avec l’argent UE contre les filets dérivants


1/7/2015



Le Maroc a reçu 4 millions d’€ de l'Union Européenne pour mettre un terme à l'usage nocif de filets dérivants. Les syndicats de pêcheurs traditionnels et côtiers du Maroc affirment que la totalité de la somme a été donnée à deux individus dépourvus d’un statut juridique leur permettant d’obtenir cet argent, et a mis l'affaire devant la justice.


Les médias marocains sont en pleine effervescence avec cette information d'un scandale financier énorme pour leur ministère de l'Agriculture et de la Pêche. Le scoop est de El Masa, un journal marocain, qui a publié vendredi 26 Juin des documents compromettants qui étayent de manière significative l'accusation du syndicat des pêcheurs.

Selon les documents de El Masa, un représentant du ministre marocain de l'Agriculture et de la Pêche appelé Zakia Driwish a eu une réunion avec deux individus, KY et MS, qui ont demandé à se faire passer pour des représentants des pêcheurs afin d'être en mesure de prendre les 4 millions d’€. K.Y. en tant que secrétaire général de l'Union des pêcheurs, tandis que MS comme secrétaire local de la Fédération nationale des travailleurs de Tanger. En réalité, les deux hommes, dont les noms n’ont jusqu'à présent pas été divulgués, n’avaient rien à voir avec un quelconque syndicat.

Le vrai Secrétaire général de l'Union syndicale des pêcheurs traditionnels et côtiers, Rachid Sueli, a porté plainte pour usurpation d'identité en 2013. Cette plainte a été examinée une première fois par la Cour de Tanger la semaine dernière, le 23 Juin. Selon Sueli, les pêcheurs n’ont pas vu un centime de l'aide de l'UE. Au lieu de cela, selon lui, il y a eu un accord au Ministère pour le partage de l'argent. Cette affirmation semble maintenant être étayée par des documents vus par El Masa.

Dans le cadre du protocole précédent de l'accord de pêche UE-Maroc, qui a duré de 2007 à 2011, le Maroc a reçu une somme annuelle de 1 million € pour encourager ses pêcheurs à abandonner l'utilisation destructrice des filets dérivants. L'accord de pêche UE-Maroc est particulièrement controversé parce qu’il permet au Maroc de contrôler les zones de pêche. Par conséquent, les navires de l'UE violent le droit international par leur activité dans les eaux  du Sahara Occidental qui est sous occupation militaire marocaine depuis 1975.

Une évaluation de 2011 du précédent Protocole de l’accord de pêche a prouvé que toute l'affaire était désastreuse pour les stocks de poissons, les stocks possédés par le Maroc étant épuisés et les stocks du Sahara Occidental sous forte pression. L'UE a en quelque sorte cherché à contrer les critiques sur l'environnement en soulignant qu'elle payait le Maroc pour qu’il encourage sa propre flotte à abandonner l'utilisation de filets dérivants. Mais l'examen de 2011 a révélé qu’au moins durant les trois premières années du protocole, le gouvernement marocain n’avait même pas utilisé l'argent reçu à cet effet.

En Juin 2014, l'organisation environnementale Oceana a publié un rapport prouvant que les filets dérivants illégaux étaient encore utilisés au Maroc.

La publication aujourd'hui d'El Masa suggère la destination finale de l'argent de l'UE : une affaire frauduleuse qui a impliqué des représentants de haut rang du ministère.

Des profs de la fac d’Aïn Sebaâ travaillent depuis deux ans sans être payés






Des profs de la fac d’Aïn Sebaâ travaillent depuis deux ans sans être payés

Crédit : facainsebaa.ma.

Quarante professeurs vacataires de la faculté des sciences juridique économique et sociale d’Ain Sebaâ attendent leur salaire depuis deux ans.

Dysfonctionnement ? Laxisme administratif ? Détournement de fonds ? Difficile à savoir. Quarante professeurs vacataires de la faculté des sciences juridique économique et sociale d’Ain Sebaâ travaillent depuis deux ans sans être payés. C’est en tous cas ce que prétend Mehdi Lotfi, lui-même professeur.
La faculté a pour habitude de rémunérer ses professeurs non permanents à la fin de chaque semestre. « Avant, il y avait parfois du retard, on se faisait payer huit mois après le début du semestre, mais on recevait quand-même notre argent », nous explique le professeur. Mais là, les enseignants achèvent leur quatrième semestre non rémunéré.

700 000 dirhams débloqués mais toujours pas versés

D’après Mehdi Lotfi, les personnes concernées se sont d’abord plaintes auprès de la doyenne, Jamila Houfaïdi Settar, en vain : « Elles nous disait qu’il n’y avait pas le budget », raconte le professeur. Il y a quelques mois, ils se sont enfin décidés à faire valoir leurs droits directement auprès du président de l’Université qu’ils ont rencontré début avril. D’après les documents consultés par Telquel.ma, celui-ci a bien adressé un ordre de virement de 700 000 dirhams à la faculté. « Cette somme est censée payer le premier semestre de l’année universitaire 2013-2014 », nous explique notre interlocuteur. Les vacataires pensaient donc leur problème résolu.
Mais maintenant, la doyenne a terminé son mandat. Elle vient d’être remplacée par un doyen intérimaire, qui va assurer les fonctions seulement jusqu’à la fin de l’année universitaire, c’est-à-dire ces jours-ci (les rattrapages ont lieu en ce moment). Or, il prétendrait ne pas être habilité à signer un ordre de virement d’une somme si importante.
De son côté le doyen Abderrahim Khalidi nous assure que les premiers salaires devraient être remis dans quelques jours : « Jusqu’à présent il n’y avait pas d’argent, nous n’avions pas reçu le budget nécessaire, nous explique-t-il. Certains professeurs n’ont pas de dossier complet mais les autres vont être payés très bientôt. On ne vas pas pouvoir toucher tout le monde mais on va essayer de faire le maximum en attendant de recevoir plus d’argent ». Pour le doyen, il faut surtout éviter que ces enseignants refusent de travailler à la rentrée : « Ils rendent un vrai service à la fac, ont a besoin d’eux », admet-il.

Une action en justice

D’après ce récit, le problème provenait donc dans un premier temps de la présidence, mais il relève maintenant de la faculté. « Peut-être qu’il y a eu de la fraude, je n’en sais rien, je ne peux rien confirmer mais je ne vois pas ce qui bloque », s’attriste le professeur. De son côté, le doyen par intérim n’accuse personne : « Ce n’est ni la faute de l’université ni celle de la faculté, ce sont des procédures administratives » estime-t-il.
Heureusement, la plupart de ces personnes enseignent dans d’autres établissements et ne sont donc pas sans revenu depuis deux ans. Mais aujourd’hui, elles ne veulent pas attendre l’arrivée du nouveau doyen en septembre. « Nous avons transmis la liste des quarante vacataires à un avocat et nous allons poursuivre la faculté en justice », assure le chef de fil de ce mouvement contestataire.
Ces professeurs signent des contrats avec l’établissement concerné, et non le ministère de l’Enseignement supérieur. A la direction des ressources humaines du ministère, on nous explique que les enveloppes budgétaires sont envoyées aux universités. Cette administration concède qu’il y a eu à un moment des retards de paiement, liés aux nouvelles assurances contractées par les enseignants. De son côté, la faculté reste injoignable.

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ATMF : Halte aux actes et assassinats racistes au Maroc.




Depuis plusieurs jours, les subsahariens installés au nord du Maroc font l’objet d’attaques et d’agressions racistes et meurtrières aussi bien de la part de la police  que d’une partie de la population marocaine.
A chaque fois, les autorités marocaines inventent des motifs pour justifier leurs actes racistes.
Aujourd’hui, les conséquences de ces attaques sont dramatiques : Un jeune subsaharien est décédé lundi 30 juin suite à une chute d’un immeuble, des blessés, et des migrants noirs déportés dans des cars vers d’autres villes.
L’ATMF condamne, à nouveau, ces actes racistes dont sont victimes les migrants subsahariens.
L’ATMF dénonce ces comportements haineux envers les Noirs au Maroc.
L’ATMF reste solidaire des combats des migrants pour le respect de leur vie et de leur dignité.
L’ATMF continuera son soutien aux luttes des associations des migrants au Maroc.
L’ATMF salue les combats des associations marocaines de défense des droits des migrants.
L’ATMF rappelle sa revendication pour la liberté  de circulation et d’installation, partout, pour toutes et tous.
                                                                                     Le Bureau National de l’ATMF
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Vu par la presse marocaine :

Tanger: Un subsaharien agressé succombe à ses blessures

Une enquête a été ouverte sur cette affaire et il a été procédé à l'audition de la personne ayant avisé les autorités ainsi que des témoins sous la supervision du parquet général compétent.
Aujourdhui.ma 1/7/2015
Par ALM
subsaharien
A A A
Un immigré subsaharien qui a été grièvement blessé à Tanger suite à une agression à l'arme blanche, a succombé à ses blessures après son transfert à l'hôpital provincial.
Selon les autorités locales, lors de l'opération d'évacuation des émigrés subsahariens qui squattaient des appartements au quartier Al Irfane à Tanger, mardi 30 juin 2015, un immigré d'origine subsaharienne s'est présenté auprès des autorités locales pour les informer qu'une personne a été grièvement blessée dans la cour d'un immeuble situé loin des lieux de l'intervention.

Sur place, les services de l’ordre ont transféré l'immigré grièvement blessé à l’arme blanche vers l'hôpital provincial de Tanger où il est décédé, précise-t-on.

Une enquête a été ouverte sur cette affaire et il a été procédé à l'audition de la personne ayant avisé les autorités ainsi que des témoins sous la supervision du parquet général compétent.

SO : Le Département d’État américain épingle les violations des droits de l’homme perpétrées par le Maroc

Le Front Polisario appelle les entreprises présentes au Sahara occidental à se soumettre à son autorité


D.R
Le Département d'État américain a épinglé, dans son rapport annuel 2014 sur la situation des droits de l'homme dans le monde les graves violations des droits de l'homme perpétrées par l'occupation marocaine au Sahara occidental. Le rapport publié récemment évoque «les intimidations subies par les militants sahraouis des droits de l'homme qui réclament le droit à l'autodétermination», la persistance des «arrestations arbitraires au mépris de la loi» et «la répression de la liberté d'expression» par les autorités d'occupation marocaines. 
 Réfutant les informations fournies par le régime marocain quant à l'absence de détenus politiques sahraouis, le Département d'État fait état de plus de 60 détenus politiques sahraouis, dont 22 depuis 2010 suite aux événements de Gdeim Izik.

Droits de l’homme au Maroc : situation préoccupante  
La situation des droits de l'homme au Maroc est préoccupante, selon le rapport qui fait ressortir «l'absence de l'indépendance de la magistrature et la persistance des pressions exercées par l'État sur les associations des droits de l'homme et la presse». «Bien que se prévalant d'une gouvernance démocratique, la monarchie marocaine continue de s'immiscer dans tout», note le rapport qui relève qu'en matière de droits de l'homme, le Maroc «continue d'exercer sa sempiternelle politique de musellement et de répression des libertés, comme ce fut le cas avec l'Association marocaine des droits humains». Le Maroc qui rejette les rapports d'associations internationales crédibles, telles que Human Rights Watch et Amnesty International, rejette aussi le rapport du Département d'État américain qui donne un aperçu historique du Sahara occidental depuis l'invasion marocaine en octobre 1975, des développements de la question sahraouie et des efforts onusiens pour trouver une solution au conflit.

Barons marocains de la drogue et les narco-djihadistes d'AQMI et du MUJAO . Quels liens ?

Préoccupations croissantes concernant les liens entre les barons marocains de la drogue et les narco-djihadistes d'AQMI et du MUJAO


Abu Dhabi, 30/6/2015 (SPS) .- 

 Il ya des préoccupations croissantes concernant les liens entre les barons marocains de la drogue et les narco-djihadistes liés à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l'unité et le djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), a écrit hier le Dr Abdelkader Cheref, professeur à l'Université d'Etat de New York, dans les pages du quotidien d'Abou Dhabi, The National.

"Comme l'a dit un expert de l'ONU: " Il y a une coalition explosive entre les trafiquants de drogue, les djihadistes et les politiciens corrompus en Afrique. L'avenir de ce continent et la sécurité de l'Europe sont en danger”, ajoutant que “généralement, une fois les réseaux de la criminalité établis, presque tout - de la drogue aux extrémistes - vont utiliser ces chemins ", dit-il dans un article titré "La drogue menace d’inonder la jeunesse du Maghreb".
La route du haschisch commence dans les montagnes du Rif et mène à la frontière orientale du Maroc avec l'Algérie. Le transit est facilitée par les paiements de pots de vin aux nombreux gardes qui gèrent les barrages routiers des deux côtés, indique le professeur.

Certaines des drogues sont destinées à la vente dans les marchés européens, mais d'énormes quantités de haschisch transitent par le Sahara, où les appelés narco-djihadistes, qui contrôlent un triangle d'un no-man's land entre le nord du Mali et le Niger, l'Est de la Mauritanie, le Sud de l'Algérie et la Libye, passent en contrebande les marchandises vers l'Europe, ajoute le quotidien.
Le Professeur Cheref a souligné que «le trafic croissant du kif (l'herbe du cannabis) passe aussi par des millions de jeunes hommes et femmes au Maghreb" soulignant que "selon un rapport récent de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les saisies de résine de cannabis ont considérablement augmenté en Algérie, passant de 53 tonnes provenant du Maroc en 2011 à 157 tonnes en 2012. Lorsque les 127 tonnes ont été arrêtés au cours des huit premiers mois de 2013, l'Algérie avait eu assez ". SPS

12081959/TRA

jeudi 2 juillet 2015

Stop à la Guerre de l’UE contre les Migrants ! (vidéo)


LilithS, Article en PDF : Enregistrer au format PDF30/6/2015

Ce mardi 30 Juin à 15h, tandis que tous les dirigeants politiques Européens viennent de se réunir à Bruxelles pour décider du sort des milliers de migrants qui tentent d’atteindre les terres occidentales, six activistes belges du collectif féministe anticapitaliste LilithS, se sont quant à elles rendues à Varsovie devant le siège de Frontex, la puissante méta-organisation chargée de coordonner la défense de la forteresse Europe, pour y procéder à un autodafé de passeports.

Deux d’entre elles, déguisées en agents Frontex – vêtements militaires et brassard bleu ciel – ont jeté leur passeport, leur veste et leur brassard au feu, tandis que trois autres ont brûlé les drapeaux Frontex à l’aide de torches. Sur leurs tee-shirts on pouvait lire les phrases suivantes : NO BORDERS, NO NATIONS, PAPERS FOR ALL OR NO PAPERS AT ALL, PEOPLE NOT PASSPORTS, NO ONE IS ILLEGAL. Les LilithS ont ensuite dansé autour du feu comme des sorcières.

Par cet acte politico-magique, les LilithS ont tenté de conjurer les maléfices qui frappent l’Europe depuis sa création : le racisme, la répression et le profit. L’économie de pillage néo-colonial, les conflits alimentés par les marchants d’armes, les désastres environnementaux, et enfin les invasions impérialistes doivent prendre fin. En somme tout ce qui pousse des femmes, des hommes et des enfants, pauvres, affamé-e-s, effrayé-e-s, à quitter leur terre natale pour leur propre survie et celle de leur famille.

Ne soyons pas frappé-e-s par un sort de cécité, n’oublions pas que les gouvernements Européens portent également leur part de responsabilité dans ces exodes : leurs actions et leurs politiques sont à l’origine de ces mouvements migratoires forcés.

Plus jamais de corps sans vie ne doivent venir s’échouer sur des plages. L’homme blanc privilégié doit prendre conscience qu’au lieu d’investir des dizaines de millions d’euros dans une armée de Frontexterminators, il pourrait organiser une autre politique, ouvrir ses frontières, et ainsi racheter, d’une certaine manière, une partie de sa dette auprès des pays qu’il a pillé et colonisé.

Plus besoin des interventions maritimes violentes de Frontex, ni de sa coopération au crime organisé au Maroc et en Lybie. Plus de naufrages au large de l’Italie, plus d’assauts sur Ceuta et Melilla, plus de cadavres sur les barbelés de la frontière bulgare ou dans les mines d’Evros. Plus d’innocent-e-s enfermé-e-s dans des centres de rétention aux conditions inhumaines, ou drogué-e-s et enchaîné-e-s dans des avions partant de nuit. Plus de viol du droit international. Jamais plus une seule personne ne doit être abandonnée dans le désert ou en mer. L’horreur doit prendre fin, enfin.

Nous conjurerons le mal jusqu’à ce qu’il s’en aille pour de bon, et s’il tente de revenir, autant de bûchers s’allumeront partout sur les terres d’Europe pour l’anéantir. Nous brûlerons tous les outils de classification des humains, nous brûlerons Frontex et nous danserons sur ses cendres. Et partout fleurira l’entraide et la solidarité, la fraternité et la sororité.
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