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dimanche 3 mai 2015

NON A LA REPRESSION SYNDICALE DANS LES CONSERVERIES MAROCAINES DOHA

Par Souad G.1/5/2015

A Agadir , dans le sud, une autre région connaît des luttes ouvrières  importantes , et des résistances notamment dans le secteur de l’agriculture et de la pêches, contre le Plan Maroc Vert et le projet Aliutus qui visent à ouvrir  ces secteurs  vitaux à la concurrence et au capital international.
Ce 1 mai 2015, en solidarité avec la lutte dans les Conserveries Doha, à Agadir, où depuis le 16 mars 2015 plus de 700  ouvriers, en majorité des femmes sont en grève pour exiger leurs droits et la réintégration des syndicalistes licencié-es.
Voir ci-dessous appel à la solidarité avec les ouvriers licenciés.
Cette  journée internationale des travailleurs vient nous rappeler que la lutte est encore longue et difficile, elle exige fermeté , unité et solidarité pour défendre tous nos droits, lutter contre des politiques qui accaparent nos richesses, endettent nos pays, nous divisent…du nord au sud , au Nord comme au Sud.
1 mai 2015
Souad G.



Demande de solidarité
NON A LA REPRESSION SYNDICALE DANS
les Conserveries Marocaines DOHA 
(AGADIR – MAROC)

 Depuis le 16 Mars 2015, 700 salariés , en majorités femmes , sont en grève.

Car  le patron , l'un des archi-milliardaires de la région (Groupe BICHA), a licencié la totalité de la section syndicale – affiliée à la Confédération Démocratique du Travail,  ainsi que 25 autres membres du syndicat .

jeudi 17 avril 2014

Lettre ouverte sur le projet G1 d'Aoulouz, concernant la gestion des sources Taferzazte et Timilte



adressée


- Au Secrétaire Général du Parlement Européen
- Au Gouvernement fédéral d’Allemagne
- Au Directeur de la banque allemande de développement


Messieurs,


Veuillez prendre connaissance de nos fermes positions sur le projet G1 d’Aoulouz :


L’eau de nos sources :


-        Nos deux associations, Taferzazte et Timilte,  gèrent la répartition de l’eau d’irrigation des deux sources Tafarzazte et Timilte. Depuis 5 ans, et jusqu’à ce jour, ces deux associations se complètent dans leurs tâches .

-         En août 2013 les autorités ont créé deux nouvelles associations pour la gestion de nos deux sources. Elles portent les mêmes noms que nos deux associations (Taferzazte et Timilte) !

Ce qui signifie que nos deux associations d’origine  sont violemment éliminées de ce projet, ce qui oblige nos paysan(ne)s à déclarer leurs positions négatives envers ce projet. Donc nos deux sources, ainsi que notre mode d’irrigation par canaux,  ne sont pas concernées dans ce projet, ce qui va nous obliger à constituer un autre projet propre à nos paysan(ne)s.

Le projet G1 et ses conséquences sur la vie des paysan(ne) et leurs cultures :-         Nul n’a entre ses mains les documents de ce projet, ni même celui des associations constituées par les autorités, ce qui prive les paysan(ne)s du droit à l’information. Leur avenir est attaché à ce projet et ses conséquences sur leur vie sont d’une  importance vitale.

-        Il faut  savoir que 60% des terres de ces deux sources sont des terres du domaine et de Habous que les paysan(ne)s exploitent par voie de location. Seulement 40% des terres sont propriétés des paysan(ne)s ce qui veut dire qu’un grand pourcentage des terres va être à la disposition des grands propriétaires qui ont le droit de loyer sur le domaine et le Habous.

-         Le plan Maroc Vert est destiné à détourner les paysan(ne)s des cultures de blé vert, les cultures dites de revenu élevé. Le projet G1 est un des objectifs du Maroc Vert. Ce qui signifie que nos cultures Bio-Naturelles sont en danger de disparition.

-        Le niveau de vie sociale des paysan(ne)s de Tafarzazte et Timilte est encore proche de celle du Moyen Âge : il n’y a aucune modernisation malgré leur volonté déterminée à lutter pour leurs droits. Leurs groupements d’habitat sont marginalisés et dépourvus de toute norme, par exemple ils ne sont pas reliés aux réseaux de l’eau potable : les paysan(ne)s utilisent encore l’eau des puits … !
La question que nous posons aux  États Marocain et Allemand est : quel programme social a été prévu comme objectif pour soulager la misère au sein de nos communautés paysannes de Tafarzazte et Timilte ?

L’eau du barrage d’Aoulouz :

-        Les paysan(ne)s évacué(e)s du bassin du barrage laissent leurs biens pour l’intérêt public avec de faibles  indemnisations. Ils  sont hors de ce projet G1. Ils restent marginalisés dans leurs terres dépourvues de l’eau d’irrigation. 
Aujourd’hui ils déclarent leur opposition à ce projet qui va utiliser 18 millions de mètres cubes de l’eau du barrage...
-         Les paysan(ne)s d’Erragada commune d’Irrazane sont hors de ce projet malgré leur perte de l’eau d’irrigation. Un canal qui amène l’eau du barrage Aoulouz vers les domaines des grands propriétaires à Elguerdane et Ouled Teima passe sur leurs terres desséchées.

Voilà pourquoi nous déclarons notre ferme oppositions à ce projet qui ne tient pas compte des normes d’un vrai développement durable des paysan(ne)s de notre région.

Les organisations signataires :-         Syndicat national des petits paysan(ne)s et employé(e)s forestier(e)s - bureau provincial de Taroudant.

-         Association Taroudant Agricole

-         Association Tafarzazte d’usagers d'eau spécifique  aux agriculteurs

-         Association Timilte d’usagers d'eau spécifique  aux agriculteurs

-         Association Errigada d’usagers d'eau spécifique  aux agriculteurs

dimanche 25 novembre 2012

La Confédération paysanne au côté des ouvriers(ères) et des petit(e)s paysan(ne)s du Souss




 

  

  Pour le respect des droits ! 

La Confédération paysanne au côté des ouvriers(ères) et des petit(e)s paysan(ne)s du Souss

























Agadir, AG constitutive de la section FNSA agriculteurs . 18.10.2012 .

 Nicolas Duntze, représentant de la Confédération paysanne au côté des ouvriers(ères) et des petit(e)s paysan(ne)s du Souss
24.10.2012 Accueillie par la Fédération Nationale du Secteur Agricole de l'Union Marocaine du Travail (FNSA-UMT), une délégation de paysans, travailleurs sociaux, sociologue et journaliste, s'est rendue dernièrement dans la plaine du Souss au Maroc.

Elle y a fait le même constat que la FNSA UMT sur les conséquences intolérables du développement d'une agriculture intensive d'exportation dans cette région,  renforcées  par  le Plan Maroc Vert, et soutient les combats menés par les partenaires locaux[1].
Les situations rencontrées, particulièrement celles des petits paysans et des travailleurs salariés dans les domaines agricoles sont dramatiquement similaires à celles repérées dans les bassins européens où se développe, à marche forcée, une agriculture industrielle :

- Expropriations et appauvrissement des populations paysannes
- Exploitation forcenée de dizaines de milliers d'ouvriers agricoles, et tout particulièrement des femmes
- Dénis de droits et de dignité des travailleurs
- Dégradation de l'environnement et épuisement des ressources en eau

La Confédération paysanne et ses partenaires rappellent que nombre d'investissements dans cette agriculture mortifère sont d'origine européenne et française en particulier, et s'engagent à :
- Communiquer et agir solidairement dans leurs pays respectifs, pour enrayer le développement de ce type d'agriculture et les exactions induites
- Lutter pour réintégrer dans leurs droits les victimes de cette forme de développement agricole
- Défendre et promouvoir le droit des peuples à se protéger et choisir le type d'agriculture qui puisse les nourrir pour qu'enfin la souveraineté alimentaire soit inscrite dans le droit international.

[1] :FNSA, branche agricole de l'Union Marocaine du Travail, Association Marocaine des Droits Humains, ATTAC Maroc, Syndicat National des Marins Pêcheurs de la Pêche Côtière et hauturière, Association Femmes du Sud, Association paysanne AMAL …