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mardi 21 juin 2011

Maroc : libérons Kabbouri, Chenou et Ghalout !

Communiqué du NPA, 2/6/ 2011

La justice répressive du royaume vient de sévir. 10 militants associatifs et syndicaux sont condamnés à des peines allant jusqu’ à 3 ans de prison ferme. Parmi eux, Kabbouri et Chenou militants associatifs et syndicalistes dont l’engagement auprès de la population est connu
Le pouvoir vise par ce biais à criminaliser leur rôle dans la vague de résistance populaire qui dure depuis plusieurs années dans cette région et qui a pu imposer, notamment à Bouarfa, la gratuité des services d’eau et le non payement des factures d’électricité, sans compter leur lutte sans relâche sur les questions d’emploi, de santé publique et dans la lutte contre la corruption. En réalité, à travers ce procès, ce sont des militants profondément engagés dans les luttes populaires et sur tous les fronts qui sont visés. Il n’est pas question pour le pouvoir que la lutte pour la satisfaction des droits sociaux rejoigne le combat démocratique initié depuis plusieurs mois au Maroc.

Dans la même veine, un jeune étudiant de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc, Mohammed Ghalout, militant de la “Voie Démocratique” basiste, a été arrêté et torturé pendant plusieurs jours. Maintenu dans des conditions inhumaines, sans droit à une défense, harcelé quotidiennement, les autorités lui reprochent son engagement radical et sans concession mené depuis plusieurs années auprès des étudiants mais aussi sa participations aux luttes populaires de Fès et de sa région. 
Ainsi, Mohamed a été moteur dans l’organisation des paysans sans terre dans la region de Fès ou dans les luttes pour l’accès aux services publics dans les quartiers populaires . Il a également été à l’origine de la constitution, dans de nombreuses de villes, de comités de défense des prisonniers politiques suite à la répression de ces dernières années, ainsi que le défenseur acharné d’un mouvement populaire, auto-organisé et radical dans la lutte contre le despotisme qu’a initié le mouvement du 20 fevrier.

Au moment où la monarchie vient de dévoiler le contenu de la révision constitutionnelle, consacrant , sans aucun artifice, le pouvoir absolu, c’est toujours une justice aux ordres, la torture, la répression systématique qui sont utilisées contre les oppositions réelles à la dictature.

Le NPA apporte toute sa solidarité aux jeunes du mouvements du 20 février emprisonnés, et exige la libération immédiate et inconditionnelle de Kabbouri, Chenou et Ghalout . Il appelle à un vaste mouvement de solidarité durable et international pour leur libération et au développement de toutes les formes de soutien aux mobilisations populaires contre la dictature.
http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-maroc-lib%C3%A9rons-les

vendredi 17 juin 2011

Saddik Kabouri condamné à 30 mois de prison

Par Ali Fkir, 17/6/2011
Saddik ou Seddik KABBOURI:
- est né, a grandi et travaille (enseignant) à Bouarfa la résistante (Est du Maroc, province de Figuig)
- Cadre de l'AMDH
- Cadre syndical de la CDT
- Symbole des mouvements sociaux dans la région (coordinateur de la Tansikia contre la cherté de la vie...)
- militant du mouvement du 20 février (solidaire des jeunes et agissant sur le terrain)
....
vient d'être condamné (aujourd'hui 17 juin 2011) à deux ans et demi (30 mois) de prison ferme.
Il a été arbitrairement arrêté suite à un mouvement de protestation ( le 18 mai 2011) contre la répression dont furent victimes des jeunes diplômé-es enchômagé-es en lutte pacifique pour leurs légitimes revendications ( droit au travail sans discrimination aucune, sans "piston", sans "pots de vin", sans corruption...).
KABBOURI n'avait fait qu'exprimer CALMEMENT sa solidarité avec les victimes de l'arbitraire. Il n'avait fait que son devoir de militant de la défense des droits humains, son devoir de militant des causes sociales justes...
MOBILISONS NOUS POUR IMPOSER LA LIBÉRATION DE:
- KABBOURI, MILITANT SYNDICAL, MILITANT DES DROITS HUMAINS, MILITANT ASSOCIATIF...
- CHENNOU, MILITANT SYNDICAL, condamné à 2 ans et 6 mois de prison ferme
- Les 7 citoyens condamnés à 3 ans de prison ferme
- Le citoyen condamné à 2 ans 10 mois de prison
Toutes ces victimes de l'arbitraire (10) sont condamnées aujourd'hui à Bouarfa.Le procès inique a débuté le jeudi 16 juin 2011, les condamnations ont été annoncées le vendredi 17 juin à 7h du matin
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE
---------------------------------------

NOUS SOMMES TOUS KEBBOURI SEDDIK


2ANS ET DEMI FERME
POUR LE MILITANT SADDIK KABBOURI !!!
IL ETAIT PRESQUE 7H DU MAT
2ANS ET DEMI
EST LE VERDICT
CONTRE LUI
A LA FIN
D’ UNE MASCARADE
QU ON A APPELLE PROCÈS
UN PROCÈS QUI A DEBUTÉ
A 2H30 DU JEUDI 16
UN PROCÈS
QUI A VU
UN PRÉSIDENT DU TRIBUNAL
REFUSANT EN VRAC
ET VITE FAIT
TOUTES LES DEMANDES DES AVOCATS
D’ ABORD POUR LES VICES DE FORME....
UN PROCÈS CONTRE UN DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS
UN MILITANT
DONT LE SENS DE LA VIE MÊME
EST DE DÉFENDRE LES DROITS
DE LA POPULATION
D’ UNE VILLE
D’ UNE REGION
MARGINALISÉE
TRES MARGINALISÉE
SEDDIK LE COORDONATEUR DE LA COORDINATION CONTRE LA HAUSSE DES PRIX
A REUSSI/AVEC SES CAMARADES/
A FAIRE DE CETTE VILLE OUBLIÉE
UNE CITADELLE DE LA RESISTANCE....
SEDDIK ET SES CAMARADES
ONT REUSSI A FAIRE ENTENDRE
LA VOIX DES LAISSÉS POUR COMPTE
ILS ONT RÉUSSI
A MOBILISER TOUTE UNE VILLE
SOUVENEZ VOUS
LEUR LUTTE CONTRE LA HAUSSE DES PRIX DE L’ EAU
QU ILS ONT PU GAGNER
ET POUR LE MAKHZEN
C’ EST UN CRIME
OUI
C’EST UN CRIME
LA RÉSISTANCE EST UN CRIME
LA LUTTE EST UN CRIME
LA SOLIDARITÉ EST UN CRIME
ET ON NE PEUT
LAISSER CE GENRE D’ EXEMPLE
DE SYMBIOSE DE TOUTE UNE VILLE
S’ÉPANOUIR
C’EST UN TRES MAUVAIS EXEMPLE
OUI
ET S’ IL DEVENAIT CONTAGIEUX?????
SEDDIK ET SES CAMARADES
ONT DONNÉ L EXEMPLE
QUE L’ UNION POUR DES INTÉRÊTS COMMUS EST POSSIBLE
ET QUE C’ EST LE SEUL CHEMIN DE LA VICTOIRE
CONTRE L HOGRA
ALORS QUE FAIRE????
COMMENT SE VENGER
D’UN SYMBOLE
DE MILITANTISME CONCRET
SUR LE TERRAIN
RASSEMBLEUR?????
LE 18 MAI SOUVENEZ VOUS
DEUX CITOYENS ONT ESSAYÉ DE SE BRÛLER VIFS A BOUARFA
LA POPULATION ÉTAIT EN COLÈRE
LA RÉPRESSION FUT FÉROCE
IL Y A EU DES CONFONTATIONS
QUI ONT ABOUTI A L’ ARRESTATION DE 8 JEUNES
SADDIK EN TANT QUE DÉFENSEUR DES  DDH
EN TANT QUE MILITANT SUIVAIT LE DÉROULEMENT DU PROCÈS
À LA SORTIE DU TRIBUNAL
IL FUT ABORDÉ PAR DES CIVILS
QUI L’ONT EMMENÉ AU COMMISSARIAT
MOTIF/CE SERAIT LUI
QUI AURAIT INCITÉ
CES JEUNES À LA VIOLENCE...
ET PAF
ON LUI REFUSE LA LIBERTÉ PROVISOIRE
ET LE FEUILLETON COMICO DRAMATIQUE CONTINUE
JUSQU’À HIER
OÙ LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL
EST ALLÉ JUSQU’À INTERDIRE AUX "ACCUSÉS" DE S’ASSEOIR
TOUT LE LONG D’UN PROCÈS
QUI A DURÉ 17 H!!!!
EST CE QU’ILS CROIENT QU’AVEC ¦ÇA
ILS VONT ARRÊTER LA RÉSISTANCE????
EST CE QU’ LS CROIENT
QU’ EN S’ EN PRENANT À CE SYMBOLE
ILS OBLIGERONT
LES GENS DE BOUARFA À S’ AGENOUILLER???
LES GRÉVES
LES MARCHES
QUI ONT SUIVI
PROUVENT QUE NON
ET LA SOLIDARITÉ
AVEC CE MILITANT ET CES CAMARADES
QUI VA EN CROISSANT
PROUVE QUE NON
CETTE SOLIDARITÉ
QUE NOUS DEVONS ENTRETENIR
CAR LE VERDICT CONTRE SEDDIK
EST UN"SIGNE FORT"
COMME ILS AIMENT DIRE
UN SIGNE FORT
À CEUX QUI CROIENT
QUE LE CHEMIN DE LA DÉMOCRATIE
EST SANS EMBUCHES
CE VERDICT
LA VEILLE DE CE QU ‘ILS CRIENT
A COR ET CRI
RÉFORMES
DÉMOCRATIE
CHANGEMENT
CE VERDICT
QUI INTERPELLE TOUS LES MILTANT/ES
IL N YA QU UN SEUL CHEMIN
CELUI DE LA RÉSISTANCE
CONTRE L’ARBITRAIRE
CONTRE LE DESPOTISME
ALORS
SOYONS AU NIVEAU
SOYONS AU RENDEZ VOUS

vendredi 3 juin 2011

Vous avez dit : l’exception marocaine ?


ASDHOM
Adresse postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org www.asdhom.org

Bureau exécutif de l’ASDHOM, Paris, 1/6/2011

La vidéo postée sur Youtube depuis Casablanca a fait le tour des rédactions. Elle continue à être visionnée. Elle se passe de tout commentaire.
Les faits remontent au 29 mai dernier quand les jeunes du mouvement 20 février à Casablanca sont allés à la rencontre des habitants du quartier populaire Sbata. Cette manifestation était pacifique et ne présentait aucun danger qui puisse porter atteinte à l’ordre public. Les autorités marocaines en ont jugé autrement. Elles ont décidé de casser du manifestant. A elles seules, les images de la vidéo montrent la violence de l’intervention policière qui n’a épargné personne. La femme qu’on voit avec son petit garçon, âgé à peine de quelques années, a eu sa part de cette violence inouïe.
D’autres rassemblements et manifestations, organisés le même jour par le mouvement 20 février à travers plusieurs villes marocaines, ont eu droit au même traitement.
Cette répression n’a rien d’exceptionnel. Elle s’inscrit dans la démarche du pouvoir à vouloir anéantir la contestation populaire qui s’enracine et se développe sous la houlette du mouvement du 20 février. Après s’être rendu compte que l’agitation médiatique qui a suivi les quelques mesures annoncées (commission chargée de réformer la Constitution, CNDH, etc.) n’a pas pu mettre un terme à la volonté des jeunes de ne pas baisser les bras, mais au contraire, elle a amplifié leur mouvement et affiné leurs exigences d’en finir avec le despotisme, la corruption et tous les maux qui gangrènent la société marocaine.
L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) est très préoccupée par cette escalade dans la répression opérée par les forces de l’ordre marocaines. L’usage de la violence contre les manifestants pacifiques du mouvement du 20 février, le 15 mai à Témara et Rabat, les 22 et 29 mai dans plusieurs villes du pays, est inadmissible. Il en est de même de l’intervention violente, les 16 et 17 mai, à la prison de Salé pour réprimer les détenus dits de Salafia Jihadia, qui protestaient contre le non respect des promesses reçues quant à l’amélioration de leurs conditions de détention, voire de leur libération imminente. Depuis cette intervention qui a fait des blessés graves, la situation s’est dégradée.

C’est cette même violence condamnable qui a conduit à la mort, le 20 février à Séfrou, du jeune Karim Chaieb et de cinq autres à Al Hoceima dans des circonstances non encore élucidées. L’ASDHOM dénonce et condamne avec force toutes les arrestations qui ont touché les manifestants du mouvement 20 février ainsi que leurs soutiens parmi les militants des forces vives et démocratiques du Pays. Elle rappelle aux autorités marocaines que cette répression est contraire au discours officiel, tenu au plus haut niveau de l’Etat, en termes de respect des libertés individuelles et collectives et la garantie de leur exercice.
Les engagements internationaux du Maroc en la matière ne sont pas honorés.
L’acharnement des forces de l’ordre sur les manifestants du mouvement 20 février montre bien que les autorités marocaines n’ont toujours pas encore choisi en réalité la voie de l’Etat de droit. C’est bien ce dernier, basé sur la liberté, la dignité, la justice sociale et la démocratie, que réclame pacifiquement avec insistance, courage et maturité le mouvement du 20 février.
Les images que nous renvoie le Maroc officiel en guise de réponse aux aspirations légitimes des manifestants font mal. Elles sont inacceptables.
La femme, violentée devant son petit enfant, aurait souhaité qu’on lui dise « bonne fête », étant donné que ce dimanche 29 mai était jour de fête des mères. Les forces de l’ordre, elles, ont choisi de lui faire « sa fête ».

C’est dans ce climat général de terreur que veulent instaurer les autorités que des militants et responsables d’associations ont été la cible privilégiée des forces de police. L’arrestation à Bouarfa (Province de Figuig) de plusieurs citoyens dont Seddik Kabouri, militant de l’AMDH et animateur de la coordination contre la cherté de la vie, après l’importante marche du 18 mai qu’a connu la ville pour exprimer le mécontentement et les craintes suite à la tentative de quelques jeunes diplômés chômeurs de s’immoler par le feu, illustre bien cet état d’esprit.

L’ASDHOM demande aux autorités marocaines de respecter le droit de manifester, garanti par tous les textes internationaux auxquels adhère le Maroc et de procéder immédiatement à la libération de tous les détenus du mouvement du 20 février.
L’ASDHOM soutient le mouvement du 20 février dans ses revendications légitimes et exige de l’Etat marocain leur satisfaction.
L’ASDHOM met en garde les autorités marocaines contre toute escalade dans la violence à l’égard des manifestants.

Bureau exécutif de l’ASDHOM, Paris, 1/6/2011

Dernière minute : Au moment où nous nous apprêtions à publier ce communiqué, nous apprenons avec affliction la mort du jeune Kamal Ammari des suites de ses blessures après l’intervention sauvage des forces de l’ordre le 29 mai à Safi.
De quelle exception marocaine nous parle-t-on ?

lundi 30 mai 2011

PETITION POUR LA LIBERATION DES MILITANTS KABBOURI SADDIK ET MAHJOUB CHENOU

De Mhamed Khouya, 30/5/2011

Nous signataires, militants-tes démocrates au Maroc et à l’étranger, nous demandons la libération immédiate des militants démocrates KABBOURI Saddik et MAHJOUB Chenou de Bouarfa et exprimons notre solidarité totale et inconditionnelle avec les deux militants.

KABBOURI SADDIK
- Militant de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH)
- Coordinateur de Tansikia de Bouarfa : Coordination contre la cherté de la vie et la dégradation des services publics .
- Secrétaire général de l'union locale de la Confédération Démocratique du Travail CDT

MAHJOUB CHENOU
- Président du Syndicat des employés de la Promotion nationale
- Activiste au sein de la Coordination contre la cherté de la vie et la dégradation des Services publics

A DIFFUSER A GRANDE ÉCHELLE

 ENVOYER VOS SIGNATURE AUX ADRESSES SUIVANTES :

 Merci
Liste des signataires mise à jour :

dimanche 29 mai 2011

Maroc : des militants incarcérés, Bouarfa en grève



Par Ali Fkir, 28/5/2011
Les militants Saddik Kabbouri et Mahjoub Chennou viennent d'être incarcérés à la prison de Bouarfa après 48 heures passées au commissariat de la même ville.
L'audience est fixée au 26 juin 2011.
Lançons une mobilisation nationale et internationale pour imposer la libération de KABBOURI (symbole de la résistance populaire dans l'oriental du pays) et de tous les détenus (11 à Bouarfa, 15 à Khouribga...)
Finalisons la liste de TOUS les détenus de 20 février, les détenus des luttes sociales et autres détenus politiques.
En ce moment (28/05/2011 à 18h35) le local de l'AMDH, section de Bouarfa est encerclé par les diverses forces de répression.
 Rappel
De : Ali Fkir , 27/5/2011
La REGION DE BOUARFA en grève:
TOUT le secteur public en grève illimitée (enseignement, santé, communes...) jusqu'à la libération de Saddik Kabbouri


Rappelons que:
Le militant Saddik Kabbouri a été arrêté à Bouarfa où il réside (sa ville natale) et cela, depuis jeudi 26 mai 2011
- Cadre de l'AMDH
- Coordinateur de Tansikia de Bouarfa
- Secrétaire général de l'union locale de la CDT
- L'un des symboles de la résistance populaire dans la province de Figuig
Rappelons que le mercredi 18 mai 2011, la ville de Bouarfa a connu des affrontements sanglants entre les forces de répression et la population locale et cela suite aux provocations policières. Les personnes arrêtées (des dizaines) ont été relâchées le jour-même, mais la vague d'arrestations arbitraires a repris le mardi 24 mai. 9 citoyens sont toujours en détention.
  Les militants associatifs, syndicalistes, politiques de toute la province de Figuig se mobilisent pour imposer la libération de Kabbouri: Beni -Tadjit, Talsint, Bouanane, Tandrara, Figuig...
Mobilisons nous pour imposer la libération de
- Kabbouri Saddik
-  Mahjoub Chennou
- Des militants de 20 février
- De tous les prisonniers politiques