سكان ايت حنيني بإقليم ميدلت في مسيرة نحو الرباط
marginalisation...
En
ce moment,(8/11/2008) les habitants de Tiqajouine, une localité située dans les
hauteurs, sont en marche vers la capitale pour crier leur ras-le-bol
contre la marginalisation qui les frappe
de plein fouet. La précarité de leurs conditions extrêmes est exacerbée
par les températures très basses enregistrées cet hiver. Depuis
plusieurs années, ces habitants qui mènent une vie pénible, ne cessent
de faire entendre leur voix mais en vain. Leurs richesses - le cèdre
essentiellement- sont spoliées par des mafias. La bataille est en cours
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Extrait de http://solidmar.blogspot.fr/2013/01/lettre-ouverte-au-gouvernement-du-maroc.html
Rappelons aussi que s’ils veulent se chauffer, les
montagnards de ces régions couvertes de forêts de cèdres sont obligés d’acheter
le bois de chauffage sous peine de
fortes amendes s'ils le ramassent dans la forêt. Pourtant,
autre scandale inacceptable, « la localité d'Anfgou qui
relève
de la commune rurale d'Anmzi est une commune riche grâce aux ventes des
coupes forestières notamment le cèdre : ces ventes produisent un excédent
annuel d'un million de DH pour la commune, et 80% de ces ventes devraient normalement être
réinvesties sur place pour des projets sociaux et des
infrastructures, comme le stipule le pacte communal. Mais rien de cela ne
se fait et cet argent va on ne sait où !!! » selon Aziz Akkaoui de l’AMDH de Khénifra
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Des habitants du Moyen Atlas marchent sur la capitale : Colère et revendications sous haute surveillance
Kamal Mountassir | Mercredi 30 Janvier 2013
Ils en ont ras-le-bol. Ils en ont assez d’être marginalisés, oubliés
et dépouillés des richesses de leurs régions et de vivre de la charité.
Les habitants de la haute Moulouya située dans les provinces de Khénifra
et de Midelt ont décidé d’exprimer leur colère et leurs revendications à
travers une marche sur la capitale via Khénifra, chef lieu de la
région. Sous haute surveillance et par un froid glacial, femmes, enfants
et hommes ont entamé la marche de la dignité sur la capitale pour
interpeller le gouvernement sur leur situation qui se détériore d’année
en année face au mutisme des responsables et des promesses jamais
tenues.
Lundi au soir, la marche a fait halte dans le bourg de
Sidi Yahya Oussaid pour poursuivre mardi vers la ville de Khénifra. Les
autorités locales dont le seul souci reste sécuritaire, ont promis monts
et merveilles aux marcheurs pour stopper la marche. Ainsi, après des
négociations qui ont duré jusqu’à une heure tardive de la nuit de lundi à
mardi, il a été convenu de «répondre» favorablement à toutes les
revendications de la population de la région.
Un dialogue réussi à
100%, verbalement s’entend. Les représentants des tribus concernées ont
insisté pour officialiser sur le papier tout ce qui a été convenu la
veille. Ainsi, il a été prévu qu’une réunion se tiendra entre les
autorités de la province de Khénifra et ceux de Midelt avec les
protestataires, le but étant d’arrêter un agenda et des échéances pour
régler certains problèmes dont souffrent sérieusement les habitants.
Un délai de 20 jours a été fixé pour entamer la résolution de la
revendication principale des marcheurs, à savoir l’appartenance à la
même commune rurale au lieu de cinq actuellement. Une aberration du
découpage administratif dont le souci est électoral avant tout. Comment
concevoir que des habitants de douars voisins appartiennent à cinq
communes rurales différentes et à deux provinces distinctes?
Par
ailleurs, les autorités locales des deux provinces en question ont
promis de répondre aux autres revendications dans les brefs délais.
Entre autres, elles se sont engagées à consolider les infrastructures du
réseau routier à travers la construction de nouvelles routes rurales ou
l’entretien de pistes facilitant l’accès aux différents douars et
villages de la région.
A signaler que la région n’a que trop peu
bénéficié du programme national des routes rurales. Les habitants
réclament aussi des infrastructures de base qui font atrocement défaut
tels que les services sanitaires, les établissements scolaires, l’eau
potable pour ne citer que ces besoins indispensables.
Et dire que
Benkirane a ressassé lors de son one man show son optimisme politicien
qui ne trompe plus personne. On ne le répétera jamais assez, les zones
montagneuses disposent de nombreuses richesses mais elles nécessitent
une stratégie globale intégrée de développement et non des promesses
sans lendemain auxquelles les habitants ne croient plus.