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mardi 22 mars 2016

Maroc : procès de 7 militants marocains défenseurs des ddH le 23 mars

Solidarité internationale avec les 7 militants marocains défenseurs des droits humains, et journalistes, qui passent en procès le 23 mars au Maroc, lourdes accusations : atteinte à la sureté de l'Etat, certains risquent 5 ans ferme ! 

RDV MONTPELLIER&TOULOUSE
-MONTPELLIER le 22 mars RDV 12H DEVANT LE CONSULAT MAROCAIN
- TOULOUSE le 19 mars RDV de 14H à 18H30 Vieux Temple, rue pargaminière 

Solidarité Internationale ! Stop à la répression au Maroc!
Faites tourner l'info...

lundi 16 février 2015

AMDH : Une violation flagrante des Libertés Publiques et une dangereuse agression à l’encontre des défenseurs des Droits Humains.






L’AMDH condamne l’intrusion dans son local central et la considère comme  une violation flagrante des Libertés Publiques et une dangereuse agression à l’encontre des défenseurs des Droits Humains.

amdh agression fec 2015

COMMUNIQUE.

L’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS CONDAMNE L’INTRUSION DANS SON LOCAL CENTRAL ET LA CONSIDÈRE COMME UNE VIOLATION FLAGRANTE DES LIBERTÉS PUBLIQUES ET UNE DANGEREUSE AGRESSION A L’ENCONTRE DES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS.

Dans une escalade dangereuse, suite à la campagne menée par l’État, depuis le 15 juillet 2014, contre les associations de droits humains, et à leur tête l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS ( AMDH), les autorités de RABAT ont envahi le siège central de l’AMDH, dimanche soir, avec plus de 40 personnes en civil munis d’instruments en fer pour défoncer les serrures, après que 4 d’entres elles aient terrassé la camarade RABEA BOUZIDI ( membre de l’administration centrale et membre de la commission administrative) , arraché ,par force, les clés du local et de son logement, et l’aient agressée par des coups , des insultes et des paroles de bas niveau ; suite à quoi Mme BOUZIDI a été transportée à  un hôpital dans un état alarmant 
 Deux journalistes français qui se trouvaient dans les locaux  et qui projetaient de filmer une interview ont été arrêtés et leur matériel confisqué sous prétexte qu’il contenait des enregistrements  faits en d’autres lieux.
A signaler que le local de l’AMDH a été encerclé depuis la matinée, quand les 2 journalistes y ont accédé, par des responsables et auxiliaires des autorités ce qui a provoqué un climat d’anarchie devant l’immeuble du siège alors que les habitants aspiraient à se reposer après une semaine de travail ;  pis encore, un auxiliaire des autorités n’a pas hésité à frapper aux portes des habitants pour les inciter contre l’AMDH.
Bien que les deux journalistes, en présence du président de l’AMDH, aient précisé qu’ils ne procéderaient à aucun tournage sans autorisation, les autorités ont procédé à leur arrestation de l’intérieur du siège de l’AMDH , et non dans les autres endroits où ils étaient épiés et suivis.
Une fois de plus, nous enregistrons que les autorités, par de telles pratiques, font fi de  la loi et refusent de s’y conformer : en effet, elles ont refusé de présenter, de manière formelle, toute décision leur permettant de fouiller le local ou de procéder à des  confiscations ; elles ont plutôt choisi  de recourir à la force illégale pour envahir délibérément le local, dans une scène hollywoodienne, et d’alarmer les habitants avoisinants.
Tout en dénonçant cette grave agression à l’encontre d’une responsable de l’association et du local central, nous soulignons qu’il s’agit d’un nouvel épisode de la série d’agressions à l’encontre du travail des défenseurs des droits humains ; nous soulignons, que les autorités qui ont mobilisé des dizaines de voiture de police et des forces d’intervention rapide ainsi que d’autres forces sécuritaires ont planifié leur intervention suite aux menaces écrites envoyées le 11 février par le WALI de la région de RABAT/SALE/ZEMMOUR/ZAERS  et le gouverneur de RABAT suite à la conférence de presse organisée par l’association « FREEDOM NOW » dans le local de l’AMDH. Cette escalade confirme l’absence de volonté politique de l’État de mettre fin aux pratiques médiévales comme elle confirme le retour à des comportements d’un passé de violations de droits que l’on croyait révolu.
L’association salue la large solidarité exprimée par les représentants/tes des associations et instances des droits humains, des organisations démocratiques et de militants/tes qui ont contacté les responsables de l’AMDH ou qui sont venus au siège central.
L’association souligne que toutes les pratiques autoritaires ne la freineront pas dans sa noble mission de défense des droits des citoyens et citoyennes et de promotion de la culture des droits humains dans son universalité et sa globalité.
Le BUREAU CENTRAL, RABAT LE 15/2/2015

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Le Monde : « Le président de l’AMDH, Ahmed El-Haij, a expliqué à l’AFP que des membres des services de sécurité s’étaient déjà présentés dans la matinée. Mais ceux-ci « n’ayant produit aucune pièce d’identité, ni mandat d’arrêt », les responsables associatifs avaient refusé de leur remettre les deux journalistes.
Ce n’est pas la première fois qu’un tel scénario se produit au Maroc. Le 23 janvier, une équipe de la chaîne arabophone de France 24, pourtant habituée à travailler dans le pays, avait elle aussi été empêchée de tourner une émission – ce jour-là consacrée à « l’humour comme moyen d’expression » après les attentats contre Charlie Hebdo –, au motif qu’elle ne possédait pas l’autorisation officielle. Selon Paul Moreira, le directeur de l’agence »

L’Obs : « Paris ne compte pas protester auprès des autorités marocaines, a fait savoir à Premières Lignes le porte-parole du quai d’Orsay, Romain Nadal :
Les choses sont en train d ‘être rétablies sur le plan politique [entre la France et le Maroc]. La coopération policière et judiciaire vient de reprendre. Nous sommes donc tournés vers l’avenir », a dit le diplomate. »

dimanche 15 avril 2012

Position de l'AMDH au sujet de la publication des listes des ONG

Par le Bureau Central, Rabat 11/4/2012

COMMUNIQUE

L’Association Marocaine des Droits Humains réclame la transparence en matière de publication des listes des ONG qui bénéficient des deniers publics et refuse l’instrumentalisation du dossier dans les règlements de comptes politiques de l’ETAT

L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a été agréablement surprise du fait que le ministre des relations avec le parlement et la société civile ait décidé de publier la liste des associations qui bénéficient de l’aide internationale ; l’AMDH tient à rappeler que parmi ses revendications figurent la transparence en matière de gestion des deniers publics, par conséquent, toute initiative en ce sens ne peut que la réjouir ; mieux encore, elle exhorte l’ETAT à tenir ses promesses en matière de transparence et à généraliser le principe à tous les secteurs de la société

Sauf que le fait de se cantonner à publier la liste des aides extérieures et de pointer du doigt des associations et en ignorer d’autres soulèvent plusieurs interrogations quant aux vrais objectifs de la publication. On est en droit de douter que l’objectif soit la transparence et la mise en œuvre du droit à l’information ; on craint également que cette initiative ne soit vidée de son aspect sain et positif et qu’elle ne soit utilisée dans la lutte de l’ETAT, contre ceux qui ne partagent pas sa vision et qu’il considère comme des détracteurs, à travers les médias et institutions officiels pour masquer et déformer les vérités d’autant plus que les associations concernées sont connues pour leur présence et leur influence mais pas nécessairement dans le sens voulu par l’ETAT et le ministre.

Néanmoins l’AMDH tient à préciser les points suivants :

1. La manière dont les listes ont été présentées semble suggérer que le ministre a dévoilé une information « top secret » alors qu’il n’a fait que diffuser, partiellement d’ailleurs, des informations communiquées par ces mêmes associations au Secrétariat Général du Gouvernement ; par contre le ministre n’a fait aucun effort pour publier la liste des 97% des associations qui ne font aucune déclaration des subsides qu’elles reçoivent, selon ses dires, au gouvernement.
2. La transparence doit concerner toutes les organisations qui bénéficient de l’aide nationale et internationale, sans aucune discrimination ; ceci inclut bien sûr les organisations étatiques , para étatiques et les ONGs qui bénéficient de soutiens mais dont la gestion reste des plus opaque ; c’est le cas des collectivités locales, d’associations financées dans le cadre de l’INDH dont les officiels eux-mêmes reconnaissent l’échec dans l’atteinte des objectifs (il suffit de voir le classement du MAROC en matière d’indice du développement humain)… Enfin, toutes les associations quels que soient le rang et le pouvoir des personnes qui les président doivent faire l’objet d’audit et de suivi.
3. L’AMDH craint que la publication de ces listes ne soit qu’une manœuvre de diversion pour faire oublier les autres listes relatives aux agréments et qui constituent un vrai défi à la transparence et à la bonne gouvernance ; l’AMDH exhorte l’ETAT marocain à poursuivre la publication des listes des personnes qui ont profité de largesses, en toute illégalité, et à mettre fin à cette gabegie séculaire.
4. Certains journaux ont publié des calomnies, attribuées au ministre, prétendant que les associations qui reçoivent des fonds de l’étranger sont « des associations mercenaires » ; si ces dires se confirment, le ministre doit présenter des excuses officielles ou apporter des preuves sur de telles allégations indignes d’un responsable qui se doit de s’en tenir à une position de réserve au lieu de lancer des accusations tous azimuts. Quoiqu’il en soit l’AMDH se réserve le droit, si les dires se confirment, de faire face à ces dénigrements.
5. En ce qui concerne la gestion financière de l’AMDH, nous rappelons les données suivantes :

L’AMDH est une association généraliste des droits humains qui regroupe plus de 12 000 membres environ dans plus de 90 sections réparties au MAROC et à l’étranger ; sa mission est de défendre et promouvoir les droits humains tels que reconnus universellement ; en ce sens , l’AMDH coopère avec tous les partenaires qui partagent les valeurs universelles qu’a choisies l’AMDH (liberté, égalité, dignité humaine) ; ces valeurs ressortent du référentiel international des droits humains que certains continuent à combattre implicitement tout en le reconnaissant explicitement
La liste des partenaires (bailleurs de fonds) de l’AMDH figure aussi bien sur son dépliant et banderoles que sur son site et affiches et toute personne peut y avoir facilement accès ; ajoutons par ailleurs que des journalistes n’ont pas manqué de visiter l’AMDH pour s’enquérir sur son financement.
Son budget annuel réel, représentant l’ensemble de ses activités, dépasse les 30 000 000 de dh : dans ce budget la contribution des partenaires étrangers représente moins de 15% alors que l’aide intérieure (étatique) est de 0,23% soit près de 70 000DH PAR AN.
85% du budget proviennent essentiellement du bénévolat c'est-à-dire des apports en nature et/ou en numéraire des militantes et militants de l’AMDH ; ces derniers consacrent à titre gracieux leur temps et leur argent à répondre aux besoins de l’AMDH (paiement des loyers, déplacements, téléphone, eau et électricité des locaux, petits équipements, fournitures de bureau, soutien aux activités, soutien aux victimes, observation des procès, confection des rapports…..). Avant de demander des comptes à quiconque, l’AMDH se fait un point d’honneur de rendre des comptes elle-même et en particulier à son principal bailleur de fonds à savoir ses adhérentes et adhérents.
Les 15% provenant de la contribution des partenaires étrangers financent essentiellement des projets de formation aux droits humains conçus et exécutés par l’AMDH. Les sommes reçues sont tout d’abord déclarées au Secrétariat Général du Gouvernement; elles sont ensuite dépensées sous le contrôle du partenaire (le partenaire ainsi que les ministères auxquels nous sommes liés par des partenariats sont toujours conviés à suivre la mise en œuvre des projets) ; les projets font l’objet d’une évaluation de la part du Bureau central puis de la Commission administrative de l’AMDH sous forme de rapports moral et financier ; ils sont ensuite audités par un auditeur externe ; enfin ils sont contrôlés par le partenaire à qui est adressé un rapport moral et financier accompagné du rapport d’audit ; à signaler que l’AMDH publie ses ETATS FINANCIERS annuels qui récapitulent l’ensemble de ses activités. L’AMDH est parmi les rares associations qui déposent ses bilans à la Direction Régionale des Impôts à Rabat selon la réglementation en vigueur.Tous les trois ans l’AMDH tient son congrès auquel sont conviées des personnes étrangères à l’AMDH, notamment des journalistes ; lors du congrès les rapports moral et financier sont présentés et discutés en toute transparence et font l’objet de débats avant d’être adoptés par le congrès.

Ces 15% pourraient sans grande difficulté être accrus si l’AMDH ne s’est pas faite un point d’honneur de sauvegarder son indépendance en limitant volontairement l’accès au financement externe et en sélectionnant les partenaires avec lesquels l’AMDH décide de collaborer ; il est connu que l’AMDH a toujours refusé l’argent provenant du gouvernement des ETATS-UNIS ainsi que celui de la GRANDE-BRETAGNE ; il est connu également que l’AMDH a toujours refusé l’argent d’ETATS qui violent le droit humanitaire international ; comme il est connu que l’AMDH refuse toute aide conditionnée (y compris celle de l’ETAT marocain) qui risque d’hypothéquer son indépendance ou ternir sa notoriété.

Quant aux 70 000 DH alloués par l’ETAT (soit environ 5DH par membre et par an), nous savons que l’AMDH paie le prix de son attachement au référentiel international des droits humains et de son soutien quotidien aux victimes des violations. Cette somme dérisoire, sans commune mesure avec la taille et les activités de l’AMDH, s’explique par la position critique de l’AMDH vis-à-vis de la politique menée par l’ETAT en matière de droits humains.

vendredi 29 octobre 2010

19 novembre: Soirée pour rendre hommage aux démocrates solidaires avec les défenseurs des droits de l'Homme au Maroc

                                 Soirée de la Solidarité internationale
                                            19 novembre 2010 à 19h
                           SOIREE-HOMMAGE
 Par l'ASDHOM, 28/10/2010
Dans le cadre de la treizième édition de Semaine de la Solidarité Internationale (SSI) qui se déroule un peu partout en France, l’ASDHOM a choisi de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui se sont engagé(e)s dans la solidarité agissante avec le peuple marocain. Des femmes et des hommes libres ont fait ce choix et elles (ils) n’ont eu de cesse de le pratiquer depuis bien longtemps.
L’ASDHOM vous invite à cette soirée-hommage en présence de figures emblématiques qui symbolisent cette solidarité indéfectible : François Della Sudda (animateur des anciens Comités de lutte contre la répression au Maroc), l’écrivain Gilles Perrault (auteur du livre notre ami le roi), maître Maurice Buttin (avocat de la famille Ben Barka), maître Henri Leclerc (Président d’honneur de la LDH) et nombreux autres acteurs et bâtisseurs de la solidarité avec la lutte des démocrates marocains tels Marguerite Rollinde, Agnès Gueguen, Roger Ferrari, Joseph Tual, Daniel Dayot, Ignace Dalle, etc.
Ils nous parleront de leurs parcours, de leurs motivations et de leurs engagements en faveur des droits de l’Homme au Maroc.
Le bâtonnier Abderrahim Jamaï qui prend la défense des victimes de procès politiques au Maroc fera le déplacement en compagnie de Mme Sakina Kada, coordinatrice de familles de prisonniers politiques, pour parler de l’impact positif que peut avoir la solidarité internationale sur les victimes de la répression et leurs familles.
Lieu : Salle Jacques Decour, rue des Rosiers à Nanterre
Accès : Bus 258 à partir de la Défense (arrêt: Les Bergères)
Buffet – Musique – Exposition
Une participation symbolique aux frais sera demandée à l’entrée