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jeudi 3 octobre 2013

Liberté provisoire pour le jeune Marocain converti au christianisme

Le début procès en appel du Marocain condamné à trente mois de prison après avoir embrassé la foi chrétienne a réservé à la famille du prévenu une bonne surprise. La Cour lui a octroyé la liberté provisoire.
Près de Taounate

Visiblement, la mobilisation internationale en faveur du Marocain converti au christianisme a fait sauter quelques verrous. Hier après-midi, la Cour d’appel de Fès a accordé la liberté provisoire à Mohamed El Baladi. Le représentant du ministère public ne s’est pas opposé à une telle mesure. La même juridiction a reporté la poursuite du procès au 10 octobre.
Le 3 septembre, le tribunal de première instance de Taounate avait condamné le marchand ambulant à trente mois de prison et à une amende de 5000 dh pour avoir embrassé et tenté de diffuser la foi chrétienne auprès des jeunes de son douar. Le prévenu retrouve, ainsi, la liberté de ses mouvements après un mois, jour pour jour, de détention dans des conditions dégradantes et humiliantes.

 A Fès, le converti au christianisme a eu droit à des avocats
Lors de la première phase du procès qui s’est déroulée, début septembre à Taounate, Mohamed El Baladi avait été privé de défense à cause du refus de certains avocats de la ville de plaider en sa faveur. Au cours de la séance d’hier, l’originaire du village de Aïn Aïcha, a, cette fois-ci été soutenu, comme nous l’avions annoncé dans un précédent papier, par des avocats des barreaux de Rabat et Fès. Une présence qui a nettement fait incliner la balance de la justice au profit du converti au christianisme.

En bénéficiant de la liberté provisoire, le procès s’achemine-t-il vers un non-lieu ? Une source dans la capitale spirituelle du royaume indique que « sur ce dossier, la marge de manoeuvre des magistrats est très réduite. Ils ne peuvent en aucun cas faire l’impasse sur l’article 220 du Code pénal ». Lequel stipule qu'est puni de « six mois à trois ans et d'une amende de 100 à 500 dirhams » toute personne qui emploie « des moyens de séduction dans le but de convertir » un musulman « à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d'enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats ».
En cas de confirmation de la condamnation de Mohamed El Baladi en appel, le Maroc sera encore une fois la cible de critiques des ONG internationales des droits de l’Homme. La meilleure solution pour la justice marocaine serait de noyer l’affaire dans des reports interminables. Elle ne serait pas, d'ailleurs, à son premier coup d'essai puisqu'elle compte quelques succès: comme le procès de Nadia Yassine qui remonte à 2005 pour « atteinte aux sacralités et trouble à l’ordre public », sans oublier celui de Réda Benchemsi, l’ancien directeur de publication de Tel Quel, qui date de 2007, pour « manquement au respect dû à la personne du Roi »

http://www.yabiladi.com/articles/details/19925/religion-liberte-provisoire-pour-marocain.html

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 Par Aziz Enhaili, fb, 30/9/2013
Mohamed Baladi est un jeune marocain de la région de Taounate. Il s'est converti au christianisme.
Un tribunal l'a condamné en première instance à deux ans de prison ferme et à une amende de 550 dirhams. Son crime? Avoir ''ébranlé la foi des musulmans''. Comment? En se convertissant au christianisme!
Même s'il a été relaxé, il ne perd rien pour attendre... La Cour d'appel de Fès a fixé son audition au 10 octobre prochain.

Cette persécution religieuse est contraire à un des enseignements de l'islam. Le Coran ne dit-il pas que ''point de contrainte en religion''.
En plus, à notre époque, une chose existe. Elle s'appelle ''la liberté de conscience''. Aussi, depuis quand le fait de se convertir à une autre religion que celle de sa famille pouvait ''ébranler la foi'' des autres. De quoi, a-t-on peur? À ce point, la foi des musulmans marocains est devenue vacillante?!
Que diraient les Marocains si demain en Occident on condamnait à la prison ferme des Occidentaux qui se convertiraient à l'islam? Ne crierait-on pas au scandale et à la persécution religieuse?

mercredi 11 septembre 2013

Religion : 30 mois de prison pour le jeune marocain accusé de prosélytisme chrétien


 
  
Le lundi nous avions consacré un article à l’arrestation d’un jeune Marocain, accusé de diffuser la foi chrétienne. Il vient d'écoper, hier, de trente mois de prison. Devant la cour, le prévenu a avoué sa conversion au christianisme. Deux Américains figurent parmi ses contacts.

Sur certains dossiers, la justice marocaine opère avec une grande vitesse. Dans l’après-midi du mardi, le tribunal de première instance de Taounate a condamné un jeune de la région, mis en cause dans une affaire de prosélytisme chrétien visant à ébranler la foi d’un musulman, à deux ans et demi d’emprisonnement et 1500 dh d’amende. Et pourtant, le dossier est encore très récent, voire même trop.

L’arrestation du prévenu s’est produite, comme nous l'avions annoncé dans un précédent papier, le mercredi 28 août, deux jours plus tard, il est remis au parquet pour un complément d’interrogatoire et le mardi le verdict tombe. Un record.

Devant la cour, le jeune n’a pas nié les faits
Une sentence, plutôt, conforme à l’article 220 du code pénal qui prévoit des peines entre « six mois à trois ans et d'une amende de 100 à 500 dirhams » pour  quiconque emploie « des moyens de séduction dans le but de convertir » un musulman «  à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d'enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats ».
Selon le site taounatenews.com, le marchand ambulant n’a pas nié, devant la cour, sa conversion au christianisme. Il s’est dit complètement convaincu des idées qu’il était en train de diffuser auprès des jeunes de la région. Pour mémoire, le mis en cause a adopté la même attitude lors de l’interrogatoire avec les gendarmes de la commune de Aïn Aicha ou chez le juge d’instruction.
  
Deux Américains parmi les contacts du prévenu
Cette affaire de prosélytisme à Taounate n’a pas encore révélée tous ses secrets. Le prévenu a avoué, lors des différentes phases de l’enquête, être en contact avec deux ressortissants américains qui l’équipaient en livres et CD louant la foi chrétienne.
A quelques heures de l’annonce du verdict, est-il prématuré d’avancer que le parquet de Taounate lancera un avis de recherche et d’arrestation des deux étrangers ? Sachant que depuis l’éclatement de l’affaire de l’orphelinat d’Aïn Leuh, en 2010, les autorités marocaines privilégiaient l’expulsion en catimini des Américains et des Européens pris en flagrant délit de prosélytisme chrétien, notamment auprès de la population des montagnes de l’Atlas. A moins que la justice marocaine ne se contente des seuls Marocains qui ont eu des contacts avec le jeune de Aïn Aicha ?
Maroc : La justice conteste la décision d'expulsion des étrangers pour prosélytisme chrétien

 http://www.yabiladi.com/articles/details/19359/religion-mois-prison-pour-jeune.html 
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Religion : Les chiites marocains solidaires avec le chrétien de Taounate, condamné à 30 mois de prison 

 




La condamnation, mardi par le tribunal de première instance de Taounate, d’un jeune pour avoir embrassé la foi chrétienne a remis en selle le débat sur la liberté de conscience, éclipsé de l’actualité voilà plus de deux ans. Si les laïcs nationaux ne se sont pas mobilisés pour défendre l’habitant de Aïn Aïcha, les chiites marocains ont saisi cette occasion pour plaider le respect de ce principe et demander l’abrogation de l’article 220 du code pénal.


Les  chiites marocains se solidarisent avec le jeune de Taounate, condamné à trente mois de prison, pour être converti au christianisme. Mieux encore, ils défendent le droit à la liberté de conscience. Une position exprimée, d'ailleurs, sur le site de La ligne Rissali. Les rivaux des sunnites craignent, en effet, de subir à leur tour les conséquences de l’article 220 du code pénal, notamment le passage où il est mentionné clairement la condamnation de toute tentative dans « le but d'ébranler la foi d'un musulman ». Ils se sentent, également, dans le viseur.

Les chiites veulent l’abrogation de l’article 220 du code pénal
Les chiites considèrent que la peine de 30 mois infligée au marchand ambulant de Taounate est « une violation d’une part de la Constitution, laquelle a banni la discrimination en raison de la confession, et d’autre part des pactes internationaux liés aux droits de l’Homme ».  Ils se réfèrent à l’article 18 de la Déclaration universelle de l’ONU des droits de l’Homme de 1948 : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites ».
Les chiites soulignent, par ailleurs, que ce verdict est « une interprétation arbitraire de l’article 220 du code pénal ». Et du coup, ils demandent son abrogation.

Le prosélytisme de l’islam malékite sunnite est autorisé, le reste non
Bien que la loi fondamentale du 1er juillet 2011 dans son préambule et les articles 3 et 41 insistent sur la garantie accordée à « tous » de la « libre exercice du culte », la pratique a montré que des obstacles se dressent contre un tel droit. Dans son rapport 2013 sur les libertés religieuses dans le monde, le département d'Etat américain a relevé que la loi marocaine « autorise la prédication de l’islam sunnite selon le rite malékite mais elle prohibe toute tentative de convertir les sunnites malékites à d’autres religions » ou rites.
En 2010, lors de l’expulsion de chrétiens étrangers dans le sillage de l’affaire de l’orphelinat de Aïn Leuh, les chiites marocains ont souffert, également, des conséquences de cette main ferme des autorités contre les minorités religieuses. Pour mémoire, à l’époque le MUR (Mouvement unité et réforme, bras prédicateur du PJD) et le ministère des Affaires islamiques avaient fait campagne, tambour battant, contre les courants qui menacent « la sécurité confessionnelle des Marocains ». Une allusion aux chrétiens et aux chiites.

vendredi 6 septembre 2013

Prosélytisme chrétien :Un Marocain écope de 30 mois de prison

par Aufait, 5/9/2013


Un jeune Marocain, arrêté pour “prosélytisme”, vient d’être condamné à deux ans et demi de prison par le tribunal de première instance de Taounate, pour abandon de la religion islamique et prosélytisme chrétien.

Dans notre pays, se détourner de la foi musulmane et choisir une autre religion est répréhensible. En faire la diffusion est condamnable par la loi. /DR
Dans notre pays, se détourner de la foi musulmane et choisir une autre religion est répréhensible. En faire la diffusion est condamnable par la loi. /DR Agrandir

Un jeune, originaire de Taounate (nord de Fès) a été condamné mardi à 30 mois de prison pour prosélytisme chrétien. Arrêté le 28 août dernier, l'accusé aurait été dénoncé après avoir tenté de séduire des jeunes de la région afin de les convertir au christianisme.
Rappelons que l'article 220 du Code pénal interdit d'ébranler le foi d'un musulman et de diffuser la foi chrétienne, un délit passible d’une peine de prison.
Ainsi, le tribunal de première instance de Taounate a condamné le jeune homme à deux ans et demi d’emprisonnement et 1.500 Dh d’amende. Les observateurs de la justice marocaine ainsi que l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) ne cachent pas leur surprise quant à la vitesse avec laquelle a été traitée cette affaire, surtout lorsqu'on connaît la lenteur de notre système judiciaire.
Il avoue devant la cour
Selon le journal arabophone Assabah, l'accusé, marchand ambulant de son état, n’a pas nié, devant la cour de Taounate, sa conversion au christianisme. Il s’est dit complètement convaincu des idées qu’il était en train de diffuser auprès des jeunes de la région. Le mis en cause a adopté la même attitude lors de l’interrogatoire avec les gendarmes de la commune de Aïn Aicha ou chez le juge d’instruction.
Cette affaire de prosélytisme est toujours en cours puisque lors de la perquisition du domicile de l'inculpé, la police a trouvé des CD et autres équipements louant la foi chrétienne. Cet attirail aurait été fourni par deux Américains, toujours recherchés par les autorités marocaines, afin de les expulser.
L'Association marocaine des droits de l'Homme a assuré vouloir prendre contact avec la famille du jeune homme pour faire appel de la condamnation, considérant la décision du juge comme une “violation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme”.