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samedi 24 août 2013

Rentrée scolaire des démunis

Meryem Belarbi Alaoui


Par Amal Temsamani Abenboutayeb

Bientôt la rentrée mes amis ! Et oui ! Nous avons attendu les vacances avec impatience pour revoir enfin nos enfants vivant sous d'autres cieux, partir quelques jours ou tout simplement profiter du soleil et de la mer ...
Nos enfants commencent à repartir, laissant un grand vide. Quant à mes amis enseignants, ils ne cessent de se demander pourquoi leurs vacances sont de plus en plus courtes ...
La rentrée ! Que de souvenirs heureux liés à cette période de l'année, durant mon enfance ! Un nouveau cartable, de beaux cahiers, des stylos, et l'impatience de feuilleter les manuels, de faire connaissance avec mes nouveaux professeurs. Sans parler de la joie de revoir enfin ceux de mes amis que je n'avais pas pu voir durant les trois mois de vacances.

Dieu merci, vous êtes toujours là, mes amis ! C'est à vous que je m'adresse aujourd'hui pour vous inviter à un moment de réflexion concernant ces enfants complètement démunis qui vivent dans nos campagnes. Dans le meilleur des cas, ils sont dans une même classe regroupant plusieurs niveaux. Quant à rêver à de nouveaux habits ou de nouvelles fournitures, ils ne savent même pas ce que c'est ! Avoir un cahier et un stylo pour apprendre est leur seul souhait. Mais ils ne sont pas sûrs d'y arriver ... J'ai été dans ces écoles de campagne, j'y ai vu ces enfants beaux à couper le souffle mais chétifs, mal soignés, chaussés de sandales en plastique en plein hiver, souvent apeurés. Le maître, quant à lui, a tous les mérites du monde. Il enseigne, mange, vit et dort dans cette pièce. Et le plus souvent, ce sont ses toutes premières années dans le métier. Pas facile de mener un cours à niveaux multiples quand on n'a pas encore compris comment s'y prendre avec un seul niveau ! Pas facile de devoir se procurer de l'eau potable et des vivres en marchant longtemps à travers des sentiers accidentés ! Pas facile non plus de devoir convaincre des parents, qui veulent que leurs enfants les aident dans les champs, de les laisser venir en cours !
Non, rien n'est facile pour ces pauvres gens ! Alors si vous avez quelques petits livres à leur céder, des jeux, des habits ... ils seront les bienvenus ! Demandez autour de vous.


23 août 01:29
Un petit rappel. Nous sommes à quelques jours de la date de la caravane et il nous manque encore beaucoup, beaucoup de choses. Soyez solidaires avec les habitants de Tassamert, ils le méritent amplement
 https://www.facebook.com/notes/rita-la-rebelle/membres-et-coordinateurs-sos-villages-oublies-pour-la-caravane-de-solidarit%C3%A9-imi/360924527337359
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  Par Talal Chakir
Rentrée 2013-2014 : Peut être des prémices de changement. ..ce que j'en pense modestement.

  Le Maroc accuse le taux le plus élevé quant à l'abandon scolaire.
 Qui fréquente le banc de l'école ? Ce n'est ni le ministre, ni le député, ni le cadre, ni l'ouvrier ni même les parents. L'enfant. Seul sujet à se frotter au banc scolaire. Il y entre par l'immense portail en métal qui s'ouvre tel une prison régionale croisant le regard haineux du gardien lui faisant déjà des remarques gênantes sans raison aucune mais par simple formalité. Le même enfant va dévaler les dizaines de mètres jusqu'au centre de l'établissement en traitant la poussière d'une surface non encore goudronnée. Une fois cette cloche actionnée, il investit sa salle de classe dont la porte se ferme mal et les murs lézardés rarement repeints pour la plupart. La table, le banc, le sol, les murs. ..délabrés non nettoyés. Évidemment quasi aucun outil didactique ni de connexion pour vivre le monde moderne. ..je ne poursuis pas, la suite vous la connaissez. 

L'école est un corps. Il doit être sain et solide. Irréprochable avec des moyens sans appels. Data show, tableau à craie ou à feutre en bon état. Lecteur DVD et filmographie. Disponibilité des livres avec un réel espace de vie dynamisé par des orientateurs et des personnes du métier qui vous donnent envie d'étudier. Envie de lire. Des gens modèles heureux d'être présents et non se lamentant de leur salaire miséreux et transmettant la haine sociale. 
Les enseignants sont les premiers à faire passer un climat prospère ou un avenir sombre. Leur vocabulaire doit être choisi et leur image sans faille. Donner envie. Représenter un lendemain. Oui après l'école a une âme. Un programme riche et appétissant, attrayant pour l'enfant et respectant son intelligence. Bien sur que le français et l'anglais se doivent d'être des langues d'enseignement. Ce n'est guère une fierté mais une lacune et un retard de 20 ans. 

Le programme de 2013-2014 est bon mais il m'effraie car ressemble à une Coupe du monde sans stade. Mais là aussi. Qui ? Quelles compétences ? Avec tous mes respects. Beaucoup d'enseignants ont une trentaine d'années voir moins soit sont le fruit du même système et des mêmes lacunes. Ils ont eu leur baccalauréat voilà 15 ans et sont porteurs sans le savoir et sans le vouloir du même virus défaitiste.
 Les programmes sont à actualiser, rafraîchir, changer radicalement et ré écrire. Les programmes doivent répondre à la formation de l'école du royaume. Les principes de la monarchie doivent être notés puis répertoriés puis en modeler l'école du royaume se devant d'être honnête avec elle même. Autant dans la promotion des droits, la défense des libertés, le respect des religions et l'organisation de la société. Et pour cela l'Etat doit lui même s'imposer respect de tous les principes passant par la justice, la crédibilité de la police et la sévérité vis à vis de la corruption. L'élève est loin d'être dupe. Il réclamera réforme de l'Etat avant d'accepter refonte de sa scolarité.

 D'où viennent nos fraudes honteuses aux examens? ...de la vie de tous les jours passant par l'entourage proche. Autrement on fait erreur. Oui à une refonte du corps et de l'âme. Et pour cela, il faudra plus que des intentions. Plus que des déclarations. Plus que des voix graves au micro. Mais de l'argent. ..des fonds et un suivi des plus minutieux. Personnellement je souhaiterai que le roi mette ce dossier sous le bras et le réforme. Qu'il en fasse son champ de bataille. Il a bien, le 30 juillet et le 20 août dit sa déception quant au gouvernement. Alors El Ouafa DEGAGE ! Le dossier est trop précieux. L'avenir est trop présent. L'enfant est si demandeur que cela dépasse un simple gouvernement ou un vulgaire ministre. Le changement se veut ROYAL ! Enfin je crois...

vendredi 10 septembre 2010

Enseignement France : La dure rentrée des fonctionnaires-stagiaires


Luc Chatel ne « lâche » pas les enseignants-stagiaires : dans sa grande largesse, il leur laisse leurs nuits pour préparer leurs cours…
par L'Union des Familles Laïques, 10/9/2010
La réforme de la masterisation des concours, que l’Ufal n’a cessé de dénoncer, est appliquée cette année. L’une des conséquences de cette réforme est la suppression de l’année de stage. Les fonctionnaires-stagiaires affectés dans le second degré ont donc écopé dès la rentrée d’un service à temps plein. A l’instar de leurs collègues chevronnés, les stagiaires certifiés doivent ainsi assurer 18h de cours par semaine, et les stagiaires agrégés, 15h.
S’ajoutent à ces heures de cours des journées consacrées à la formation pédagogique, dont la répartition dépend du pilotage local, c’est-à-dire des dispositifs mis en place par les recteurs au niveau académique. Cette formation pédagogique, réduite à sa portion congrue, ne s’inscrit plus, en effet, dans un cadre national : certains recteurs ont opté par le « filage » (ces journées sont réparties sur toute l’année scolaire), d’autres pour le regroupement, ce qui oblige à recourir à des étudiants pour remplacer les stagiaires. Cette organisation du travail des stagiaires est en elle-même inique : quel temps leur reste-t-il pour préparer leurs cours, pour corriger les copies, pour observer leur tuteur faire la classe et échanger avec lui ? Tel est l’étrange paradoxe de cette contre-réforme : un jeune professeur a encore moins de temps qu’un professeur expérimenté pour faire face aux multiples tâches inhérentes au métier… Il y a là déjà de quoi dégoûter les meilleures volontés.
Mais il y a pire. Dans une circulaire adressée aux recteurs le 25 février 2010, le Ministre de l’éducation nationale précisait que le service des fonctionnaires-stagiaires ne pouvait excéder ce volume horaire. En d’autres termes, il n’était pas question qu’ils fassent des heures supplémentaires. Comment les choses se passent-elles sur le terrain ? De nombreux stagiaires ont découvert avec stupéfaction le jour de la pré-rentrée que leur service allait bien au-delà d’un temps plein. Certains se sont retrouvés avec des services allant jusqu’à 20h de cours par semaine. Dans certains établissements, l’administration a même usé de méthodes d’intimidation pour que ces jeunes professeurs acceptent leur service sans broncher, alors que le droit était pourtant de leur côté. Les chefs d’établissement peuvent en effet miser sur la docilité de stagiaires dont la titularisation dépend pour une grande part de leur avis. Certains d’entre eux ont, du reste, annoncé d’emblée la couleur en conseillant aux stagiaires de s’abstenir de faire grève cette année.
Les propos de Luc Chatel qui a récemment prétendu « ne pas lâcher les stagiaires » apparaissent, à la lumière de cette rentrée chaotique, presque comiques. Car nous avons désormais sous les yeux la vérité cyniquement comptable de cette contre-réforme, que la communication du ministre ne parvient plus à masquer : la masterisation des concours ne sert en définitive qu’à faire des économies de postes en se servant des stagiaires comme bouche-trous. 

Coût de la rentrée scolaire au Maroc : Rush des riches et course aux bas prix

Par Khadidiatou Diop, Au Fait Maroc, 10/9/2010
 Des parents d'élèves chez un bouquiniste dans l'ancienne médina de Casablanca mardi 7 septembre 2010./K.A
La rentrée scolaire a un coût, et non des moindres. Coïncidant cette année avec l'Aid, elle vient s'ajouter aux dépenses des parents déjà bien éprouvés par les vacances estivales et le Ramadan. Reflet parmi tant d'autres des inégalités criardes que connaît notre pays, le coût de la rentrée varie entre 500 et 4.000 dirhams. Toutefois, pour les plus démunis, des initiatives louables permettent d'atténuer les charges.
L'initiative royale “Un Million de Cartables” en est à sa troisième édition. Aujourd'hui à El Jadida, comme un peu partout au Maroc, est célébrée la “fête de l'école”, qui donnera le coup de starter à la distribution de cartables au profit d'élèves issus de familles nécessiteuses. Cette année, ce sont pas moins de quatre millions d'écoliers et de collégiens qui recevront des kits complets pour leur rentrée scolaire. Comprenant cartable, manuels, stylos, ardoises, gomme, ces kits éviteront aux parents des élèves bénéficiaires de subir la saignée que représentent les dépenses de la rentrée. Cependant, une virée dans les différents points de vente à Casablanca fait ressortir le fossé séparant les bénéficiaires des autres qui dépensent jusqu'à 4000 Dh par enfant !
Le rush des riches...
Comme chaque année, ce sont les écoles de l'agence de l'enseignement français à l'étranger (la mission française) et certains établissements privés marocains qui ouvrent le bal. Il y a donc une semaine, les élèves de ces établissements reprenaient le chemin des classes. Côté parents, on se dirige vers les librairies et les grandes surfaces pour la sacro-sainte sortie d'achat des fournitures scolaires.
“Chaque année, il faut compter environ 3.500 voire 4.000 dirhams par élève et j'en ai trois. J'achète tout en librairie, c'est un peu plus cher, mais c'est de la qualité”, témoigne Fatima, mère de trois filles fréquentant toutes des écoles privées. Nous l'avons rencontrée dans une librairie du quartier Gauthier à Casablanca, avec entre les mains de longues listes de fournitures.
Plus loin, dans une autre librairie, Nadia est en pleine discussion avec son fils sur le choix d'un classeur. Le jeune homme qui vient d'en repérer un, autre que celui que sa mère a déposé dans son panier, ne démord pas de son choix. À l'usure, il obtient gain de cause.

... et la course aux bas prix pour les autres
Pour l'écrasante majorité de la population dont les revenus ne permettent pas d'investir des sommes aussi élevées dans des fournitures scolaires, elle trouve son bonheur chez les bouquinistes de Derb Sultan ou de l'ancienne médina de Casablanca où le prix des livres varie en moyenne entre 25 et 80 Dh. Il n'y a pas encore affluence en ces lieux, la liste des fournitures ne sera disponible qu'à la rentrée pour les établissements publics prévue mardi prochain, juste après l'Aïd, qui préoccupe également les chefs de famille.
Cependant, les livres d'occasion ne sont pas l'apanage des populations à faible revenu. Pour beaucoup, le recours à ces manuels permet de faire des économies. C'est le cas de Meryem, mère de deux élèves dans une école privée.
“Je leur prends des livres d'occasion. En premier lieu, je pose ma liste chez le bouquiniste car c'est 40% moins cher; je prends donc déjà ce qu'il y a et je complète en général dans une ou deux librairies maximum.”
Youssef, lui, est ouvrier. Nous l'avons rencontré dans l'ancienne médina où il achetait des enveloppes pour l'inscription d'une de ses filles au collège. Ce père de famille ne gagne pas plus de 2.000 Dh/mois. Pourtant, la rentrée, il l'aborde avec sérénité. Sa fille de neuf ans fréquente un établissement public et bénéficie chaque année de dons. “Je ne dépense pas grand-chose. À la rentrée, on lui (sa fille) remet des fournitures, reste à gérer le transport...”.
Mais plus que le coût élevé des manuels, c'est surtout leur disponibilité qui préoccupe autant les parents que les libraires pour qui cette période de l'année constitue la haute saison. La faute à qui? Aux écoles, nous répond sans hésiter un gérant de librairie de l'autre côté de son comptoir. Il n'a reçu que fin juin la liste des ouvrages au programme, et ses commandes passées un mois trop tard ne sont toujours pas livrées.
Le contrecoup de cette situation n'est rien d'autre qu'un va-et-vient incessant des parents dans les librairies et un véritable manque à gagner pour les libraires.

jeudi 27 août 2009

Les chiffres de la rentrée scolaire





Quelques jours seulement nous séparent d'une rentrée scolaire qui aura lieu sous le signe de l'urgence. Celle de donner un nouveau tempo aux réformes contenues dans la charte de l'éducation, sous impulsion royale. En tout cas, le gouvernement ne s'est pas fait prier pour anticiper sur ce grand chantier avec des engagements chiffrés. Pas plus tard que mercredi dernier, le Premier ministre a présidé une réunion de la commission ministérielle de coordination des interventions au sujet de l'école.

Au cours de cette rencontre, Ahmed Akhchichine, ministre de l'Education nationale, a présenté un exposé assez révélateur des orientations à mettre en œuvre. Au-delà du débat souvent vague sur la qualité, l'école marocaine a surtout besoin de combler un déficit en moyens, devenu structurel. D'ailleurs, le bon sens ne voudrait-il pas que la qualité, terme cher aux ministres qui se sont relayés à l'Education, soit la résultante de moyens pédagogiques suffisants et non le contraire ? Justement, le ministre a insisté, par exemple, sur l'importance du transport scolaire qui sera renforcé et qui représente un facteur non négligeable pour garantir l'égalité des chances en matière d'accès à la scolarité. Le montant des bourses scolaires qui seront distribuées s'élèvera à 92,8 millions de DH et bénéficiera à 50.000 familles (90.000 élèves). Quant à l'initiative royale d'un million de cartables, elle profitera pour cette rentrée à pas moins de 3,7 millions d'élèves. L'autre bonne nouvelle pour les écoliers et leurs familles a cette fois-ci trait aux cantines scolaires et internats. Akchichine a fait savoir, à ce propos, que la bourse scolaire trimestrielle sera portée de 700 à 1260 DH, tandis que les cantines seront ouvertes durant 180 jours. Et comme les arbres aux racines profon des sont ceux qui montent haut, la charte de l'enseignement autant que sa nouvelle turbine qu'est le plan d'urgence ont mis l'accent sur le préscolaire et le primaire.Outre l'élargissement de l'offre pédagogique dans le primaire et le secondaire, le préscolaire bénéficiera d'un plan de mise à niveau au profit de 24.000 éducateurs et éducatrices en plus de la construction de plus de 230 classes dans les régions nécessiteuses et la remise de cartables et autres fournitures scolaires au profit de 7.000 enfants. Il n'y a pas meilleure solution que de soigner le mal à son origine. Tout le monde s'accorde à dire que le système éducatif marocain traîne le boulet de la déperdition scolaire dont les taux varient entre 6 et 8% dans le primaire. Le constat est alarmant au niveau du secondaire où l'abandon atteint 13,6% et le taux de redoublement 16,5%. Particularité de cette rentrée, les enfants qui intégreront pour la première fois l'école bénéficieront de nouvelles méthodes pédagogiques et d'un accompagnement individuel. La première année du primaire étant la base de la réussite dans les autres cycles de l'enseignement. Doté de presque 20 milliards de DH sur trois ans (2009-2011), le plan d'urgence est, certes, cher mais indispensable pour sortir du cycle vicieux des vœux pieux auréolés de bonnes intentions. Rien que pour l'année 2009, le budget de l'enseignement s'est vu gratifier de 8 milliards de DH supplémentaires. L'infrastructure scolaire et les ressources humaines en sont les principaux chevaux de bataille. Notamment par la mise en place de 8012 structures scolaires nouvelles et 486 internats ainsi que le recrutement de 41.449 nouveaux enseignants durant la période de cette réforme au pas accéléré. En effet, le mammouth qu'on a essayé par tous les moyens de dégraisser a encore besoin d'efforts. Les déficits sont énormes et le budget de fonctionnement continue de compromettre le changement qualitatif tant attendu. Mais l'éducation est aussi une question d'environnement. L'école ne peut être jamais isolée de sa région, sa commune ou sa ville. Sans pousser le zèle jusqu'à appeler à un plan marshal pour sauver l'école marocaine, la collectivité locale peut jouer le rôle de relais voire même s'engager dans des projets innovants et spécifiques.
Source Le Matin