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mercredi 29 février 2012

Déploiement paramilitaire spécialiste du caillassage, lors de l'accueil d'une visite familiale autorisée..

Par EM, Sahara Occidental occupé , 28/2/ 2012

Que fait l’ONU des « mesures de confiance » au Sahara Occidental occupé ?

C’est dans le cadre des mesures de confiance mises en place par le UNHCR pour permettre aux familles sahraouies déchirées par le conflit de se retrouver que M Lhrittani Lahcen est arrivé vendredi 24 février à El Aaiun occupée par un vol Tindouf El Aaiun affrété par l’ONU.

Une seule voiture de l’ONU a conduit M Lhrittani Lahcen vers sa famille, devant la maison de laquelle stationnaient plus de 40 véhicules de la police et des forces auxiliaires marocaines, et étaient déployés au moins 300 policiers. Ce déploiement paramilitaire n’est pas caché et les agents des Nations Unies l’ont parfaitement vu. Rien n’a été fait pour prévenir des violences qui ont suivi.

Cette force répressive est présente en très grand nombre dans les villes occupées du Sahara Occidental à chaque fois qu’un Sahraoui d’une certaine renommée retrouve sa famille pour les 5 jours des « visites familiales ».

Cette visite a été l’occasion pour les Sahraouis d’affirmer et de crier ensemble leur identité, et leur lutte pour l’autodétermination, sur la voie de la décolonisation du pays.

Une heure après l’arrivée de M Lhrittani Lahcen, les 600 personnes invitées aux réjouissances ont été attaquées par la police. La tente de la réception a été dévastée et de nombreux Sahraouis ont reçu des coups de matraque ou des pierres. Une vingtaine de blessés est à déplorer selon l’association ASVDH et d’autres sources nationales ou internationales.

Le Pacha, Mohamed Ennachtti et le chef de police, Youssef Maghfour (voir photos), étaient sur place et ont ordonné l’attaque.

L’ONU, à travers la Minurso ou le UNHCR a la mission de protéger les Sahraouis et elle ne le fait pas
Les agents de l’ONU assistent aux ballets des policiers marocains qui s’approvisionnent en pierre à la plage de Foum el Oued ou sur les bords de l’oued Saguia El Hamra, pour ensuite caillasser les Sahraouis en toute occasion de manifestations pacifiques ou de réunions ou festivités privées.

La mission de l’ONU pour la mise en place du référendum est présente au Sahara Occidental occupé depuis le cessez-le-feu de 1991. Le vote n’a toujours pas eu lieu, et faute de mandat adéquat, les agents de l’ONU ne font rien pour protéger les Sahraouis. La Minurso semble même manipulée, contrôlée par les Marocains et avoir perdu son indépendance. Cela a été particulièrement visible lorsque ses agents ont été enfermés lors de l’attaque du campement de Gdaim Izil en novembre 2011, laissant le Maroc frapper, incarcérer, torturer et tuer les civils sahraouis sans témoins.

Vidéo EM : http://youtu.be/jNUCn45J83Y
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Au Sahara occidental occupé, que fait la MINURSO ? 

Dans deux mois le Conseil de sécurité des Nations unies, se sera une nouvelle fois réuni pour délibérer de la question du Sahara occidental, avec un nouveau membre non permanent, le Maroc, devenu juge et partie sur ce si difficile "dossier", ainsi que le qualifient les diplomates. Sur le terrain, dans les principales villes du Sahara occidental, la présence de l'ONU et des membres de la MINURSO, est toujours aussi discrète ! Ne surtout pas s'imposer à l'occupant marocain, sa devise depuis 1991 !
Cette discrétion s'est à nouveau singulièrement répétée ce vendredi 24 février 2012 à El Aïoun à l'occasion de l'application des mesures de confiance.

Mesures de confiance, de quoi s'agit-il ?
"Solution technique et humanitaire" mise en place il y a une dizaine d'années par l'ONU, pour atténuer la séparation imposée aux familles sahraouies depuis trois décennies, mais aussi mesure destinée à faire oublier son impuissance. L'ONU a délégué au HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) le soin d'organiser un va et vient de familles entre les campements et le Sahara occupé, afin que par exemple, les enfants partis dès 75 de leur maison retrouvent leur père resté à El Aïoun ou que des frères et sœurs séparés se rejoignent au moins pour une semaine de retrouvailles, soit dans les campements de réfugiés en Algérie soit au Sahara occidental occupé. Le va et vient concernant à chaque fois un petit nombre de personnes, transportées dans l'avion de la MINURSO.

Ces mesures de confiance, que le Maroc a essayé en vain, de dévoyer en offrant de somptueux cadeaux aux Sahraouis venus des campements, deviennent un nouvel outil patriotique et témoignent de l'existence d'une citoyenneté sahraouie de part et d'autre du mur de défense marocain !
En effet ce 24 février, Monsieur Lahcen Lhrittani, Conseiller à la présidence de la RASD, faisant partie d'un groupe bénéficiant des mesures de confiance, et donc à ce titre présent à El Aïoun, a été, eu égard à ses éminentes responsabilités, reçu par des centaines de personnes rassemblées sous une tente pour le recevoir dignement et joyeusement.
Les autorités marocaines d'occupation ne s'y sont pas trompées! Matraques et jets de pierre, forces de police en nombre, ont empêché ce rassemblement, blessant une vingtaine de personnes dont une femme enceinte et un homme gravement, qui a été hospitalisé et a été de suite opéré. La MINURSO n'a pas réagi.... il est temps qu'en avril prochain, le Conseil de sécurité la dote d'un mandat qui lui donne les moyens de contrôler la liberté d'expression au Sahara occidental, n'est-ce pas une préoccupation qui s'est récemment exprimée au Congrès américain ?

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

vendredi 7 janvier 2011

Maroc-Polisario : Les vols ont repris pour des visites familiales entre les camps de réfugiés à Tindouf, en Algérie et le Sahara occidental

Par UNHCR, 7/1/2011
Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 7 janvier 2011 au Palais des Nations à Genève.
Nous sommes ravis d'annoncer que notre programme de mesures de restauration de la confiance pour faciliter les visites familiales entre des réfugiés vivant dans des camps près de Tindouf en Algérie et leurs familles dans le Sahara occidental ont repris aujourd'hui. Ce programme de mesures de restauration de la confiance est strictement humanitaire et apolitique en soutien des familles sahraouies séparées depuis plus de 34 ans.
Nous remercions le Gouvernement du Maroc et le Front Polisario pour leur appui à la reprise de cet important programme humanitaire.
Le premier vol transportera 30 personnes (5 familles) depuis Laayoune, dans le Sahara occidental vers le camp de réfugiés de Smara, près de Tindouf en Algérie alors 33 personnes (6 familles) voyageront depuis le camp de réfugiés de Smara vers Laayoune plus tard dans la journée. Ils passeront cinq jours avec leurs familles avant de rentrer chez eux.
Depuis le début du programme en 2004, un total de 12 635 Sahraouis ont bénéficié de ces visites familiales. Un autre groupe de 31 058 personnes a été enregistré et continue d'attendre une possibilité d'être réunis avec leurs familles après plus de trois décennies de séparation.
Le programme est mené en coopération avec le Maroc, le Front Polisario ainsi que l'Algérie en tant que pays hôte. Le HCR travaille également étroitement avec la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) qui fournit un soutien logistique y compris le transport par avion des familles.
Le HCR prévoit d'organiser une réunion à Genève en février 2011 avec toutes les parties pour discuter de la mise en œuvre d'autres volets du programme de mesures de restauration de la confiance qui, lorsqu'il sera implémenté, bénéficiera à un plus grand nombre de familles sahraouies.