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dimanche 5 février 2012

Maroc : La dernière édition du "Nouvel Observateur", et un numéro spécial du "Pèlerin"

Mon Mag, Actus & Brèves, 4/2/2012
Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur, a jugé «inadmissible et inquiétant d’être interdit au Maroc pour la deuxième fois en un mois».
«Cette interdiction est inquiétante pour l’avenir du Maroc alors que le Nouvel Obs a pour ce pays des sentiments amicaux ou critiques quand c’est nécessaire», ajoute le directeur du Nouvel Observateur.

Mustapha Khelfi le ministre de la Communication marocain explique vendredi à l’Agence France Presse (AFP) : «Ce numéro du Nouvel Observateur a été interdit parce qu’il y a une représentation de Dieu, ce que la loi marocaine ne permet pas. Cette décision n’a rien à voir avec la liberté d’expression»

Le Nouvel Observateur censuré au MarocDans la page 18 de son édition du 2 février, le magazine reproduit en effet un dessin évoquant le film Persepolis, incriminé en Tunisie et qui montre une jeune fille en conversation avec Dieu.

Cette interdiction fait partie d’une série

Début janvier, le Maroc a déjà interdit la distribution du Nouvel Observateur qui avait publié un dossier sur le monde arabe car il représentait en couverture le visage du prophète Mahomet, ce qui est interdit par la tradition musulmane.

Et seulement quelques jours auparavant, l’hebdomadaire français l’Express, avait lui aussi été censuré pour avoir publié un dossier de 95 pages sur l’islam, avec le visage du prophète.

Enfin, jeudi dernier, la distribution du dernier hors-série du magazine catholique Pélerin, intitulé «50 clés pour comprendre l’islam», a été également interdite jeudi au Maroc car il contenant une «représentation» du prophète Mahomet, ce que l’hebdomadaire avait pourtant réfuté.
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Un hors-série du "Pèlerin" consacré à l'islam 

censuré au Maroc

Par LEMONDE.FR avec AFP 2/2/2012
La une du hors-série de "Pèlerin" intitulé "50 clés pour comprendre l'islam".

Le dernier hors-série du magazine Pèlerin, intitulé "50 clés pour comprendre l'islam", ne sera pas diffusé au Maroc, qui a décidé de le censurer au motif qu'il contenait une "représentation" du prophète Mahomet, a-t-on appris jeudi auprès de la publication catholique.

"Nous avons appris aujourd'hui que ce hors-série était censuré car nous aurions fait une représentation du prophète. Or, il me semble qu'on ne voit jamais son visage dans le magazine", a déploré la responsable de la communication de Pèlerin, Claudine Daynac.

dimanche 16 janvier 2011

De toutes façons, rien ne sera plus comme avant.

Par Ali Lmrabet, 16/1/2011


 Le général tortionnaire Hosni Benslimane peut quadriller le pays avec ses gendarmes vigiles des mouvements des militaires, les « haj » (nom générique avec lequel ils se reconnaissent entre eux) de la DST de ce tourmenteur de corps d’Abdellatif Hammouchi peuvent continuer à espionner les... Marocains et à torturer et violer dans les sous-sols de Témara, le généralissime Abdelaziz Bennani peut poursuivre son pillage des ressources halieutiques du Maroc sous prétexte de garder nos frontières, le « Régent de Touarga » et secrétaire particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi, peut continuer à demander de juteuses dîmes aux investisseurs étrangers, le patron de la DGED, Mohamed Yassine Mansouri, entre deux ferventes prières adressées à Allah, peut espérer contrôler l’esprit des Marocains de l’étranger, et « l’ami du roi » Fouad Ali El Himma peut affûter ses couteaux pour prendre possession du gâteau Maroc, assurément le Maroc de 2011 ne sera pas comme celui de 2010.
Que ces corsaires continuent à croire que le Maroc appartient à deux ou trois personnes et non à plus à 30 millions d’âmes. Plus dure sera leur chute s’ils ne rectifient pas leur façon de voir les Marocains. Pas des moutons de Panurge, pas des vaches laitières, mais des citoyens et non plus des sujets.
En tout cas, la leçon tunisienne est que tout peut arriver d’un moment à un autre. Demain ? Dans deux mois? Dans 10 ans ? On n’en sait rien. Mais l’exemple et les germes sont là.
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Hypocrisie sans frontières. 
Extrait du dernier papier de l'éditorialiste perpétuel du "Nouvel observateur" et ami des despotes maghrébins (jusqu'à ce qu'ils chutent), je veux dire Jean Daniel.
Le Nouvel observateur du 15 janvier :
" Pour ce qui vient d'arriver en Tunisie, il n'y a pas à hésiter. La célébration s'impose. (…) Je me suis... senti malheureux de voir à chacun de mes voyages un peuple se soumettre, des journalistes s'humilier et des élites se laisser domestiquer par un despote dont la famille se comportait de manière injurieuse, et qui leur procurait une économie prospère pour les riches et qui se disait un rempart contre l'islamisme. Les grandes voix ont manqué ou elles ont été pratiquement étouffées, car c'est le peuple qui a rendu aux élites sa dignité".

Tu parles de qui papy Jean ? De Ben Ali ? Mais ce n’est pas ce que tu écrivais le 13 novembre 2009. Tu ne te rappelles plus ?
"Le pays que [vous] présidez a eu dans le monde, jusqu'à ces derniers temps, une image positive : la stabilité, la sécurité, l'égalité entre femmes et hommes, l'absence d'analphabétisme, une économie sagement gérée. Ce sont des facteurs importants (…). Je dis au président Ben Ali : attention ! Ce ne sont pas les ennemis qu'il faut craindre, vous le savez mieux que personne, ce sont les amis quand on les déçoit » (…). Vous avez été par trois fois plébiscité, Monsieur le Président ».
La hawla oula kouata illa billah ! Certains devraient prendre leur retraite.
http://www.facebook.com/home.php#!/photo.php?fbid=176650622372959&set=a.100701633301192.1367.100000840668457

lundi 10 janvier 2011

France/eldorado : 250 000 personnes sans domicile ou en hébergement précaire et 2,9 millions de mal-logés

Par V.G. Nouvel Obs,6/1/2011

L’Insee vient de publier une étude sur le mal-logement et les personnes sans logement en France dans la deuxième moitié des années 2000.


Alors que près d’un quart des Français craignent d’être un jour en situation de mal-logement, l’Insee vient de publier une étude sur le mal-logement en France dans la deuxième moitié des années 2000. L’institut fait état sur cette période de 133 000 personnes sans domicile, dont 33 000 en très grande difficulté (entre la rue et les dispositifs d’accueil d’urgence), 100 000 accueillies pour des durées plus longues dans des services d’hébergement social ou dans un logement bénéficiant d’un financement public, et 117 000, également sans logement personnel, ayant recours à des solutions individuelles (chambres d’hôtel à leurs frais ou hébergement par des particuliers). Dans le premier cas (en très grande difficulté), « il s’agit d’une population masculine, urbaine, et pour près de la moitié, francilienne », souligne l’Insee. D’autres établissements sociaux (centres d’hébergement et de réinsertion sociale, établissements d’accueil mère-enfant, centres dédiés aux demandeurs d’asile etc.) accueillent pour des durées plus longues des personnes qui rencontrent des difficultés sociales et de logement : 66 000 personnes sont concernées dont 30 % de mineurs et 40 % de femmes (ces dernières ne représentent que 21 % des personnes sans abri et en centre d’urgence). « L’Ile-de-France concentre le quart des places, un autre quart est réparti entre Rhône-Alpes, Provence - Alpes - Côte d’Azur et Nord - Pas-de-Calais », précise l’Insee. Par ailleurs, 34 000 personnes étaient accueillies dans des logements ou des chambres conventionnés à l’aide au logement temporaire, en places d’urgence ou de plus longue durée.
S’y ajoutent 38 000 personnes vivant à l’hôtel à leurs frais et au moins 79 000 hébergées chez des particuliers, par un parent ou un ami. Leur loyer est parfois « pris en charge au titre de l’hébergement social, mais toutes ces personnes ont en commun des conditions de logement médiocres, les chambres ne disposant pas de sanitaires dans la majorité des cas et ne permettant pas de cuisiner ». Un quart de ces chambres abritent plus d’une personne : « Ce type d’hébergement est essentiellement francilien et masculin. On compte très peu de personnes âgées, mais des enfants en proportion presque équivalente à la moyenne métropolitaine (17 % des résidants à l’hôtel ont moins de 18 ans contre 22 % dans la population métropolitaine) », précise l’étude. De plus, sans compter les étudiants, 79 000 personnes de 17 à 59 ans n‘ayant pas les moyens financiers de payer un logement indépendant, résidaient dans des ménages avec lesquels elles n’avaient pas de lien familial direct (ascendant ou descendant). « Ces situations touchent plus particulièrement des hommes, des Franciliens et des jeunes, indique le rapport. 43 % de ces personnes travaillaient, le plus souvent en tant qu’ouvriers ou employés ». En excluant les étudiants et ceux qui ont tout juste achevé leurs études, 282 000 enfants adultes, plutôt des hommes, pouvaient être considérés en hébergement contraint en 2002. Enfin, parmi les personnes de 60 ans et plus résidant chez un tiers, 50 000 expliquaient notamment leur situation par une rupture familiale, un deuil, des difficultés financières ou de santé. Contrairement aux situations précédentes, 53 % d’entre elles vivaient dans des communes rurales et il s’agissait plus souvent de femmes.
En outre, 2,9 millions de personnes vivaient dans des logements privés de confort ou surpeuplés. Le constat est là encore accablant : « En 2006, 40 000 logements, abritant 85 000 personnes, étaient qualifiés par leurs occupants, à l’occasion du recensement, d’habitations de fortune dont les trois quarts étaient des constructions provisoires ou des mobile homes (sans possibilité de mobilité) ; 20 % n’avaient ni douche ni baignoire ; environ 10 % étaient surpeuplés, soit 10 fois plus que la moyenne », relève l’Insee. Au sens de la loi DALO (Droit au logement opposable), sont considérés comme privés de confort les logements situés dans des immeubles insalubres ou menaçant de tomber en ruine ou ayant au moins deux défauts parmi les suivants : installation de chauffage insuffisante ou mauvaise isolation, infiltrations d’eau, électricité non conforme, absence d’installation sanitaire ou de coin cuisine. En 2006, selon l’enquête Logement, 947 000 logements, soit 3,6 % des résidences principales, abritant 2,1 millions de personnes, étaient concernés et un peu plus de 183 000 logements (0,7 % de l’ensemble) étaient surpeuplés, abritant 800 000 personnes, surtout dans l’agglomération parisienne (2,4 %) où le250 000 personnes sans domicile ou en hébergement précaire et 2,9 millions de mal-logéss petits logements sont nombreux et les loyers élevés. Un million de ménages à faibles ressources déclaraient avoir des difficultés à régler leurs dépenses en logement ou être en situation d’impayés : « 144 000 d’entre eux cumulaient ces difficultés et le fait d’occuper un logement inconfortable ou surpeuplé et, parmi ces derniers, 41 000 avaient fait une demande de logement HLM, que ce soit pour entrer dans le parc HLM (24 000) ou y rester en changeant de logement (17 000 ménages) », précise l’étude. Enfin, en 2006, plus de 100 000 ménages à faibles ressources (41 000 pour la seule agglomération de Paris) attendaient depuis au moins trois ans un logement social.

http://immobilier.nouvelobs.com/actualites/france/20110106.CHA1891/250_000_personnes_sans_domicile_ou_en_hebergement_precaire_et_2_9_millions_de_mal_loges.html250 000 personnes sans domicile ou en hébergement précaire et 2,9 millions de mal-logés