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mercredi 23 novembre 2011

Le 20 novembre 2011, des centaines de milliers de Marocains et Marocaines dans les rues pour le BOYCOTT

Par Ali Fkir, 21/9/2011
Le 20 novembre 2011, des centaines de milliers de Marocains et Marocaines , et malgré les pluies torrentielles, sont descendu-es dans les rues pour crier haut et fort:
BOYCOTTONS les "élections" makhzéniennes 
du 25 novembre 2011!
De Tanger au nord du pays aux frontières avec le Sahara Occidental au sud, de Casablanca à l'ouest aux frontières avec l’Algérie, les marocains libres jurent de ne pas s'approcher des isoloirs du makhzen, de ne pas cautionner les mascarades de la tyrannie.
Le combat pour un nouveau Maroc continue!

Exemple de vidéos des marches du 20 novembre 2011 à 5 jours de la mascarade.
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Tanger la résistante, à quelques dizaines de km de l'Europe dont les dirigeants chérissent la tyrannie marocaine
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La capitale économique du Maroc
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Rabat, capitale administrative

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Khouribga, la capitale minière du Maroc
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Imzourne (Rif): nord du Maroc

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Taza, versant ouest (vers le Maroc oriental) du grand Atlas
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Nador, le Rif oriental (nord est du Maroc)
http://www.youtube.com/watch?v=neg03wDUS6c&feature=player_embedded
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Mrirt, coeur du Moyen Atlas (à quelques km du centre minier), à 30 km de Khénifra la militante.

samedi 19 novembre 2011

URGENT ! 18 novembre, la répression bat son plein au Maroc !

Par Ali Fkir, 18/11/2011

- Khouribga: Arrestation de 5 militants et sympathisants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI Le camarade Jabbar, le secrétaire local, est parmi les victimes de l'arbitraire.
- Khémisset: Arrestation de militants à Khémisset (ils viennent d'être relâchés)
Le camarade Lahcen Moumouche, le secrétaire local d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, est parmi les victimes
- Mohammedia: le jeudi 17 novembre 2011, les militants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, ont distribué sans problème aucun l'APPEL national d'ANNAHJ au boycott de la mascarade du 25 novembre 2011.
L'APPEL a été distribué dans les quartiers des déshérités. Les autorité ont constaté avec colère l'accueil chaleureux réservé par les habitant-es aux militant-es d'ANNAHJ.
Aujourd'hui, le 18 novembre, les autorités ont décidé d'interdire la distribution. Les militant-es d'ANNAHJ ont été encerclés pendant plus de 2 heures. Les militants n'ont pas cessé de scander les slogans relatifs au BOYCOTT de la mascarade du 25 novembre. Les militant-es d'ANNAHJ reprendront la distribution le samedi 19 novembre 2011
- El Jedida: arrestation de deux militants de PADS (toujours au commissariat)
- Sidi Bennour: arrestation de 8 militants du mouvement 20 février (puis relâchés)
- Chtouka Aït Baha (Agadir): arrestation de 6 militants dont le secrétaire local d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, le camarade Laâmimi. Ils viennent d'être relâchés

La répression bat son plein
La démocratie marocaine (dans le cadre du système actuel) est renvoyée aux calendes grecques

vendredi 18 novembre 2011

Boycottons la mahzala des élections du 25 novembre


par Mohammed Belmaïzi, 18/11/2011

Les sociétés, du Maroc à la Syrie, connaissent aujourd’hui une extrême tension, au moment où les peuples se soulèvent pour réinventer leur destin. Après avoir été maintenus en dehors de l’Histoire, ces peuples occupent la rue en donnant une solide légitimité à leur contestation. Et désormais, une nouvelle grille de lecture s’impose pour donner un sens inattendu au rapport entre les pouvoirs institués, autoproclamés (Présidents à vie, Partis uniques ou Monarchies despotiques) et la société civile. Les peuples, dans un formidable élan, visent clairement l’accession à la modernité, à la vie digne, à la liberté et à la démocratie. Ces valeurs, fondements et ossatures des pays démocratiques (toujours à parfaire) deviennent forcément un socle commun pour toute l’humanité.

Le Maroc n’est pas une exception, comme tentent de le crier sur les toits, ses officiels, ses élites et ses partis politiques obséquieux et courtisans. Les mouvements contestataires qui manifestent depuis le 20 février continuent à revendiquer des changements significatifs et non cosmétiques. Le Mouvement du 20 février a fait irruption dans la scène politique en remettant en question la gouvernance sans éthique, et la déliquescence des partis politiques scandaleusement chantres de l’immobilisme dégradant. Leurs meilleurs représentants sont ameutés en une offensive de charme, pour convaincre les chancelleries occidentales et européennes, que le peuple marocain ne peut mériter une authentique démocratie. D’ailleurs l’observateur n’a de cesse de noter que ces partis courtisans et ces élites avilies, ont toujours rejeté la refonte de la Constitution. La Constitution qui a été « révisée » par une Commission de 18 experts, désignée par le roi en un temps record, a été soumise au référendum dans un temps record (début juillet). Et voilà qu’on croit nous seringuer d’autres élections en un temps record, sans changement de fond. Cette précipitation troublante et inconnue dans les pays démocratiques, s’oppose brutalement, et déjà avec tous les moyens (quand ce n’est pas la répression des forces de l’ordre : 13 mars – 22 mai et 29 mai, soldés par mort d’hommes et blessés graves, condamnée par l’Union Européenne, cela se transforme en corruption des humbles citoyens payés pour venir applaudir le discours du roi, ou s’opposer violemment aux manifestants) aux aspirations du peuple marocain. Ces méthodes d’un autre âge augurent mal d’une quelconque stabilité ou d’un changement décisif, et encore moins d’un projet de société lié à un réel contrat social.

C’est pourquoi, cette Constitution octroyée est définitivement refusée par nombre de Marocains qu’on croit bâillonner pour étouffer leur argumentation à son égard. Une Constitution « Mon-Bon-Plaisir », où le roi, monarque de droit divin, concentre tous les leviers du pouvoir. Roi entouré des partis politiques monopolisés par des caciques qui pillent notre pays et font de la corruption et de l’impunité, la valeur qui les maintient à la représentation dans les Chambres. Les privilèges qui régissent les rapports entre le roi et ces partis politiques, font d’eux l’ossature d’un étrange Parti Unique.

Boycotter cette mahzala, le 25 novembre, c’est donc refuser le Parti Unique fondé par le roi et sa clique soudés aux partis traditionnels qui ont profité des Parlement durant des décennies, avec des salaires faramineux.

Je boycotte, donc j’existe !

jeudi 17 novembre 2011

Les prisonniers sahraouis en péril

Par Mohammed Zerrouki, Le Jeune Indépendant, 17/11/2011

Mohammed Abdelaziz a mis en garde, dans un message urgent cité par l’Agence de presse sahraouie (SPS) adressé au secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, contre «la détérioration» de l’état de santé de ces détenus en grève de la faim depuis le 31 octobre dernier, imputant «la responsabilité totale» au gouvernement marocain.

«Il est injuste que la communauté internationale reste indifférente face aux pratiques du gouvernement marocain d’arrestations de civils sahraouis sans défense dans une zone internationale sous l’égide des Nations unies et de les présenter à des tribunaux militaires pour avoir milité pour les valeurs et les droits légitimes prévus par la charte et les résolutions de l’ONU», a indiqué le président de la RASD. Ces pratiques, a ajouté Mohammed Abdelaziz, dénotent d’un «mépris flagrant (de la part des autorités marocaines) du droit international et du droit international humanitaire», d’où la «nécessité» d’imposer des sanctions et des pressions pour libérer tous les détenus politiques sahraouis, faire la lumière sur le sort de plus de 651 disparus sahraouis, arrêter la spoliation massive des ressources naturelles et détruire le mur militaire qui divise le Sahara occidental par des millions de mines anti-personnel.

Dans le même sillage, le président sahraoui a appelé le secrétaire général des Nations unies à amener le gouvernement marocain à mettre fin à cette situation «illégale et immorale et à cesser la politique d’indifférence et d’insouciance», rappelant que ces 21prisonniers sont dans un état «critique», face au mépris des autorités marocaines vis-à-vis de leurs revendications légitimes et justes. Il a, en outre, rappelé que ces prisonniers avaient déjà observé, à cinq reprises, des mouvements de grève de la faim de différentes durées allant jusqu’à 30 jours.

Le président sahraoui a également condamné les conditions de détention dans les prisons marocaines qui se dégradent de plus en plus et les pratiques des autorités de l’occupation marocaine contre les civils et les militants des droits de l’homme, allant jusqu’à leur présentation devant des tribunaux militaires pour leur action pacifiste. Il a rappelé, dans son message, les événements de Gdeim Izik il y a un an, de Dakhla en février et septembre derniers et les «répressions brutales» commises au quotidien par les autorités d‘occupation marocaines contre les civils sahraouis à El-Ayoun, Smara, Boujdour et autres villes dans les territoires sahraouis occupés et dans le sud du Maroc.

Le président de la RASD a également réitéré son appel pour élargir les pouvoirs de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) à la protection et la surveillance de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental.

D’autre part, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a exprimé, hier, sa préoccupation face à la détérioration de l’état de santé des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans la prison de Salé depuis plus de deux semaines, indique un communiqué de l’AMDH, repris par SPS.

«La réunion a examiné la situation des prisonniers politiques sahraouis à la prison marocaine de Salé depuis plus d’un an, en l’attente d’un procès militaire, appelant à leur libération où à un procès équitable», a souligné le communiqué. L’Association marocaine des droits humains a également déclaré que «les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans la prison de Salé depuis plus de deux semaines vivent dans la prison dans des conditions difficiles et la plupart d’entre eux ont été victimes d’actes de violences».