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vendredi 12 février 2016

Trois membres de l'Association marocaine pour le journalisme d'investigation demandent l'asile politique en Europe


Accusés "d'attenter à la sécurité de l'Etat", deux journalistes et l'ex président de l'Association des Droits Numériques (ADN), viennent de quitter le Maroc pour se réfugier en Europe et demander l'asile politique, selon l’agence de presse espagnole EFE.

Il s'agit de Hicham Mansouri, Abdessamad Ayach, et Hisham Almiraat, membres de l'Association marocaine pour le journalisme d'investigation (AMJI). Selon l'agence de presse espagnole, les trois hommes ont quitté le Maroc et sont actuellement dans des pays scandinaves pour demander l'asile politique.
L'un d’eux vient à peine de sortir de prison après avoir accompli une peine de 10 mois. Hicham Mansouri avait été condamné pour « adultère avec une femme mariée et préparation d’un local pour la prostitution».
Pour rappel, les trois demandeurs d’asile, ainsi que quatre autres personnes dont l’historien et journaliste marocain Maâti Monjib, sont poursuivis pour « atteinte à la sécurité de l’Etat ». Il doivent comparaître devant le tribunal le 23 mars prochain. Tous les mis en cause dans cette affaire risquent jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et entre 1 000 et 10 000 dirhams d'amende.

Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/42363/trois-membres-l-association-marocaine-pour.html

jeudi 21 janvier 2016

Lhaqed affirme ne pas avoir encore eu l’asile en Belgique

Culture

Contrairement à ce que nous avions publié un peu plus tôt, Lhaqed dément à notre site qu’il bénéficie déjà du statut de réfugié politique en Belgique. 
Dans un mail adressé à la rédaction de Yabiladi, le rappeur précise qu’il vient juste de déposer une demande d’asile politique. « Je me sens plus en sécurité dans mon pays », a-t-il expliqué.
L’icône du Mouvement 20 février a souligné qu’il n’avait jamais eu l’intention de quitter le Maroc mais que des « circonstances » l’ont amené à opter pour ce choix. « Alors que j’étais à l’étranger, j’ai reçu une convocation de comparution devant un tribunal. Ensuite, ils sont venus me chercher ».
Mouad Belghouat compte déjà trois condamnations : Le 15 janvier 2012, le rappeur avait écopé de 4 mois de prison ferme pour « coups et blessures ». En mai 2012, la cour avait prononcé contre lui un verdict d’une année de prison ferme et d’une amende de 1000 dh « pour atteinte à un corps constitué », en l’occurrence la police. Et le 2 juillet 2014, il avait écopé de quatre mois de prison pour « ébriété sur la voie publique » et « violence sur agents ».

Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/41723/lhaqed-affirme-avoir-encore-l-asile.html

samedi 11 juillet 2015

Lettre à François Hollande à propos du refus d'asile pour Julian Assange

Monsieur François HOLLANDE
Président de la République
Palais de l’Élysée
55 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS

Le 10 juillet 2015
Affaire suivie par l’UGICT-CGT

Monsieur le Président de la République,

Julian Assange vous a adressé le 3 juillet dernier une demande d’asile en France. Julian Assange n’a pas choisi la France par hasard. Cette demande procède certes de raisons familiales, mais surtout du rapport historique particulier qu’entretient notre pays avec les droits de l’homme. Sa demande est une marque de confiance pour notre pays, qui pose des questions fondamentales que l’on ne peut évacuer de façon expéditive. Nous sommes donc interpellés de la réponse négative apportée par vos services moins de 24 heures après l’expression de la demande de Julian Assange. La question est trop grave pour en rester à un classement sans suite, d’autant que ceci arrive après les difficultés rencontrées par Edward Snowden et reflète une problématique qui se reposera à l’avenir.
Julian Assange, vous le savez, vit reclus dans 5m2 à l’Ambassade d’Equateur à Londres, sans aucun accès à l’extérieur, au jardin ni même à une terrasse. Il est séparé de sa famille et de ses proches, dont certains se trouvent en France. L’origine de ses difficultés ? Avoir eu le courage de rendre publics des documents qui révèlent les abus criminels de l’armée américaine, les mensonges de l’administration ou encore les écoutes de la NSA. Et c’est précisément pour cette raison que la France devrait répondre favorablement à la demande d’asile de Julian Assange. Les documents que Wikileaks a révélés démontrent que l’ensemble des acteurs politiques et économiques français sont écoutés par la NSA. Ceci interroge sur la réalité de la souveraineté de notre pays, et attaque de plein fouet nos intérêts économiques, que vous placez d’ailleurs au coeur de votre politique étrangère. Plutôt que de brider les libertés en adoptant une directive sur le secret des affaires ou une loi sur le renseignement, nous ferions mieux au niveau français comme européen, de faire vivre les libertés fondamentales qui sont notre marque de fabrique et de mettre en place des mesures communes pour protéger nos intérêts face aux écoutes de la NSA. Il ne nous appartient pas de juger de la réalité des faits qui sont reprochés à Julian Assange en Suède, nous souhaitons que la justice suédoise puisse faire son travail. Cependant, au vu de la situation particulière de M. Assange, il nous parait tout à fait légitime pour garantir sa sécurité qu’il puisse être entendu à distance.
La voix de la France porte dans le monde lorsqu’elle incarne les valeurs des Lumières, de la Révolution Française et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. C’est en vertu du préambule de notre constitution qui prévoit que « tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République » que nous vous demandons d’accorder l’asile à Julian Assange. La France s’est honorée en 2003, lorsqu’elle a refusé le chantage à la guerre en Irak et a marqué son indépendance vis-à-vis des Etats-Unis. L’histoire nous donne aujourd’hui malheureusement raison. 
La question posée par la demande d’asile d’un lanceur d’alerte comme Julian Assange est politiquement comparable à celle qui nous était posée en 2003. La révolution numérique et ses potentialités seront-elles récupérées au service de la surveillance généralisée ou ouvriront-elles sur de nouveaux espaces dedémocratie et d’expression des libertés ?
Il incombe au Président de la République de se placer au-dessus des considérations de politique intérieure, des intérêts économiques ou encore des   partenariats internationaux pou que la France se positionne à la hauteur de ses valeurs et de son histoire. Nous comptons sur votre sens des responsabilités pour donner une suite favorable à la demande de Julian Assange.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.
 Bertrand Bocquet, président de la Fondation Sciences Citoyennes ; Vincent Brossel, directeur de Peuples Solidaires ; Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac ;   Antoine Deltour, lanceur d’alerte de LuxLeaks ; Françoise Dumont, présidente de la LDH ; Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte d’UBS ; Cécile Gondard-Lalanne et Eric Beynel, co-délégué-es généraux de l'Union syndicale Solidaires ; Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU ; Marie-José Kotlicki, secrétaire générale et Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de la CGT des Ingénieurs, Cadres et Techniciens ; Bruno     Lamour, président du Collectif Roosevelt ; Severine Tessier, présidente d'Anticor ;  Emmanuel Vire, secrétaire général du Syndicat National des Journalistes CGT.

vendredi 21 octobre 2011

Perpignan : RESF se rassemble devant la préfecture

par Isabelle Bley 19/10/2011 De g. à dr., les représentants de RESF : Bernard Voiry, Nicole Mathieu, Anne-Marie Delcamp et Roger Hillel.
De g. à dr., les représentants de RESF : Bernard Voiry, Nicole Mathieu, Anne-Marie Delcamp et Roger Hillel.  © Photo MSH 
 
Réseau éducation sans frontières, RESF, continue son combat pour la régularisation de familles 
sans papiers en France

Seize enfants scolarisés de 2 à 16 ans
Onze familles, au sein desquelles on compte seize enfants scolarisés dans treize établissements à Perpignan et Prades, de la maternelle au lycée, sont concernées par cette situation des plus précaires. Sans papiers, les parents ne peuvent pas travailler, n'ont souvent pas de logement ou alors de fortune. Une vie difficile pour tous, petits et grands, un quotidien rempli d'incertitudes, avec cet espoir d'obtenir un jour l'asile politique.

Originaires du Kosovo, d'Azerbaïdjan, d'Arménie, du Maroc, d'Algérie ou encore de Géorgie, ces familles et leurs enfants scolarisés ont trouvé un soutien auprès de RESF (Réseau Education Sans Frontières) : les membres de ce groupe d'associations ont choisi d'aller informer les professeurs, parents et élèves en organisant des réunions afin d'expliquer la situation, les risques de placement en centre de rétention ou de reconduite à la frontière de toutes ces personnes.

Mobilisation citoyenne
Une réelle mobilisation s'est fait jour dans les établissements scolaires et dans les quartiers : des pétitions ont été lancées par des comités de soutien dans les écoles Blum, d'Alembert, Rolland, Rousseau, au collège La Garrigole ou encore au lycée Lurçat. RESF a demandé à être reçu en préfecture, aujourd'hui à 18 h, pour remettre ces pétitions et reparler des dossiers de ces familles. Pour les soutenir, les représentants espèrent rassembler un maximum de monde autour des familles et de leurs enfants, sur le quai Sadi-Carnot, pour une "mobilisation citoyenne, en musique".