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lundi 19 décembre 2011

Le 18 décembre, à Mohammedia...

Par Ali Fkir, 19/12/2011

Des dizaines de victimes des politiques antisociales de l'Etat makhzenien ont observé le 18 décembre 2011 un sit in de protestation devant la préfecture de Mohammedia.

Il s'agit des citoyen-nes (sans droits de citoyenneté) dont les baraques ont été illégalement démolies en été dernier à Douar Abdennebi, et Chellalat.(voir solidmar, 24/7/2011)
Les victimes ont sollicité la présence de l'AMDH, section de Mohammedia.
La solidarité avec les victimes de l'Etat nous interpelle


Le 18 décembre 2011 au local d'ANNAHJ ADDIMOCRAI (section de Mohammedia): rencontre fructueuse avec le camarade Abdellatif Zeroual membre du secrétariat national et ce, sur la situation politique actuelle au Maroc.

Rencontre avec le camarade Abdellatif Zeroual sur la situation politique actuelle au Maroc
Par : Ali Fkir


Maroc : former un gouvernement n'est pas un long fleuve tranquille

par Mireille Duteil , Chroniques de l'Afrique et du Proche-Orient , Le Point.fr, 15/12/2011

Le nouveau Premier ministre Abdelilah Benkirane peine à former un gouvernement de coalition. Et apprend à faire des concessions


Le nouveau Premier ministre marocain Abdallah Benkirane © Abdeljalil Bounhar / AP 

Manifestement, il ne suffit pas de gagner des élections législatives et d'être nommé Premier ministre pour commencer à travailler. Encore faut-il pouvoir former son gouvernement. Abdelilah Benkirane, le nouveau Premier ministre islamiste marocain, est en train de l'apprendre à ses dépens.

Alors que le Parti de la justice et du développement (PJD), son parti, a remporté les législatives en gagnant 107 des 395 sièges de la nouvelle Assemblée, Benkirane comptait sur l'appoint des députés de l'Istiqlal (conservateur) et des socialistes de l'USFP pour former une majorité au Parlement. Première déception, l'USFP, qui semblait prête à cette alliance, a fait machine arrière. Pas question de gouverner avec un parti religieux, nous sommes des laïques, ont fait valoir nombre de socialistes. Les plus réticents à cette alliance ont été deux membres de la section de Casablanca, eux-mêmes candidats malheureux aux législatives. Il faut dire que, lors de cette dernière élection, Casablanca, la capitale économique du Maroc, qui était jusqu'alors un fief des socialistes, est passée entièrement sous la houlette des islamistes modérés du PJD.

Chacun veut des postes

Autre souci d'Abdelilah Benkirane et de ses amis : les pressions répétées de la part de leurs futurs alliés de droite. En particulier de l'Istiqlal, le vieux parti nationaliste arrivé en deuxième position avec 60 députés. Pour marquer leur différence et le fait qu'ils veulent gouverner autrement, avec plus de modestie, le PJD s'était promis de former un gouvernement resserré soucieux des deniers publics. "Il y aura 15 à 20 ministres au maximum", disaient les responsables du PJD au lendemain de leurs élections. C'était oublier leurs alliés de la coalition gouvernementale. Chacun veut des postes. Outre l'Istiqlal, la coalition devrait compter aussi le PPS (ex-communistes) et le Mouvement populaire (un parti berbère). 

Aux dernières nouvelles, Benkirane, qui espère annoncer la formation de son gouvernement dans les prochains jours (la Tunisie a mis près de deux mois à former le sien), risque de se retrouver à la tête d'un cabinet de 25 ministres. Et encore sera-t-il parvenu à écarter d'anciens ministres de l'Istiqlal qui avaient un peu trop mélangé le service de l'État et leurs affaires. Et pas question de recevoir un geste de soutien du palais royal. Celui-ci s'est mis aux abonnés absents. Dans la nouvelle Constitution, l'exécutif doit se débrouiller par lui-même.

dimanche 18 décembre 2011

Recrutement d’une assistance sociale au sein de Dar Lekbira à Kenitra


Publié le 8-12-2011 -

Centre d’accueil et d’aide aux enfants en situation précaire « Dar Lekbira », fondé depuis le 27 mars 2006 à Kénitra, œuvre pour les enfants en situation difficile. Dans le cadre de ses activités relatives à son programme de l’enfant et dans le cadre de la mise en œuvre d’un système référentiel pour la prise en charge au profit des enfants en situation précaire.

Qualifications professionnelles

- Avoir une formation Bac+2 en droit.
- (Administration ou secteur privé).
- Maîtriser l’outil informatique et Internet.
- Bonne capacité de communication des langues arabe et française. .
- Connaissance en matière du code de la famille, code pénal.

Tâches et responsabilités :

- Assistance des enfants en situation précaire.
- Accompagnement des enfants en situation difficile
- Faire le suivi des dossiers des enfants en situation précaire.
- Élaboration des rapports d’enquête.
- Élaboration des rapports des suivis.

Qualifications personnelles

La candidate doit être motivé et disposée à travailler dans un environnement qui nécessite une capacité d’écoute le sens de l’éthique, confidentialité, 
disponibilité et mobilité et le sens de la responsabilité.
Les candidates intéressées devront envoyer leur CV avec photo et une lettre de motivation au plus tard le 31/12/2011 à l’adresse mail suivante : Email : darlekbira@gmail.com

Adresse : Bir Rami est-Kénitra-Maroc.Tel : 0537 37 60 52

http://www.tanmia.ma/article.php3?id_article=30186&lang=fr

Salah Hamouri enfin libre !

Par Claude Maumet, AFPS 05, 17/12/2011

Au terme d’une journée très tendue, nous avons donc appris hier à 19 heures que Salah Hamouri ferait partie de la seconde vague de libération et qu’il rejoindrait sa famille à Jérusalem-Est dimanche 18 décembre après avoir subi injustement 6 ans, 9 mois et 7 jours de prison dans les geôles israéliennes.

Nous ferons de plus amples commentaires une fois sa sortie réalisée et qu’il sera bien chez lui. Nous partageons totalement la joie de sa famille qui va enfin pouvoir l’embrasser, depuis ce temps où aucun contact n’a eu lieu. Sans attendre nous voulons remercier toutes celles et ceux qui, par dizaines de milliers, se sont rassemblés dans leur diversité pour obtenir sa libération. C’est une certitude : sans eux, et leur mobilisation déterminée, Salah ne serait pas libéré dimanche, aussi tard que cela nous paraisse. Nous tenons à remercier vivement tout le monde qui a participé à ce résultat : personnalités, artistes, associations, organisations, notamment de jeunes, partis, « simples gens » comme on dit, les innombrables Comités de soutien qui se sont multipliés en France.

Dimanche Salah sera chez lui. Il va découvrir et devoir s’approprier un monde nouveau et imaginer, en prenant un temps nécessaire et mérité, une étape nouvelle de sa vie. Il va devoir se reconstruire en imaginant l’avenir au goût de liberté. Nous resterons à ses côtés. Nous voulons vous signaler sans attendre plusieurs points :

° Une adresse électronique a été ouverte qui lui est strictement personnelle. Vous pourrez communiquer avec lui dès lundi : salah_hamouri@hotmail.com

° Notre Comité de soutien va s’éteindre mais pas avant avoir accompli jusqu’au bout son devoir et sa mission. En particulier nous resterons disponibles pour, le temps venu, organiser sa venue en France où il a beaucoup d’amis et d’amies à remercier. Il a à nous parler aussi.

° Notre Comité de soutien dispose, c’est sur le site http://www.salah-hamouri.fr/souscription, la somme de 13.683, 64 euros. Nous proposons de lui envoyer à Jérusalem pour qu’il puisse disposer de quelques moyens pour se reconstruire. Nous fermerons les comptes dans un mois. Celles et ceux qui veulent abonder en ce sens peuvent donc encore le faire.

° Une adresse postale est aussi disponible où lettres ou d’autres envois peuvent être effectués :

Salah Hamouri
Po BOX 19587
21, Nablus Road
Jerusalem
Israel

Des hommes libres

Par Karim Boukhari (directeur de publication de TelQuel, 17/12/2011

Maintenir L’Haqed et Niny en détention est la preuve que le Maroc n’est pas une démocratie.

Le rappeur Mouad Belghouate, alias L’Haqed (L7A9D pour les intimes, ou “l’indigné” pour traduire le surnom de la manière la plus juste), croupit injustement en prison et il va falloir le sortir de là, il n’y a pas d’autre moyen de le dire. Son cas est assez exceptionnel puisqu’il doit être l’un des seuls rappeurs au monde, peut-être même le seul, à être incarcéré sans avoir tué ou volé personne.

Il faut le voir pour le croire. Le jeune homme de 24 ans, ouvrier le jour et slameur la nuit, a été mis en taule pour la nature de ses textes, politiquement engagés. Nous l’avons dit en son temps et nous n’avons aucun problème à le redire : le procès de Mouad, qui reprend la semaine prochaine, le 22 décembre, est bidon. Il a été monté de toutes pièces pour faire taire la voix engagée de ce fils du peuple, et c’est une réalité qui nous est insupportable. N’ayons pas peur des mots, L’Haqed est un détenu politique, quelqu’un qui paie pour ses idées et ses mots. Cela fait près de quatre mois que l’injustice dure et la patience a ses limites, il faut dire Stop, assez, baraka. La justice marocaine étant ce qu’elle est, c’est au Pouvoir et au futur gouvernement Benkirane que nous le disons clairement : libérez Mouad, sa place n’est pas en prison mais parmi les siens, les gens de son quartier et les militants du M20, avec un micro à la main, des chansons et des mix plein la tête.

Un autre détenu politique mérite d’être libéré sans tarder : le journaliste Rachid Niny, coupable d’écrire des chroniques au vitriol. Nous n’avons pas besoin de partager les idées du fondateur d’Al Massae pour exiger sa libération ; son procès est une mascarade, sa détention est injuste et cela fait huit mois que ce mauvais feuilleton dure. Soyons catégoriques, Niny n’a rien à faire en prison et sa place naturelle n’est pas derrière les barreaux mais devant un écran d’ordinateur, dans un journal, à dialoguer avec ses seuls “juges” : ses lecteurs.

Bien que différents, les cas L’Haqed et Niny sont une honte pour un pays qui aspire à la démocratie. Les deux hommes paient pour avoir usé de leur liberté d’expression. Les maintenir en détention est la preuve que le Maroc n’est pas une démocratie. Malheureusement.

Et la responsabilité en incombe en premier au chef de l’Etat, ensuite au Chef du gouvernement. Ces deux hommes sont les garants naturels, et constitutionnels, de nos libertés. Et il est logique que la pression populaire soit directement dirigée contre eux, point à la ligne.
J’ouvre ici une parenthèse pour rappeler ce que nous racontait Abdelilah Benkirane, quelques jours avant la victoire de son parti aux élections.

Interrogé sur sa perception des libertés individuelles, Benkirane nous avait dit ceci : “Les libertés individuelles sont garanties par Dieu”. J’ai envie de demander aujourd’hui à M. Benkirane : “Et quand ces garanties s’envolent, faut-il appeler Dieu ?”. Soyons sérieux, les libertés sont garanties par des textes et des hommes. Au Maroc, la justice est rendue au nom du roi, ses sentences engagent de facto la crédibilité du roi mais aussi celle de son gouvernement. Il y va au final de la crédibilité de tout un système et de tout un pays. Alors tant que des L’Haqed ou des Niny, deux stars du verbe qui ont brillé en cette année 2011, sont en prison, c’est cette crédibilité qui vole en éclats, voilà qui est dit.

En cette période propice aux vœux, il faut souhaiter que la raison finisse par l’emporter. La libération du rappeur et du journaliste serait un beau cadeau de fin d’année.

Elle pourrait amorcer un processus de réconciliation dont beaucoup de Marocains ont besoin. Elle devrait aussi s’étendre à d’autres détenus politiques ou victimes d’injustices notoires : je cite, à tout hasard, le cas d’un autre journaliste, Ali Lmrabet, interdit d’exercer son métier pendant dix ans. Dans le cas Lmrabet, cela fait six ans que la mauvaise plaisanterie dure !