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lundi 6 février 2012

APPEL A LA SOLIDARITE NATIONALE ET INTERNATIONALE CONTRE LA REPRESSION DES MILITANTS DU MOUVEMENT DU 20 FEVRIER

Par ATTAC/CADTM Maroc, 4/2/2012
APPEL A LA SOLIDARITÉ NATIONALE ET INTERNATIONALE 
CONTRE LA RÉPRESSION  DES MILITANTS DU MOUVEMENT DU 20 FÉVRIER

SAFI : LIBÉRATION IMMÉDIATE et sans conditions de Abdejalil Agadil et ses 15 camarades

JUGEMENT INIQUE  à l’encontre des 16 détenus du 1er août 2011 à Safi :
Le 19 janvier 2012, la Cour d'appel de Safi a condamné à de lourdes peines et des amendes au montant exorbitant :  16 condamnations  allant de 4 mois à 4 ans de prison,
52.000.000 de dirhams de compensation pour l'OCP et 4.639.101.00 DH pour l’ONCF.

-  4 ans de prison ferme et amende de 50 milles DH  pour Abdeljalil AGADIL, Ali TOABANE, Mahdi GHIWAN et Hicham TAANI
-  2 ans de prisons ferme :Amine Abou Al Iddam, Omar Martab, Yassine Al Mahili, Abdelkarim Koundi, Abdelkader Al Fidadi, Adil Zaid et Amine El Touzani:
-  1 an de prison ferme : Mohamed Assarssar et Boujemaâ (à ajouter le nom de famille)
-  4 mois de prison ferme : Miloud Al Habti et Aziz Benchrifa

Le contexte :
Le verdict inique rendu par le Tribunal de Safi à l’encontre des 16 détenus du 1er août 2011 s’inscrit dans un contexte où le pouvoir au Maroc est incapable ou refuse de trouver des solutions et de répondre aux revendications du Mouvement du 20Février (M20F) qui continue à descendre dans les rues depuis bientôt un an, ainsi qu’aux nombreux mouvements revendicatifs qui se développent dans de multiples secteurs.
Et cela dans un pays où  30% de jeunes au chômage, le quart de la population dans la pauvreté, les systèmes éducation et de santé sont défaillants, dans un pays pourri par la corruption, le despotisme, le passe-droit.
Le mouvement des diplômés chômeurs, l’un des plus anciens et des plus déterminé,  est décidé à multiplier et durcir les actions  à travers tout le pays pour exiger des emplois. Le 18 janvier 4 jeunes se sont immolés à Rabat, parmi eux, Abdelwahab Zaydoun, diplomé en Droit, 27 ans, est décédé mardi 24 janvier à l’hôpital de Casa où il avait été transporté en urgence.
Rien ne permet d’augurer que le nouveau gouvernement mené par A. Benkirane saura trouver des solutions autres que la répression, les procès fabriqués et la fuite en avant.

UNE JUSTICE DE CLASSE  contre des jeunes qui réclament du travail:
C’est en tous cas ce que laisse penser ce jugement inique prononcé, après un simulacre de procès, contre des jeunes qui revendiquent le droit au travail, la liberté, la dignité ; qui dénoncent la corruption, le vol des biens publics, le despotisme des responsables, des promesses de création d’emplois non tenues.

Il s’agit bien d’une justice de classe qui condamne des jeunes pour avoir réclamé leur droit au travail à verser des compensations exorbitants à l’OCP (Office Chérifien des Phosphates) et l’ONCF (Office National des Chemins de Fer), principales sources d’emplois et de revenus dans la région. En effet l’OCP avait promis aux coordinations des diplômés chômeurs à Safi de choisir 15000 candidats à la formation et de créer 5000 postes de travail stable.  Ces promesses n’ont pas été tenues, ce qui a poussé les jeunes à observer des sit-in début août 2011 sur les vois ferrées des trains qui acheminent le phosphate aux usines de transformation, et des affrontements ont éclaté avec les forces de police qui ont arrêté des dizaines de manifestants, les ont torturés et présentés au tribunal avec des accusations fausses et sans aucun fondement.

Des mouvements de lutte dans toutes les régions :
Safi a payé un lourd tribut depuis le début du mouvement du  20 Février. Deux militants sont morts des suites de la répression, 16 autres sont maintenant lourdement condamnés. Il est pourtant à prévoir que, tout comme l’arrestation du jeune rappeur Mouad El Haqed à Casablanca qui avait galvanisé les mobilisations populaires, obligeant finalement le pouvoir à le libérer, ce nouvel épisode répressif ne fera que renforcer le mouvement du 20 février qui, à Safi comme dans toutes les régions du Maroc, continue à mobiliser des dizaines de milliers de personnes, sans relâche, chaque semaine, dans des marches populaires réclamant, depuis l’appel lancé au Maroc le 20 février 2011, justice sociale, démocratie et dignité.

Abdejalil Agadil, militant et membre d’honneur du secrétariat national d’ATTAC/CADTM Maroc  et du Mouvement du 20 Février(M20F) :

Militant actif de Safi il avait été enlevé une première fois le 29 mai 2011 par des civils, tabassé et lâché dans la nature, son portable avait été confisqué. Abjeljalil Agadil  avait déposé plainte devant le procureur du roi de Safi, son témoignage  avait été recueilli par le CMDH (centre marocain des droits humains) et l’association WASSITE pour la démocratie.
Il a été enlevé une seconde fois le Mardi 1 novembre 2011 devant son lieu de travail à 18h30 par des policiers en civil. Durant 3 jours il a subi les plus infamantes tortures, suspendu trois jours durant, sans que ses pieds ne touchent le sol  pour lui soutirer des aveux, lors de son interrogatoire qui s’est déroulé dans un lieu secret.

Le procès d' Abdeljalil Agadil a été reporté plusieurs fois, fautes de preuves et  de témoins à charge permettant de l’impliquer dans l'incendie d'un commissariat et le blocage d’une voie ferrée lors d’incidents qui avaient opposé forces de répression et jeunes à Safi en août 2011.

Ces enlèvements, disparitions, séquestrations, condamnations inventées de toute pièce, assassinats ciblés de militants par des sbires aux ordres nous replongent dans les sombres années de plomb du Maroc.

ATTAC/CADTM Maroc appelle  A LA SOLIDARITE NATIONALE ET INTERNATIONALE pour:
Exiger la LIBÉRATION IMMÉDIATE et sans conditions de Abdejalil Agadil et ses 15 camarades ;
Dénoncer ces procès fabriqués de toute pièce dans le but de criminaliser les luttes, semer la terreur et étouffer toute voix contestataire :
Exiger la libération immédiate et sans condition de tous les détenus:
Exiger l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les responsables des meurtres perpétrés à l’encontre des militants du M20F et des manifestants.

Ecrire à :

Ministre de la Justice
M. Mustafa Ramid
Ministère de la Justice
Place Mamounia
Rabat
Maroc / Morocco
Fax: +212 537 73 07 72
+212 537 73 47 25 (Ministry)
+212 537 72 37 10 (Minister’s secretariat)
Website: www.justice.gov.ma
E-mail : lididi@justice.gov.ma
Ministre de l’IntérieurM. Mohand Laenser
Ministère de l’Intérieur
Quartier Administratif
Rabat
Maroc / Morocco
Fax: +212 537 76 68 61
Fax : +212 537 76 20 56
+212 5 37 76 74 04
Ministre des Affaires Etrangères et de la CoopérationM. Saad-Eddine El Othmani
Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération
Avenue Franklin Roosevelt
Rabat
Maroc / Morocco
Fax: +212 537 76 46 79
+212 537 76 55 08
Email: mail@maec.gov.ma
Website: www.maec.gov.ma
Chef du gouvernement
Abdelilah Benkirane
Département du Chef du gouvernement
Palais Royal
Touarga
Rabat
Maroc / Morocco
Fax: +212 537 76 99 95
+212 537 76 17 77
+212 537 76 86 56
Email: courrier@pm.gov.ma
Website: www.pm.gov.ma
 Monsieur le Président du Conseil national des droits de l’Homme
Driss El Yazami
Place Achouhada- BP 1341
10 001 - Rabat - Maroc
Tel : +212 537 72 22 07
Fax : +212 537 72 68 56
E-mail : cndh@cndh.org.ma
Site internet : http://www.ccdh.org.ma/?lang=fr

samedi 22 octobre 2011

Tension à Safi où la police est accusée d’avoir tué un chômeur-militant

    Par Maghrebémergent,15/10/2011


Mohamed Boudouroua, mort en sit-in à l'agence pour l'emploi (dr)

La situation était tendue hier vendredi à Safi où Mohamed Boudouroua, chômeur-diplômé, militant du mouvement du 20 février a été tué à la suite d’une intervention de la police pour mettre fin à une occupation du toit de l’agence de chômage. La version de la police, un suicide, est très vivement contestée par sa famille et ses amis.

« Nous sommes tous des Chahid Mohamed Boudouroua ». En peu de temps, plus de 5200 internautes sont devenus membresde la page Facebook consacrée à Mohamed Boudouroua, chômeur de 38 ans, militant du mouvement du 20 février, tué jeudi, alors qu’il participait à un sit-in, à Safi, à 300 km au sud de la capitale. Mohamed Boudouroua, licencié en littérature et technicien spécialisé en électricité industrielle, occupait, avec trois autres militants-chômeurs, le toit de l’agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec). Dans la nuit du mercredi à jeudi, la police a débarqué en force pour déloger les chômeurs. Selon la version officielle de la police marocaine, relayée par l’agence MAP, Boudouroua se serait jeté « lui-même » du toit de l’immeuble et il avait menacé de se suicider en s’aspergeant d’un liquide inflammable. La version des amis de Mohamed Boudouroua est très différente. Selon Hakim Sikouk, professeur de philosophie et militant à l’Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), Mohamed Boudaroua « est décédé, poussé par un policier [...], en tombant du toit de l'immeuble ». Un autre témoin fait état d’une provocation verbale d’un policier qui a lancé au groupe en sit-in : « que le meilleur d'entre vous se brûle ou se jette si vous êtes courageux ». Les policiers sont ensuite montés sur le toit, l’un d’eux a poussé Mohamed Boudouroua qui est tombé sur sa tête. Ses trois compagnons ont été menottés, interrogés avant d’être abandonnés à plusieurs kilomètres, au nord de la ville de Safi.

Le deuxième mort à Safi
La famille et les proches de Boudouroua soulignent que le toit de l’Anapec où se trouvait Mohamed n’était pas très élevé et se situait à 2,5 mètres du sol et que cela rend improbable la thèse d’un acte suicidaire avancé par les policiers. La famille a donc refusé d’enterrer Mohamed Boudouroua et demande des poursuites contre les policiers qui sont, selon elle, responsables de sa mort. L’association marocaine des droits de l’homme (AMDH) souligne que Mohamed Boudouroua, est la seconde personne tuée à Safi depuis le début du mouvement du 20 février. Elle rappelle que Safi a été, le 29 mai dernier, le théâtre d’une attaque violente contre les citoyens et que certains d’entre eux avaient été torturés. « Ce qui a entrainé la mort de Kamel Laamari, le 2 juin ». L’AMDH souligne que « la vérité sur sa mort n’a pas été faite » et que « les responsables n’ont pas été jugés » ce qui consacre « la logique de l’impunité qui règne dans notre pays et qui va à l’encontre de l’Etat de droit ». Les autorités marocaines ont annoncé avoir ouvert une enquête. Sur Facebook, la photo du chef de la police de Safi, Mohamed Ali Al-Hamed circule. Une page dans laquelle un photomontage le montre avec une corde au cou a été créée pour réclamer son jugement.


jeudi 13 octobre 2011

Un jeune militant du MVT20FEVRIER (Safi) vient de perdre la vie suite à l'agression policière

 dont ont été victimes les militant-es de la coordination du mouvement des enchômagé-es...(عضو تنسيقية حركة المعطلين حوامل السواعد).
Le cadavre du martyr se trouve à la morgue de la ville. Des militants de l'AMDH s'y rendent à cet instant.
Nom: Boudouroua
Prénom: Mohamed
Agé : 40 ans
Enchômagé, licencié et diplômé d'un DTS (électricité)
Le jeune militant a "rendu l'âme" suite à l'attaque des forces de répression contre les militant-es en sit in à l'ANAPEC ( délégation de Safi) à minuit 30 (00h30) d'aujourd'hui jeudi 13 octobre 2011
1ères vidéos du martyr Boudouroua Mohammed assassiné par les forces de répression le matin du jeudi 13 octobre 2011 à Safi
http://www.youtube.com/watch?v=QYmkbKVX4Go&feature=share

http://www.youtube.com/watch?v=wiQszEbih5o&feature=channel_video_title
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Deuxième décès d’un activiste 

du 20 Février à Safi

Par Badr Soundouss, Demainonline, 13/10/2011

Une manifestation réprimée à Rabat dans une image d'archives

Rabat.- Un militant du Mouvement du 20 février, Mohamed Boudaroua, également membre d’une association des diplômés chômeurs, est décédé aujourd’hui, jeudi, dans un hôpital de Safi.
Le jeune homme, âgé de 38 ans, était hospitalisé suite à des blessures reçues lors d’une intervention musclée des forces de l’ordre pour disperser un sit-in pacifique organisé le mercredi 12 octobre devant une administration de cette ville. L’ANAPEC, l’agence pour l’emploi, selon certaines sources.
L’information a été confirmée par plusieurs associations locales.
C’est le deuxième décès violent intervenu à Safi en mois de quatre mois après celui de Kamal Ammari au mois de juin dernier.
En attendant de connaître les détails de cet énième décès, du manifestement à la répression des forces de l’ordre, les fidèles soutiens du régime de Mohamed VI vont continuer, comme l’a fait récemment le président français Nicolas Sarkozy, à saluer « la volonté de réforme profonde du roi ».
« Le fait que le Mouvement du 20 février puisse continuer à manifester sans répression témoigne de la vigueur de la démocratie marocaine », avait rapidement affirmé Sarkozy quand il était venu récemment offrir son gadget de grande vitesse aux Marocains.

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 Nouveau martyr du Mouvement 20 février: 
 Par Aziz Enhaili, 13/10/2011
Safi : Nouvelle victime de la répression brutale des forces de l’ordre contre les manifestants marocains. Mohamed BOUDEROUA, 38 ans, licencié es lettres arabes, diplômé en électronique industrielle, membre de la coordination des adjoints techniques chômeurs, de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme et du mouvement du 20 février, est décédé aujourd'hui des suites de ses blessure consécutives à l’intervention des policiers, qui l’ont précipité du haut de la terrasse de l’immeuble abritant la terrasse de l’Agence nationale de la promotion de l’emploi

Maroc: mort d'un manifestant

AFP Publié dans Le Figaro,  le 13/10/2011

Un chômeur, militant du Mouvement contestataire du 20 février, est décédé en tombant d'un toit lors d'un sit-in, à Safi (150 km au sud de Rabat) dans la nuit de mercredi à jeudi, ont déclaré des témoins et une source policière.

"Mohammed Boudouroua, 38 ans, est décédé, poussé par un policier" qui cherchait à le déloger, "en tombant du toit de l'immeuble abritant l'Agence de l'Emploi (ANAPEC)", a déclaré Hakim Sikouk, enseignant et militant à l'Association marocaine des droits de l'homme.

Une source policière locale a certes confirmé à l'AFP le décès du militant, qui faisait partie d'un groupe de diplômés au chômage. Mais il a affirmé que l'homme "avait menacé de s'immoler par le feu" et qu'il "s'est lui-même jeté du toit de l'immeuble où il tenait avec ses camarades un sit-in depuis deux jours".

"Notre ami participait à un sit-in sur le toit de l'ANAPEC, avec des camarades lorsque le groupe a été cerné cette nuit par une dizaine d'estafettes", a déclaré un autre témoin, proche de la victime. "Le groupe a alors été interpellé par un agent de la sûreté qui leur a lancé du bas de l'immeuble: '
"Que le meilleur d'entre vous se brûle ou se jette si vous êtes courageux'", a-t-il ajouté.
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A SAFI, la tristesse et le deuil....
 
Par Mohammed Belmaïzi, facebook, 13/10/2011

Les criminels ont tué un homme qui revendique tout simplement la dignité de vivre décemment. Un homme qui demande son dû à cet État des incompétents et des assassins. Mohamed Boudroua le martyre demandait que les bénéfices faramineux soient utilisés pour indemniser les diplômés chômeurs ... Pourtant des solutions raisonnables et surtout équitables.... Mais les pirates qui en profitent sont prêts pour tuer quiconque qui remet en questions leurs privilèges!!

A SAFI, la tristesse et le deuil.... La chaîne 2M est là, et elle va déformer toute la scène, bien évidemment. Mais l'émotion est tellement grande que les slogans fusent pour abattre le régime : achaâb youridou isqatt anniddamm

L'Etat marocain, incompétent et sans véritable projet, se trouve devant son arrogance et devant son indifférence à l'égard des revendications du Mouvement du 20 février, et va devoir faire face à la colère des élèves et des étudiants.... Il est urgent que le gouvernement tombe, que le parlement soit dissout, que le Makhzen dégage, pour un Maroc nouveau!!!

كلنا خارجين يوم 18 أكتوبر ...و في كل الثانويات « Nous allons tous sortir le 18 Octobre ... et dans toutes les écoles secondaires » Les derniers mots du martyr Mohamed Boudaroua! Le mot juste et le combat légitime. Mais l’État ne sait que tuer. Un État qui tue, n'est plus légitime!