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vendredi 2 novembre 2012

Déclaration de la société civile africaine : appel pour une interdiction des OGM


Introduction
Nous soussignées, organisations de la société civile de l’ensemble du continent africain, appelons par la présente à une interdiction immédiate et totale de la culture, de l’importation et de l’exportation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sur le continent africain.

Nous exhortons les gouvernements d’Afrique à prendre les mesures nécessaires à la protection de la santé de leurs populations, en soutenant le présent appel et en s’engageant à mener à bien, sur le long terme, des études indépendantes et faisant autorité en matière de sécurité alimentaire.

Nous appelons également les gouvernements d’Afrique à bien vouloir prendre note de nos objections supplémentaires concernant les OGM. Celles-ci concernent le brevetage du vivant et la privatisation de l’agriculture, qui a plongé les paysans, les communautés rurales et les peuples autochtones dans la dépendance vis-à-vis du monopole des entreprises semencières privées. Nous sommes par ailleurs extrêmement préoccupés par les impacts négatifs sur la biodiversité et les changements climatiques de l’agriculture industrielle basée sur la technique transgénique.
 Nous ne pouvons ignorer l’épidémie de suicides qui a frappé les paysans indiens, résultat direct de la dépendance de ces derniers vis-à-vis du coton génétiquement modifié et des coûts croissants qui en résultent, sans parler de la dette ingérable qu’ils ont ainsi contractée.

Incertitude scientifique concernant la sécurité alimentaire
En septembre 2012, le Professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe de recherche à l’Université de Caen, en France, ont publié les résultats d’une étude toxicologique de deux ans, lors de laquelle des rats nourris avec du maïs transgénique tolérant à l’herbicide de Monsanto, le NK603, et des résidus de glyphosate, ont développé des tumeurs et présenté des signes de lésions du foie et des reins. L’étude, révisée par des pairs, publiée dans une revue scientifique hautement respectée, a été la cible d’attaques violentes et nourries de la part de l’industrie des biotechnologies.
Cependant, un consensus scientifique a surgi de la controverse, selon lequel les méthodes actuelles utilisées par Monsanto et les autres entreprises du secteur pour tester la sécurité des aliments GM sont dangereusement inappropriées et que des études de long terme, indépendantes et publiques, sur la sécurité alimentaire de ces produits, doivent être menées à bien de manière urgente. Nous notons également avec une préoccupation certaine l’absence de protocole internationalement reconnu en ce qui concerne les tests d’OGM à long terme. 

Le principe de précaution
Notre appel à une interdiction s’appuie sur le principe de précaution, qui stipule que face à une menace de préjudices sérieux ou irréversibles, l’absence de certitudes scientifiques totales ne peut justifier l’ajournement des mesures pour éviter ces préjudices. Ce principe est la pierre angulaire du Protocole de Carthagène sur la Biosécurité des Nations Unies, le seul accord à portée internationale sur les OGM. Même l’accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (accord SPS) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) soutient un tel moratoire dans ces circonstances d’incertitude scientifique.[1] <#_ftn1> 

Le maïs est un aliment de base en Afrique
Nous insistons sur le fait que le continent africain est particulièrement vulnérable aux risques liés à la sécurité alimentaire, si l’on tient compte du fait que le maïs constitue l’un de nos aliments de base importants. Des millions d’Africaines et d’Africains consomment du maïs quotidiennement, sous forme semi transformée. Bien que l’Afrique du Sud soit le seul pays du continent à cultiver du maïs transgénique à l’échelle commerciale, des milliers de tonnes de maïs transgénique sont exportées vers divers pays africains depuis l’Afrique du Sud, tandis que les rayons des supermarchés du continent tout entier regorgent de produits à base d’OGM. De plus, des tonnes d’aliments transgéniques provenant des Etats-Unis et d’autres pays producteurs d’OGM sont distribuées aux Africains sous forme d’aide alimentaire. 

Interdisons les OGM en Afrique
Reconnaissant que des millions d’Africaines et d’Africains ont consommé et consomment du maïs transgénique et d’autres produits GM à leur insu ou sans leur consentement ;  
Et considérant le nouveau consensus concernant la nécessité de mener de manière urgente des études indépendantes, sur le long terme, portant sur la sécurité alimentaire de ces produits ;
Nous encourageons fortement les gouvernements d’Afrique du Sud (en sa qualité de producteur unique d’aliments GM sur le continent), ainsi que tous les autres gouvernements africains important des OGM ou des produits GM, à répondre de manière urgente à notre appel en faveur d’une interdiction.
Nous encourageons les décideurs politiques à suivre les recommandations de l’IAASTD (Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles pour le développement, de l’anglais International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development). L’IAASTD recommande que les décideurs politiques abandonnent l’agriculture industrielle et les OGM, et se tournent vers les systèmes de production alimentaire appropriés aux millions de paysans et petits producteurs de par le monde, qui sont à l’origine de la plupart des aliments produits pour la population mondiale.
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1]  « Art 5.7—Dans les cas où les preuves scientifiques seront insuffisantes, un Membre pourra provisoirement adopter des mesures sanitaires ou phytosanitaires sur la base des renseignements pertinents disponibles, y compris ceux émanant des organisations internationales compétentes ainsi que ceux qui découlent des mesures sanitaires ou phytosanitaires appliquées par d’autres Membres. Dans de telles circonstances, les Membres s’efforceront d’obtenir les renseignements additionnels nécessaires pour procéder à une évaluation plus objective du risque et examineront en conséquence la mesure sanitaire ou phytosanitaire, dans un délai raisonnable. »
-(Please distribute and sign at www.acbio.org.za/activist)--

vendredi 21 mai 2010

Pétition pour une science indépendante et contradictoire

Le Professeur Seralini fait actuellement l'objet d'une campagne de dénigrement car il a publié des études illustrant les risques pour la santé liés à l'utilisation de certains pesticides dans l'agriculture ainsi que les risques liés à la consommation de produits à base d'organismes génétiquement modifiés (O.G.M.).
Ce faisant il se met à dos d'importants lobbies qui ont d'importants moyens de pression (ou de conviction !!!) auprès de scientifiques qui se contentent :
- soit des conclusions d'études toxicologiques réalisés par les fabricants d'OGM sur leurs propres produits (bonjour l'objectivité !!!) et de plus sur des durées trop courtes (3 mois au lieu deà 2 ans)
- soit d'approches théoriques contestables comme le principe d'équivalence en substances, dénoncé par de nombreux scientifiques.
La campagne de dénigrement dont le professeur SERALINI fait l'objet est notamment liée à une étude qu'il a réalisé pour le gouvernement indien et qui s'est traduit par l'interdiction de la culture d'une aubergine transgéniqué en Inde, ce qui lui vaut les fureurs des producteurs d'OGM concernés et des scientifiques qui ont cautionné ce type de produit.
Je vous invite à signer cette pétition et à la transmettre à votre carnet d'adresses car je pense qu'il est de notre devoir de soutenir les chercheurs indépendants qui ont le courage et l'honnêteté de résister à la pression des lobbies.
Soutien au Pr Séralini et à ses collaborateurs
Pour une science indépendante et contradictoire !
Plus de 300 scientifiques, chercheurs et médecins, provenant de 29 pays, soutiennent le Pr. Gilles-Eric SERALINI, ses collaborateurs, le CRIIGEN et ses travaux, pour une science indépendante et contradictoire. La Fondation Sciences Citoyennes et le Réseau de Scientifiques Européens engagés pour une responsabilité Sociale et Environnementale (Réseau ENSSER) le défendent sur leur site Internet en recueillant chaque jour des soutiens. Il a été vivement attaqué par la Société Monsanto ainsi que par des agences réglementaires ayant donné des avis en faveur de l'autorisation des OGM et des scientifiques appartenant ou ayant appartenu à ces agences. Il vient de citer en diffamation le Pr. Marc Fellous et l'Association Française des Biotechnologies Végétales. Les recherches et expertises du Pr. Séralini sur la toxicité des OGM et de pesticides dont le Roundup ont un retentissement international notamment en Inde où elles ont aidé au moratoire sur l'aubergine OGM, au Canada, en Europe, aux Etats-Unis.
Voici le lien de la PETITION DE SOUTIEN que nous vous invitons à rejoindre : http://sciencescitoyennes.org:80/spip.php?rubrique129
CRIIGEN
Bureau Administratif
Université de Caen
Laboratoire de Biochimie - EA 2608
Esplanade de la Paix
14032 Caen cedex F
Tél : 02 31 56 56 84
Fax : 02 31 56 53 20
www.criigen.org