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samedi 8 juin 2013

ATTAC-Maroc : Les islamistes au pouvoir au Maroc: Le néolibéralisme sans complexe

Par Salaheddine Lemaizi, militant d’ATTAC Maroc, 5/6/2013
 


Eléments de réponse.


Les islamistes au pouvoir au Maroc  
Le néolibéralisme sans complexe

Les politiques économiques adoptées par les islamistes au gouvernement au Maroc sont-elles en rupture avec le néolibéralisme en cours depuis 30 ans ? Eléments de réponse.

Les islamistes adorent Davos. Pour la deuxième année de suite Abdel-ilah Benkirane, Chef du gouvernement marocain, a fait le déplacement à la Mecque du néolibéralisme, le Forum économique mondial tenu du 23 au 27 janvier 2013 à Davos, en Suisse. Il a participé aux côtés de d’autres chefs de l’Exécutif de la région Maghrek-Maghreb : Ali M. Z. Ben Zedan (Lybie), Hesham Mohamed Qandil (Egypte), Najib Mikati (Liban) et Salam Fayyad (Palestine), à débat sur l’actualité de cette partie du monde.

Benkirane, Regean et Thatcher réunis !
Comme à sa première participation, Benkirane, chef de file des islamistes marocains, a axé son discours sur les questions identitaires et «le nécessaire souci d’accepter les différences des d’autres cultures». Ce discours à la limite de la victimisation fait l’impasse sur l’essentiel : la nature des politiques économiques qu’adoptent les islamistes au gouvernement. Sont-elles en rupture avec le néolibéralisme en cours dans cette région depuis 30 ans ? Plus d’un an après leur arrivé au gouvernement, les islamistes se prosternent devant le capitalisme marocain et étranger.
Le gouvernement Benkirane est issu des élections du 25 novembre 2011. Il est composé d’une coalition hétéroclite (le PJD islamiste, le PI et le MP conservateurs proches de l’Etat et le PPS, «socialiste»). Le cœur du pouvoir demeure entre les mains du roi et de son entourage, qui dictent les grandes lignes dans tous les champs de la vie publique. Le gouvernement est réduit au rôle d’exécutant. Donc, la politique économique de ce gouvernement n’est pas estampillé que islamiste, mais elle résume la pensée unique dominante chez la classe politique (Palais, gauche comme droite) qui prête allégeance au marché.
Le tournant est dans la méthode. Avec l’arrivée des islamistes au gouvernement, cette religion du marché trouve un prédicateur, un Thatcher et un Réagan réunit, qui défend le néolibéralisme sans complexe. Pour plaire aux Institutions financières internationales (IFI), le gouvernement se montre docile et malléable. Pourtant, face à la population, il est intraitable.

Les «Privatisor» islamistes
Trois ministres islamistes résument ce rôle du néolibéralisme décomplexé. Le premier personnage est Lahcen Daoudi, ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres. Cet économiste est un adepte de la libéralisation, de la globalisation et du libre-échange. Il a été rebaptisé «Privatisator» de la politique marocaine.  Dès son arrivée, il annonce son souhait de rendre l’université publique payante «pour améliorer sa compétitivité face aux universités privées». Daoudi dénigre l’enseignement public supérieur qu’il qualifie de «crèches pour adultes». Son fantasme est de «drainer des capitaux privés dans l’enseignement».
Le deuxième acteur est Mustapha Ramid, ministre de la justice et des libertés (sic). Cet avocat, très influent au sein de son parti, s’est montré intraitable avec des greffiers en mouvement de grève. Il osé faire des prélèvements sur leurs salaires et donnant son feu vert pour disperser avec une violence inouïe les sit-in de ces fonctionnaires. Pour lui, ce conflit social et ces revendications sont décryptés avec sa grille d’analyse d’islamiste : faire grève et recevoir un salaire est «haram» (illicite).
Troisième personnage est Najib Boulif, Ministre délégué, chargé des affaires générales et de la gouvernance. Ce poste clé de l’Exécutif a été confié à cet économiste connu pour son puritanisme. A son arrivée au pouvoir, il laissera de côté «l’islamité» de ses points de vue. Il est en train de suivre le rythme que lui imposent ses partenaires, la Banque mondiale et les autres IFI. Ce ministre prône un «interventionnisme sélectif de l’Etat» dans l’économie.  Ce ministre, qui a fait les deux déplacements à Davos, renforce la mission de son département comme caisse de résonnance des recommandations de la BM au Maroc[1].
Ces trois ministres, décrits comme des «faucons» islamistes, se sont avérés de dociles animaux politiques, au service du marché. Ils rejoignent ainsi les positions du gouvernement sur plusieurs thèmes, spécialement la polémique TGV, remis en cause par une partie de la population. Les meurettes des islamistes marocains en économie ne font que renforcer le système capitaliste. Ainsi le gouvernement souhaite introduire la finance islamique comme une alternative au système bancaire classique, propose un impôt religieux (zakat) optionnel et commence par taxer les produits de luxes. Ces pistes de reformes ne changeront pas la nature du système actuel.

Le consensus de Washington islamiste
Au contraire, le gouvernement actuel se lance corps et âme dans des «réformes» qui ressemblent à un Programme d’ajustement structurel, bis. (PAS). Un remake des années 80 se prépare. Cette période a été marquée par des coupes budgétaires dans les secteurs sociaux, suivi par des émeutes du pain. L’octroi par le Fonds monétaire international (FMI) d’une ligne de Précaution et de liquidité de 6,2 milliards de dollars en faveur du Maroc en aout 2012[2], pousse le gouvernement a accéléré le rythme du démantèlement du système global de subvention de prix pour aller vers un ciblage des populations pauvres. L’acharnement politique et médiatique montre le poids du nouveau dogme des islamistes : la liberté des prix. S’il est vrai que le système de subvention connait de nombreux dysfonctionnements, il demeure qu’elle joue un rôle important dans un pays dont 28% de la population est pauvre[3] (8,5 millions).  En plus de «cette réforme» majeur, les islamistes comptent s’attaquer aussi aux systèmes de retraite, déjà fragile, à la fiscalité et au droit de grève.

Répression et criminalisation des luttes
Ce démantèlement de l’Etat social, où de moins ce qu’il en reste, risque de créer des heurts. Les classes sociales pauvres ou paupérisés des grandes métropoles sont privées d’un logement décent et abordable, de systèmes de santé et d’éducation gratuits et de qualités. Avec ces réformes, il y a fort à craindre des explosions de colère populaire. Prévoyant de tels scénarios, l’Etat prépare ses outils de «dialogue social». Le budget de ministère de l’Intérieur est en constante augmentation, le système d’espionnage en ligne est à la pointe de la technologie, la reproduction du contrôle social par de nouveaux outils comme les ONG véreuses bat son plein. A ces outils s’ajoute le discours lénifiant des islamistes. Benkirane, le Chef de gouvernement est passé maitre en la démobilisation. A chacune de ses sorties, il appelle la population «à la patience et se remettre à Dieu dans toutes les situations».
En parallèle avec ce discours moraliste, le gouvernement réprime tout ce qui bouge. Etudiants, diplômés chômeurs, syndicalistes, ouvriers, Mouvement du 20 février. Une criminalisation quasi systématique des luttes sociales est en cours. Le nombre de prisonniers politiques au Maroc dépassent les 60 militants. Aveuglé par l’idéologie islamiste et le dogme marché, le Chef du gouvernement et ses ministres achèvent bien les Marocains.  
        
Religion du marché
Au-delà de la conjoncture politique marocaine, les enseignements à tirer dépassent le cadre national. À l’instar de la Tunisie et de l’Egypte, l’Exécutif actuel au Maroc montre les limites de l’islamisme. Cette idéologie basée une certaine lecture de l’Islam n’apporte aucune proposition nouvelle pour une population qui est sortie dans la rue revendiquant du «Pain, de la justice sociale et de la  dignité». Aveuglé par ses débats identitaires, enlisé dans ses contradictions et piégé par les occidentaux dans des débats imprégnés «d’eurocentrisme», l’islamisme ne propose rien en alternative au : libéralisme, néolibéralisme, société de consommation, etc…
Pire, cette idéologie s’apparente être le meilleur allié du capitalisme. Gilbert Achcar, professeur à la School of Oriental and African Studies de Londres observe avec finesse ce mariage dans le cas égyptien: «La doctrine économique des Frères musulmans plaide pour marché libre sans restriction. Elle est plus conforme à la doctrine néolibérale qui a prévalut du temps de Moubarak»[4]. Ce spécialiste de la région donne l’exemple de la voracité des hommes d’affaires de la confrérie islamiste qui n’ont rien à envier aux businessmen de l’ancien régime
Plus de deux ans après le début du Printemps des peuples, les dirigeants du Machrek-Maghreb, élus pour la plupart démocratiquement, persistent dans les mêmes politiques libérales qui ont ruiné ces pays et mené vers les révolutions en cours. Le libéralisme s’est laissé poussé la barbe et l’islamiste n’a plus de complexe de s’afficher dans les messes du capitalisme mondial.
 Cette crise pose avec acuité la question d’une réelle alternative de gauche dans cette région du monde. Une zone dominée par le conservatisme politique et le néolibéralisme économique adopté même par le social-libéralisme. Cette gauche a un chantier à construire autour des revendications du printemps des peuples : liberté, égalité, dignité, pain, justice sociale…

  Encadré 
Abdel-ilah Benkirane. Le premier prisonnier politique au Maroc  
Dans une interview accordée à TV5 Monde, le Chef du gouvernement marocain a multiplié les déclarations hilarantes. Florilège : «Voulez-vous que je tire les femmes par les cheveux pour les ramener au gouvernement» ou encore : «Il n’y a aucun prisonnier politique au Maroc». Pour justifier ce mensonge, Benkirane invoque le mythe désuet de «l’exception marocaine» face au printemps des peuples. La réalité est que le Maroc compte au moins 60 prisonniers politiques. A cette liste s’ajoute, les prisonniers islamistes dont le dossier complexe est en stand by. A terme, Benkirane devrait détruire la sympathie dont il bénéficie auprès d’une partie de la population. En assumant la responsabilité morale de la répression des mouvements sociaux et politiques et en se mettant en avant pour défendre ces réformes économiques impopulaires, il détruit le mérite de son parti et confirme qu’il est prisonnier de sa logique politique. Il est le premier prisonnier politique du régime marocain.      




[1] Pour un aperçu de ce rapport entre BM et le gouvernement marocain, voir le site de ce département : www.affaires-generales.gov.ma
[3] Un débat houleux oppose le gouvernement et le PNUD sur ce chiffre. Il demeure que lors de l’élaboration d’un système de couverture médicale pour les démunis, c’est ce taux qui a été retenu par les officiels.
[4] Pour une analyse complète de cette question lire le nouveau livre de l’auteur : Le peuple veut. Une exploration radicale du soulèvement arabe, Sindbad, Paris, 2013 

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vendredi 29 mars 2013

Kenitra. Des instructions « d'en haut » derrière l'interdiction d'une rencontre de l'UNEM

  • Ecrit par Lakome, 25/3/2013
Blocus policier, électricité coupée, courses-poursuites... La présidence de l'université Ibn Tofaïl a déployé de gros moyens pour interdire une rencontre nationale du syndicat des étudiants.


La treizième rencontre nationale de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) n'a pu avoir lieu. Ce matin, les étudiants venus en milliers de plusieurs villes du Maroc ont été surpris par l'arsenal policier (Forces auxiliaires, CMI et des cannons à eau) déployé dans le campus universitaire, sur ordre de la présidence de l'université.
Selon une source de l'UNEM, « l'intervention policière a commencé ce lundi à midi. Après avoir dispersé les étudiants, des courses-poursuites ont eu lieu et plusieurs étudiants ont été blessés ».
La même source affirme à Lakome que la présidence de l'université de Kenitra a coupé l'électricité des facultés abritant la rencontre nationale de l'UNEM. Interrogeant les responsables à propos de cette interdiction, ceux-ci ont répondu aux étudiants de l'UNEM que ce sont des « instructions d'en haut ».
Plusieurs milliers d'étudiants devaient assister à cette rencontre, organisée par l'UNEM, dominée par le courant islamiste d'Al Adl wal Ihssane. La rencontre devait recevoir des syndicalistes étudiant d'Algérie, de Mauritanie, du Sénégal et de Tunisie.
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Ali Fkir , 26/3/2013
 vidéo de ‎المرصد الإخباري المغربي | OMN‎ : ‎جحافيل قوات الأمن المغربية وهي تعتدي على أروقة الملتقى الطلابي 13‎.


‏تدخلت قوات الأمن بعنف لمنع الملتقى الوطني 13 الذي ينظمه الاتحاد الوطني لطلبة المغرب بجامعة ابن طفيل بالقنيطرة و الذي كان سيفتتح فعالياته بداية من اليوم الإثنين 25 مارس إلى غاية 30 منه 2013 .
و على الساعة 12 من زوال اليوم تدخلت قوى القمع بشكل همجي وحشي بحق الوفود المشاركة في فعاليات الملتقى الطلابي و عامة طلبة و طالبات كلية الآداب و العلوم الإنسانية مما خلف مجموعة من الإصابات و الكسور و كذا انباء عن اعتقالات لمجموعة من الطلبة كما أتلفت محتويات الأروقة و المعارض و الملصقات ، ليتم الانتقال إلى كلية العلوم المجاورة و تعنيف و قمع الطلبة و الطالبات مما خلق جوا من الرعب و الخوف .
و كانت قوات الأمن قد طوقت الجامعة من كل الجهات و أنزلت جحافل من القوات المساعدة و التدخل السريع و رشاشات المياه ... فيما قطعت إدارة الجامعة التيار الكهربائي في مختلف المؤسسات الجامعية و تعذرت بالتعليمات الفوقية‏
Durée : 2:52

  • L'Etat préfère que les étudiants se bagarrent entre eux
    L'Etat makhzenien marocain déteste toute activité culturelle à contenu progressiste. 

    A Kénitra, à 30 km de la capitale du pays, les étudiants préparaient une rencontre nationale: des stands de livres et autres expositions ont été préparés. 
     Poésies, musiques, débats (culturels, politiques, économiques, sociaux), tout a été prévu. Tout le monde était convaincu que le "festival" estudiantin (du 25 au 30 mars 2013) allait se dérouler dans une ambiance bon enfant. Les étudiants sont chez eux, c'est au sein des locaux universitaires qu'ils allaient vivre  des moments de joie, des débats fructueux. Occasion pour tisser des liens de camaraderie. Ce serai une rencontre printanière à tous les sens de l'adjectif.
    C'est l'une des rares universités du Maroc qui ne connait pas le "débat" avec les armes blanches: ni chaînes, ni couteaux, ni matraques. On est entre étudiants, nonobstant les divergences idéologiques.
    Contrairement à certaines universitaires, où la "mobilisation" se fait pour imposer la construction d'une mosquée, pour des "temps-morts" pour la prière, ça pour certains, et pour retarder d'une semaine les examens pour d'autres. Quelle déchéances !. Dans ces universités, les progressistes (les athées???!!!) restent l'ennemi principal pour certains, pour d'autres il faut éradiquer les "amazighs", ANNAHJ ADDIMOCRATI, l'AMDH..., pour les chauvins amzighs (qui n'ont rien avoir avec le mouvement démocratique amazigh), le nationalisme arabe et les palestiniens restent leur cible préférée....
    Dans ce bourbiers de névrosés, les sensibilités syndicales, les sensibilités politiques de certaines universités telle celle de Kénitra, optent pour le dialogue, pour le débat positif, pour des programmes de luttes conséquentes.

    L'Etat makhzenien, le gouvernement des barbus, le ministre de tutelle (obscurantiste), le "ministre de la police" (gros propriétaire foncier, et "femme de ménage à tout faire") ne pouvaient pas tolérer ça. 
    Ils détestent les activités qui rapprochent les étudiants. Ils préfèrent les bagarres intestinales. Pour eux, le meilleurs spectacle est celui où les étudiants se tapent les uns les autres: au nom de l'islam pour les uns, au nom de la pureté idéologique ou au nom de tamazight pour d'autres courants.
    REGARDEZ LA VIDEO: elle montre comment des forces de répression s'attaquent au symbole de la tolérance, au symbole de la culture; comment l'Etat réactionnaire viole l'espace universitaire, empêche les étudiants de s’asseoir entre eux, de discuter paisiblement.
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    Organisation du renouveau estudiantin vs l'UNEM
    Suite à des “instructions d'en haut”, la bataille devient inégale

    L'Organisation du renouveau estudiantin et l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) sont deux mouvements estudiantins présents au sein de la plupart des universités marocaines depuis des années. La bataille politique rangée qui les oppose n'a jamais suscité la polémique, jusqu'à l'arrivée du PJD au pouvoir. Une rencontre nationale de l'UNEM a en effet été interdite lundi, alors que le Forum national de l'ORE a été appuyé par le mouvement Unicité et réforme (MUR).

    On reproche à nos jeunes, qui représentent 30% de la population, d'être désintéressés par la chose publique. Mais en revanche, on encourage le favoritisme pour appuyer un mouvement et en réprimer un autre, afin de davantage désintéresser nos jeunes politisés, qui représentent à peine 1%.
    Entre l'Organisation du renouveau estudiantin et l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM), la bataille n'est pas récente. Le premier, proche du parti de la Justice et du développement (PJD), a toujours été appuyé par le le mouvement Unicité et réforme (MUR). Alors que le deuxième, dont la majorité sont des militants d'Al Adl Wal Ihsane, n'a jamais été supporté.

    Courses-poursuites contre les étudiants de l'UNEM à Kénitra
    Lundi, alors que les étudiants appartenant à l'ORE assistaient à Settat au 15e Forum national pour le dialogue et la créativité estudiantine, ceux de l'UNEM se faisaient courser par les forces auxiliaires.
    En effet, la 13e rencontre nationale de l'UNEM n'a pu avoir lieu. Les étudiants venus en milliers de plusieurs villes ont été surpris par l'arsenal policier, déployé par la présidence de l'université.
    Étudiantes et étudiants ont été dispersés. Plusieurs d'entre eux ont été blessés.
    Une source de l'UNEM a déclaré à des sites arabophones d'information que la présidence de l'Université de Kénitra a coupé l'électricité des facultés qui devaient abrité la rencontre.
    Les responsables de cette interdiction ont répondu aux étudiants de l'UNEM, cités par les mêmes sources, que ces “instructions viennent d'en haut”.

    ORE, PJD et MUR à Settat
    De son côté, le 15e Forum de l'organisation a débuté lundi, salué par le vice-président de l'Université Hassan I, Riyad Fakhri, qui a exprimé également son admiration quant à l'organisation et l'encadrement dont jouit l'ORE.
    La jeunesse du parti au pouvoir a été représentée par Driss Bouanou, alors que Hassan Haris, député du parti de la Lampe, s'est également rendu à cette grande messe estudiantine.
    Le Mouvement Unicité et réforme n'a pas manqué à l'invitation. Son président, Mohamed Hamdaoui, s'est rendu en personne pour l'ouverture du Forum.
    Le 15e Forum national pour le dialogue et la créativité estudiantine, de l'Organisation du renouveau estudiantin, a débuté lundi à Settat. /DR
    Le 15e Forum national pour le dialogue et la créativité estudiantine, de l'Organisation du renouveau estudiantin, a débuté lundi à Settat. /DR
    Il a même tenu un discours, durant lequel plusieurs questions relatives au syndicalisme estudiantin ont été abordées.
    Mohamed Hamdaoui a toutefois déclaré que le ciblage et la répression du mouvement estudiantin et de ses organisations ne fait qu'augmenter la résilience et la continuité de cette lutte.
    S'agit-il d'un simple verbalisme ou d'une petite pensée pour les étudiants de l'UNEM ?
    Y. B.
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    Evènements de Kenitra : Le PJD patauge 




    Le ministre de l'Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, rejette la responsabilité de la répression policière contre les étudiants de l'UNEM sur le président de l'université : le PJD ne veut se fâcher ni avec Al Adl ni avec les sécuritaires.
    Lors de l'émission 90 minutes pour convaincre diffusée par la chaine Medi 1 TV, Lahcen Daoudi a affirmé ne pas avoir été mis au courant de la violente intervention des forces de l'ordre pour empêcher la tenue d'une série de conférences et d'activités culturelles organisées par l'Union Marocaine des Etudiants Marocains (UNEM) à l'université Ibn Tofail de Kénitra à partir du lundi 25 Mars. Le ministre PJD de l'Enseignement supérieur a rejeté la responsabilité de l'intervention policière sur le président de l'Université.
    L'intervention des forces de l'ordre a choqué car les prétextes généralement utilisés pour justifier l'entrée des forces de l'ordre au sein de l'université n'existaient pas en l'occurrence. Il n'y avait pas de violence ni de troubles à l'ordre publique. De plus, les organisateurs affirment avoir dûment informé la présidence de l'université et les forces de l'ordre de la tenue de la manifestation sans que celles-ci s'y opposent. L'intervention a aussi choqué par son caractère gratuitement violent.
    L'UNEM est actuellement dominée par les étudiants affiliés au groupe justice et bienfaisance. Cette manifestation avait une signification particulière car elle intervient au moment où la direction du mouvement fondé par Abdeslam Yassine tente de jeter les ponts vers les forces de la gauche démocratique.
    En incriminant le président de l'université Ibn Tofail, le PJD tente de s'extirper d'une délicate situation. L'intervention choquante des forces de l'ordre vandalisant les stands de la conférence mettait le PJD dans une situation inconfortable. Désireux de ne pas affronter Al Adl Wa Al Idhssan, Lahcen Daoudi n'a pas remis en cause la légalité de la manifestation. Ne souhaitant pas non plus antagoniser les décideurs de l'appareil sécuritaire, il n'a pas condamné les forces de l'ordre.  A noter que le syndicat étudiant affilié au PJD s'était lui fendu d'un communiqué pour condamner l'intervention policière.

     Vidéo de l'intervention des forces de l'ordre à l'université de Kénitra
    URL Source (Vidéo visible à partir du site ) : http://fr.lakome.com/index.php/politique/576-evenements-de-kenitra-le-pjd-patauge

jeudi 22 décembre 2011

Lahcen Daoudi : "Le projet du TGV marocain est catastrophique"

Par Lahcen Daoudi , bladi.net, 22/12/2011

Le projet du TGV marocain pourrait être retardé jusqu’en 2020 ou 2025 pour ne pas épuiser le budget d’investissement de l’Etat, a déclaré le député du Parti Justice et Développement Lahcen Daoudi, pressenti pour diriger le ministère de l’Équipement.

Intervenant lors d’un séminaire économique organisé par une école privée de Rabat, Lahcen Daoudi a expliqué que le report du projet dépendait du soutien des pays du Golfe, qui pourrait être porté à 400 millions de dollars.

Le TGV marocain, accordé à une société française sans appel d’offres
, est à l’origine d’une forte polémique au Maroc en raison du mode de financement et de son coût estimé à 33 milliards de dirhams.

Daoudi estime ainsi que cet investissement est une catastrope pour un pays où les populations vivent toujours dans les montagnes de l’Atlas, dans des conditions dignes de la préhistoire. Il existe deux Maroc, celui du TGV et celui où les citoyens sont dépourvus des moyens les plus élémentaires pour mener une vie digne.

Les travaux du TGV ont été lancés par le Roi Mohammed VI et le président français Nicolas Sarkozy en septembre. Sa mise en service sur la ligne Tanger - Casablanca est prévue en 2015.