Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, dont tout le monde sait à qui il appartient, s’est attaqué aujourd’hui de manière violente au journaliste Ali Lmrabet.
Au lieu de défendre son droit à
l’obtention de ses papiers d’identité, dont il est privé arbitrairement
par le régime depuis le 25 juin, Al Ahdath Al Maghribia a préféré accuser le journaliste d’avoir « reçu de l’argent de l’Algérie ».
« Ali Lmrabet dans une position incommode à cause de l’argent de l’Algérie », a titré le quotidien.
Cette accusation est une vieille ficelle qui ne trompe plus
personne mais qui a l’avantage de prouver qu’il y a une certaine
nervosité au sommet de l’État.
Assurer par exemple, comme le
fait ce « journal », que le représentant officiel de l’Algérie était
présent à la conférence de presse du journaliste est un mensonge éhonté
et une falsification indigne des faits. Et même si l’ambassadeur y avait
été, de quoi serait coupable le journaliste ? De ne l’avoir pas jeté
dehors ?
Affirmer qu’il y avait des polisariens dans la salle de conférence et
oublier de préciser que le nombre des membres du CORCAS et d' »envoyés
spéciaux » était infiniment supérieur à celui des suiveurs de Mohamed
Abdelaziz, n’est pas très honnête.

