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dimanche 27 mars 2016

Chris Coleman neutralise la diplomatie marocaine


Chris Coleman neutralise la diplomatie marocaine


 Le Maroc rentre ces derniers temps dans une guerre ouverte sur plusieurs fronts et les représailles émanant de sa diplomatie se caractérisent par une sérieuse névrose obsessionnelle. Ses accrochages se sont multipliés et vont de mal en pis à chaque moment où l’étau se resserre sur son occupation du territoire du Sahara Occidental; la déclaration des USA en faveur de doter la Minurso du composant des droits de l’homme, la reconnaissance de la Suède de la République Sahraouie et tout récemment la position ferme de l’Union Européenne sur l’accord agricole le qualifiant de nul et non avenu à cause de l’exploitation illégale des produits agricoles du Sahara Occidental, en plus de l’expulsion des rapporteurs des ONG des droits de l’homme comme c’était le cas pour ‘Human Rights Watch’ et ‘Amnesty International’ sont témoins de la dégringolade de la politique marocaine.                                                                            
Actuellement, ces querelles injustifiées sont à leur paroxysme avec la récente campagne virulente qui vise à dénigrer le Secrétaire Générale de l’ONU, Ban Ki Moon. Ce dernier qui n’a fait que mettre la cause sahraouie dans son cadre judiciaire approprié, à savoir un territoire occupé aux yeux la loi et la légalité internationales.         Ainsi pour le royaume, c’est un sacré camouflet qui a fait monter la tension au maximum avec l’Organisation des Nations Unies suite à la décision du Maroc de prendre des mesures de rétention contre la Minurso.  
Pourtant, comment se fait-t-il que le régime monarchique de Rabat se trouve soudainement dans une telle sinistre situation, isolé et dos au mur? Comment se fait-t-ils que les stratagèmes du régime de Rabat se trouvent soudainement paralysées et sa diplomatie sérieusement figée?

Chris Coleman, le cauchemardesque                                           Les documents en masse pondus sur la toile par le dénommé Chris Coleman ont joué un rôle prépondérant dans ce tourment désastreux dans lequel a viré la diplomatie marocaine. Ils sont de caractère inédits, évidents et explosifs. Ils exposent comment fonctionne la diplomatie marocaine vis à vis de la question sahraouie. Une diplomatie qui s’appuie sur un élément vraisemblablement unique: la corruption.  

samedi 29 août 2015

Révélations. L'histoire secrète de “Notre ami le Roi”

Souvenez-vous!
(AFP)28/8/2015
Publié en 1990, “Notre ami le roi” est un livre-culte qui a révélé au monde entier la face sombre de Hassan II. Tout au long de sa rédaction, Son auteur, Gilles Perrault, avait subi d’intenses pressions. Pour la première fois, il raconte.

La genèse d'un livre
“Au début de l'année 1989, Edwy Plenel, un ami de longue date, alors journaliste au Monde et responsable d'une collection chez les éditions Gallimard, m'a contacté, me disant qu'il avait, lui, et une certaine Christine Daure Serfaty que je ne connaissais pas encore, un projet à me soumettre. Ils voulaient que j'écrive un livre sur le Maroc sur la base des informations que devrait me procurer madame Serfaty. Le but étant de révéler, notamment aux Français, la face cachée du régime de Hassan II. Un régime qui torture, qui enferme les gens sans jugement… à deux heures de vol seulement de Paris. Christine et Edwy n'ont pas eu à insister pour me convaincre, j'ai tout de suite accepté leur proposition. D'une part, parce que Plenel, que je connaissais depuis pas mal de temps et dont je respecte les valeurs et les idées qu'il défend, était partie prenante dans l'affaire. Mais aussi parce que madame Serfaty, dès notre première rencontre, m'a donné l'impression qu'elle maîtrisait parfaitement le sujet. Elle représentait, à mes yeux, un gage de sécurité. Et puis, au moment où on est venu vers moi, j'étais déjà très sensible à la cause des droits de l'homme au Maroc. 

mardi 14 octobre 2014

Un « Snowden » marocain jette un pavé dans la mare du Makhzen

Derrière un pseudo pas du tout Nord-africain et un compte Twitter, Chris Coleman24 alias « Le Makhzen », distille depuis le 3 octobre, des informations plus que sensibles sur le réseau social à l’oiseau bleu. D’entrée, il marque son appartenance au mouvement de libération du Sahara Occidental en s’abonnant à quelques profils Sahraoui puis se met immédiatement à la tâche.


MOHAMMED VI - Photo : DR
Son but, donner le maximum d’informations sur le Makhzen marocain, le plus rapidement possible, car, selon son aveu même, Twitter (https://twitter.com/chris_coleman24) risque de se plier aux pressions de Rabat et fermer son compte, comme ce fut le cas sur Facebook et Gmail.
Une semaine après, c’est un flot continu de documents secrets, de correspondances bancaires et de fac-similés de pièces d’identités qui défilent. Avec une thématique centrale : quelles méthodes adoptent les services marocains (DGED) pour acheter des journalistes internationaux et même monter de faux sites internet d’information algériens.

Avis de transfert de 60 000 dollars au profit du journaliste Richard Miniter
Ce n’est donc pas de la « diplomatie de la Mamounia » qu’il s’agit, mais de véritables opérations de guerre psychologiques et de déstabilisation à l’encontre du voisin de l’Est. Des exemples ? Coleman en fournit plusieurs : les virements de plusieurs dizaines de milliers de dollars à un certain Ahmed Charai, patron de presse, et au Think Tank Républicain Center for the National Interest. Puis 10 000 dollars pour une supposée insertion publicitaire au profit d’une ONG spécialisée dans la résolution pacifique des conflits, 25 000 pour le think tank FPRI et des sommes aussi importantes au profit de titres de presse américains et britanniques. Mieux, un journaliste du New York Post est accusé, avis de virement à l’appui, d’avoir touché 60 000 dollars pour des articles anti-algériens et faisant le lien entre le Polisario et Al Qaida. (Lien de l’article publié par le journaliste Richard Miniter en 2010 dans le New-York Post et présentant les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf comme un bastion d’Al Qaida. http://nypost.com/2010/11/02/letting-another-qaeda-bastion-grow/).

Lettre de Laurent Fabius adressée au ministre Marocain des Affaires étrangères, Salahddine Mezouar. (Document non-authentifié)
Certaines correspondances mises en ligne sur ce compte indiquent un lien entre les services secrets marocains et le site d’opposition algeriatimes, dont la totalité de l’effectif proviendrait des rangs du Makhzen.
Sur un plan plus interne, Chris Coleman montre la collusion entre Salaheddine Mezouar, le ministre des Affaires Etrangères et secrétaire général du Rassemblement National des Indépendants et le bureau de consulting McKinsey. Ce dernier a été chargé par Mezouar de réaliser une étude sur la relance de l’économie marocaine. Coleman utilisera le terme de « trafic d’influence » car la fille du chef de la diplomatie marocaine est employée de ladite entreprise.
Pour le moment, les personnes incriminées par ce corbeau numérique bottent en touche, crient au faux ou pointent du doigt pour ainsi dire « la main de l’étranger ». Ahmed Charai, à travers les colonnes de son journal L’Observateur, en appelle même aux Hackers marocains pour détruire le compte Twitter en question et effacer toutes traces du forfait.

jeudi 24 juillet 2014

Révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocains

En raison des révélations accablantes sur les vérités de la monarchie marocaine et ses services d’espionnage dans les enlèvements, la torture et le trafic de drogue,  on vous présente la traduction intégrale de l’interview de l’ex-officier marocain des services secrets comme publiées dans le journal d “Echoroque” 

Quelles sont les raisons qui vous ont poussés à quitter les services secrets marocains, et quelles sont les tâches qu’on vous a consignées?
Tout d’abord je dois remercier le journal d’Echoroque et son équipe de m’avoir offert cette occasion, qui est rare dans mon pays bien-aimé à cause des pratiques sordides du Makhzen qui impose la censure à toutes les voies libres qui demandent le changement, la liberté et la vraie démocratie.
Revenons à votre question, l’une des raisons qui m’a poussé à quitter les services secrets marocains est l’absence d’une loi qui encadre ces services et définit leur mission. En même temps, il n’existe pas de contrat constitutionnel qui protège les citoyens marocains contre les abus de ses officiers. Et puisque ces services ne disposent d’aucun contrôle judiciaire ni parlementaire, ils profitent de ce vide juridique pour réprimer et commettre des injustices et contourner la loi dans le cadre des tâches qui leur sont confiées. 
Puisque j’étais un agent de renseignement appartenant au service de la surveillance et la collecte de renseignements militaires, j'étais en communication avec plus de 12 organes de renseignements à l’intérieur du Maroc à leur tête la DGED (Direction Générale d’étude et Documentation) , c’est-à-dire les services secrets militaires, la DST (Direction de Surveillance du Territoire), les services secrets civils et la DAG, un dispositif de renseignement qui dépend du ministère de l’intérieur où j’ai été témoin de nombreuses opérations d’enlèvement, de torture et d'atteinte à la dignité des citoyens marocains, sans parler de la corruption, des  pots-de-vin et du trafic international de la drogue dirigé par certains responsables de ces services.
 À la fin de l’année 2000, j’ai déclaré ma condamnation de ces violations et avec quatre autres officiers, on a envoyé une plainte au roi Mohamed 6 révélant l’ampleur de la corruption au sein des services de renseignements, y compris les prisons secrètes dans lesquelles se pratiquent la torture et l’homicide .. Mais la réponse de sa majesté envers notre audace était l’emprisonnement sur des accusations de divulgation des secrets d’état.

Selon votre connaissance, quels sont les dossiers les plus importants sur l’Algérie qui excitent et effraient l’establishment militaire et le Roi du Maroc?
Cette question, à mon avis, n’a pas besoin d’évidence pour  répondre… Le problème qui existe entre les deux pays, le Maroc et l’Algérie, n’est pas nouveau, ils sont les frères ennemis.. à savoir qu’ un des plus importants dossiers qui brouille les enjeux des services secrets et l’institut monarchique est l’affaire du Sahara qui épuise la moitié (si mes spéculations sont correctes) du budget du royaume avec le soutien financier des boîtes noires, qui sont remplies par le commerce de la drogue et les transactions soupçonnées. 
Ici je fais référence à deux choses importantes : le plan mis en place pour contenir le dossier du Sahara, c’est que la DGED surveille les développements du dossier du Sahara à l’échelon onusien et travaille par tous les moyens pour attirer les responsables du Polisario à les rallier au Maroc à travers des courtiers sahraouis recrutés pour cet objectif, comme c'est le cas pour Omar El Hadrami et Ould Suelam et autres… En même temps, diplomatiquement, il fonctionne à travers ses voies pour neutraliser la reconnaissance des pays au Polisario
En ce qui concerne la tâche assignée au dispositif de la DST, le service secret civil, c’est de surveiller ce qu’on appelle ‘les séparatistes de l’intérieur’, leurs mouvements, activités, leurs relations… où il travaillent sans relâche pour acheter leurs âmes et les embaucher comme des espions contre leurs frères Sahraouis. 
 La deuxième chose, l’Etat marocain, roi, gouvernement ou bien politiciens, portent dans leur croyance que l’Algérie et ses services secrets travaillent sans cesse pour ternir l’image du royaume devant l’avis international au niveau des droits de l’homme et la démocratie. De même, l’Algérie est responsabilisée de toutes les crises diplomatiques qui ont eu lieu récemment entre le Maroc et ses homologues en France, la Mauritanie et d’autres pays… Il est à noter que le royaume du Maroc attribue la responsabilité aux services secrets algériens du financement de l’opposition à l’étranger, quelque chose qui n’existe que dans l’imagination d’un régime dictatorial et politiquement malade, saturé par l’idéologie de ni guerre, ni paix..

Y a-t-il un lien entre les groupes terroristes et les services des renseignements marocains, comme c’est le cas avec Al-Qaïda au Maghreb islamique, et en particulier le groupe Tawhid et Jihad, et si oui, quels sont les liens entre les deux parties?
J’ai déclaré à maintes reprises que le mot terrorisme émanant des idéologies islamistes radicales est inexistant dans le royaume du Maroc… parce que les mouvements salafistes Djihadistes et ‘Hijra wa Takfir’ et autres ne sont que des scénarios produites par les services secrets marocains, profitant de l’implication de quelque ralliés de la guerre d’Afghanistan, nommés par ces organes de ‘ marocains afghans’. Et si nous analysons la situation logiquement, nous remarquerons que la plupart des opérations terroristes, entre parenthèses, n’avaient pas un objectif purement terroriste et elles n’ont pas coûté la vie des responsables de l’Etat ou bien les cadres militaires. Plutôt elles étaient politisées pour régler des comptes politiques ou attirer de l’argent par le dossier islamique et faire croire aux pays touchés qu’il existe un terrorisme radical transcontinental. D’ici on doit éclaircir que le Royaume ne dispose pas de ressources économiques tels que le gaz ou le pétrole.. Mais son économie se limite à la pêche qui est en voie de disparition, un peu de phosphate, quelques recettes de tourisme et le commerce (la mendicité) avec le dossier du terrorisme islamiste radical… Quant à la relation de la DGED, c’est sûr que cet organe a une relation indirecte dans le financement de Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) pour reprendre son activité dans la région afin de tuer deux oiseaux d’un seul coup : impliquer l’Algérie et la classifier comme un foyer et sponsor du terrorisme… et l’autre chose : coller au Polisario l’étiquette d’organisation terroriste.

Est-ce que c’est le roi qui donne les ordres de  torture à l’établissement sécuritaire et est-ce qu’il a des revenus qui coulent sur son propre compte des recettes provenant de la vente de la drogue?
Est menteur celui qui  prétend que l’institution royale dirigée par Mohammed 6 n’est pas consciente des prisons, les enlèvements secrets, et la torture. Je vais aller plus loin et je dirais que tous les pactes qui ont lieu entre les services secrets marocains et leurs homologues américains dans ce qui est connu dans le monde des renseignements comme ‘les voyages secrets de la CIA’  étaient bien évidement de la connaissance du roi. La supervision se fait par son ami d’étude et son conseiller sécuritaire Fouad Ali El Hemma, à travers le petit aéroport triangulaire qui se trouve entre ‘le palais royal de Dar Essalam, le bureau de la Direction de la supervision Territoriale (DST) et le parc de zoo de Tmara’, qui reçoit des voyages secrets de l’avion « Golf Stream » en provenance du Guantánamo bai, transportent les disparus de la CIA pour être soumis à la torture et se faire arracher ses confessions par force à la prison secrète de Tmara par des agents secrets marocains. 
Les évènements du 16 Mai 2003 étaient témoin des violations graves commises par les services secrets marocains et les organes sécuritaires avec la coopération judiciaire ont reçu le feu vert après le discours royal quand le roi a dit ‘ le temps de l’indulgence est fini avec ceux qui exploitent la démocratie pour porter atteinte à l’autorité de l’ Etat’,  une allusion aux Islamistes. Ce discours a ouvert l’appétit à ces organes d’exercer l’abus du pouvoir, la détention, l’enlèvement et la torture de plus de 3000 citoyen marocains comme des offrandes aux américains en contrepartie des dons et soutien financier comme quoi le Maroc combatte l’extrémisme islamiste intercontinental et joue le rôle de gendarme dans la région. Ce qui veut dire que la Maroc attire l’argent au nom de la lutte contre le terrorisme, et pour l’histoire, je peux assurer depuis cette plateforme que dans beaucoup de cas le roi Mohamed 6 supervisait des opérations de torture et il avait la décision finale dans l’arrestation, l’enlèvement et la torture de plus d’une personnalité marocaine soit-elle politique ou sportive… et le palais royal sur la route à 7 kilomètres de Salé, contient un centre de détention secret dans lequel les pires formes de torture les plus laides sont pratiquées sous la supervision d’équipes spécialisées des services de renseignement de la gendarmerie, envers les servants du palais et les hauts officiers militaires surnommés ‘les dénigrés du roi’.
Concernant votre question sur les revenus du roi de la drogue, il est logique puisque que le produit de la drogue de cannabis extraite des plantes cultivées dans des champs sont une propriété propre du roi et par la suite on n’a pas besoin d’un intelligence surnaturelle pour confirmer que l’une des richesse du roi est le commerce international de la drogue.

Comment est la relation du roi avec l’institut militaire et sécuritaire au Maroc ?
La relation entre le roi, l’institution militaire et les corps de sécurité marocains est «similaire à celle qui lie le parrain et la Mafia» sauf lorsqu’ils appliquent la directive donnée par Hassan II aux officiers de l’armée après les deux tentatives de coup d’État de 1971 et 1972 : ‘Intéressez-vous à la collecte de l’argent et éloignez-vous de la politique’

Le prince Moulay Hicham, le cousin du roi a dit qu’il y a ‘des lobbies qui monopolisent l’économie marocaine’ comment ça se fait ?
C’est sûr, aussi il ne faut pas exclure le prince Hicham personnellement de cela, il dispose également d’une part dans cette affaire, mais l’institut monarchique reste le plus grand contrôleur de l’économie marocaine monopolisée par l’ONA qui est la plus grande institution commerciale affiliée au Holding Royal et classifié au sommet (top) des 500 plus grandes  entreprises en Afrique et qui est dirigée par son conseiller économique Mounir El Majidi. Et donc il n’est permis à aucune entreprise commerciale étrangère d'investir dans le royaume sauf après l’accord de la Holding Royale avec un bénéfice de la moitié des intérêts… Aussi bien les membres de la famille royale ont une main dans le monopole de l’économie marocaine et son contrôle…  Et à leur tête le prince Rachid, les princesses Meriem et Hasnaa, le prince Ismail le frère de Hicham et les princes Abdellah, Youssef, Najla et la tente du roi fatima Zahra et le prince Mehdi, le fils de la  princesse Malika la tante du roi… Tous les susmentionnés et d’autres sont partenaires dans la corruption de l’économie marocaine où aucun deal ou bien accord commercial ne peux être accorder sans qu’ils tiennent 50% d’intérêts.