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vendredi 13 décembre 2013

Le groupe des Verts/ALE au PE critique le vote du PE, complice de ce fait de l'occupation illégale du Sahara Occidental par le Maroc

Accord de pêche UE-Maroc/Sahara occidental : Le PE fait fi des inquiétudes et soutient un accord controversé
Strasbourg, le 10 décembre 2013

Le PE a voté en faveur de l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc (310 voix en faveur – 204 contres – 49 abstentions) qui donne droit à l’UE de pêcher dans les eaux du Sahara occidental malgré le fait, et en vertu du droit international, que le gouvernement du Maroc n’a pas le droit d’exploiter les ressources naturelles du Sahara occidental occupé sans un consentement explicite du peuple sahraouis.
De fait, en validant cet accord de pêche, le Parlement et s’est rendu complice  de l’occupation du Sahara Occidental par Maroc et de la violation du droit international. Le groupe des Verts/ALE au PE a voté contre cet accord et en a critiqué l’issue ( voir le CP du groupe Verts/Ale ci-dessous) .

Le Parlement européen a aujourd’hui voté en faveur d’un nouvel accord de pêche entre l’UE et le Maroc, deux ans après son rejet décisif d’une version antérieure.* Le groupe des Verts/ALE au PE critique l’issue de ce vote qui mettra sur pied un accord donnant droit à l’UE de pêcher dans les eaux du Sahara occidental malgré le fait, et en vertu du droit international, que le gouvernement du Maroc n’a pas le droit de vendre les ressources du Sahara occidental (1).
Commentant le vote, le groupe verts/ALE estime que:
« Les députés ont choisi de pratiquer la politique de l’autruche en votant cet accord controversé. L’accord de pêche UE-Maroc est l’épisode le plus honteux de la politique de pêche néo-coloniale de l’UE. Selon les termes de cet accord, le gouvernement marocain accordera illégalement des droits de pêche à la flotte de pêche de l’UE, l’autorisant à pêcher dans les eaux du Sahara occidental, alors qu’en vertu du droit international, il n’a pas le droit de le faire.
«En plus de la question du Sahara occidental, l’accord soulève les mêmes préoccupations concernant sa rentabilité douteuse et la durabilité des pêches. La réputation de l’UE en matière de politique étrangère et de pêche est désormais entachée par cet accord. « 

(1) Le Sahara occidental est reconnu par les Nations Unies comme un territoire non autonome.
* Rapport Haglund, novembre 2011 A7 394-2011.
 http://www.nicolekiilnielsen.eu/

vendredi 12 octobre 2012

Union européenne : Attac décerne un prix Nobel de l'austérité


Attac France, le 12 octobre 2012.

De nombreux chefs d'Etat ou de gouvernement et des représentants des institutions européennes se félicitent du prix Nobel de la paix qui vient d'être décerné à l'Union européenne. Mais Attac ne s'en félicite pas : il est complètement déplacé de récompenser l'Union européenne, alors même que ses institutions imposent de vastes plans d'austérité sociale dans le dos des peuples, renforcent les capacités militaires de l'UE et la chasse aux migrants et mènent une politique commerciale agressive.

M.Barroso, président de la Commission européenne, justifie ce prix en déclarant que l'Union européenne porte les valeurs de "liberté, de démocratie, de l'Etat de droit et du respect des droits de l'Homme". Ces valeurs sont pourtant à mille lieues des orientations des traités européens. 

Comment donner le prix Nobel de la paix à une Union européenne forteresse qui mène une politique de fermeture de ses frontières faisant des milliers de victimes ? Une Union qui s'engage à "améliorer progressivement ses capacités militaires (art. 42.3 du TUE) et qui reconnaît la suprématie de l'OTAN ? Quel message pour les peuples qui subissent sa stratégie d'exportation commerciale agressive par la signature d'Accords de partenariat économique qui laminent, par la libéralisation des marchés, des secteurs économiques entiers dans les pays du Sud ?

Enfin, quel message pour les millions de citoyens qui se mobilisent depuis deux ans, sur les places publiques en Grèce, en Espagne ou au Portugal, et au Maroc (ndlr)contre la destruction de leurs droits sociaux et les décisions de la Troïka, Commission et Banque centrale en tête ? Attac Norvège rappelle qu'actuellement "ceux qui manifestent contre les politiques néolibérales de l'Union européenne et les plans d'austérité subissent une répression policière brutale".

Plutôt qu'un prix Nobel de la paix, nous proposons de décerner à l'Union européenne un prix Nobel de l'austérité. Les politiques d'austérité mises en œuvre depuis deux ans n'ont fait qu'aggraver la situation des pays qui les subissent. Elles creusent ainsi l'écart entre les pays "du centre" et ceux "de la périphérie". Elles renforcent les nationalismes ambiants et accentuent la guerre économique, en mettant grandement en danger la construction d'une Europe de solidarité et de coopération, qu'Attac France défend, avec tous les autres Attac d'Europe.
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Prix Nobel de la paix : « Plus qu’un symbole, le prix Nobel est un appel à l’UE »
par Hélène Flautre, Europe Ecologie, 12 octobre 2012
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Ce vendredi 12 octobre, le prix Nobel de la Paix a été attribué à l’Union européenne (UE), saluée par le comité Nobel pour avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme en Europe.
Hélène Flautre, Présidente de la délégation des députés européens d’Europe Ecologie - Les Verts, et membre de la commission des Libertés civiles, salue cette attribution :
"Le comité Nobel rappelle utilement à l’Europe, ses fondements démocratiques et sa promesse de paix, au moment où l’Union européenne est secouée par une grave crise économique et de vives tensions. Se faisant il adresse à l’Union un message de confiance en sa capacité à faire vivre ses valeurs. Ce prix Nobel, plus qu’un symbole, est un appel à l’UE à surmonter la résurgence des mouvements nationalistes et xénophobes, en approfondissant son projet et en réalisant son potentiel en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la paix dans le mo
http://europeecologie.eu/Prix-Nobel-de-la-paix-Plus-qu-un
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On comprend que l'UE n'ait pas reçu le prix nobel d'économie tant sa politique aggrave la crise et le chômage.

Certes, l'Union européenne a garanti la paix aux marchés financiers, aux spéculateurs et aux profits bancaires. Mais ne mène-t-elle pas une guerre contre les peuples qui la composent et leurs droits sociaux ? Dans ces conditions, autant lui accorder aussi le prix Nobel de littérature pour la qualité littéraire de ses traités.
Le comité Nobel mérite quant à lui, le prix de l'humour noir.
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Communiqué du Mouvement de la Paix

Saint-Ouen le 13 octobre 2012

Prix Nobel de la Paix : une attribution ambivalente et dénaturée

Pour la première fois de son histoire, le Prix Nobel de la Paix a été attribué à un groupe d’Etats au travers de l’Union européenne pour « le résultat le plus important de l’UE : la lutte réussie pour la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme ».
Si on peut se féliciter que la Paix soit reconnue comme une culture commune résultat d’une construction politique, on peut s’interroger sur le rôle contemporain de l’Union européenne dans cette voie.

Depuis sa création, le Mouvement de la Paix contribue à la récusation de la violence inter-étatique et à la promotion de la coopération sur la base du droit international. Aussi, nous nous félicitons que les aspects positifs de ce processus soient mis en valeur aujourd’hui. En réalité, c’est le refus de la guerre et la très forte aspiration des peuples à la paix qui a permis qu’une Union politique voit le jour dans une partie de l’Europe.

Force est de constater qu’en 2012, l’action et les actes réels de l’Union européenne ne vont plus dans ce sens. Que fait l’Union européenne pour la paix, en Europe et dans le monde ? L’Union européenne aujourd’hui contribue à imposer des politiques d’austérité qui portent les germes de nouveaux conflits.

Ainsi, il n’est pas possible de passer sous silence, la participation de nombreux pays de l’UE à l’OTAN malgré son illégalité, l’inadmissible possession et modernisation d’armes atomiques par la France, la Grande-Bretagne et quatre autres pays abritant des armes nucléaires américaines, ainsi que la scandaleuse part des richesses européennes englouties dans les dépenses militaires. N’oublions pas les attitudes et les politiques d’exclusions sociales, migratoires, …, qui émergent dans les sociétés européennes, ni le manque d’actes et d’engagements concrets de l’UE dans le cadre du plan d’actions pour la culture de la paix malgré les engagements pris à l’ONU.

Ce prix a maintenant été décerné. Le Mouvement de la Paix souhaite que ce prix Nobel soit l’occasion pour l’Union Européenne de se donner de véritables objectifs valorisant l’éducation à la paix, en faisant don du montant de ce prix à des associations qui œuvrent à la promotion de la Culture de la Paix. Cela permettrait à la population européenne de développer ses projets universels d’actions pour la paix, afin que l’Union politique inédite construite devienne un espoir face aux crises que traverse l’humanité. Ce serait une belle manière de redonner aux peuples d’Europe ce prix Nobel qui de fait leur revient.
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Mohamed Jaite
"Cumulées, les exportations des États membres de l'Union européenne (UE) vers les États non-membres font de l'organisation européenne le troisième exportateur d'armes du monde avec 27 % de part de marché."
Stockholm International Peace Research Institute, pp.16-18
 
Le prix Nobel de la "paix" récompense « la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d'Alfred Nobel. (Source : Wikipédia).
#NobelPeacePrize

lundi 29 août 2011

Zineb El Ghazoui démasque Driss El Yazami lors de la la Plénière des Verts

Règlement de comptes à Clermont-Ferrand: El Ghazoui contre El Yazami

par Salah Elayoubi |  eplume.wordpress.com 26/08/2011
Les imposteurs ne dissertent jamais que sur l’inutile et le superfétatoire. Ca ne mange pas de pain, ça noie le poisson et ça donne un  minimum de contenance.
C’est dans cette position délicate,  que s’est retrouvé Driss El Yazami, lors de cette mémorable joute Oratoire du 18 août 2011,  au gymnase Fleury de Clermont-Ferrand, et qui l’a opposé à Zineb El Rhazoui, membre du mouvement du 20 février et co-fondatrice du Mouvement MALI.
Son analyse de la révolution arabe, nous a valu,  en vrac,  le Baby-boom arabe corollaire du chômage,  la visibilité des femmes, le  naufrage du système éducatif arabe, l’émergence de l’individu comme acteur et la prégnance de l’Etat-Nation.
Après nous avoir infligé ce soporifique état des lieux, dans une diction à la limite du supportable et  loin de se décourager face au  silence réprobateur de la salle, il a tenté d’ expliquer à une assistance médusée par autant d’outrecuidance, les raisons qui l’auraient, lui,  le réformateur,  poussé à s’investir dans le printemps marocain.
Pour un peu, notre homme en revendiquerait la paternité !
Selon lui, ce sont les particularités du Maroc qui l’auraient séduit:
-          Une monarchie vieille de plus de quatorze siècles, installée sur des frontières inchangées et qui a échappé à  l’occupation ottomane,
-          Une diversité et un pluralisme  ethno-culturels, malgré un Etat central fort.
-          Une réforme du pouvoir, entamée  bien avant le printemps arabe.
-          L’adoption du code de la famille en 2004.
-          La constitution de l’instance équité et réconciliation, destinée à éviter la répétition des violations des droits de l’homme.
-          La mise en place de l’Instance de lutte contre la corruption
-          Le conseil de la concurrence.
-          Le  mouvement du 20 février accélérateur essentiel du processus de réforme
-          La mise en place de la nouvelle constitution.
En paraphrasant de la sorte, le discours officiel, Driss El Yazami a-t-il seulement conscience qu’il en devient de facto, le  thuriféraire, perdant du même coup, toute légitimité du réformateur, qu’il prétend être ?
Sait-il seulement qu’en  épousant, jusqu’à l’absurde,  les thèses du régime,  autant que l’argumentaire de ses campagnes de marketing, il passe  de la posture du défenseur des droits de l’homme, à celle du suppôt inconditionnel d’une monarchie, qui n’a de positif, à son bilan,  que le portefeuille que la famille royale et ses complices se sont constitués, en un demi-siècle de prédation, de confiscation et de crimes en tous genres.
Comme le serpent qui vient de gober l’œuf et se trouve emprunté,  au moment où il doit en restituer la coquille, il  sait, sans doute,  qu’un retour en arrière, lui est désormais interdit et que la seule attitude qu’il lui reste à adopter, est la fuite en avant. Collaborer avec les ennemis de la démocratie, n’a, en effet,  jamais mené leurs auteurs, ailleurs, que sur les chemins de la compromission et de la perdition ?
Quand Zineb, usant de son droit de réponse, prend la parole, elle trépigne et ronge son frein, déjà depuis plusieurs minutes. Sa  réplique est cinglante. Elle fulmine et culmine sa colère.
Elle livre une toute autre version du Maroc. Celle que le régime tait à la communauté internationale.
En se présentant,  elle évoque le chômage où l’a plongée  la fermeture ourdie de son journal, raconte la condamnation ubuesque de Ali Amar, pour le vol d’un ordinateur lui appartenant et sa propre inculpation pour prostitution. On l’aura compris, un règlement de comptes du régime envers le premier, pour publication de son livre sur le roi du Maroc et envers la seconde, pour sa nuque de révolutionnaire, un peu trop raide, au goût des partisans de l’absolutisme.
Elle détaille tout et n’épargne rien des crimes de la monarchie, jusqu’aux plus  sordides, quand elle évoque Mohamed Binyam, ce britannique d’origine musulmane, dont le pénis a été tailladé par ses bourreaux, dans le bagne secret de Témara, dont le régime persiste à nier  jusqu’à l’existence.
Driss El yazami boit du petit-lait. Il est détruit.
Il se tasse un peu plus sur sa chaise, s’arrondit littéralement, s’effondre et se répand sur la table, sans laquelle il chuterait de son siège. Au bord de l’asphyxie, Il cherche un bol d’oxygène qui pourrait venir de ses compagnons d’estrade, les questionne du regard, y quémande des réponses qui ne viennent pas, cherche du secours auprès du public, mais celui-ci gronde de réprobation.
La sincérité de Zineb est sans faille. Elle est perceptible dans cette colère du juste devant l’injuste. Tout son être n’est plus qu’indignation. Telle Marianne sur la barricade, elle sait qu’elle parle pour l’histoire. Elle est comptable du sort et de l’avenir de toute une nation, dont elle incarne désormais la révolution, dans sa splendeur et sa beauté.
Elle poursuit sa charge ulcérée de voir, dit-elle, s’exprimer, dans une tribune consacrée au printemps arabe, un conseiller du roi qui a escamoté le véritable débat par des généralités.
On le serait à moins !
La salle applaudit à tout rompre !
El yazami est au bord du malaise. On l’entendrait presque gémir et en appeler à sa mère, à son dieu, ou à ses saints. Il murmure, se lamente, soliloque, regrette d’être venu se jeter dans cette gueule de loup béante qui le mastique, le déchiquette et le déchire.
Il se prend le visage d’une main, boit une gorgée d’eau, triture le micro, se cure le nez du pouce et de l’index et envoie valdinguer ses boulettes de crotte sur l’estrade, sans se rendre compte que tous les regards de la salle, sont braqués sur lui.
Il jette un regard à sa voisine, ricane péniblement et  tente pitoyablement de la rassurer,  en lui promettant de répondre à cette interpellation. Son teint bileux, son visage exsangue et sa bouche sèche,  reflètent son profond désarroi.
Zineb n’en a cure. Elle poursuit de plus belle et pointe son aide-mémoire en guise d’index accusateur,  en évoquant les treize immolations par le feu, les tabassages des manifestants pacifiques et la mort de Kamal Ammari.
Sur la « Moudawana » qui continue de nier aux femmes leurs droits les plus élémentaires, elle a cette formule qui fait chavirer l’assistance de bonheur : « j’hérite la moitié de ce que vous héritez, vous, en tant qu’homme alors que je paie mon café au même prix !»
Sur l’Instance Equité et réconciliation, elle parle des recommandations jamais suivies d’effet.
Sur l’instance de lutte contre la corruption elle rappelle qu’elle n’aura épargné ni à Transparency, l’interdiction de remettre son prix  au Maroc, ni à Chakib El Khyari une condamnation de trois ans d’emprisonnement, pour avoir précisément dénoncé la corruption.
A chaque salve de la militante, répond un tonnerre d’applaudissements et d’encouragements, pouces ou poings levés !
Le roi, septième tête couronnée la plus riche du monde et soixante pour cent de la capitalisation marocaine,  n’échappe pas à sa vindicte lorsqu’elle raconte  l’ implication de ce dernier dans toutes les niches économiques : téléphonie, agro-alimentaire, assurances, immobilier, hôtellerie……..
Quelle différence entre Mohamed VI et Ben Ali ? A-t-on reçu un conseiller de Ben Ali pour parler de révolution ? Sermonne-t-elle ?
Elle rappelle enfin,  ce simulacre de constitution,  qui consacre l’Islam,  religion d’Etat et qui a été concocté dans les arcanes du palais,  en trois mois, par dix huit personnes, dénuées de toute légitimité, et non par une constituante, comme le demandait le peuple marocain qui n’a eu que dix jours pour se prononcer sur cette constitution votée à 99%,  score digne de la Corée du Nord
El Yazami est sonné par un tel déluge. Il sait qu’il a perdu et la partie et la face.
Pour lui adoucir un tant soit peu, la défaite, sa voisine lui accorde un droit de réponse, mais le cœur n’y est plus, même quand il proteste mollement, et tente lamentablement d’infantiliser ses semblables révoltés: « Lisez cette constitution ». Plus tard il s’essaiera à la formule avec son « vous n’avez pas la prétention de parler au nom de tous les Marocains! ». Piètre argument.
Ce n’est pas cette nuit-là qu’il dormira du sommeil du juste, ni qu’il savourera son passage, dans cette salle, où le baratin n’aura pas suffi.
Ce débat appartient, désormais, à l’histoire et rien ne vaut ces moments superbes que celle-ci nous offre, lorsque se croisent deux destins. Celui du démocrate, vent debout, en route vers la liberté, et celui des  imposteurs,  lorsque le ressac les emporte, vers les abysses insondables  de l’infamie.
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Contexte:
Plénière sur le printemps arabe à l’Université d’été d’Europe Écologie les Verts : Intervention de Zineb El Ghazoui en réponse à Driss El Yazami ( invité par Cohn-Bendit ) et la réponse de l'interpellé; placez le curseur à la minute 1:17:54   :