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vendredi 21 août 2009

La capitale des roses


par samira, 19 août 2009
Ainsi ont-ils choisi d'appeler
leur témoignage..
Mohamed Nadrani et Abderrahmane el Kounsi..
pourquoi?
parce que Hassan 2
répondant à une journaliste
qui lui posait des question sur une prison secrète
a Agdez /Kal3ate magouna
il aurait dit
"c’est la capitale des roses, y a pas de prison secrète"!!.....
pourtant
ils y étaient
et pendant des années
sans jugement
sans comprendre
pourquoi??
ils se posent la question toujours!!!!
Nadrani et Kounsi
dans un récit
fort , émouvant
nous racontent leur calvaire/bien peu pour décrire ce qu'ils ont vécu!!!
Arrêtes le 13 avril 1976
(ils avaient entre 21/24ans, jeunes étudiants et un élève)
pour appartenance à l'organisation IL Al AMAM
transportés au complexe de sinistre mémoire
ou ils restèrent plus de 3 mois
menottés et yeux bandés!!!
je vous épargnerai le récit des tortures..
ils furent emmenés
alors que 9 de leurs camarades(16/25ans)
furent relâches
pourquoi eux??
les voies de la répression sont impénétrables!!!
ils furent donc emmenés au sud
à AGDEZ
dans une caserne
ou ils restèrent plus de 8ans!!!!!!
Nadrani et Kounsi
nous emmènent avec eux
et nous racontent..
et croyez moi
je n'arrive toujours pas
moi, leur amie
à comprendre
comment ils peuvent encore sourire
comment ils peuvent encore rire
être bons
être généreux
quand j'ai lu!!!
c’est à vous faire perdre la raison!!
pourquoi tant de sadisme
pourquoi tant de cruauté??
et pourquoi on les a séquestré de la sorte
eux jeunes militants de base?
alors que leurs camarades
alors que leurs dirigeants
étaient juges
et en prison
car,et c’est le pic,
ils se sont mis à espérer la prison
"notre" prison
c’est vous dire!!
quel "danger" représentaient-ils?
et même si danger il y a
pourquoi ne pas les juger
même avec nos simulacres de procès!!!!!
tant d'arbitraire
encouragé par l'impunité
absolue dont bénéficient
ces monstres
pour qui torturer est un jeu
pour qui torturer est un plaisir!!!
je lis, je relis
l'indignation
non, c’est pas le mot..
je ne sais même plus ce que je sens..
je suis avec eux
je sens leur douleur
je sens leur appréhension
je sens leur angoisse
mais je sens aussi leur courage
ces petits gestes de résistance:
ne pas courir quand ils vont chercher l'eau
ne pas fuir lors de la bastonnade quotidienne!!!
et je découvre avec eux
ces autres ...je vais les appeler quoi??
prisonniers??
je découvre ces femmes sahraouies
ces manfiyine
cheikh zaoui.........
je découvre la solidarité
malgré toutes ces circonstances..
et je sens avec eux
"jamais nous n'oublierons ceux qui cherchaient avec tous les moyens les plus inhumains et les plus abominables à éteindre des regards qui aspiraient à un avenir meilleur. jamais nous n'oublierons ceux qui avaient causé la mort d'innocents. certainement, nous continuerons à pointer de l'index tous ceux qui ont accepté avec empressement d'exécuter ,sans le moindre remord, l'ignoble tâche consistant à torturer" P:404
et je pense
qu'on ne doit pas oublier
qu'on doit continuer
à crier
"non à l'impunité"
on n'a pas le droit de pardonner
à ceux qui ont torturé
avec plaisir
avec sadisme
et qui le font encore
souvenez vous Zahra!!
et pourquoi ils ne le feraient pas
puisqu'ils n'ont de compte à rendre à personne!!!
la capitale de roses
a-elle vraiment disparu??
est ce vraiment du passé??

mercredi 20 mai 2009

"La Capitale des Roses" : rencontre dédicace à Casa

« La Capitale des Roses » de M. Nadrani et A. Kounsi
Rencontre dédicace organisée par L’hebdomadaire « Al AYAM »
À la Maison de l’Avocat à Casablanca, BD de la Résistance المقاومة
Jeudi 28 mai 2009 17H 30
Lecture et présentation de l’œuvre
Nabila Mounib et Driss Abou Zaid

Un témoignage en 417 pages sur la disparition forcée pendant presque 9 années (1976-1984) passées au Complexe (Centre général de la DST) de Rabat,à Agdz, à Kalâat-M'gouna et à Skoura

samedi 9 mai 2009

La Capitale des Roses

Le Groupe Bnouhachem organise une rencontre - dédicace de « La Capitale des Roses », de Mohammed Nadrani et Abderrahman Kounsi le lundi 11 mai 2009 à partir de 17 Heures à la Bibliothèque Nationale à Rabat Un témoignage en 417 pages sur la disparition forcée pendant presque 9 années (1976-1984) passées au Complexe (Centre général de la DST) de Rabat,à Agdz, à Kalâat-M'gouna et à Skoura

Cet écrit sur le monde des ténèbres est le souffle que sortent encore une fois les disparus de la Capitale des roses et qui permet d’étaler les quatre vérités vécues pendant la période de leur disparition forcée. Ils continuent donc inlassablement la lutte. Ils revendiquent à cor et à cri le droit de savoir réclamé par toutes et tous les épris de liberté et particulièrement par les familles qui ont souffert et qui souffrent toujours de la disparition de leurs bien-aimé(e)s.
Les disparus de la Capitale des roses mènent avec opiniâtreté le combat pour la réalisation de rêves qu'ils n'ont cessés de défendre avant et après leur disparition forcée seuls ou en coordination avec les démocrates au sein du pays ou à l'échelle internationale.
Les disparus de la Capitale des roses avaient pris d'emblée après leur première rencontre, le 25 juin 1987, la décision de rompre irréversiblement avec ce silence complice et clamer leur indignation vis-à-vis des pratiques absolutistes encore en vigueur alors que la loi du silence planait au-dessus de tous les chefs. Fidèles aux idéaux pour lesquels ils ont frôlé la mort à maintes reprises et qui leur ont coûté énormément de sacrifices, les disparus de la Capitale des roses étaient au rendez-vous pour initier la structuration du Comité de Coordination des familles des disparus et des Victimes de la "disparition forcée" et contribué à la constitution du Forum Marocain pour la Vérité et la Justice dont ils assument des tâches de responsabilité au sein de ses instances dirigeantes depuis sa création.
Les disparus de la Capitale des roses agissent avec ténacité contre toutes les tentatives aspirant à tourner les pages du dossier desdites années de plomb sans la juste réparation des préjudices causés aux victimes.
Les Disparus de la Capitale des roses militent, sans relâche, pour qu’éclate au grand jour la vérité des dossiers des violations graves des droits humains des années dites de plomb par leurs communiqués, leurs déclarations à la presse nationale et internationale, les interviews avec les chaînes de télévisions, les visites des lieux secrets de détention lors de l’organisation des caravanes par les organisations des droits humains, l’organisation d’un sit-in devant le Complexe afin que ce lieu de détention illégale soit transformé en un musée pour la sauvegarde de la mémoire.
Au Complexe, nous étions quatorze jeunes kidnappés en tout avant que les services secrets n’isolent cinq braves militants pour les jeter dans les confins du désert.
Ahmed Saadani
À ce sujet, lire le rapport d'Amnesty International d'avril 1993 Maroc: les disparus. le mur du silence doit tomber